Posts Tagged ‘Marseille’

Cinéprovence 10

Posted in Actualités & hors-série on décembre 10th, 2018 by gerard – 1 Comment

Depuis Juillet dernier, je parie que cet hors-série manquait à ceusses qui habitent en-dessous de Montélimar !

Hors-série Marseille 19

Posted in Actualités & hors-série on octobre 10th, 2018 by gerard – 1 Comment

Les nouvelles de la ragougnasse marseillaise: *Jean-Claude Gaudin lâche la rampe progressivement. Après la vice-présidence du Sénat, il a démissionné de la Présidence de MPM. Il n’est désormais qu’un pauvre sénateur et un infortuné maire de Marseille. Certains, comme Franz-Olivier Giesbert ont bien retourné leur casaque en propos dithyrambiques sur le mazarguais; d’autres, comme Renaud Muselier crient à la trahison, à l’incompétence… Pour l’heure, comme il a annoncé qu’il ne se représenterait pas aux municipales de 2020, il semble que ce soit Martine Vassal (déjà Présidente du Conseil Départemental et récemment Présidente de MPM) qu’il a adoubé pour le remplacer. Evidemment, cela ne fait pas l’affaire de Muselier-le-dauphin-d’il-y-a-longtemps déjà cité, du maladif Bruno Gilles, du trop vieux Guy Teissier, du compromis Dominique Tian, de l’ambitieuse Valérie Boyer et du mollasson Yves Moraine. Mais le renard est rusé et l’échéance électorale est encore loin, octogénaire l’an prochain Gaudin peut soudainement modifier ses préférences pour sa succession…

*Les compromissions et les actes délictueux existent aussi à gauche. Citons pour mémoire Roland Povinelli (PS, mais c’est à Allauch), François Bernardini (divers gauche, mais c’est à Istres), et à Marseille: Sylvie Andrieux (exclue du PS, détournement de fonds publics), Samia Ghali (PS, favoritisme), Karim Zeribi (marqué à gauche, mais très opportuniste, détournement de fonds), Henri Jibrayel (PS, affairismes souvent en délicatesse avec la Justice). Le champion toutes catégories restant Jean-Noël Guérini dont vous avez la liste de toutes les inconduites sur le web; par contre, on ne sait toujours pas comment, après plus de neuf ans depuis le début des scandales qui lui pendent aux basques, ce « politico-mafieux »(dixit Muselier) est toujours sénateur et toujours pas passé en jugement !

Cinéprovence 09 (en strips)

Posted in Actualités & hors-série on juillet 10th, 2018 by gerard – 1 Comment

Foin des images en solo ou en duo, voici 3 bandes inspirées des films de Berri et que j’avais du mal à placer auparavant. Mais, en été, avec tous ces « strips », on peut se le permettre s’pas ?

Cinéprovence 08

Posted in Actualités & hors-série on avril 1st, 2018 by gerard – 3 Comments

NB : La photo de Goebbels avec Fernandel et Elvire Popesco est authentique, et date de l’occupation allemande.

Hors-série Marseille 18

Posted in Actualités & hors-série on novembre 10th, 2017 by gerard – Be the first to comment

« Marseille est dévorée par une corruption vorace

et un clientélisme protéiforme. »

(French Deconnexion par Philippe Pujol

Edition Robert Laffont-2016)

L’immobilier à Marseille ou comment râtisser large

Marseille est une ville qui s’appauvrit. Certaines communes limitrophes sont devenues le refuge de gens aisés qui sont gagnants sur plusieurs tableaux : la proximité de services importants en matière sociale et/ou de santé (laboratoires, cabinets médicaux hautement spécialisés, hôpitaux à la technologie la plus pointue, etc…), la facilité relative des communications grâce à un réseau dense, bien que souvent surchargé, et qui devrait s’améliorer sensiblement avec l’ouverture de la L2 dans sa totalité, le calme de ces lotissements résidentiels avec des facilités de parking face au noyau urbain phocéen axphyxié et vieillot, etc… Tous ces nantis ont les avantages de la métropole sans en avoir les inconvénients, surtout financiers. Finies les taxes d’habitation élevées et les taxes foncières superchères, c’est nettement meilleur marché aux alentours de la commune.

Tout cela pose un problème pécuniaire à la municipalité, qui « tire de plus en plus la langue » pour boucler son budget. Une grande partie de la solution pour collecter de l’argent frais passe par les spéculations immobilières.

Et, en premier lieu, on sacrifie le culturel en vendant « les bijoux de famille » : Quid de cet immeuble à bâtir au boulevard de la Corderie ? (cf http://www.tourisme-marseille.com/fiche/carriere-antique-grecque-de-la-corderie-marseille-provence/ On y a trouvé des vestiges antiques, qu’à cela ne tienne, on fait une petite part (une toute petite de moins de 600m2) réservataire pour faire écran de fumée aux yeux des amoureux du vieux Marseille, et on obtient, par jugement, le permis de construire pour environ 4000 mètres carrés.

Autre exemple, l’industriel-mécène marseillais Jules Cantini (1826-1916), outre les monuments et autres bienfaits prodigués généreusement à la commune, a légué tout son bien à la ville. Eh bien, monsieur le Maire n’a rien trouvé de mieux que de vendre son domicile-atelier au promoteur Eiffage. Il est vrai qu’une telle surface en plein Prado est une aubaine. Vendu 14,5 millions d’euros, Eiffage va raser l’existant (pourtant d’un certain intérêt historique) et élever trois immeubles de grand standing de R+7 à R+10. Fais-toi gras gari ! (source : « La Marseillaise » du 26/09/17)

A Marseille, on construit à tout va, la moindre parcelle est exploitée au plus près du P.L.U.I. (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) en vigueur. Jamais on n’avait vu autant de grues sur de si nombreux chantiers. Les consignes de Monsieur Gaudin sont claires :

1/ Faire le plus de pognon possible pour alimenter une trésorerie que les subventions de l’Etat n’alimentent plus beaucoup depuis les applications progressives des lois de décentralisation.

2/ Fixer le maximum de population dans Marseille intra-muros (Rappelons que si notre agglomération est toujours la 2ème de France, elle est passée derrière Lyon en ce qui concerne les strictes limites communales).

Mais on n’est pas pour autant tous logés à la même enseigne ! La Grande Prêtresse de l’immobilier marseillais s’appelle Laure-Agnès Caradec, je vous donne ci-après tous ses titres pour que vous vous fassiez une idée du personnage :

Adjointe au Maire de la Ville de Marseille
Déléguée à : Urbanisme / Projet métropolitain /
Patrimoine municipal et foncier / Droit des Sols
Conseillère départementale des BdR [Bouches-du-Rhône]
Présidente de l’Établissement Public d’Aménagement Euroméditerranée
Vice-Présidente et membre du bureau de la FNAU [Fédération Nationale des Agences d’Urbanisme]
Présidente de l’agAM [Agence d’urbanisme de l’Agglomération Marseillaise]
Présidente du CAUE [Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement]

Cette personnalité toute-puissante fait la pluie et le beau temps, avec la bénédiction gaudinesque, sur le foncier marseillais. Je ne vous donnerai qu’un exemple et son contre-exemple bien significatifs, et qui pourront vous donner une idée de ce que R.Pujol a voulu signifier:

1/ TOUT… : 12ème arrdt, quartier de Montolivet, 53 Bd Marius Richard, un promoteur a acquis un havre de paix dans un espace bien reculé et qui ne correspond avec le boulevard que par une route d’une centaine de mètres, enclavée entre deux propriétés privées, à une voie. On envisage de construire là deux immeubles un R+3 et un R+4, soit 43 logements. Je vous laisse imaginer le pastis qu’il va y avoir sur cette unique voie d’accès lorsque deux véhicules arriveront en sens inverse (et je ne parle pas de la partie sécurité _ accès pompiers, ou gaz, ou tout-à-l’égout… _)… Trois fois, je dis bien trois, la Mairie du 6ème secteur (11ème & 12ème arrdts), pourtant de même sensibilité que la majorité municipale, a donné un avis défavorable pour ce bâti (Les riverains y auraient vu deux ou trois villas à R+1, ils n’auraient sans doute rien dit et tout le monde, y compris le promoteur devenu moins avide, y aurait souscrit). Eh bien non ! Les services de la Mairie centrale de madame Caradec ont réaffirmé trois fois que le permis de construire accordé restait valable, avec des aménagements minimes mais qui n’impactent pas les gros inconvénients déjà cités. Je n’affirme rien, mais pour être aussi entêté dans ces genres de décisions, il doit y avoir de sacrés dessous de table qui doivent circuler, monsieur Pujol vous en dirait bien davantage…

2/ …ET SON CONTRAIRE: D’abord, lisez ça SVP: https://marsactu.fr/ladjointe-a-lurbanisme-laure-agnes-caradec-vite-epinglee-canard-enchaine/ …Voilà, vous avez tout compris. Je simplifie : « Moi, j’obéis aux consignes du Patron pour déliver des permis de construire à tour de bras TANT QUE CE N’EST PAS PRES DE CHEZ MOI !!! Si c’est le cas, je refuse tout simplement le projet. Non mais des fois, vous ne voudriez pas que ma tranquille petite villa soit emmouscaillée par des immeubles ! Je laisse ça aux autres marseillais, nananananère ! »

Moralité : « Selon que vous serez puissant ou misérable, etc, etc… »

-oO0Oo-

Allez, puisqu’on y est, encore une image de l’actualité marseillaise mettant en scène le mauvais contribuable franco-helvétique qui fait son beurre sur le dos des spectateurs français (mais vous remarquerez sur la photo qu’il porte la rosette d’Officier de la Légion d’Honneur), et l’ex-sénateur épinglé, à tort jusqu’à plus ample informé, dans une affaire de fonds détournés « dotations des attachés parlementaires / poche des sénateurs » (cf http://www.20minutes.fr/politique/2150463-20171013-envoye-special-quand-jean-claude-gaudin-perd-nerfs-face-accusations-journaliste ) :NB: Oui, il y a une faute à « parie », mes excuses!

Bon, c’est pas tout çà, il est temps de revenir à un Hors-série plus drôle ! Et qu’est-ce qu’il y aurait de plus drôle que des exemples d’Humour Marseillais ?

Cinéprovence 05

Posted in Actualités & hors-série on mai 10th, 2017 by gerard – 2 Comments

cineprovence20170510

Hors série Marseille 17

Posted in Actualités & hors-série on avril 1st, 2017 by gerard – 3 Comments

Il y a longtemps que je mettais de côté des images de notre inénarrable O.M. Aujourd’hui, je vide mon tiroir… pour votre plus grand amusement, j’espère !

om2017

1/ Deux blagues du terroir: A/ Au commissariat de police central de l’Evêché, un inspecteur établit la fiche d’identité d’un prévenu :

— Nous disons donc : nez aquilin, bouche moyenne…

— Non, non, rectifie le prévenu : né à Marseille, Bouches-du-Rhône.

B/ À Marseille, un kakou à bout de nerfs frappe à grands coups sur la porte vitrée d’une cabine téléphonique où une dame âgée s’éternise.
Un passant s’arrête, indigné, et dit au bonhomme :

— Vous n’avez pas honte ? Calmez-vous donc et laissez téléphoner en paix cette vieille dame.

— Vieille ? Tu parles, couillon ! Quand elle est entrée, elle était encore jeune !

2/ Témoignage: Aujourd’hui, je ne vais pas me casser la coucourde à vous faire un article de six pans de long. Je vous fournis in-extenso, sans coupure, ni modification, une interview de l’architecte qui a conçu le MuCEM. Je n’ai fait que surligner en rouge des passages soit que je considère comme majeurs, soit qui m’ont appris quelque chose que j’ignorais (notamment la journée de travail d’un fonctionnaire territorial en PACA, à s’estrasser de rire !)

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Rudy Ricciotti: « S’il y a une ville qui est maltraitée, c’est vraiment Marseille »
Par editeurmarseille2016
Né le 22 Août 1952 à Alger, Rudy Ricciotti a d’abord étudié à Genève dans une école d’ingénieur avant de rejoindre en 1980 l’école d’architecture de Marseille. Aujourd’hui, il a apposé sa signature sur de nombreuses œuvres mondialement connues telles que le Pavillon Noir d’Aix en Provence, le musée Cocteau à Menton, le département des Arts et de l’Islam au Louvre ou le MuCEM à Marseille. Ses réalisations dépassent les frontières et lui offrent des prix remarquables comme le grand prix national d’architecture qui lui est décerné en 2006 pour la Passerelle pour la Paix à Séoul. Cet architecte aux nombreux honneurs – médaillé d’or de la Fondation de l’Académie d’Architecture, Commandeur des arts et des lettres, Officier de l’ordre national du mérite, Chevalier de la légion d’honneur, membre de l’Académie des technologies – est très attaché à la Méditerranée et a aujourd’hui sa propre agence à Bandol, dans le Var où nous l’avons rencontré.

L : Pensez-vous qu’en remodelant le centre-ville, Marseille veut redorer son image ?
R : Je pense que Marseille n’a pas le désir de redorer son image. S’il y a vraiment une ville dans laquelle le politiquement correct n’a aucun impact, c’est vraiment Marseille. C’est tout l’intérêt de cette ville. Elle résiste au caractère dévastateur du politiquement correct, et le mot « redorer » n’est pas adapté. Après, la centralité urbaine mérite des attentions, mérite une délicatesse, mérite une tendresse. C’est suffisamment rare à Marseille pour que ça puisse être soutenu. Parce que s’il y a une ville qui est maltraitée, c’est vraiment Marseille.
L : Pouvez-vous nous parler de votre projet de création du « paquebot » en guise de logements sociaux, dans le quartier Saint-Charles ?
R : Alors ce n’est pas un paquebot, il ressemble. C’est marrant il a été baptisé « le paquebot », il vient à droite et à gauche de la mosquée. On a l’impression que la mosquée rentre dans un voyage maritime, qu’elle redescendrait directement sur le port. C’est très intéressant et curieux comme métaphore. C’est du logement social, dans un quartier populaire et il n’y a rien d’anormal, à part pour les riverains qui ont attaqués le permis de construire pour essayer de négocier je ne sais quoi ! Le permis de construire est validé, il est confirmé, stabilisé, l’opération démarre, mais on est harcelé sans arrêt. La dernière c’est l’Etat. On est en train de faire les terrassements et il n’y a pas de sanitaires connectés au réseau public, on a mis des sanitaires secs et ils nous assignent au tribunal. Mais comment tu veux installer sur la totalité de la parcelle un sanitaire connecté alors même qu’on n’a pas de support physique pour ça. Cet immeuble, malgré l’adversité de l’État, des voisins, des riverains, de la ville, etc. se fera !
L : Combien y aurait-il de logements ?
R : Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un programme majeur de logements sociaux, c’est un petit programme, pour quelques familles. Il y aura une quarantaine de logements, guère plus.
L : Quels sont vos projets pour les années à venir ?
R : Le seul chantier que j’ai eu à Marseille, c’est le MuCEM, mais là le client c’est l’État, le ministère de la culture. Je n’ai pas de projet à Marseille pour le moment. C’est marrant car ce MuCEM qui a permis de donner un essor à la ville, 6 millions et demi de visiteurs en 3 ans, qui d’un seul coup à fait briller la ville et a permis une épopée de spéculation immobilière phénoménale, les prix ont flambés. Tous les promoteurs se sont tous goinfrés, il n’y a pas un seul promoteur qui m’a demandé de lui faire un projet immobilier à Marseille. La seule commande que j’ai après le MuCEM c’est ce petit programme de logements sociaux. C’est à dire du HLM et là est tout mon honneur. Sinon du boulot j’en ai énormément ! Je vais faire un bâtiment de 25 000 m2 pour Chanel à Paris, la grande salle de spectacle pour Bordeaux de 11 000 places, je termine la Bibliothèque Humaniste à Sélestat qui est classée par l’UNESCO… du boulot il y en a, ne vous inquiétez pas pour moi !
L : Pensez-vous que les changements architecturaux peuvent résoudre des problèmes tels que la délinquance ou la violence ?
R : D’une manière générale je fais des bâtiments qui sont assez sensibles. Mes bâtiments ne sont jamais tagués, c’est curieux. Le musée Cocteau à Menton est tout blanc et il n’est pas tagué. Le Stadium de Vitrolles est à l’abandon et tagué mais il était prévu pour l’être. Lorsque l’architecture raconte un récit, raconte une histoire, déclenche une porosité imaginaire avec les autres et révèle l’identité territoriale cachée, elle fait du bien. Elle est simple. Le cas de Marseille, je pense que pour que la ville résorbe ses malédictions il en faudrait beaucoup. C’est une ville qui est structurellement en difficulté. Elle l’est car il y a un système marseillais, on le sait. La ville n’est pas réformable, et pourtant il y a des gens de qualité, dans toutes les disciplines, les mathématiques, la mode, la création, le médical… Ce qu’il se passe c’est que Marseille c’est la logique du tamis. Ce qui est mis en avant c’est le grain le plus gros et ça laisse passer les plus fins. Marseille c’est un tamis qui perd ses grains les plus fins pour conserver les gros cailloux. D’où la difficulté politique de cette Cité qui finit par être la ville où la proportion de rats par habitants est la plus élevée de France puisqu’on est à 10 rats par habitants contre 1 par habitant à Paris. C’est significatif. Marseille en matière d’éducation a été mise sous tutelle de l’état et du ministère de l’éducation pour venir contrôler ce qu’il s’y passe. La violence des quartiers fait régner la terreur. Quand j’avais dit ça sur France Inter ça avait fait un scandale, mais pour moi c’est auto nettoyant quand ils s’éliminent entre eux. C’est la vérité, c’est ce que tout le monde pense. Les maux de Marseille sont des maux structurels, c’est une des plus belles villes de France qui est certainement la plus mal gérée, mais elle n’est pas gérable je pense. C’est un système qui échappe totalement aux élus. Le PIB du plus pauvre des départements en Ile de France est plus élevé que le PIB par habitant des Bouches du Rhône. Nous sommes condamnés à cette souffrance. Souffrance économique, souffrance sociale, souffrance identitaire… et confrontés à ces caricatures qui font de nous une malédiction.
L : Que pensez-vous de la volonté de développer un quartier d’affaires autour de la tour CMA-CGM ?
R : Euromed pour le moment ce ne sont que des institutionnels. La tour qui est en construction va être occupée par l’intercommunalité. Celle d’à côté est occupée par la Région. C’est le seul cas, qu’on connaisse en Europe où le front de mer est entre les mains des bureaucrates publics. Ce front de mer est habité sur un mode spéculatif par l’argent du contribuable, c’est à dire le votre ! On est pas à Londres au bord de la Tamise, ni à New-York au bord du Chanel, ni vers la Défense le long de la Seine où il n’y a que des privés. C’est le quartier d’affaires de l’argent public qui tourne en rond, dans un circuit fermé. C’est un système à pompe. Ça commence par Euromed qui exproprie puis qui le file à un promoteur qui a un permis, qui le vend à un investisseur, cet investisseur le vend à un gestionnaire qui le loue au prix fort à une institution publique. Cherchez d’où vient l’erreur !
L : Comment voyez-vous Marseille dans 20 ans ?
R : Très mal. D’abord c’est une ville dans laquelle la démographie se réduit, c’est une des rares villes contrairement à Toulouse, Montpellier, Nîmes… toutes ces villes où il fait bon d’habiter. A Marseille, comment dans cette plus belle ville de France, tout le monde veut s’enfuir ? C’est vrai que si tu es célibataire, fonctionnaire, que tu as le vélo, que tu vas au Conseil Régional à 10h30-11h, le café à 11h30 et à 16h tu as fini ton boulot, la vie est belle. Mais dans le cas contraire, si tu es ouvrier, cadre, mère de famille… tout est compliqué ! La complexité est une manière de fabriquer la falsification imaginaire de Marseille. C’est comme ça que ça fonctionne : un imaginaire falsifié qui laisse les familles de côté, les entrepreneurs de côté, les entreprises de côté, les travailleurs de côté, les artistes de côté… Et il faut le dire, avec le racisme insupportable des mecs des quartiers à l’égard des femmes, c’est difficile d’être une femme à Marseille, de se faire insulter en permanence. Dans ces conditions je n’ai pas une vision optimiste de l’avenir de Marseille. Perte d’emploi, perte de valeur économique, enlisement du portrait politique ; il n’y a pas de jeunes au pouvoir, que des vieillards grabataires. D’ailleurs aucun élu national ne voudrait se pointer à Marseille. L’endettement des collectivités territoriales qui siègent à Marseille, le vieillissement de la population, le niveau éducationnel de plus en plus bas… Mes deux petites filles à Marseille ont des salles de classe où tu as 40% des enfants à l’école maternelle et primaire qui ne sont pas alphabétisés français. Il faut habiter le quartier du Centre Bourse quand même ! Mettez-vous à la place des parents, on te parle de mixité mais ceux qui t’en parlent ce sont les bourgeois des beaux quartiers. Tous les symptômes de la tiers-mondialisation sont là, surtout et en premier le taux de fonctionnaire le plus aberrant par rapport au nombre d’habitants, le coût des loyers et le coût de l’immobilier qui est écrasant par rapport à la réalité économique de la Cité et d’autres paramètres évoqués avant. La preuve c’est qu’aujourd’hui il y a un exode des habitants de Marseille, on le sait. À un moment c’est pénible, moi j’aime bien acheter du poisson à Marseille, où ils ont fait le truc en inox pour faire de l’ombre, le sol n’a pas été lavé depuis cent ans. La ville est sale. Pendant longtemps je plaidais pour l’idée que cette saleté faisait parler du récit. Mais de là à imaginer que la crasse parle du récit populaire, je ne peux pas m’y résigner. J’ai une trop haute opinion du récit populaire. Il n’y a pas qu’à Marseille qu’il y a un peuple, et pourquoi on a pas le même spectre, la même vision identitaire ?
Marseille n’est plus une ville méditerranéenne, c’est une ville qui souffre beaucoup plus vite que les autres, même si elle résiste au politiquement correct, elle respire de plus en plus l’esthétique de la globalisation, avec des enseignes commerciales, du consumérisme de pacotille. Je suis allé au Centre Bourse, au rayon poissonnerie, je suis fasciné par les poissons. Il y avait des poissons énormes, des loups de 4 à 5 kilos, des turbos, ça devait faire 10 jours qu’ils étaient là sur un lit de glace, les yeux cavés. Le prix de vente c’était 55 euros le kilo. Alors que sur le port à même pas 3 minutes à pieds, les plus belles pièces de loups se vendent 22 euros le kilo. J’ai alors demandé pourquoi c’était le double du prix, on m’a répondu que le bourgeois marseillais préfère acheter dans le supermarché que sur le port.
C’est bien une histoire de dérèglement neurocognitif, Marseille en souffre et par voie de conséquences le dérèglement neurolinguistique, anthropologique, économique, social, identitaire est engagé pour longtemps.

3/ Dernière minute: Cagueville, ça continue ! Quelques arrondissements, dont le centre-ville, de Marseille sont paralysés par une grève des éboueurs qui dure depuis le 21 Mars. Les raisons pour les médias sont pour un alignement des salaires Agents territoriaux-Entreprises privées. Ce n’est qu’une apparence, la réalité est tout autre: On approche des élections professionnelles (NB: On se fout du monde, ces élections auront lieu dans 12 mois !) et la CGT avance ses pions. Eh oui, mes tout beaux, vous avez bien lu: la CGT. C’est-à-dire que le vrai patron de Marseille, le tout-puissant Patrick Rué, l’Empereur multi-casse-aliboffis des esclaves FO de Marseille se trouve contesté par la surenchère de la CGT. Vous allez me dire « Qu’est-ce qu’on en a à battre? Entre la peste et le choléra, c’est toujours l’usager le dindon de la farce ! » Exact ! Mais il y a d’autres personnes impliquées par ces amoncellements de bordilles en tous genres, ce sont les croisiéristes en escale à Marseille. Pour sur qu’ils vont emporter un charmant souvenir (photos de pyramides d’immondices à l’appui) de notre ville en rentrant chez eux, et il y a fort à parier qu’on ne les reverra pas de sitôt descendre pour mettre pied-à-merde dans notre belle cité phocéenne. Quelques compléments d’information ici:  http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4383846/greve-des-eboueurs-les-habitants-pris-en-etau.html

PS: Cet article est peut-être le dernier; étant donné l’état sanitaire de la ville, il y a des chances que nous fussions tous morts de la chtougne ou de la castapiane dans un proche avenir… Je vous vois d’ici rétorquer: « Et le toti qui est à la Mairie, qu’est-ce qu’il fait pendant ce temps? » Il va bien, braves gens, oui, il va bien, il se repose…Pensez donc, il n’est plus directement impliqué, c’est Guy Teissier, Président de la Communauté Urbaine MPM, qui est à la manoeuvre mais, étant donné son grand âge, lui non plus n’a pas envie de prendre une quelconque décision pour sauver les marseillais… Tiens, je m’en vais relire « La peste » de Camus, moi !

Cinéprovence 03

Posted in Actualités & hors-série on janvier 1st, 2017 by gerard – 2 Comments

Encore bien des choses agréables pour vous tous en 2017 !

On débute donc ce 1er du mois sans le moindre clip, ça me fait un pincement au coeur mais il faut savoir s’adapter aux circonstances. En avant pour un hors-série !

cineprovence201701

 

Hors série Marseille 16

Posted in Actualités & hors-série on novembre 28th, 2016 by gerard – 2 Comments

marseillehs16

l2_bunker

NOTA BENE IMPORTANT: Cet article, prévu de longue date, devait paraître ultérieurement. Mais l’annonce, faite le 28 Novembre 2016, concernant l’ouverture d’un tronçon de la L2 pour le lendemain, m’a pris un peu de court et je l’ai alors aussitôt publié pour ne pas être caduc. C’était tangent !

 

Une vidéo sur L2 Der kolossale katastrophen: (NB: On peut cliquer sur l’illustration ci-contre à droite pour l’agrandir)
Alors là, je suis obligé de vous rappeler que tout ce que je dégoise est de mauvaise foi à 200% et archifaux à 100%
et que je n’ai pas envie de me retrouver avec une quelconque plainte. Surtout, n’en parlez pas à vos correspondants.
Tout ça, c’est uniquement pour le fun, et pour essayer de vous décrocher un sourire si c’est possible.
Bon… alors je me lance… l’adresse URL est: https://youtu.be/DI0gDVgmwsU (copier-coller ou cliquez sur la vignette ci-dessous : vous faites « plein écran » et vous mettez le son)

Hors série Marseille 15

Posted in Actualités & hors-série on septembre 10th, 2016 by gerard – 4 Comments

Voici de nouveau une série attendue par mes amis marseillais (la dernière datant déjà du 10 Avril 2015). Pour les images, le sujet est « la propreté à Marseille »; pour les articles, c’est _ hélas! _ toujours la même indignation. N’oubliez pas de réagir en commentaire, personne ne sera censuré!

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1 / LE SCANDALE DES SCANDALES

          A Marseille, on a touché le fond ! Le 10 Juillet dernier, la rocade L2 devait enfin être ouverte à la circulation. Attention ! Un tout petit morceau : De l’autoroute Est à l’échangeur de la Rose. Bon, ce n’était pas grand-chose, mais ça aurait déjà décongestionné quelques points noirs. Figurez-vous que Monsieur le Préfet en a interdit l’accès pour, tenez-vous bien, non-conformité de quelques paramètres qu’il a été difficile de préciser. Je n’en veux absolument pas au Préfet qui, lui, fait son boulot, quoiqu’ayant un droit de regard sur les travaux. Il aurait dû s’apercevoir depuis longtemps des couillonnades en préparation. Mais peut-être que ses fonctionnaires sont du même acabit que leurs confrères départementaux, régionaux et surtout municipaux.

Etant en vacances, je n’ai pas bien suivi les réactions des médias (principalement « La Provence » et FR3 Marseille), mais comme j’en ai eu peu d’échos, je subodore qu’ils ont dû donner l’information, s’en indigner un chouïa, et vite passer à autre chose pour ne pas encourir les foudres de notre inutile Maire.

Car enfin, p… de b… de m…, cela fait DES DIZAINES D’ANNEES qu’on planche là-dessus, cela fait DES PALANQUEES DE LUSTRES que des ingénieurs, des urbanistes, des techniciens et des ouvriers s’y affairent, cela fait DES CENTAINES DE MILLIONS D’EUROS engloutis directement de la poche du contribuable marseillais souventes fois dans la poche d’affairistes douteux ou d’entrepreneurs incapables (rappelez-vous le bassin de la Moline qui fuyait sous la L2 juste en dessous) et je n’ose pas dire de politiciens corrompus touchant des enveloppes au passage car je n’ai pas de preuve (mais gageons que ceux du « Ravi » sauront en trouver). Et on trouve le moyen d’être NON-CONFORME ! Laissez-moi rire, aucun des zèbres précédemment cités n’a jamais eu la curiosité de parcourir les lois et les arrêtés qui concernaient ces sortes de travaux ? On croit rêver ! Et au milieu de tout cet immense gâchis trône Jean-Claude Gaudin, je n’ai pas peur de le dire : un incapable, un incompétent et surtout UN IRRESPONSABLE comme on en a rarement vu !!! Une dormiasse et un cabrin qui va se gargariser par un discours d’autosatisfaction le jour de l’inauguration de ce serpent de mer, si on n’est pas tous morts avant. Comme je l’avais annoncé dans une précédente rubrique, et comme cela se confirme dans les discussions avec mes concitoyens, tout cet attentisme semble être fait exprès pour que les sociétés privées qui gèrent les deux grands tunnels à péage de Marseille engrangent le maximum de profit avant la mise en place d’une L2 qui fera s’effondrer leur chiffre d’affaire.

Je suis outré, scandalisé, je suis écoeuré de voir ce qu’il se passe dans ma ville où tout va à vau-l’eau : l’école de la République qui se dégrade à la vitesse grand « V » alors que le privé bénéficie des chouchouteries gaudinesques, la pléthore d’employés municipaux qui en fait le moins possible aux ordres de leur vrai chef Patrick Rué, les cantonniers et les boueux de MPM qui salopent leur travail alors que les impôts locaux montent en flèche, des flics en pagaille dans le centre-ville mais un grand désert policier au-delà… Y-a-t-il vraiment un chef à la tête de la deuxième ville de France, ou plus prosaïquement un Raminagrobis jouisseur et égoïste ?

2/ On croirait finalement que Marseille aime bien la bordille

A droite comme à gauche, ils ont beau être pourris, ils sont toujours députés en exercice :

Dominique Tian (LR) :

http://www.lci.fr/politique/le-depute-ump-dominique-tian-epingle-pour-un-compte-en-suisse-non-declare-1500142.html

Sylvie Andrieux (ex PS) qui siège d’ailleurs, à l’Assemblée Nationale, avec un bracelet électronique à la cheville:

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1364769-sylvie-andrieux-condamnee-a-de-la-prison-ferme-elle-reste-deputee-je-suis-scandalisee.html

…Et il y en a d’autres (cf https://www.youtube.com/embed/7nfwR4wJX9A )!!!