Raimondorama 31

Posted in Oulibouf on mars 20th, 2018 by gerard – 3 Comments

Casimir
Avant de devenir l’accorte Tante Emma,
Etant petit fille, elle aguichait déjà
Ses cousins qui alors se trouvaient auprès d’elle,
Faisant minauderies, jouant de la prunelle.
Elle ne refusait pas qu’une main indiscrète
Tâte son petit cul, soulevant sa jupette,
Et même quelquefois la petite effrontée
Allait chercher des vits, afin de les sucer ;
Ces gâteries, d’ailleurs, ravissaient les filous
Qui répondaient parfois lui léchant son minou.
Puis arriva le temps où l’enfant devient femme,
Où le corps prend des formes et avive les flammes
Des adultes coquins aux idées polissonnes,
Soucieux de posséder cette jolie mignonne.
Mais Emma prit son temps avant de succomber
Et garda sa vertu durant quelques années
N’acceptant de la part de tous ses courtisans
Que le geste furtif d’un bref effleurement.
Et ce fut Casimir, un oncle de passage
Qui, un jour de printemps lui prit son pucelage.
Beau comme un Adonis, semblable à Cupidon,
Il décocha sur elle sa flèche et son brandon ;
Il lui conta fleurette, usa de bienveillance
Et Emma succomba à tant de prévenance.
Elle offrit ses rondeurs aux doux attouchements,
S’ouvrit pour accueillir un sexe triomphant,
Se laissa emporter par d’exquis va et vient
Qui vinrent engendrer un plaisir souverain,
Ce bien-être nouveau qui fit d’elle une femme
Grace à la majesté d’une biroute en flamme.
Et c’est de ce jour là que l’espiègle friponne
Mena joyeuse vie de façon polissonne,
Elle eut nombreux amants et devint au déduit
Très grande connaisseuse et experte accomplie ;
Elle sut imaginer divers gestes plaisants
Tel le charivari du vizir ottoman
Ou l’essor effréné de la jolie quéquette
Qui frétille à loisir au cours d’une levrette,
Ainsi que le glouglou du joyeux bourguignon
Ou les vagissements du tendre moussaillon.

Elle ne revit jamais cet amant chaleureux
Qui l’avait initiée à des jeux merveilleux,
Mais au long de sa vie, quand venait le plaisir,
Nostalgique, elle songeait à l’oncle Casimir.
Raimondo – 2016

Casimir II
Tante Emma frissonna et cria le plaisir
Que lui avait donné son neveu Casimir.

Ce garçon avait mis toute son énergie
Pour montrer sa vigueur à sa tante chérie.
Il avait commencé par le vol du héron
Puis les coquineries du joyeux marmiton ;
Il savait que sa tante appréciait ces jeux là
Et pour cette raison il ne l’en privait pas.
Ce n’était qu’un début, simples préliminaires,
Qui appelaient, bien sûr d’autres façons de faire,
Et Casimir ayant de l’imagination
Il trouva, on s’en doute, bien d’autres positions.
C’est ainsi qu’il lui fit le youyou de la chouette
Suivit du grand écart et de la pirouette,
Et c’est précisément dans le roulé-boulé
Que Tante Emma soudain cria sa volupté.
Mon neveu vous avez, j’en conviens aisément,
Toutes les qualités d’un merveilleux amant
Et je viens d’éprouver avec délectation
Les très heureux effets de votre prestation.
Laissez-moi à mon tour, user de mes largesse
Pour répondre aux effets de vos tendres caresses :
Elles m’ont tourneboulée, mis le corps en émoi,
Je veux donc à mon tour vous mettre dans la joie.
Tante Emma, commença par la joute bretonne
Suivit du griseli de la fière nipponne ;
Sa bouche sans repos caressant tout le corps
De l’heureux Casimir frissonnant de transport.
Tous ces titillements, ces frôlements légers,
Ces lèvres allant venant sur un vit érigé,
Toutes ces gentillesses, tous ces soins délectables
Eurent finalement un succès ineffable :
Une sève d’amour jaillissant sur les seins
De Tante Emma ravie de ce cadeau divin.
Raimondo – 2016

Gontran
Le coquin de Gontran caressa en passant
De sa tante chérie le délicieux séant ;
Ce geste que d’aucuns trouverait incongru
Etait pour Tante Emma toujours le bienvenu ;
Elle ne refusait point qu’une main baladeuse
Vienne se promener sur ses fesses pulpeuses,
Et même quelquefois, soulevant ses atours,
Elle montrait simplement et sans faire de détours
Le charmant aperçu d’un joli cul râblé
Qu’en baissant sa culotte elle avait dénudé.
Lorsqu’il vit ces beautés Gontran n’hésita point,
Avec délicatesse il y posa les mains
Et il les caressa durant un long moment
A la très grande joie d’Emma, assurément.

Elle n’offrait pas toujours à ses adulateurs
La possibilité de flatter ses rondeurs,
Il arrivait souvent qu’elle vienne à fustiger
Un faquin qui manquait parfois d’aménité,
Un maraud, un fripon sans aucune tendresse
Manquant de prévenance et de délicatesse.
Mais ce jour, pour Gontran, elle se laissa flatter
Par cet adolescent affable et policé.
Prenant les choses mains, c’est bien façon de dire,
Elle branla doucement une bite en délire
Qui réagit bien vite à ce doux traitement
Et s’enfla aussitôt et démesurément.
Tante Emma constatant l’ampleur de ce joujou
Le glissa aussitôt dans son gentil minou
Et de longs va-et-vient apportèrent bientôt
Pour les deux combattant un fabuleux cadeau :
Le plaisir souverain qu’éprouvent les amants
Faisant guili-guili et du rentre dedans.
On n’en resta pas là, et l’on recommença
Avec plus de vigueur, le savoureux combat ;
Tante Emma se montra comme à l’accoutumée
Une femme intrépide au savoir affirmé
Et Gontran ne fut pas malgré son tout jeune âge
Compagnon maladroit dans ce batifolage ;
Il sut être vaillant, se montrer audacieux
Apportant à Emma un effet prodigieux
Cette kermesse là fut vraiment héroïque
Chacun en retirant une onde frénétique
Laissant les combattants quelque peu essoufflés
Par toutes les ardeurs qu’ils avaient endurées.
On marqua une pose remettant à plus tard
Le gentil tête-à-queue du conquérant paillard
Ainsi que les transports de l’émir en goguette
Ou le charivari du sybarite en fête.

Bref, ce fut ce jour-là pour Emma et Gontran
Il faut bien l’avouer un très heureux moment.
Raimondo – 2017

Chloé
Avec joie, Tante Emma se faisait masturber
Par les soins diligents de la belle Chloé,
Amie de longue date, connue durant l’enfance,
Séduisante lesbienne emplie de pétulance.
Tante Emma, on le sait, ne se refusait point
A goûter quelquefois aux plaisirs féminins :
Les caresses d’amour sur son petit minou
Que Chloé dispensait lui faisant un bien fou ;
Il n’y avait pas lieu de vouloir s’en passer
Et faute d’un amant aux appâts redressés
Ces petits à-côtés apportaient cependant
Un frisson de bonheur et de ravissement.
Ainsi donc ces amies, sur des draps de satin
Se donnaient du plaisir avec beaucoup d’entrain,
Variant les positions, tentant de nouveaux gestes
Capable de produire un plaisir manifeste.
Et c’est ainsi qu’après, l’étreinte du panda
Elles tentèrent l’envol du verdier de Cuba
Ainsi que le froufrou de la mouette rieuse
Et le turlutement de la buse joyeuse,
Toutes ces distractions diverses et variées
Qui vous mettent en joie et vous font exulter.
Parfois on s’arrêtait et l’imagination
Recherchait les chemins de nouveaux horizons
Pour que leurs jeux d’amour apportent plus de joie
A leurs corps désireux de varier leurs ébats.

Durant toute sa vie, Chloé resta fidèle
Aux élans de son corps pour les gentes gazelles.
Une fois cependant, se montrant généreuse,
Elle eut un simple geste et sa main besogneuse
Apporta le bonheur à ce soldat blessé
Près de fermer les yeux pour son éternité.
Raimondo – 2017

Célestin
Elle avait pris en main le vit de son neveu
Le branlant fermement d’un geste vigoureux
Et sous l’heureux effet de l’ardente caresse
Le gland rapidement montra sa hardiesse,
S’enflant soudainement et prêt à exploser
Grace aux soins d’une main qui l’avait excité.

Tante Emma je vous prie, modérez vos élans,
Agréables, il est vrai, mais qui en peu d’instants
Vont vite libérer la sève jaillissante
Mettant un point final à la fête galante.
Laissez-moi préférer ma chère tante aimée
Des gestes langoureux et bien plus tempérés.
Prenons le temps d’aimer, repoussons le moment
Où nos corps trembleront sous l’orgasme brûlant.

Célestin, mon neveu, je loue votre sagesse,
Vos propos sont vraiment d’une extrême justesse,
Et nous allons dès lors avec pondération
Donner à nos élans plus de modération.

Ils se firent bientôt en des gestes câlins
Tous ces petits cadeaux générés par les mains :
Ces tendres chatouillis sur les rotondités
Et ces titillements des intimes beautés.
Célestin tendrement avec tact et adresse
S’immisça dans les plis de deux mignonnes fesses,
Et fit aux mamelons tous les effleurements
Capables d’apporter un grand contentement.
Il ne négligea point ce bouton merveilleux
Caché dans le recoin d’un minou chaleureux,
Et ses doigts curieux allèrent fureter
Dedans l’antre suintant qui s’était embrasé.
Tante Emma prit plaisir en sa paume replète
A couver tendrement les rondes coucougnettes
Et sa bouche empressée fit un joli cadeau
En suçant tendrement ces aimables joyaux.
Longuement ils s’aimèrent en variant à loisir
De tendres positions qui les faisaient frémir,
Et du turlututu de la bergeronnette
On passa à l’envol de la jolie fauvette
Au va et vient furieux du rétiaire romain,
Et au trépignement du gentil baladin.

Jusqu’au moment heureux où tous deux enlacés
Ils furent envahis par la félicité.
Raimondo – 2017

Actu-m’en diras tant Mars 2018

Posted in Actualités & hors-série on mars 10th, 2018 by gerard – 4 Comments

La succession Hallyday : Chacun des protagonistes de cette histoire a certainement des raisons tout à fait légitimes de défendre son morceau de charogne. Je ne leur en veux pas, je dirais même que c’est là un fait qui arrive très souvent. Ce qui m’a interpellé, c’est surtout l’armée de ceux qui adorent remuer le chaudron à merde : les journalistes (et pas uniquement ceux qualifiés « d’une certaine presse à sensation »), les chroniqueurs de tout poil des magazines de radio ou de télévision et les gens du show-bizz (certains étant des has been depuis des lustres et qui ont cru bon de faire connaitre leur caca nerveux personnel sur la question). Les raisons de ces interventions qui traînent en longueur depuis des semaines sont bien connues:

*Vendre du papier le plus possible, n’importe quoi, sans recoupement, sans analyse ; le vulgum pecus étant prêt à avaler une affirmation et son contraire à quelques heures d’intervalle.

*Pisser de la jactance sur les ondes, sur le petit écran ou surtout sur internet rameutera les foules avides des saloperies les plus farfelues et les moins vérifiables. Parler pour ne rien dire devient la règle : on suppose que…, on imagine que…, on fait du délayage… Et dire que ces gens-là se disent des professionnels avec une déontologie, et tout et tout ! Même le Delahousse s’y est mis un dimanche soir…

*Mais le pire, ce sont tous ces gugusses du spectacle Grand-Guignol, toutes ces tchopiasses des Variétés avariées qui ont vu là une possibilité de faire le buzz autour de leur petit nombril super-infecté. Tout est bon pour faire parler de soi en donnant un avis-bidon sur un Johnny que d’aucuns n’avaient plus fréquenté depuis des dizaines d’années.

Enfin, nous sommes tous plus ou moins coupables de prêter attention à ces déballages nauséabonds. Ne fut-ce que pour avoir un semblant d’opinion que l’on déballera péremptoirement demain aux collègues du boulot, aux amis de rencontre ou à l’entourage familial. Nous sommes tous des enfoirés !!!

Hors série sur les juifs

Posted in Actualités & hors-série on mars 10th, 2018 by gerard – 5 Comments

A part en illustration de clips BombayTv, je m’aperçois que je n’avais jamais fait une série complète sur les juifs. Voilà qui est fait ce jour:

Blagues Mars 2018

Posted in Actualités & hors-série on mars 1st, 2018 by gerard – Be the first to comment

8 Mars 2018: Hors-série sur la journée de la Femme

Posted in Actualités & hors-série on mars 1st, 2018 by gerard – Be the first to comment

Raimondorama 30

Posted in Oulibouf on février 20th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Un léger voile de nostalgie pour ce volet très éclectique des oeuvres du poète de Vincennes. Voici donc quatre petites pièces, deux en prose où notre ami fait sa propre introspection (toujours dans l’humour bien évidemment) et deux en vers. Comme dans l’une cette chère tante Emma n’est pas nommément désignée, je me suis permis de l’inclure ici. Par contre, je parlais de « nostalgie » car vous trouverez en premier le dernier des poèmes de Raimondo concernant « ceux de la Haute ». Ce fut une belle épopée, merci l’ami ! Place à partir du prochain mois à toutes les fredaines de tante Emma !

Les belles aventures du Baron
C’était un petit noble, il n’était que Baron
Mais il était connu dans toute la région
Pour sa belle prestance et son regard charmeur
Qui subjuguait les femmes et retournait leur cœur.
Elles appréciaient en lui son imagination
Son esprit d’entreprise et ses belles façons.

Il avait à quinze ans perdu son pucelage
Avec sa tante Olga, peut-être d’un autre âge,
Mais qui lui inculqua les premiers rudiments
De l’art du bien baiser avec tempérament
En usant de finesse ainsi que de doigté,
Un art qu’il assura avec dextérité.
Après la tante Olga, il connu la Comtesse
Une femme dodue aux opulentes fesses
Entre lesquelles, bien sûr, au cours d’une levrette
Il connu les plaisirs charmants de l’enculette ;
Il vécu des moments de folle exaltation
Caressant tendrement son tout petit bouton
Glissant un doigt curieux dans une intimité
Chaude, toujours avide et prête à s’enflammer.
Avec une Marquise, il tenta divers jeux
L’envol du balbuzard, celui du macareux,
L’intrépide parcours du hussard triomphant
Et la biche aux abois sous le chêne bruissant
Parfois, pour se changer, avec une soubrette,
Il mimait le cricri de la bergeronnette
Et il n’hésitait pas avec la chambrière
A tapoter son cul de façon familière
Ou bien à lutiner avec un tendre soin
Les contours généreux de ses opulents seins.
Mais le plus beau fleuron de toutes ses conquêtes
Celle qui le combla d’une façon parfaite
Ce fut une Duchesse, une veuve enfiévrée
Qui depuis fort longtemps se trouvait esseulée
Manquant de réconfort, dont le gentil minou
Attendait vainement qu’on titille son trou.
Son corps manquait d’amour et le Baron combla
L’absence de plaisir qui la minait parfois.
Ce fut une envolée, une joute guerrière
Que l’on renouvela en diverses manières
La duchesse cria si fort sa volupté
Qu’elle réveilla de nuit la domesticité
Et au petit matin, après quelques repos
Il se renouvela d’autres plaisirs nouveaux.

Et c’est de ce temps là que la belle Duchesse
Vint offrir au Baron son titre de noblesse.
Raimondo – 2016

La peste 

Mes recherches sur le Moyen Age, dont je suis fervent adepte m’ont permis de  retrouver cette anecdote d’antan.
En ce village la peste sévissait et chaque matin un tombereau passait de maison en maison pour emporter les corps des défunts de la nuit.
Ce matin-là, une pauvre veuve  héla l’employé pour qu’il prenne son époux qui venait de rendre l’âme. Mais cette femme habitait au bout du village et en arrivant à sa hauteur la carriole funèbre était déjà pleine à ras bord.
–         Je vous le prendrais demain, assura l’employé, aujourd’hui, la place me manque.
Malheureusement, le lendemain le nombre de morts était tel qu’il ne fut pas possible d’emporter le pauvre homme. Et cela dura plusieurs jours.
Alors, la veuve se fit pressante :
–         Il faut emmener ce corps qui commence à sentir, déclara-t-elle entre deux sanglots.
Le croque-mort manquant toujours de place, se montra accommodant.
–         C’est entendu, je prends le corps de votre mari, et à la place, je vous en laisse un, plus frais…

Sébastien
Mais enfin, Sébastien, qu’avez-vous aujourd’hui ?
Votre vit est bien mou et assez riquiqui ;
Vous, qui à l’ordinaire êtes si chaleureux
Vous êtes en ce jour d’hui pour le moins paresseux ;
Je vous fais cependant de tendres gâteries,
Mes mains ne chôment pas et ma bouche en folie
S’anime éperdument avec grande passion
Afin de provoquer une belle érection ;
Et malgré tout cela votre bite amollie
Ne prédispose pas à d’ardentes folies.
Vous recevant ce jour, j’imaginais déjà
Nos étreintes à venir, nos délirants ébats ;
Je nous voyais alors, suivant nos habitudes,
Atteignant les sommets de la béatitude,
Nous montrant belliqueux, osant d’ardents tournois,
Comme ceux des uhlans ou des bretteurs chinois.
J’imaginais bien sûr, nos trêves passagères
Afin de préparer d’autres joutes guerrières,
Et reprendre un combat toujours aussi vaillant,
Tel les preux chevaliers Olivier et Roland.
Croyez-le Sébastien, j’avais cela en tête
Et je me préparais pour une belle fête ;
Mais je ne trouve ici qu’un sexe bien flaccide
Laissant mon corps sans joie, et mon minou languide.

Sébastien ce jour là n’était guère dispos,
Il venait de quitter la coquine Margot
Une fieffée luronne, une dévergondée
Qui, durant un moment l’avait bien épuisé.
Raimondo – 2017

 

Voici les réflexions d’un psychologue au sujet de Raimondo.
Je ne sais quelle idée m’a traversé l’esprit en me substituant à un praticien et en rédigeant à sa place un rapport médical circonstancié.
En ce moment, le région subit un maussade climat qui limite mes sorties. Confiné dans mon 6e étage et comme il n’y a plus de Tour de France à la Télé, alors j’écris, des conneries certes, mais cela passe le temps.
Ciao. A plus. Raimondo _ 2017

Lettre du Dr X, psychiatre, envoyé à la rédaction de Giga Production.
Je reçois, à la demande de sa famille, un octogénaire assez fantasque qui se fait appeler RAIMONDO dans les colonnes de votre magnifique site.
Ce client que je reçois très régulièrement me parait être un cas très intéressant pour le praticien que je suis. J’ai pris connaissance de ses écrits : les aventures d’Emeline et Adalbert, celles de diverses héroïnes prénommées Viviane qui nous ont transportés dans les temps anciens avec un certain brio, faute d’un brio certain. On y conte les pittoresques aventures d’imaginaires personnages à la vie sexuelle débridée. Hommes ou femmes, rois ou reines, soubrettes, bourgeoises ou nobles dames, toutes et tous semblent destinés à se donner du bon temps, en d’autre termes à copuler allègrement. Outre ces aventures picaresques, Raimondo s’est lancé dans la poésie érotique : des vers de mirliton déroulent en alexandrins les chauds moments de la vie sexuelle des uns et des autres.
Le cas de ce client, ne me laisse aucun espoir, vu son grand âge, d’envisager une quelconque guérison, j’entends par là, le souci de faire de lui un écrivain policé, capable de narrer de belles histoires qui feraient rêver l’adolescente boutonneuse, la ménagère de cinquante ans voire la femme du troisième âge nostalgique de ses aventures passées. Impossible de lui voir rédiger en alexandrins ou en octosyllabes des poésies d’une autre envolée lyrique, rappelant les fiers poètes de notre belle littérature.
Toutefois, je ne peux m’empêcher de le faire remarquer, je dois avouer qu’il m’est souvent arrivé de sourire en prenant connaissance des folles aventures de nos lubriques comtesses ou des baronnes voluptueuses. Je ne veux pas non plus oublier la très coquine Tante Emma, dépuceleuse de neveux, consolatrice des affligés du sexe, rénovatrice du kamasoutra, qui devrait faire date dans l’évolution de la sexologie. Cela me permet de reconnaitre que ce Raimondo, apporte, et à la science et à la littérature, le souffle nouveau qui leur faisait encore défaut dans ce 21e siècle dont la rénovation ne semble pas inutile.
Monsieur le rédacteur en chef de Gigaproduction, je soumets à votre diligente attention l’avis que je porte sur cet écrivain. Raimondo nous abreuve de quelques drôleries qui ne sont pas inutiles en cette morose période que traverse notre pays ; aussi, vous conseillé-je de ne point vous départir de ce fantasque mais génial écrivaillon. Je pense même qu’il ne faut pas hésiter à divulguer intensément ses écrits afin, comme on le dit parfois, que nul n’ignore.
Docteur X
Psychiatre.

Je suis absolument d’accord ! Et je conclurais finement (Gérard):

Actu-m’en diras tant Février 2018

Posted in Actualités & hors-série on février 10th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Comme toutes nos valeurs sont en train de f… le camp, je me suis dit qu’on pouvait encore en récapituler quelques-unes, rien que pour le fun:

Ronds-de-cuir, cons à déduire: On parle de diminuer le nombre de fonctionnaires. Pourquoi pas ? Imaginez dans les DOM-TOM ou ne fut-ce qu’en Corse, le nombre inutile de fainéants qu’on a par l’ajout de strates administratives successives: L’exemple corse est significatif: l’équivalent en surface d’un département moyen a été divisé par deux pour doubler un tas d’institutions: Conseils Généraux, Equipement, Direction de ceci, Direction de cela, etc… le tout chapeauté bien sur par un Conseil Régional. On se ruine à entretenir des gens qui ne rêvent que d’indépendance. Et ce n’est pas fini, toujours dans la catégorie « fonctionnaires » mais dans le registre « fais-toi gras », je vous prie de lire un peu çà les amis, c’est hallucinant:   https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/600-hauts-fonctionnaires-sont-mieux-payes-que-le-chef-de-l-etat_1977346.html

 

 

 

Viviane 24

Posted in Oulibouf on février 10th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Chapitre 4 : Paris 

Quelques années ont passé.

Viviane a atteint  la trentaine. La maturité a effacé ses traits juvéniles pour faire place à une  jolie femme que le temps a façonnée et embellie. Semblable à ces femmes de la Bible, la Salomé d’autrefois, s’est transformée en une Judith remplie   d’expérience et ce qui ne gâte rien, pleine d’attraits. Elle ne manque  pas de courtisans et répond très volontiers aux avances que sa beauté suscite.

Précisément, ce soir, dans les bras de Mattéo, son actuel amant, elle vit une passion  délicieuse  au cours de laquelle elle n’hésite pas à user d’une nouvelle caresse qui s’est répandue depuis la venue  en France de mercenaires espagnols. Viviane offre sa splendide poitrine et accueille en son sillon mammaire un sexe qui sollicite sa dose de caresse. Mattéo est jeune, plein de vie, plein d’envies. Faire l’amour avec lui, apporte à Viviane le savoureux frisson que son corps réclame sans cesse. C’est un artiste peintre en devenir ; ce florentin est  de passage à Paris avant  de rejoindre, pour parfaire son apprentissage, les ateliers flamands, dont la renommée est parvenue jusqu’en Toscane où il est né.

Viviane l’a  rencontré à Paris au cours des fêtes somptueuses données lors de la naissance du dauphin Louis, en ce mois de septembre 1601. Après l’époque troublée des luttes religieuses, Henri IV à ramené la paix et la concorde dans le royaume. Il s’est converti au catholicisme, il a octroyé l’Edit de Nantes aux protestants, on peut donc désormais songer en toute quiétude à « la poule au pot », excellente gâterie dominicale instituée par le Roi.

Marie d’Elbeuf ayant quitté son château d’Anet, Viviane ne se trouvant  plus utile en ces lieux,  décida de poursuivre sa vie dans la capitale. Après des débuts difficiles, au cours desquels elle vécut de petits métiers tout justes suffisants pour lui permettre de vivre chichement, le destin l’a conduite vers le quartier de l’Arsenal où réside le grand argentier du royaume, Sully, croisé a Anet après la bataille d’Ivry. Elle songe donc à solliciter son aide pour obtenir une audience auprès du roi. Sully l’a reconnue ; par principe, il se méfie toujours des anciennes maitresses de son maitre qui sollicitent quelques faveurs, en souvenir, voire en paiement des moments intimes qu’elles ont offerts à leur souverain. Mais aujourd’hui il  se laisse toucher par Viviane, encore plus belle qu’autrefois, du temps où elle  soigna  avec succès le brave Rambures, sauveur du roi à la bataille d’Ivry.

Sully a fait part au souverain de cette visite. Henri, se souvenant de cette gentille femme, docile, à laquelle il avait appris quelques jolies figures de l’Arétin et qui, se souvenait-il savait utiliser sa bouche avec maestria, demanda à son ami Sully de bien vouloir octroyer à Viviane une petit pension, en récompense de services rendus au royaume. L’expression fit rire le roi, mais Sully soucieux des deniers dont il avait la garde, ne partagea pas cette hilarité. Il s’exécuta néanmoins rendant la vie de Viviane plus sereine.

Ce soir, avec Mattéo, après de nombreux intermèdes amoureux, dans un moment de quiétude, elle réfléchit à la proposition que ce dernier lui a faite : l’accompagner dans son périple auprès des peintres flamands. Elle est assez favorable à ce genre de suggestion, encore que… La nuit portant conseil, et suivant son habitude elle se retourne pour dormir sur le ventre ; cette position laissant apercevoir la troublante courbure de ses reins et deux voluptueuses fesses rondes qui donnent  à Mattéo quelques libidineuses pensées.

  • — Cara mia, ton joli pétit cul, il est magnifico !… Jé peux ?
  • — Non
  • — Uné fois, jé t’en prie.
  • — Non et non, profère Viviane d’une voix ferme.

En amour, aucune caresse ne lui déplait, aucun geste  ne la rebute, sauf, celle que Mattéo désire en cet instant et qui reste l’apanage des professionnelles ou des bourgeoises qui veulent éviter une maternité lorsqu’elles s’offrent à un amant.

  • — Tou sais, cara mia, à Firenze, la signora Rénata….
  • — Tu me l’a déjà, mais ici, on est à Paris et je ne suis pas  » la signora Rénata ». Je suis ravie que mes fesses te plaisent ; j’aime quand tu les caresses, lorsque tu les couvres de tes baisers empressés, mais ne m’en demande pas plus et ne t’avise surtout pas à laisser trainer, ne serait-ce qu’un doigt, vers cet antre que « la signora Rénata » offre à tout venant.

Devant cette fin de non recevoir, Mattéo devra se contenter de lover contre ces douces et attirantes rondeurs, un sexe quémandeur. Par de doux mouvements de son corps, Viviane l’aidera à faire naitre l’exaltation qu’il recherche avant de sombrer dans un sommeil réparateur, après ces longues heures de jeux amoureux.

Quelques jours plus tard, alors que nos deux tourtereaux se préparaient à gagner la  Flandre, Viviane se rendit compte qu’elle était enceinte. Lorsqu’elle vivait auprès de Jacquotte, celle-ci lui fournissait des plantes pouvant mettre fin à une grossesse non désirée ; mais aujourd’hui elle est seule, son amie ayant quitté depuis quelques années déjà le monde des vivants.

A n’en pas douter, Mattéo est le père de cet enfant.

Tous deux s’étaient rencontrés, par hasard, sur le chantier qui faisait alors la curiosité des parisiens : l’édification d’un pont de pierre, qu’on appelait déjà le Pont Neuf, à l’extrémité de l’ile de la cité. Mis en œuvre à l’initiative du roi Henri III, les travaux avaient cessés durant la période des guerres de religion mais dès son entrée dans la capitale, Henri IV avait remis ce projet à l’ordre du jour.

Viviane avait remarqué ce beau garçon, venu se rendre compte de l’avancée des travaux et qui lui avait fait compliments sur sa beauté, sur l’éclat de son sourire, sur la blondeur de ses cheveux, sur son élégance ;  bref, il la dragua avec le savoir faire de ces éternels conquérants d’au-delà les Alpes. Les jours suivants, ils se retrouvèrent à plusieurs reprises, Mattéo se faisant de plus en plus empressé ; comme tous ces florentins il parlait avec ses mains qui, de policées devinrent entreprenantes, et une nuit ils firent plus ample connaissance sur un lit douillet. Ils échangèrent les caresses les plus tendres, les plus folles ; ils ne se quittèrent plus, évoquant même un avenir commun.

L’honnêteté de Viviane, lui faisait obligation d’annoncer à Mattéo, sa paternité, ne serait-ce que pour l’en informer. Il ne chercha à se disculper, comme auraient tendance  à le faire certains jolis-cœur, mais quelques jours plus tard, il disparut. Un gamin apporta à Viviane une missive succincte :

 » Tu aurais dû faire comme la Signora Renata… »

Cette boutade provoqua chez Viviane, un léger sourire, tout aussitôt suivi d’un rictus de tristesse. Elle avait perdu un compagnon avec lequel elle aurait aimé parcourir un bout de chemin. Sa maternité devait la rendre plus sage : elle s’abstint désormais  de tout contact avec les hommes  et lorsque ses sens la tracassaient par trop, elle s’en arrangeait comme savent si bien le faire en pareille situation tous les êtres humains quel que soit leur sexe.

Mattéo resta quelques années à Anvers dans l’atelier florissant de Brueghel le Jeune, dont les thèmes picturaux étaient à l’époque très demandés par une riche bourgeoisie commerçante. Il batifola quelque peu avec Maria, la sœur du peintre, une grassouillette flamande ayant sans doute des idées plus larges que Viviane en matière de caresses amoureuses. Cependant, Florence venant à lui manquer il déserta après quelques années les brumes du nord pour retrouver la douceur du climat toscan. L’Histoire n’a point retenu s’il y retrouva la Signora Renata…

***

Au printemps de l’année 1602, devant la porte du couvent de l’abbaye St Pierre de Montmartre, on  découvrit un couffin d’osier dans lequel sommeillait un joli poupon de quelques semaines, sous les langes duquel on trouva une lettre, qui devait sans doute donner quelques explications sur la provenance de cet enfançon. La sœur tourière prévint l’abbesse Marie-Catherine de Beauvilliers qui, dans l’immédiat mit à l’abri cet enfançon, le confiant au soin des religieuses du couvent.

L’Abbesse prit connaissance de la lettre, et dès les première lignes fut frappée par la teneur du message qu’elle contenait :

« Madame, tout comme vous, j’ai été la maitresse de notre Roi Henri, du temps où il guerroyait pour conquérir Paris… »

Ce début évoqua chez la nonne, quelques souvenirs intimes, que son esprit ne parvenait pas à oublier. A l’époque, elle n’avait pas 20 ans, et assurait son noviciat, ayant dû suivre l’injonction familiale qui la destinait à l’état monacal, alors que son jeune corps réclamait assurément d’autres conditions de vie. Le fringant Henri, qui avait établi son quartier général en l’abbaye de Montmartre, n’eut aucune difficulté à prendre dans ses filets cette jolie religieuse, qui découvrait soudain, d’autres joies de l’existence.

Malheureusement pour elle, le volage amant pris par d’autres projets s’éloigna. En remerciement cependant,  c’est là une des ses remarquables façon de se comporter avec une certaine élégance, il souhaita et obtint que cette religieuse, née de noble famille prenne, malgré son jeune âge, la direction de ce couvent et en devint donc l’Abbesse.

 » Je confie à vos soins cet enfant de l’amour, qui n’est pas l’œuvre de notre Roi, mais celui d’un peintre qui a fait vibrer mon cœur et mes sens, durant de merveilleuses semaines. Je vais me fondre désormais dans quelque couvent hospitalier de ma province natale, où je veux me rendre utile aux malades, afin d’expier mes fautes.

Madame, nous avons vécu des circonstances semblables auprès d’un grand monarque, perpétuel amoureux des femmes, de toutes les femmes. Ces imprévus de la vie ne peuvent que nous rapprocher et je reste persuadée  que cela vous incitera à prendre soin de celle qui porte mon prénom : VIVIANE ».

Marie-Catherine de Beauvilliers fut touchée par le contenu de cette lettre et durant de longues minutes resta immobile, l’esprit embrumé de souvenirs. Elle songeait à l’avenir de cet enfant que le destin lui avait confié, sans trop savoir quelle initiative prendre. Dans l’immédiat cependant, elle désira voir ce bébé tombé du ciel, en un lieu où d’ordinaire la présence des enfants n’est pas envisagée.

Sœur Marie-Christine, qui avait autrefois été maman avant de d’endosser la bure monacale  s’était occupée de la petite Viviane.  L’Abbesse découvrit une gracieuse fillette repue par le  biberon qui lui avait été donné, entourée de langes propres, souriant aux anges.

  • — Elle est belle, n’est-ce pas ma Mère, constatèrent quelques nonnes que la curiosité appelait pour découvrir cette nouvelle pensionnaire.

L’Abbesse se contenta de sourire, sans laisser paraitre sur son visage le moindre objet de ses intimes pensées. Peut-être regrettait-elle à cet instant  de n’avoir jamais à connaitre les joies de la maternité. Sœur Marie-Christine profita de sa présence, pour lui  remettre un petit cadre en bois de conception très rudimentaire qu’on avait trouvé dans le fond du berceau.

L’Abbesse, put lire, gravé dans le bois :

« VIVIANE 1602 »

Et en dessous :

« Mattéo ROSSELLI ».

Raimondo – 2018 (à suivre)

 

Blagues Février 2018

Posted in Actualités & hors-série on février 1st, 2018 by gerard – Be the first to comment

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