Oulibouf

Raimondorama 33

Posted in Oulibouf on août 20th, 2018 by gerard – 1 Comment

L’oncle Hector
Vraiment, ma chère Emma, il faut bien l’avouer
Ton cul est ravissant et il me fait bander.
Ainsi parlait Hector, oncle sexagénaire,
Soulevant le tissu de sa robe légère.
Hector était ainsi ; n’étant pas raffiné
Il n’avait pas toujours les mots appropriés,
Son verbe était médiocre et quelquefois trivial,
N’ayant évidemment rien de très magistral.
Ajoutez à cela que ses mains baladeuses
Se faisaient aisément assez aventureuses
Et s’en allaient chercher quelques rotondités
Qu’il tâtait longuement de ses mains empressées.
Hector avait ainsi dans toute la famille
Tripoté les appâts des femmes et des filles
Et bien souventes fois s’était fait rabroué
Pour avoir pratiqué ces gestes insensés.
Il reçut très souvent, pour calme ses ardeurs,
Quelques coups fustigeant ses roupettes en chaleur,
Mais il ne cessa point, malgré le temps qui passe,
De poursuivre toujours ses manières salaces.
Tant Emma cependant, en nièce généreuse
Ne repoussait jamais ses façons chaleureuses
Et même quelquefois se montrait complaisante
Caressant avec art une bite bandante
Afin de lui offrir cette félicité
Qu’une obligeante main pouvait lui apporter.
Elle ajoutait parfois pour varier les plaisirs
Le joyeux tête-à-queue de l’affable vizir,
Le doigt itinérant, la sublime lichette
Ou le galop furieux de la troyenne en fête.
Mais hélas ce jour-là, dans le grand corridor
Ou Emma se tenait avec son oncle Hector
Le petit Philémon vint alors à passer
Obligeant la Tantine à vite rabaisser
La robe de satin alors que le tonton
Remisa ses outils dans son grand caleçon.

Implacable destin, cruelle déception
Qui priva l’oncle Hector d’une masturbation.
Raimondo – 2017

Manon
Ce jour-là Tante Emma et sa nièce Manon
Dans le fond du jardin près des rhododendrons,
Devisaient toutes deux, de la pluie, du beau temps,
Des beautés de la vie, de ses désagréments,
Bref, de ces faits divers qui rythment l’existence,
Et donnent à la vie certaine consistance.
Tante Emma racontait ses dernières fredaines
Avec un jeune amant, de dix huit à peine,
Qui, aux jeux de l’amour lui avait apporté
De folles sensations qui, fort l’avaient troublée.
Que ce soit en levrette ou en d’autres postures
Tous deux avaient vécu une belle aventure
Et Tante Emma songeait qu’elle aimerait revoir
Ce délicieux amant qu’elle n’avait vu qu’un soir.
Il bandait comme un turc disait-elle à Manon,
Avec lui j’ai sauté maintes fois au plafond
Et pour le remercier, de ma bouche gourmande,
Je lui ai prodigué de très chaudes offrandes ;
Mes doigts ont parcouru quelques chemins secrets,
Ma paume a caressé ses charmants coussinets,
Durant de longs moments nous avons déliré
Echangeant des caresses et de brûlants baisers.

Mais Manon cependant à ce très chaud récit
Songeait avec tristesse à sa bien morne vie.
Son mari vieillissant devenu indolent
Se montrait au déduit pour le moins nonchalant
Il n’avait plus l’ardeur qu’il montrait autrefois
Et la pauvre Manon se demandait pourquoi.
Elle était toujours belle en sa maturité,
N’ayant point sur son corps d’effets non désirés
Et gardait au contraire un charme remarquable ;
Elle était ravissante et toujours désirable,
Mais hélas son époux, n’avait plus cette audace
Qu’il montrait autrefois et le rendait pugnace.
Auprès de Tante Emma, alors, évidemment,
Manon confia sa peine ainsi que son tourment,
Quêtant quelques conseils, la conduite à tenir,
Afin de recevoir un frisson de plaisir.
Tante Emma n’était pas, en pareille occurrence
De celles qui patientent et souffrent en silence,
Et conseilla plutôt d’agir très fermement
S’offrant pour exulter les faveurs d’un amant.
C’est ainsi que Manon, sagement conseillée
Se donna à Léon, son cousin préféré,
Qui sans tergiverser sut par maintes caresses
Ramener à ses sens, enfin, de l’allégresse.
Avec lui, ce fut bon, cela fut vraiment beau
Et Manon découvrit bien des gestes nouveaux :
Le joyeux tête-à-queue et le vol de l’aigrette,
Le doigt aventureux et la dive sucette ;
Elle apprit qu’en amour, il faut toujours donner
Afin de recevoir et mieux se régaler.

Et quand au vieux mari, en épouse parfaite,
Manon lui accordait parfois une branlette.
Raimondo – 2017

L’anniversaire de Léon
Tante Emma ce soir là, d’une main caressante,
De Léon cajolait la bite turgescente,
Et ce doux va et vient sur le membre affolé
Apportait grand bonheur à ce neveu comblé.
Emma avait promis, pour son anniversaire
De rester avec lui durant la nuit entière.
C’était là un cadeau, il faut bien l’avouer,
Qu’on ne refuse pas car il donne à rêver.
Donc, de sa douce main, Tante Emma caressait
Ce vit énamouré qui soudain s’érigeait.
Ce n’était qu’un début, et l’on imagina
Bien d’autres griseries et bien d’autres ébats,
Car après la branlette, Tante Emma lui offrit
Une étreinte sublime entre ses seins fournis,
En variant la pression ainsi que le tempo
Qui alla du lento jusqu’au fortissimo
En y mêlant parfois quelques pizzicati,
Un brin d’allegretto et de presto aussi.
Mais il fallu alors se modérer un peu,
Et ne point se presser pour achever le jeu,
Car il faut en amour savoir se ménager,
Si l’on veut aller loin avant que d’exulter.
Depuis longtemps Emma avait pour ses neveux
Fixé quelques mesures aux plaisirs amoureux :
Ne jamais se presser, et prendre tout son temps,
Pratiquer une pause, s’arrêter un instant,
Et durant ces repos dispenser des caresses
Dans le cou, sur les seins ou sur les rondes fesses,
Donner à ses envies le temps de s’exprimer
Pour reprendre à nouveau la tendre échauffourée.
On s’essaya ensuite au galop du zébu,
A la course effrénée du cavalier barbu,
A la feuille de rose, au charme trépident
De l’écuyer maltais et du barde flamand,
Enfin on se fondit en l’exquise levrette,
Sublime position de l’ostrogoth esthète
Et l’on parvint bientôt à l’étape dernière
Ou chaque combattant poussa son cri de guerre.
Et la nuit fut de feu ; ils ont même tenté
Le trémolo vibrant de l’arbalétrier,
Le brûlant tête-à-queue du mercenaire breton
Et l’index filant au milieu du buisson.

Lorsque vint le matin Emma vit que Léon,
Avait comme il se doit, une belle érection
Dont elle profita avec délectation.
Raimondo – 2017

Samson
Embrasse ma minette, caresse mon bouton
Suppliait Tante Emma à son neveu Samson ;
Depuis dix jours déjà, nul n’est venu me voir
Me laissant esseulée et dans le désespoir.
Oui, j’ai été privée d’une raide quéquette,
De ces câlineries qui vous mettent en fête,
Des va-et-vient hardis, des suaves frôlements,
Des baisers enfiévrés sur mes tétons brûlants ;
Je n’ai pas pu hélas, durant ces jours maudits
Laisser errer mes mains sur un délicieux vit,
Empalmer tendrement de rondes coucougnettes,
Régaler de ma bouche une verge en goguette,
Tout cela m’a manqué et je veux à présent
Rattraper avec toi, la perte de ce temps.
Calme je t’en supplie par tes tendres caresses
Un corps désespéré qui cherche l’allégresse,
Un minou délaissé qui souhaite la venue
D’un sexe conquérant, au charme bienvenu.

O chère Tante Emma, vous qui m’avez appris
Tous les jeux délirants des amants en folie,
Vous dont le corps exquis apaisa mes désirs,
Vous qui m’avez un jour éveillé au plaisir,
Laissez-moi aujourd’hui répondre à tous vos vœux
En calmant vos ardeurs de mes soins amoureux.
Laissez-moi dénuder ces deux seins ravissants,
Et de mes douces mains user d’effleurements
Pour qu’ils se réjouissent que naisse soudain
L’exquise griserie créée par ce câlin.
Laissez errer mes doigts sur votre intimité,
Qui se mouille et s’éveille à la lubricité
Afin de recevoir une bite flambante
Soulageant l’affliction d’une trop longue attente.
Laissez-moi aujourd’hui, vous combler de bonheur
Vous qui avez toujours, de vos doigts enchanteurs
Satisfait tous mes vœux et toutes les envies
Que créait votre corps à mes yeux éblouis.

Ils s’aimèrent alors sans jamais repousser
Les moindres volontés de leurs corps enflammés
Et lorsque Tante Emma cria sa jouissance
En un long lamento de la concupiscence,
Le neveu à son tour, la serrant dans ses bras,
D’une sève brûlante alors se libéra.
Raimondo – 2017

Edmond
Te souvient-il Emma, quand nous étions enfants
De ces jeux interdits qui nous amusaient tant ?

Ainsi parlait Edmond à sa cousine Emma
De ces amusements qu’ils avaient autrefois.
Ayant dix ans à peine, Emma n’hésitait point
A montrer son fessier à ce jeune cousin
Et même sans pudeur elle allait caresser
Un vit encor flaccide qu’elle aimait embrasser.
Emma avait déjà de l’imagination
Pour créer de la joie et quelques sensations
Qui fort les ravissaient sans jamais les lasser,
Echangées en secret en des coins isolés.
Ils se faisaient ainsi maintes câlineries,
Des baisers, des caresses et des cajoleries.
Mais hélas ces doux jeux ne perdurèrent point
Car Edmond la quitta pour des pays lointains,
Et il n’assista pas aux divers changements
Qui fit d’elle une femme et non plus une enfant.
Elle prit avec les ans, un buste épanoui
Que d’aucun caressait d’une main réjouie,
Et sous le fin jupon un minou enchanteur
Savait émerveiller les sexes en chaleur.
Edmond ne connu point cette transformation
Qui changea la chenille en gracieux papillon,
Et il n’eut jamais l’heur de connaitre avec elle
Ces intimes moments de fièvre passionnelle.
C’est pourquoi en ce jour il déposa ses mains
Sur toutes les rondeurs qu’il découvrait enfin.
Une telle attention ne choqua point Emma
Qui se souvint alors des beaux jeux d’autrefois
Et s’offrit sans détours à ces tendres caresses
Sur ses seins opulents ses tétons et ses fesses.
On joua du pipeau et de la turlurette
Et l’on se délecta à la tendre sucette
On s’offrit du bonheur et de la volupté,
On goutta aux bienfaits de la lascivité ;
Et lorsqu’on atteignit ce moment bienvenu
Ou l’on souhaitait enfin le plaisir éperdu,
Emma se retourna et lui laissa choisir
Quel antre délicieux il souhaitait envahir.
Raimondo – 2017

Viviane 27

Posted in Oulibouf on août 10th, 2018 by gerard – 2 Comments

Et voilà braves gens ! Nous avons ci-après le dernier épisode de « Viviane ». Grand merci à celui qui a su entretenir de bout en bout notre intérêt pour cette sympathique héroïne, énormes félicitations aussi pour le style; c’est une écriture qu’on a plaisir à lire. Bravo Raimondo !

27e épisode

Chapitre 2 : Courriers divers

Ce matin là, une secrétaire de l’Etude vint remettre à Maitre Montillac un courrier qu’elle n’avait pas  décacheté : une grande enveloppe kraft, sur laquelle figurait la mention « Personnel » indiquant que ce pli particulier, contenait des documents qui, à priori ne devaient pas être traité par le secrétariat. Demeuré seul dans son bureau, le notaire ouvrit ce courrier assez pesant sur lequel ne figurait pas le nom de l’expéditeur. Il en tira d’abord, une lettre manuscrite, dont il prit aussitôt connaissance, avant de s’intéresser aux autres documents qui l’accompagnaient.

Maître,        

Des circonstances particulières me contraignent à prendre certaines décisions qui pourront vous paraitre singulières mais que j’ai prises après mures réflexions.

Lorsque vous recevrez ce courrier, j’aurai quitté Toulouse, et avant mon départ, pour une destination qui importe peu, je fais une fois encore appel à vous et aux services de votre Etude notariale afin de régler certaines affaires qui requièrent vos compétences.

Vous trouverez ici, outre cette présente lettre qui précise ce que j’attends de vous, des courriers sous enveloppe cachetées sur lesquelles figure le nom de divers destinataires. Vous voudrez bien remettre ces plis à qui de droit, les priant d’en prendre connaissance hors de votre présence ; vous voudrez bien  leur signaler la date d’un prochain rendez vous en votre Etude. Ce jour là vous prendrez connaissance, et en leur présence ferez lecture de la lettre incluse sous l’enveloppe verte ci-jointe, qui vous est spécialement destinée, mais dont vous ne découvrirez le contenu qu’en leur présence.

Votre cliente qui a tissé avec vous et vos enfants, des liens d’amitié,

Viviane Jacquet. 

Le notaire rangea dans son coffre fort l’enveloppe de couleur verte sur laquelle figuraient son nom et la mention : « A n’ouvrir que plus tard, en présence de témoins Il trouva  également  trois enveloppes portant le nom des destinataires : Dorothée Montillac, Marc Montillac,  Madame  Adeline Soubise, la gérante du commerce de lingerie, propriété de Viviane.

Dans les heures qui suivirent, Maître Montillac se chargea personnellement de remettre ces lettres à qui elles  étaient destinées, veillant scrupuleusement à ce qu’elles ne soient pas ouvertes en sa présence.

***

 Ma chère Dorothée,

Avant que de quitter définitivement Toulouse, pour des raisons personnelles, je tiens à te dire combien j’ai apprécié l’aide que tu m’as apportée, depuis que mes problèmes d’héritage m’ont amenée en cette belle cité.  Il s’est créé entre nous une très sincère amitié que je suis heureuse d’affirmer en ce pli, le dernier sans doute.

En me confiant le secret de ton attirance, de ton amour devrais-je dire, pour Jeanne, tu m’as montré que je comptais pour toi et que nos rapports dépassait le cadre des affaires pour confiner celui de l’amitié, d’une amitié sincère que j’ai appréciée plus que tu ne saurais le penser.

J’ai eu avec ton père, une conversation au sujet de ton avenir et donc du mariage qu’il envisage pour toi. De toute évidence, c’est un projet dans lequel l’argent apporté par le « futur » entre en ligne de compte, sans même que l’on ait jugé utile de solliciter ton avis. Et puisqu’il s’agit d’argent, sache que le problème financier est sur le point de se résoudre et j’en suis très heureuse. Ceci étant, c’est à toi désormais de prendre ton destin en main et de décider qui sera à tes côtés dans ta vie professionnelle. Je n’ai pas d’avis à te donner, je ne m’en sens ni le droit, ni la compétence ; seul ton bonheur me préoccupe, et c’est à toi de  définir quelle forme il doit prendre.

Ton amie Viviane, qui ne t’oublie pas et te souhaite un bel avenir heureux.

Dorothée relut cette lette à plusieurs reprises. Elle fut bien sûr touchée par son caractère intime mais demeura perplexe sur certaines assertions par trop sibyllines qu’elle contenait.  Elle décida de s’en ouvrir à Jeanne qui, comme elle, ne pu apporter une quelconque lumière, sinon le fait de songer à l’élimination d’un « futur » plutôt indésirable. Cette charmante perspective, poussa les amantes à des embrassades de contentement ; d’intimes baisers amoureux furent échangés, les mains s’égarèrent à la recherche des recoins secrets de leurs corps. Bientôt les robes furent ôtées, la lingerie voltigea à travers la pièce et les deux femmes se chérirent avec passion, serrées l’une contre l’autre pour atteindre le délirant orgasme qui les fit feuler de plaisir.

***

Marc, mon cher amour,

C’est la première fois que je m’adresse à toi avec cette tendresse, usant de ces mots qui d’ordinaire, ne sont pas courant entre amants. C’est à dessein que je les emploie,  t’avouant qu’après nos premières effusions où seul le plaisir prévalait, j’ai ressenti naitre en mon cœur le bienheureux sentiment d’une femme passionnée qui découvre le bonheur d’aimer. Pour moi, notre intimité devint toute autre et je me suis donnée à toi avec le sentiment que nous allions parcourir ensemble, un long et merveilleux chemin. Avec ravissement j’ai découvert que j’allais être mère. Très vite hélas, le ciel n’a pas voulu que ce bonheur me soit permis…

Tu découvriras bientôt d’autres secrets et en particulier celui qui met fin à une liaison amoureuse que je te demande de ne pas oublier ; garde en mémoire cette femme, qui à l’opposé de bien d’autres sans doute,  t’a aimé avec passion.

Lorsque cette lettre te parviendra, j’aurai quitté Toulouse emportant avec moi le magnifique souvenir d’une flamme qui, je le déplore, s’est trop rapidement éteinte.

Je t’embrasse tendrement avec toute ma passion.

C’est en pleurs que Marc tenta de joindre téléphoniquement Viviane. Il n’entendit qu’un perpétuel « bip, bip » qui retentissait continuellement de façon languissante.

***

Chère Madame Soubise,

Je suis satisfaite d’apprendre qu’il vous a été possible d’obtenir le prêt vous permettant d’acquérir mon commerce de lingerie dont vous détenez pour l’heure la gérance. Sur le point de quitter Toulouse, j’ai donné ordre à Maître Montillac d’assurer toutes les formalités de la vente qui feront de vous la légale propriétaire de ce magasin.

Nous n’aurons plus l’occasion de nous revoir mais je tiens à vous redire combien j’ai apprécié le soin et l’énergie  que vous avez apportés dans la conduite des affaires, afin que cette enseigne bénéficie d’une excellente réputation et  réponde aux désirs d’une clientèle de plus en plus importante.

***

Quelques jours plus tard  les trois bénéficiaires de ces courriers, se retrouvèrent dans le bureau de Maître Montillac, chacun ayant en l’esprit diverses pensées. Dorothée se demandait par quel miracle les choses pourraient s’arranger pour elle. Madame Soubise voyait l’avenir avec satisfaction. Quant à Marc depuis plusieurs jours, après avoir appris le départ de Viviane et la fin de  leur intime liaison, il restait sombre et muet, se demandant à quel moment il allait s’éveiller de ce mauvais rêve.

C’est avec une certaine solennité que le notaire décacheta l’enveloppe verte. Il en tira une  lettre manuscrite et constatant qu’elle ne portait pas en entête un nom de destinataire il commença à la lire à haute voix.

Après quelques années de bonheur, je vais quitter cette belle ville de Toulouse, dans laquelle j’ai eu l’occasion de  rencontrer des amis très chers qui  m’ont permis d’y vivre d’heureux moments. Malheureusement, il se produit parfois  des circonstances inattendues qui viennent perturber le déroulement des évènements et le destin, une fois de plus, a bouleversé le cours de ma vie,  m’amenant à prendre quelques dispositions concernant mes biens, dont Maitre Montillac voudra bien assurer légalement le devenir.

Madame Soubise souhaitant  acquérir mon magasin de lingerie dont elle assurait jusqu’ici la gérance remettra à Maitre Montillac le chèque d’un montant prévu pour cette transaction dans un accord écrit dont elle est dépositaire et qu’elle  remettra aujourd’hui.

Cette somme, déduction faite des frais notariés, sera remise à Marc; il  sera sans doute le premier étonné de ce legs qui évitera à Dorothée un mariage incongru avec un « futur » tombé du ciel chargé simplement de fournir la part d’héritage dévolue à Marc, a qui je lègue également ma maison.

Maitre Montillac éclaira ses auditeurs en leur faisant part des projets qu’il avait envisagés pour assurer sa succession à l’Etude. Puis il termina la lecture de la lettre de Viviane.

Je souhaite de tout cœur que Dorothée organise désormais sa vie comme elle l’entend et qu’elle ne soit pas soumise à des obligations qu’elle ne souhaite pas.

Quant à moi, je vais quitter Toulouse ainsi que la France.

Une visite auprès de mon gynécologue consécutif à une fausse couche, a détecté chez moi un mal que la science soigne encore difficilement, que pudiquement on nomme, à tort parfois, une longue maladie. Je ne me vois guère soumise à des soins pénibles et fastidieux et  je n’ai pas le courage de voir mon corps se dégrader jusqu’ à une inéluctable issue que les médecins prévoient dans un très proche avenir.

Puisque la France n’autorise pas l’euthanasie je me suis  tournée vers un pays  voisin où  la législation est plus compréhensive. J’ai donc  pris des dispositions pour qu’une association me vienne en aide pour mettre fin à mes jours. 

Mes chers amis ne cherchez pas à  retrouver ma trace ;  de tristes circonstances ont voulu que je naisse inconnue, mon souhait est de poursuivre cet anonymat dans l’au–delà. Gardez seulement le souvenir de cette Viviane à laquelle vous avez offert, en l’ultime partie de sa vie, bien des joies et des satisfactions.

Un grand silence se fit dans ce bureau notarial, souvent témoin de quelques luttes intestines ou échanges d’invective. En ce jour, après la lecture du  message de Viviane l’émotion prévalait et les larmes de chacun accompagnaient le profond silence.

On entoura Marc, à n’en pas douter, le plus touché de tous. Sans toutefois amoindrir sa peine la tendre attitude de son père, peu courante il est vrai, le réconforta quelque peu.

***

Papa,

C’est tout à fait par hasard que j’ai trouvé dans la maison de Viviane, au fond d’un tiroir, un petit journal intime, qu’elle avait peut-être caché là,  laissant aux circonstances le soin de le  faire surgir. J’ai hésité à lire cet opuscule ne voulant pas m’immiscer dans quelque secret intime qui ne m’appartenait pas,  puis je me suis persuadé que Viviane n’avait pas détruit ce journal pour que je puisse un jour en prendre connaissance. J’ai découvert alors un secret que tu lui avais confié, concernant mon origine : tu doutais être génétiquement mon père.

Il ne manque pas actuellement de moyens scientifiques pour s’en assurer, mais  je ne  vois pas l’utilité d’un tel recours. Si  des incertitudes ont pu t’assaillir, sache que pour moi,  tu restes mon Papa, celui qui m’a donné une enfance heureuse dans un climat serein. Je n’ai pas toujours été le garçon idéal que tu aurais aimé avoir et mon caractère frivole a dû souvent t’importuner. Tu restes cependant pour moi, le père que je suis heureux d’avoir eu.

Je voulais te dire tout cela avant de rejoindre  la  Grande-Bretagne où avec quelques amis nous allons monter un groupe musical, projet qui depuis longtemps me tient à cœur.

Ton fils, Marc. 

Heureux d’avoir transmis à son père son message d’amour  filial, Marc songe a son avenir. Peut-être aura-t-il un jour une fille, qu’il prénommera  Viviane et à laquelle il contera l’histoire de cette femme exceptionnelle qui a côtoyé sa vie durant quelques mois.

Mais ceci est une autre histoire.

FIN

Raimondorama 32

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

Gaston
Elle était presque nue, sa robe était tombée
Ainsi que le jupon qui gisait à ses pieds ;
Tante Emma n’avait plus qu’une longue culotte
Masquant son beau fessier et sa gentille motte.
Gaston la regardait ; ses yeux émerveillés
Contemplaient les deux seins qui étaient dénudés.
Réservé, il n’osait frôler ces mignardises
Offertes à ses désirs et à sa convoitise
Qu’il découvrait ce jour pour la première fois
Gaston n’ayant jamais lutiné Tante Emma.
En ce jour, lui était venue une envie très soudaine
Et ma foi Tante Emma profita de l’aubaine ;
Elle trouvait ce neveu assez joli garçon
Bien bâti, très poli, ayant bonnes façons,
Aussi, elle répondit aux avances badines
En offrant la douceur de se lèvres mutines.
Tout commença ainsi et il ne restait plus
Qu’un linge de satin qui lui couvrait le cul.
La suite se devine, et cette lingerie
A son tour rejoignit tous les autres habits
Qui gisaient sur le sol, ça et là dispersés,
Tant grande était l’envie de pouvoir forniquer.
On y mit de l’ardeur et de l’exaltation
Tout était enthousiasme, folle l’excitation ;
Tante Emma découvrit que ce beau soupirant
Se révélait pour elle un merveilleux amant
Cherchant à éveiller par de tendres caresses
Chaque sensible point de son corps de déesse :
Les tétons érigés et le minou ardent
Ou le bouton caché dans l’antre pubescent.
Cet amant, ce lancier des joutes amoureuses
Sut par tous les élans d’une verge fougueuse
Apporter à Emma la suprême explosion
Qui la fit exulter et crier de passion.
Et pour remercier le valeureux guerrier
Elle prit en sa bouche le vit énamouré,
Et avec dilection le suça longuement
Afin d’en recueillir le foutre jaillissant.
Raimondo – 2016

Désiré
Tante Emma était nue sur un grand canapé
Avec un sien neveu, le galant Désiré.
Le jeune homme était nu, tout comme sa tantine,
Car tous deux s’amusaient à tripote ma pine,
Jeu connu des amants, depuis la nuit des temps,
Joyeux préliminaire à d’autres amusements.
Désiré appréciait ces très douces caresses
Qu’Emma accomplissait avec délicatesse,
A la jubilation d’une bite enchantée
Grossissant sous l’effet d’une dextre zélée.
Le neveu à son tour prit les choses en main
Pelotant avec art les deux plantureux seins
Mis à disposition de ses doigts polissons
Titillant doucement de très gracieux tétons.
Il faut le dire ici, toutes ces privautés
Eurent rapidement les effets escomptés
Poussant les deux amants à passer à l’assaut,
Désiré se coulant dans un antre tout chaud.
Et dès lors tout changea : le rythme et la cadence
Qui en s’accélérant les mirent alors en transe.
Ils souhaitaient surpasser les timides caresses
Par des gestes plus fous, par une hardiesse
Les poussant à donner ce jour à leur plaisir
Un tout nouvel élan qui les puisse étourdir.
On s’essaya, bien sûr à d’autres positions,
Comme la carmagnole, le saut de l’espadon,
La girouette en folie, le délirant soudard
Et le frotti-frotta du joyeux braquemart.
Tante Emma ressentit quelques douces prémices
Suivies tout aussitôt du grand feu d’artifice
Qui embrasa ses sens et la fit haleter
Avant que le plaisir vienne la submerger.
Alors elle enserra le corps de son jouteur
Qui connut à son tour le frisson du bonheur.
Raimondo – 2016

Solitude 3
Tante Emma ce soir-là reposait calmement
Sous les branches feuillues d’un grand marronnier blanc,
Et au lent va et vient de son escarpolette
Lui vint soudain l’envie de se faire branlette.
Il arrivait souvent que par les soirs d’été
Lui viennent à l’esprit de semblables idées
Et ne dérogeait pas à combler ses désirs
Destinés à créer des moments de plaisir.
La nuit était tombée, la pénombre régnait
Seul un rayon de lune faiblement éclairait
Ce petit coin charmant et plein d’intimité
Ou Tante Emma souvent venait se réfugier.
Elle souleva bien haut sa robe en taffetas
Mettant ses cuisses à nu qu’alors elle caressa
Et dénuda ensuite son petit abricot
Que des doigts besogneux câlinèrent aussitôt.
Tante Emma appréciait ces moments savoureux
Regrettant cependant de n’être pas à deux,
Aussi, elle fantasmait sur les amours passées
Avec tous les amants qu’elle avait côtoyés.
Elle repensa au soir où avec Céladon
Elle fut sodomisée dans le petit salon
Sous les yeux ébahis de son neveu Fernand
Qui lutinait Josette au fessier ravissant ;
Elle se revit pressant entre ses seins poupards
La bite redressée de son cousin Gaspard,
Elle vécu en esprit les moments délicieux
Où les corps se retrouvent en brûlant tête à queue,
Et elle n’oublia pas non plus, qu’avec Gertrude,
Afin de modifier parfois les habitudes
Elles se faisaient minette et se tâtaient les seins
Face au portrait en pied de l’oncle Célestin.

Ces profondes pensées, ces images d’antan
Eurent sur Tante Emma un effet saisissant.
Elle ressentit alors sur son petit minou
Une onde de plaisir qui survint tout à coup :
Tante Emma exulta et cria bruyamment
Sous les branches feuillues d’un grand marronnier blanc.
Raimondo – 2016

Solitude 4
Ce soir-là Tante Emma s’aperçut au coucher
Qu’elle n’avait point baisé de toute la journée.
D’ordinaire, il est vrai, elle voyait des amis
Diverses connaissances et des neveux aussi,
Et l’on prenait le temps de se faire un câlin,
Une tendre caresse, quelques baisers coquins.
Elle appréciait toujours un petit doigt frondeur
Qui s’allait promener en quelque profondeur,
Le tendre attouchement de ses seins généreux
Ou celui enchanteur de son fessier pulpeux.
L’orgasme n’était pas toujours au rendez-vous
Mais tous ces tendres jeux lui faisaient un bien fou.
Souvent, heureusement, on poussait les caresses
Jusqu’au bout des transports, et jusqu’à l’allégresse,
Ce doux moment sublime où le plaisir vous prend
Et vous fait frissonner d’un grand contentement.
Ce jour là Tante Emma n’avait donc pas baisé
Et elle s’en aperçut à l’heure du coucher.
Elle aurait pu bien sûr, comme elle faisait parfois
Se faire une branlette avec ses petits doigts,
Mais elle opta plutôt pour une rêverie
Songeant à des moments qu’elle avait en esprit.
Elle pensa à Robin, qui n’était pas de bois,
Toujours prêt à bondir sur la biche aux abois,
Un très fieffé jouteur, un roi de la levrette
Qu’il savait décliner en diverses facettes.
Elle songea à Clément dont la bouche insatiable
Faisait soudain surgir des frissons délectables
Sur son gentil minou ou ses seins plantureux
Et les belles rondeurs de son cul délicieux.
Elle revit Siméon, Albert ou Ferdinand
Qui tous à leur manière avec beaucoup d’allant,
De la maestria et un réel brio
La firent exploser et grimper aux rideaux.
Ces coquines images à la fin s’apaisèrent
Et Morphée l’accueillit dans ses très hautes sphères
Où elle rêva de stupre et de salacité
Et de tous les aspects de la lubricité.

Lorsqu’elle se réveilla le lendemain matin,
Tante Emma se para d’une robe en satin
Elle voulait être belle et prête à recevoir
Tout homme, quel qu’il soit, qu’elle pourrait entrevoir.
Raimondo – 2016

Jour de folie
Ce jour là Tante Emma avait fait des folies ;
Le matin, elle avait, avec l’oncle Rémi,
Joué au doigt coquin qui va et tournicote
Dans les recoins cachés de sa petite motte.
Cet oncle, un peu âgé était encor gaillard
Et savait au déduit se montrer égrillard.
Sa nièce l’appréciait et dans les escaliers
Elle vécut des moments assez particuliers.
Ma chère, disait-il, vos ravissantes fesses
Attirent de mes mains les plus tendres caresses
Et vos seins ravissants aux tétons érigés
Me procurent un effet que l’on peut constater :
Mon vit est le garant de la douce chaleur
Qui s’empare de moi découvrant ces splendeurs.
Ces mots, ces compliments, emplis de poésie
Eveillèrent en Emma, un brin de fantaisie
Et pour remercier ce charmant troubadour
Elle s’offrit en levrette aux doux jeux de l’amour.

Durant l’après-midi, après la méridienne,
Emma fut visitée par son neveu Etienne,
Un coquin garnement dépourvu de manières
Qui montrait un grand goût pour ses rondeurs fessières.
Certes, ce garçon là n’était pas très stylé
Mais Emma appréciait ses airs décontractés,
Et savait qu’avec lui ses savantes caresses
La mènerait très vite à une folle ivresse ;
Elle se laissa tenter et sous un chêne roux
Lui offrit la moiteur de son gentil minou.
Cela fut délicieux et le beau conquérant
Apporta plusieurs fois des plaisirs délirants
Et lorsqu’il repartit une larme coula
Sur la très blanche peau des joues de Tante Emma.

C’est ainsi que Gertrude, sa nièce préférée
Retrouva sa tantine quelque peu retournée ;
Fine mouche elle comprit que cette fois encor,
Son cœur était touché, aussi bien que son corps,
Et pour la consoler, très délicatement
En ses bras généreux l’étreignit tendrement.
Elles restèrent ainsi étroitement serrées
Partageant des caresses et d’amoureux baisers,
Puis en se dévêtant s’offrirent avec bonheur
De leurs corps généreux les sublimes rondeurs,
Laissant vaquer leurs mains sur ce petit bouton
Qui apporte aux amants une belle explosion

Cette nuit là Gertrude resta auprès d’Emma
Et leur nuit fut l’objet de très nombreux ébats.
Raimondo – 2017

Raimondorama 31

Posted in Oulibouf on juin 20th, 2018 by gerard – 3 Comments

Clément
Tante Emma, je le dis, vous sucez à ravir
Et je sens que bientôt mon sperme va jaillir.

Ainsi parlait Clément que Tante Emma suçait
Avec tout le talent que chacun lui connait.
Comme dit le poète, elle avait pris ce pli,
Durant sa tendre enfance avec tous ses amis.
Le geste était plaisant, les garçons le prisaient
Sans toutefois encor apprécier les effets
Qu’ils connurent quand vint l’âge plus avancé
Où le plaisir soudain devient plus prononcé ;
Et à l’art désuet d’une fade branlette
On préféra alors celui de la sucette.
Emma n’hésitait pas durant l’adolescence
A offrir ce plaisir aux amis de l’enfance
Devenus quémandeurs de ces belles caresses
Accompagnées aussi de bien d’autres largesses,
Car aux jeux estimés de la bouche goulue
Se mêlèrent en ce temps de nouveaux aperçus.
On découvrit les joies de l’étreinte des corps,
On connut les bienfaits d’impétueux transports,
De touchers délicieux, de baisers plus coquins,
Ces gestes inédits, ces gestes libertins
Qu’on s’offrait à loisir avec ravissement.

Donc, ce jour-là Emma suçait le beau Clément.
Tout avait débuté par un branle amoureux,
La caresse du vit entre des seins pulpeux ;
Ce léger va-et-vient procurant de la joie
A celle qui le donne et à qui le reçoit.
On poursuivit alors par divers chatouillis,
Par les divagations de l’index en furie,
Les pelotages en règles et tous ces jeux de mains
Qu’on ne peut surtout pas qualifier de vilains.
Puis, on multiplia les folles positions
Les gaités de la troupe, celles de l’escadron,
Et surtout le salto arrière de l’écuyer
Offrant à Tante Emma un orgasme léger.
Alors elle emboucha après cet intermède
La bite de Clément, magnifiquement raide
Et avec majesté elle œuvra tendrement
Afin de recevoir un sperme jaillissant.
Raimondo – 2016

Clément II

Tante Emma était nue, offrant à son neveu
Les splendides rondeurs de son corps généreux.
Elle aimait copuler avec le beau Clément
Qui était, et de loin, un merveilleux amant.
Elle avait remarqué  dès leurs premiers ébats
Toutes les facultés de ce beau garçon là.
Il avait tout pour plaire, il était distingué,
Et savait en amour comment se comporter.
Elle appréciait bien sûr ses ardentes caresses
Sur ses gracieux tétons ou sur ses rondes fesses
Et goûtait les effets des petits doigts frondeurs
S’égarant ça et là en quelques profondeurs.
Elle ne quémandait rien, Clément  lui apportait
Toutes les privautés que son corps désirait,
Et son petit minou sans cesse était comblé
Par la tendre douceur d’une bouche affamée.
Clément montrait souvent de l’imagination
Qui lui faisait trouver de folles positions
Afin de moduler les plaisirs de l’orgasme
Et pouvoir assouvir leurs très nombreux fantasmes.
C’est ainsi qu’ils s’aimèrent et connurent l’émoi
Des joyeux soubresauts de la biche aux abois
Et les ébranlements du fringant sapajou
Que la tantine aima vraiment par-dessus tout ;
Ils tentèrent un soir, sous la voute stellaire
Le joyeux va et vient du truculent rétiaire,
Le vol de la perdrix, le glouglou du faisan
Suivi du tête-à-queue du chevalier errant.
Tante Emma fut comblée avec ce cher neveu,
Qui un jour s’éloigna pour vivre en d’autres lieux ;
C’était la belle époque où un jeune marquis
Allait bouter l’anglais hors des Etats Unis,
Et Clément attiré par le chant des sirènes
Partit un beau matin en ces contrées lointaines.
Il n’est pas revenu et l’on n’eut jamais trace
Ou le moindre récit de ce guerrier pugnace.

Emma le regretta car il avait été
De ses nombreux amants l’un de ses préférés.

Raimondo – 2016

Léon I
Tante Emma appréciait quand ses jeunes neveux
Flattaient discrètement son cul voluptueux ;
Elle ne rechignait pas quand des doigts empressés
S’égaraient dans les plis de son décolleté
Et pour remercier ces chers petits coquins
Elle se montrait affable et une tendre main,
Polissonne bien sûr, s’en allait à tâtons
Vers cette intimité où logent les routons,
S’y attardant parfois, afin de ressentir
Un vit ensorcelé qui s’enflait à loisir.
Ce matin là Léon, à ce doux traitement
Demanda à sa Tante un petit supplément
Ma Tante, lui dit-il, montrez-vous plus câline
N’hésitez surtout pas à me sucer la pine
Car j’adore chez vous cet esprit de conquête
Qui d’une bouche hardie soulage les quéquettes.
Accordez-moi, très chère, cette insigne faveur,
Vous dont tous les appâts ont enflammé mon cœur.
Voyons mon cher neveu, vous êtes insatiable,
Soyez, je vous en prie, un peu plus raisonnable
Songez que ce matin dans le petit salon
Je vous ai masturbé de fort belle façon.
Certes très chère Emma, mais doit-on me blâmer
Si mon corps, constamment, par vous est attiré ?
Tante Emma, je le crie, vous êtes une princesse
Et vous savez offrir les plus folles caresses,
Vous êtes à la fois et Vénus et Junon,
Déesse de l’amour et femme de raison.
Que serions-nous sans vous ? De sinistres humains
Sans joie, sans harmonie, sans le moindre destin.
Et après ces propos qui l’avaient enchantée,
Tante Emma, réjouie, se mit à le sucer.
Raimondo – 2016

Léon II
Tante Emma devisait alors avec sa nièce,
Gertrude aux jolis seins et aux très belles fesses.
Toutes deux, on le sait, s’adonnaient très souvent
A quelques fantaisies offrant de l’agrément.
Elles avaient maintes fois suçoté leur minou
Ou égaré leurs doigts dans quel qu’intime trou,
Et au rythme exaltant d’un tendre menuet,
Elles s’offraient à loisir caresses et bienfaits.
De plus, elles ne manquaient pas d’imagination
Pour pouvoir décliner nombreuses positions,
Que ce soit le galop du vaillant cavalier
Ou la biche aux abois piaffant dans les halliers,
L’étreinte du boa, le cancan du lézard
Ainsi que les assauts du trépident hussard.
Elles ne négligeaient pas sur une escarpolette
A jouer au froufrou de la bergeronnette
Et même un soir d’hiver, devant la cheminée
Se firent un tête-à-queue près de l’âtre enflammé.
Gertrude cependant, proposa ce jour là
De mieux agrémenter leurs très tendres ébats
Invitant aux loisirs son beau cousin Léon
Qui se révélait être un très joyeux luron.
Tante Emma en son temps l’avait dépucelé
Et depuis, ce neveu avait bien progressé :
Il était devenu au jeu de la levrette,
Et aux charivaris de la douce minette,
Un amant accompli qui savait contenter
Tous les petits trottins qui passaient à portée.
Tante Emma bien souvent aimait sur l’ottomane
Calmer la tyrannie de ses brûlantes flammes,
Et chaque fois Léon d’un rythme ravageur
Avait éteint le feu de ses folles ardeurs.
Gertrude également lui demandait parfois,
Quand ils se promenaient tous les deux dans les bois,
Un petit à-côté, et quelques gourmandises
Qu’il dispensait alors avec sa gaillardise ;
Et chaque fois Gertrude, de ses joyeux combats,
Ressortait apaisée et heureuse à la fois.

Aujourd’hui réunis en un coin retiré
Tous trois gouttèrent aux joies de l’amour en tiercé
C’était nouveau pour eux mais si divertissant
Qu’ils en tirèrent alors un plaisir évident,
En variant le ton, modifiant les figures,
Usant pour exulter diverses procédures,
Depuis le sphinx en rut, la folle tarentule
Jusqu’aux joyeusetés du coquin funambule.
Bref, ce fut flamboyant, magnifique à loisir,
Chacun en retirant un fabuleux plaisir.
Plusieurs fois Tante Emma cria sa volupté,
Gertrude quémanda d’autres félicités,
Et le vaillant Léon fit face aux appétits
Révélé en ce jour par ces femmes en furie,
Jusqu’au moment heureux où deux bouches voraces
Libérèrent un nectar qui jaillit dans l’espace.
Raimondo – 2016
Romain
Tante Emma disait-il, me ferez-vous l’offrande
De poser sur mon vit une bouche gourmande
Et de le dorloter avec cette passion
Que vous savez y mettre en toutes occasions.
Ainsi parlait Romain dont la bite dressée
Rêvait de gâterie pour pouvoir exulter.
Ce jour-là le neveu et la tante sublime
Avaient trouvé refuge en un recoin intime
Dans un petit salon où, sur une ottomane
Ils avaient allumé une amoureuse flamme.
Depuis longtemps déjà la belle Tante Emma,
Au sourire enjôleur, aux prodigieux appâts,
Songeait qu’avec Romain elle aimerait ourdir
Une intime liaison porteuse de plaisir.
Le neveu répondit aux avances coquines
Et à l’œil malicieux de l’ardente tantine,
C’est pourquoi en ce jour ils s’étaient retrouvés
Pour jouir des bienfaits de la lubricité.
Ils furent vite nus et se mirent en campagne
Afin de parvenir au pays de cocagne.
Après avoir goutté au frou-frou du dragon
Ils tentèrent les sauts du lapin polisson
Puis de fil en aiguille, on en vint à oser
Le vol du cormoran sous les palétuviers
Suivi du grand galop de l’onagre velu
Et le guili-guili au mignon trou du cul.
Que cela était bon ! Et tous ces jeux badins
Ces frôlements furtifs et ces touchers câlins
Toutes ces gâteries et toutes ces tendresses
Apportaient aux amants les plus folles ivresses
Et lorsque Tante Emma, suprême aménité,
Prit le sexe en sa bouche afin de le sucer,
Romain sentit venir ce frisson délirant
Prélude à la venue d’un foutre jaillissant.
Raimondo – 2016

Viviane 26

Posted in Oulibouf on juin 10th, 2018 by gerard – 2 Comments

26e épisode et CINQUIEME PARTIE

L’implacable destin vient parfois perturber le cours des évènements.
Les descendantes de la Viviane médiévale auraient pu perdurer au fil des siècles trouvant une lointaine parenté dans l’époque actuelle ; peut-être aurait-on pu trouver un lien entre cette lointaine aïeule et la Viviane issue de cette inconnue de Ladinhac qui lui donna le jour. Hélas le sort en a voulu autrement ; la jolie Viviane, fille de Matteo Rosselli n’a pas eu de descendance. Cloitrée chez les clarisses d’Assises, elle n’a pas, comme celles qui l’ont  précédée, connu ni les transports de l’amour ni le bonheur de l’enfantement. La belle histoire de nos Viviane se termine en la seconde moitié du XVIIe siècle dans la cité Ombrienne  où naquit un certain François.
Il ne reste à notre curiosité que cette Viviane vivant désormais à Toulouse et qui ce jour, a retrouvé avec plaisir, Marc, le fils du notaire, Maître Montillac. 

Chapitre1 : Conversations diverses 

–        Tu es toujours aussi bandante !
–        Et toi, tu manques toujours de romantisme lorsque tu fais un compliment à une femme.
–        Mais enfin, pourquoi dis-tu cela ? Touche  ce sexe qui s’érige  en te voyant,  n’est-il pas la preuve de l’effet bandant que tu lui procure ?
–        J’en conviens, mais enfin tu pourrais t’exprimer de façon plus élégante : dire tout simplement que tu me trouve jolie par exemple.
–        Oui. Mais sache que j’ai connu bien des  jolies filles qui n’étaient pas bandantes, avec lesquelles j’ai expulsé mon trop-plein d’énergie sans avoir l’envie folle de leur apporter un peu de joie, si tu vois ce que je veux dire.
–        Oui  je vois, je ne suis pas débile : tu me trouves toujours à ton goût et tu as envie de t’envoyer en l’air avec moi, me gratifiant de ces gentillesses qui autrefois nous ravissaient tant ; je dis bien « autrefois » car je te signale que cela fait trois mois que tu n’as pas donné signe de vie. Je suppose que tu n’avais pas besoin de moi et qu’un joli tendron a fait place à la Viviane peut-être trop mûre pour toi.
–        Là, tu es injuste. Sache que j’étais à l’étranger accompagnant un groupe musical avec lequel j’ai quelques projets d’avenir. Je suis impardonnable de ne t’en avoir pas avisée ;  tu me connais, il m’arrive parfois de me montrer négligent, mais crois-moi, tu n’as jamais quitté mon esprit. D’ailleurs, dès mon retour, donc depuis hier, je t’ai contactée aussitôt afin de te revoir.
–        Tu avais envie de quelques gâteries ?
–        Là, c’est toi qui deviens vulgaire. Oui j’avais envie de te revoir. Oui j’avais envie de faire l’amour avec toi, de te serrer dans mes bras, de t’aimer, tout simplement.
–        J’aime ces douces paroles. Tu sais parfois être romantique et cela fait du bien. Viens.
Et ils firent l’amour ; plusieurs fois.
–        Au cours de ces trois mois, tu n’as pas eu quelques tentations ?
–        Pour être honnête, quelques unes ; il faut bien que le corps exulte, comme l’a chanté le poète. Et toi ?
–        Aucune.
–        Par fidélité ?
–        Va savoir…
Et ils refirent l’amour ; plusieurs fois.
–        Je t’ai manqué ?
–        Disons que le soir, seule dans ma couchette,  ton absence s’est souvent fait ressentir…
–        Serais-je indiscret en te demandant comment tu as palier cette privation ?
–        Oui… 
Et ils s’endormirent jusqu’au petit matin. En catimini, Marc s’éclipsa assez tôt laissant un petit mot : « Au fait, ma sœur Dorothée aimerait te voir… »

***

–        Allo Dorothée ? C’est Viviane. Ton frère m’a dit que tu voulais me voir.
–        Oui. J’ai besoin de ton avis et de tes précieux conseils pour une affaire importante.
–        Tu veux que je passe à ton bureau.
–        Surtout pas ; à l’étude, il y a trop de va et vient et trop d’oreilles indiscrètes. Je propose qu’on se retrouve dans un petit restau.
–        Pourquoi pas. On va chez Angelo ?
–        Heu…oui.
–        Ou ailleurs si tu ne goûte pas la cuisine italienne.
–        Non je ne suis pas contre la cuisine italienne  mais je n’aime pas trop quand Angelo me passe la main dans le dos et la fait glisser jusqu’à mes fesses.
–        Ce n’est là qu’un geste d’amitié…
–        Que je n’apprécie pas toujours. Mais enfin, va pour Angelo.
Elles se retrouvèrent donc chez Angelo, qui bien sûr les accueillit d’une main on ne peut plus chaleureuse. 
–        Un saltimbocca à la romana
–        Une escalope milanaise ; sans oublier le pichet de lambrusco.
C’est en prenant le café après la dégustation du tiramisu que Dorothée fit part de ce qui la préoccupait.
–        Mon père souhaite que je me marie.
–        Je suppose qu’il tient comme tous les parents à voir ses enfants installés pour faire leur vie.
–        Il souhait surtout me laisser son Etude et partir à la retraite.
–        Et en quoi cela pose-t-il  problème ?
–        Parce qu’il veut, pour m’assister,  me faire épouser le fils d’un de ses amis notaires, un blanc-bec pas très affable doté d’un strabisme assez prononcé.
–        Oui effectivement, le candidat n’inspire pas, à priori, l’enthousiasme. Mais toi-même, tu dois bien avoir des amis dont tu te sens proche avec lesquels tu aimerais bâtir un avenir.
–        Bien sûr, et c’est là où les choses se compliquent. J’ai connu à la fac un être d’exception avec lequel se sont ourdis des liens d’amitié puis d’intimité qui ne se sont pas démentis au fil des années.
–        Alors où est le problème ?
–        Le personnage en question, cher à mon cœur, se nomme Jeanne et je doute que mon père puisse apprécier les liens intimes qui se sont tissés entre nous.
–        Je vois.
–        Non seulement Jeanne est en matière de Droit un puits de science, mais dans l’intimité j’ai ressenti avec elle d’intenses frissons que les hommes n’ont pas toujours été à même de me procurer
–        En d’autres termes, tu es devenue homosexuelle.
–        Je ne sais pas si je suis devenue homosexuelle ou lesbienne ou comme tu voudras, tout ce que je sais : j’aime, je suis amoureuse, Jeanne m’apporte tout ce qu’un cœur souhaite et tout ce qu’un corps peut désirer.
–        Et à par moi, n’as-tu pas eu l’occasion d’en parler avec d’autres, à ta mère par exemple ?
–        Elle est bien la dernière à qui j’en parlerais. Ma mère a passé sa vie à dépenser les revenus procurés par l’Etude notariale et à batifoler avec de multiples amants. Ses enfants ont été élevés par des bonnes et se sont instruits dans des internats pour bourgeois nantis. Ce n’est pas à toi que j’apprendrais ce qu’est la jeunesse d’un enfant privé d’une mère.
–        Ceci étant, j’ai pour toi la plus grande estime et je tiens à te le montrer en tentant une démarche auprès de ton père.
Les deux amies quittèrent le restaurant en tapotant les fesses d’Angelo, qui n’apprécia pas ce geste, somme toute réservé aux hommes,  mais  fit sourire quelques clientes qui le remarquèrent.

***

Toulouse.
Madame, nous vous confirmons votre rendez-vous avec le Dr Durand (Gynécologue), mardi prochain à 16h30 

*** 

–        Maitre, j’ai l’intention  de vendre mon commerce de lingerie et j’aimerais que votre Etude se charge d’assurer toutes les formalités de la transaction.
–        Cette vente laisserait-elle supposer votre départ vers d’autres lieux ?
–        Pas du tout. Je suis devenue toulousaine, la ville me ravit, je m’y suis fait des connaissances, des amis et ne cherche pas à m’en éloigner.
–        Je ne voudrais pas me montrer indiscret, mais puis-je alors  vous demander pourquoi abandonner ce commerce florissant qui vous procure de confortables revenus ?
–        Ceci ne concerne que moi. Sachez simplement que j’ai quelques projets et pour les réaliser j’ai besoin de capitaux.
–        Mais enfin, si les capitaux vous manquent, il vous est possible d’emprunter auprès des banques.
–        A un taux usuraire, vous ne l’ignorez pas.
–        A un taux que votre commerce  prospère couvrirait aisément.
–        N’insistez pas Maître. Ma décision de vendre est irrévocable, malgré les efforts que vous mettez à m’en dissuader.
–        Ma foi, je ne souhaite pas vous importuner, je me permets seulement, en ma qualité de juriste, de vous donner quelques conseils, en toute amitié.
–        Croyez bien que j’ai toujours apprécié ce que vous et votre fille  avez fait pour régler mes affaires pour le moins complexes. Et à propos de votre fille, je crois savoir que vous avez pour elle des projets matrimoniaux.
–        Vous en savez des choses ! Qui donc vous a fait part de ce projet ?
–        La principale intéressée, Dorothée, votre fille.
–        Je suppose qu’elle est venue se plaindre auprès de vous, ignorant mes efforts pour lui assurer un avenir confortable.
–        Elle ne méconnait pas la chance qu’elle a de prendre votre succession à l’Etude notariale, mais regrette de n’avoir pas son mot à dire au sujet d’une union qui ne répond pas à ses désirs.
–        Au diable les désirs ! Croyez-vous que j’ai épousé ma femme par plaisir ? Eh bien non ; mon père a mis dans mes bras une fille de notaire, assez jolie j’en conviens, porteuse de capitaux capables d’apporter à notre modeste Etude l’importance qu’une confortable dot pouvait lui procurer.
–         C’était un autre temps, les choses se réglaient ainsi autrefois ; aujourd’hui on ne résout  plus les problèmes financiers par des mariages. Et d’ailleurs, je ne sache pas à quels problèmes votre Etude est confrontée ?
–        Vous oubliez que Dorothée n’est pas la seule enfant de la famille ; il y a Marc et je veux régler ma succession tenant compte de mes deux enfants : Dorothée recevra l’Etude et Marc une somme d’argent. Je crois savoir qu’il veut monter un groupe musical et je souhaite lui fournir des capitaux afin de réaliser ce projet.
–         Et si j’ai bien compris, le godelureau aux yeux qui louchent devrait vous apporter les subsides nécessaires…
–        A la satisfaction de tous ; croyez-en mon expérience, quelle que soit l’époque, les affaires sont les affaires. Sachez que lorsque j’ai épousé la mère de Dorothée, je savais pertinemment qu’il s’agissait d’une union de convenance avec une fille bien connue dans les milieux bourgeois de la cité pour avoir une vie sexuelle assez débridée.
–        ……
–        Et pour dire le vrai, je ne suis par sûr que Marc soit génétiquement mon fils ; ce qui ne m’empêche pas de l’aimer, même si son caractère volage m’agace parfois.

***

Toulouse.
Madame, nous vous confirmons votre rendez-vous avec le Dr Durand (Gynécologue),  vendredi  prochain à 18h. 

***

–        Allo Marc, tu es libre ce soir ? J’ai envie de toi. Réponds-moi dès que tu recevras ce message.

***

Lausanne (Confédération helvétique)
Madame, nous vous confirmons votre rendez-vous avec l’un des Docteurs de notre Institut  mardi prochain à 10h.

Raimondo – A suivre

Raimondorama 30

Posted in Oulibouf on mai 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

Gertrude
Tante Emma, quelquefois, changeant ses habitudes
Acceptait les amours de la jolie Gertrude
Elles jouaient toutes deux à la lèche minette
Et au doigt sulfureux au fond des oubliettes.

Elles avaient pris ce pli, une nuit de juillet :
La pluie tombait à seau et l’orage tonnait ;
Après de très longs jours de chaleur étouffante
Se déclara soudain une nuit d’épouvante.
Jupiter courroucé avait en un instant
Fait jaillir dans le ciel des éclairs flamboyants.
Gertrude épouvantée s’en vint vers Tante Emma
Et tremblant de frayeur se jeta dans ses bras,
Cherchant le réconfort et un apaisement
Auprès d’une tantine au cœur compatissant.
Tante Emma réussit à la tranquilliser
Par des mots rassurants, des gestes d’amitié,
Telle une tendre main caressant ses cheveux
Ou la peau satinée d’un visage gracieux.
Et sans savoir pourquoi, elles sentirent bientôt
Une onde inattendue qui parcourait leur dos
Un frisson délicieux qui éveilla soudain
L’irrésistible envie de faire aller leurs mains
Sur les plus chauds recoins de leur intimité,
Sur leurs seins, leur minou ou leur gracieux fessier
Qui souhaitaient la venue d’une main caressante
Pour calmer les ardeurs de leur chair frémissante.
Lors, se mettant à nu, rejetant leurs atours,
Elles furent emportées par les feux de l’amour,
Et durant un long temps s’offrirent avec tendresse
Toutes les privautés de leurs folles caresses.

Et depuis ce soir là, variant ses habitudes,
Tante Emma, quelquefois, et la belle Gertrude,
S’amusent toutes deux à la lèche minette
Et au doigt sulfureux au fond des oubliettes.
Raimondo – 2016

Gertrude II
Tante Emma quelquefois, et sa nièce Gertrude,
Pour varier les plaisirs avaient pris l’habitude
De s’amuser un peu, se donner du bon temps,
Se faire frotti frotta avec beaucoup d’allant.
Certes, ces gâteries les privaient de quéquettes
Mais ces joyeusetés, toutes ces galipettes
Leur apportaient toujours des instants de délice
Qui ravissaient alors ces gentilles complices.
Elles avaient inventé pour ces moments choisis
Quelques jeux ravissants, de tendes griseries,
Apportant à leurs corps et la relaxation
Et le soulagement d’un sexe en éruption.
Elles aimaient les transports de la suce minette,
Le charme distrayant du téton en goguette,
Le plaisir savoureux d’un joli tête-à-queue
Accompagné alors du doigt aventureux,
Allant de ci de là dans les moindres recoins,
Se comportant toujours comme un joyeux lutin.
Et quand soudainement arrivait le plaisir
Lorsque s’accomplissaient enfin tous leurs désirs,
Très amoureusement serrées avec tendresse
Elles feulaient, emportées dans une folle ivresse.
Comblées, elles reposaient attendant la venue
Du feu envahissant leur intime vertu
Pour reprendre leurs jeux et ces joutes entre femmes
Capables d’allumer de délicieuses flammes.
Or, il advint qu’un jour, durant ces apartés,
Leurs cris un peu bruyants vinrent à alerter
Le petit Siméon trainant dans les parages
Qui s’étonna alors de ces clameurs sauvages ;
Il était innocent ce petit chérubin
Et ne connaissait pas tous ces bonheurs coquins,
Ne sachant même pas que pouvaient exister
De telles fantaisies et semblables équipées.

Il faut, même en amour, laisser le temps au temps,
Attendre que surviennent un savoureux moment
Ou Siméon, sans doute avec sa Tante Emma,
Connaitra à son tour ces succulents ébats.
Raimondo – 2016

Solitude 1

Tante Emma ce soir là, seule dans sa chambrette
Se trouvait déprimée et quelque peu seulette ;
Depuis quelques semaines elle n’avait point baisé
Et cette continence semblait fort lui peser.
Alors elle eut recours à des moyens factices
Afin de soulager ses ardeurs d’entrecuisse
Et d’une agile main sur son petit bouton
Commencèrent les jeux des circonvolutions.
Elle fantasma bientôt, songea spontanément
Aux tendres gâteries que firent ses amants.
Elle se remémora la langue caressante
De son cousin Albert et celle aussi pressante
De son neveu Gaston dont le doigt curieux
Ajoutait au suçon un parcours sinueux
Qui la faisait frémir et crier d’allégresse
Quand l’index furieux s’immisçait dans ses fesses.
Elle vécut en pensée les moments d’émotions
Que procura Hector titillant ses tétons
Et ceux que Mélanie apportait quelquefois
En flattant son minou qui sursautait de joie.
A la longue bientôt ces très belles pensées
Eurent sur Tante Emma le succès escompté
Et elle sentit venir une onde bienfaisante
Qui soulagea son corps de sa tension pesante.

Quand elle reprit son souffle, elle se dit que demain
Allant se promener, au détour d’un chemin,
Elle trouverait sans doute un très joli garçon
Auquel elle offrirait la moiteur de son con,
Afin de s’éviter les moyens frelatés
Et par trop contrefaits, pour pouvoir exulter.
Oui, elle se donnerait, quémandant des caresses
Sur ses seins, sur son sexe et sur ses rondes fesses ;
Elle prendrait en sa bouche un membre turgescent
Charmé de recevoir ce cadeau ravissant,
Bref, elle songeait alors que dès ce lendemain,
Elle allait retrouver un tout autre destin.

Mais hélas au matin quand elle fut éveillée
La jolie Tante Emma était indisposée…
Raimondo – 2016

Solitude 2
Quelquefois Tante Emma se trouvant trop seulette
Sacrifiait à l’attrait d’une bonne branlette.
Certes elle eut préféré une bite guerrière
Se lovant dans les plis de ses rondeurs fessières,
Ou la langue goulue titillant à loisir
Sur son petit minou, le bouton du plaisir.
Mais comme elle était seule, il lui fallait palier
Les pénibles moments de son corps esseulé,
Aussi ses petits doigts se firent fureteurs
Et allant ça et là, se montrèrent charmeurs
Afin de provoquer par ces touchers ardents
Un brin de volupté et de ravissement.
Elle ne rechignait point à ces jeux solitaires :
Elle y trouvait toujours un bonheur salutaire
Qui calmait les ardeurs de ses sens enfiévrés
Par l’orgasme furieux qui venait la calmer.
Quand elle avait vécu ce moment d’euphorie,
Que son corps en repos se trouvait assouvi,
Calme, enfin détendue et le sexe apaisé
Elle vivait en esprit des images passées
Que sa vie amoureuse avait gravées en elle,
Souvenirs délicieux de sa vie sexuelle.
Elle revoyait alors tous les gestes charmants
Prodigués autrefois par ses nombreux amants
Et elle se rappelait des instants de folie
Qui s’étaient déroulés tout au long de sa vie.
Elle songeait qu’aujourd’hui le beau Timoléon
N’était pas auprès d’elle pour lutiner son con
Comme il savait le faire avec tant de chaleur
Pour provoquer en elle un frisson de bonheur.
Et elle se souvenait que pour le remercier
Elle aimait caresser son sexe redressé
Puis le prendre en sa bouche ou soudain jaillissait
La sève de l’amour qu’alors il lui offrait.
L’esprit de Tante Emma bouillait de souvenir
Sa vie ayant été émaillée des plaisirs,
Et si, en ce jour d’hui elle se trouvait seulette
Elle savait que demain naitrait une autre fête,
Avec d’autres amants et d’autres corps frustrés
Quémandant un instant de bonheur partagé.
Raimondo – 2016

Albin
Tante Emma ce soir là, et Albin son neveu
Dans le jardin en fleurs se promenaient tous deux
Au ciel la lune pleine éclairait les sentiers
Dans lesquels tous les deux ils allaient musarder.
Soudain ils virent au ciel comme un trait lumineux
Qu’une filante étoile, dessinait dans les cieux,
Et chacun en esprit vint à imaginer
Un vœu, qu’il sied de faire en ces moments rêvés.
Ma Tante, dit Albin, oserais-je vous dire
Ce que vient de songer mon esprit en délire ?
Je ne veux surtout pas être présomptueux
En avouant ici la teneur de mon vœu,
Mais j’aimerais poser durant un court instant
Ma main sur la peau nue de votre beau séant.
Tante Emma répondit au souhait inattendu :
Vous aimeriez, mon cher, me peloter le cul !
Et sans perdre un instant Tante Emma souleva
Sa robe de satin et montra ses appâts.
Albin très longuement posa ses chaudes mains
Sur les belles rondeurs du gracieux popotin
Et il s’enhardit même jusqu’à y déposer
Ses deux lèvres goulues  pour un fervent baiser.

Albin était aux anges, pour la première fois,
Il avait les honneurs du beau fessier d’Emma.
Et c’est en ce moment de tendre privauté
Qu’il osa à la Tante, alors lui demander :

Ma chère Tante Emma quel vœu vint à l’esprit
Au vu du météore qui traversa la nuit ?

Tante Emma ne dit rien, mais une main coquine
Alla de son neveu lui dénuder la pine
Et d’une avide bouche avec célérité
Très amoureusement se mit à la sucer.
Raimondo – 2016

Jérémie
Tante Emma était bien connue dans la famille
Pour avoir initié les garçons et les filles
Aux doux jeux de l’amour, à la façon d’aimer
Et à tous les plaisirs qu’on en peut retirer.
Par un beau jour d’été, Jérémie son neveu
Baisa avec Emma dans un sentier herbeux.
Le temps était superbe, on était peu vêtu
Tant le soleil brûlait, tout là-haut dans la nue.
Tous deux se promenait dedans un vert bocage
En un coin isolé, à l’abri des feuillages
Et Jérémie soudain eut les yeux attirés
Par le bustier d’Emma largement échancré
Ma tante, lui dit-il, avec cette vêture
De vos très jolis seins on peut voir la courbure
Qui enchante mes yeux, et je le crois aussi
Provoque entre mes cuisses un effet inouï.
Que me dites-vous là, laissez-moi regarder ;
Je crois mon cher neveu qu’en ce jour vous bandez,
Et je pense qu’il faut, à cette occasion
Faire cesser aussitôt la folle  bandaison.
Jérémie n’était pas expert en la matière ;
Emma l’ayant compris fut très hospitalière
Et usant de finesse et de sagacité
Lui prit le sexe en main afin de le branler.
Il faut en convenir, un tel  geste charmant
Apporta, on s’en doute un émerveillement
A ce jeune puceau qui soudain  découvrit
L’effet qu’une branlette provoque sur un vit.
C’était un bon début, mais ces préliminaires
N’étaient en vérité que gestes secondaires
Et Tante Emma offrit après cet aparté
La très chaude moiteur de son intimité.
Raimondo – 2016

Raimondorama 29

Posted in Oulibouf on avril 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

Souvent femme varie
Elle disait souvent oui, quelquefois c’était non.
Tante Emma refusait parfois la séduction
D’un amant empressé, d’un neveu de passage
Dont les curieuses mains n’étaient pas toujours sages :
Celles qui s’égaraient sur son fessier pulpeux
Ou celles qui tâtaient ses deux seins plantureux.
Il arrivait ainsi, sans trop savoir pourquoi,
Qu’elle refuse ces jeux apportant de l’émoi.
Il se trouva qu’un soir, le charmant Honoré
Se heurta au refus de sa tante adoré ;
Il avait pourtant mis dans ses gestes affables
Toute la courtoisie dont il était capable,
La douceur et la grâce, et cette distinction,
Marque d’un être emplit de bonne éducation.
Tante Emma cependant n’était pas, ce jour là,
Prompte au batifolage ni à tous les ébats
Qu’elle aimait d’ordinaire et qu’elle recherchait
Pour la félicité que cela apportait.
Honoré fut navré d’essuyer un refus :
Cette attitude là le rendit tout confus
Et il se demanda pourquoi soudainement
Sa tante refusait quelques très chauds instants.
Pourtant, souventes fois, ils avaient tous les deux
Joué au va et vient du forban belliqueux,
Laissé errer leurs doigts dans les recoins secrets
Déclinant les accords d’un ardent menuet.
Ils avaient tout tenté : le vol du chat huant,
L’inversion du sujet, celui du complément,
L’air de la Traviata, et des trois mousquetaires
Et le grand lamento de la jolie bergère.
Ils avaient forniqué partout dans la maison :
A la cave, au grenier, dans le petit salon,
Et même quelquefois sur la mousse douillette.
Les chênes centenaires, les bouleaux frémissants
Avaient été témoins de leurs cris déchirants,
Et le joli ruisseau à l’onde susurrante
Apaisait les suées de leurs joutes galantes.

Honoré ne sut point le pourquoi du comment
Qui poussa Tante Emma à ce renoncement.
Peut-être faut-il dire comme le roi François
Cette phrase connue prononcée autrefois :

Souvent femme varie
Bien fol est qui s’y fie.
Raimondo – 2017

Première gâterie
Bien souvent Tante Emma, contait à ses neveux
Quelques beaux souvenirs d’un passé graveleux.
Toute jeunette encor, avec tous ses cousins,
Ils avaient découvert ces petits jeux coquins,
Recherchant les secrets de leur intimité
Que leurs curieuses mains aimaient à peloter.
Déjà, elle n’était pas avare de caresses,
Acceptant volontiers qu’on tripote ses fesses,
Et sa bouche goulue qui partait en goguette
Sur les vits un peu mous se faisait guillerette.
Tout cela était bon, et l’on se complaisait
A ces amusements qui lors les ravissaient.
Avec le temps qui passe, vinrent des changements,
Une pilosité parut soudainement
Et le buste d’Emma fut bientôt convoité
Par des doigts indiscrets venus le titiller.
On trouvait le bonheur dans ces récréations
Qui apportaient toujours grande satisfaction.
Plus tard se révélèrent d’autres façons d’agir
Pour pouvoir exulter et donner du plaisir ;
Et l’imagination qui n’était pas en reste
Permit de découvrir quelques belles caresses,
Des postures sublimes, des gestes singuliers,
Tel, le brame du cerf sous les micocouliers
Ou le turlututu du petit doigt frondeur
S’égarant ça et là en quelque profondeur.
Mais surtout Tante Emma conta avec passion
Ce merveilleux moment, au cours d’une succion,
Ou elle connut enfin l’ineffable bonheur
De sentir dans sa bouche une chaude liqueur.

Ce geste délicat fut bien sûr apprécié,
Par elle, évidemment, et un cousin gâté,
Dont elle ne révéla jamais l’identité…
Raimondo – 2017

L’inconnu 1
Tante Emma revêtue d’une robe légère
S’en allait promener au bord de la rivière.
On était en été, le temps était fort chaud,
Et elle se réfugiait souvent au bord de l’eau
Pour pouvoir échapper à la grande touffeur
Et trouver sous les saules un semblant de fraicheur.
L’endroit était désert, et Emma profitait
Du calme reposant qu’en ces lieux il régnait.
Ce jour là cependant, venu d’on ne sait où,
Un charmant damoiseau courant le guilledou,
Se trouva sur ses pas et fort élégamment
Fit d’une douce voix quelques beaux compliments :
Madame en vous voyant, il me plait d’admirer
Tous vos charmants appâts et toutes vos beautés,
La splendeur de vos traits, le lustre d’une peau,
Qui ce jour à mes yeux sont un réel cadeau.
Vous contemplant, madame, il me vient à l’esprit,
De coquines pensées attisant mes envies ;
S’il ne tenait qu’à moi j’irai poser mes mains
Sur les douces rondeurs de vos très jolis seins
Que j’aperçois ici dans un décolleté,
Avivant mes désirs et mes folles pensées.
Ne me repoussez pas, ne soyez point rebelle
A ce jeune amoureux qui vous trouve si belle
Et qui n’a qu’un désir, celui de caresser
Ces superbes joyaux qui me font tant rêver.

Tante Emma, il est vrai, fut soudain très émue
Entendant le babil de ce jeune inconnu ;
Elle n’osait dire oui, mais ne disait pas non,
Emue et envoûtée par la proposition.
Le bel adolescent était beau comme un dieu
C’était un Apollon aux très jolis yeux bleus
Et tous ses compliments créèrent chez Emma
Une folle passion qui lors la submergea ;
Elle ouvrit son bustier montra sans hésiter
Le spectacle charmeur de ses rotondités,
Laissant le séducteur les couvrir de caresses
Et de baisers mouillés donnés avec tendresse.
Longuement il goûta l’exquise friandise
Offertes à ses envies et sa convoitise.
A ce petit jeu là, Emma sentit monter
L’irrépressible envie d’être enfin pénétrée,
Et sur le vert gazon, sous un cornouiller nain,
On entama alors un délicieux festin.
En hors d’œuvre on goûta la branlette espagnole
Puis vinrent les entrés, les sucettes créoles,
Relevées d’un soupçon de la paume en goguette
Afin de rassasier les tendres coucougnettes,
Puis, pour varier les mets on souffla un moment
Dégustant les saveurs d’un petit trou normand.
Le plat fut merveilleux avec le missionnaire
Précédant l’arrivée d’un fabuleux dessert :
Une bonne levrette, succulent va et vient
Amenant les convives au plaisir vénérien.

Emma en frissonnant cria sa volupté
Et l’inconnu enfin était dépucelé.
Raimondo – 2017

L’inconnu 2
Légère et court vêtue en ce torride été
Emma se promenait sous des micocouliers
Recherchant la fraicheur et le moindre zéphyr
Qui, si léger soit-il, puisse la rafraichir.
Alors qu’elle approchait d’un gazouillant ruisseau
Elle eut soudain l’idée de pénétrer dans l’eau.
L’endroit était désert et sans hésitation
Elle ôta ses atours et ainsi que son jupon ;
Toute nue elle entra dans l’onde frémissante
Goûtant avec plaisir la fraicheur bienfaisante
Qu’apportait à son corps le flot mélodieux
Se frayant un chemin sur des rochers schisteux.
Elle ne se doutait point que parmi les roseaux
Un œil concupiscent contemplait le tableau :
Les jolis seins dressés, les fesses sculpturales,
Apportant du piment à cette pastorale.
Un homme jeune encor, tout rempli de vigueur,
Contemplait ces beautés faisant battre son cœur
Et chavirait son vit qui très soudainement
S’était mis à bander voyant ces agréments.
Il demeurait muet n’osant manifester
Sa présence en ce lieu qui eut pu effrayer
Cette femme admirable aux appâts plantureux,
Incapable qu’il fut de la quitter des yeux.

Mais la femme toujours, il faut bien l’avouer,
Possède un sens aigu qui lui fait deviner
La moindre anomalie, le plus petit écart
Et sentir la venue d’un bienheureux hasard ;
Elle sut qu’on la voyait et qu’on la contemplait,
Qu’un rodeur était là et très fort désirait

Son corps nu, ses appâts, toute sa blanche peau,
Et sa chair généreuse, très insigne joyau.
Elle se laissa toucher par cet adorateur,
Lui offrant de son corps une intime moiteur,
Ses splendides rondeurs, sa bouche entreprenante,
Ses généreuses mains qui se faisaient bandantes.
Ils s’aimèrent longtemps sur un tertre moussu
A l’ombre des troènes et d’un aulne feuillu.

Emma ne revit pas cet amant de passage
Qui laissa cependant quelques belles images
Dont son esprit longtemps ne pu se dessaisir
Tant elle avait goûté ces moments de plaisir.

Et en se revêtant, Tante Emma s’aperçut
Qu’un intime dessous alors n’y était plus ;
L’Inconnu avait pris, souvenir bienheureux,
Une blanche culotte, faite d’un lin soyeux.
Raimondo – 2017

Gertrude et Benjamin
Benjamin avait pris la fâcheuse habitude
De pincer le fessier de la belle Gertrude ;
Celle-ci acceptait quelques douces caresses
Mais elle détestait qu’on moleste ses fesses,
Au risque d’y laisser par ce geste incongru
Des bleus inélégants sur son beau petit cul.
Elle lui avait souvent fait quelques réflexions
Qu’il n’avait jamais prises en considération
Et lorsqu’il se trouvait derrière sa cousine
Sa main soudainement un peu trop libertine
Se montrait agressive envers le beau séant
Le tapotant d’abord, ensuite le pinçant.
Gertrude décida d’aller vers Tante Emma
Pour qu’elle raisonne un peu, ce faiseur de tracas ;
La belle Tante Emma était dans la famille
Arbitre des conflits entre garçons et filles
Et très souventes fois elle avait apaisé
Les heurts, les désaccords qu’elle pouvait constater.
Le calme revenait, et alors comme avant,
Cousines et cousins vivaient sereinement.
Benjamin, par Emma fut bien morigéné,
Il promit désormais de se bien comporter,
Mais il reprit bientôt ses gestes indélicats
Réclamant aussitôt un écho immédiat.
Tante Emma conseilla alors à ses parents
De punir vertement le jeune délinquant :
On le mit au collège, celui dit, de Clermont,
Ou il trouva d’ailleurs quelques bons compagnons,
Dont le grand Poquelin, qui deviendra Molière,
Et qui fit au théâtre une belle carrière.
Oui, mais dans ce collège, quelques hurluberlus
Avaient une tendance à tapoter les culs
Et même à les pincer, ce qui pour Benjamin
Ne constituait pas un attrait souverain.

Et les années passèrent ; et par un soir d’été,
Gertrude et son cousin tous deux se sont trouvés.
Ils avaient bien changés et très spontanément
Dans un coin retiré ils devinrent amants.
Benjamin mit à nu les douces et rondes fesses
Les couvrit de baisers et de maintes caresses :
Il voulait aujourd’hui abolir le passé,
Quand il était plus jeune et bien mal élevé ;
Il se montra très tendre et ses mains doucereuses
Furent toujours osées mais jamais belliqueuses.

Mais la femme varie, et Gertrude en ce jour
Avait d’autres envies, certes bien moins glamour,
Et aurait préféré être un peu molestée
Ne dédaignant jamais, une bonne fessée.
Raimondo – 2017

Damien
Tante Emma était nue et sur son canapé
Par son gentil neveu se laissait lutiner.
Il était jeune encor quand Emma lui apprit
Les premiers rudiments qui conviennent au déduit
Et Damien fort doué devint en peu de temps
On peut le dire ici, un merveilleux amant.
Tante Emma, très souvent, se faisant séductrice
Avec son œil coquin tout rempli de malice,
Attirait son neveu sur le moelleux sofa
Pour vivre des moments de luxurieux ébats.
Damien doucettement dégrafait un corsage
Afin de libérer des seins encor trop sages
Qu’il voulait éveiller par de tendres caresses
Afin de les mener vers une folle ivresse,
Titillant les tétons de ses doigts amoureux,
Les palpant doucement d’un geste affectueux.
Bientôt retentissait un faible halètement
Affirmant le succès de l’heureux traitement.
Tante Emma à son tour, de ses mains polissonnes
Usait de va et vient sur la bite mignonne
Qui prenait de l’ampleur et s’enflait fièrement
Prête à se faufiler dans le minou bouillant.
Mais ce jour-là Emma avait d’autres envies
Elle voulait aborder d’autres friponneries
Et l’heureux tête-à-queue qu’elle souhaitait accomplir
Fut, on se doute bien, admis avec plaisir,
Chacun trouvant ainsi en cette position
L’échange bienfaisant de douces sensations.
Tante Emma frissonna et Damien à son tour
Se libéra alors de sa sève d’amour.
Raimondo – 2017

Viviane 25

Posted in Oulibouf on avril 10th, 2018 by gerard – 2 Comments

25e épisode

Chapitre 5 : Florence

Ce matin là, à Florence en Toscane, dans l’atelier du maître Matteo Rosselli, l’un de ses plus talentueux élèves, Lorenzo, s’exerçait au pastel, à reproduire un visage de femme. Son modèle était une jeune adolescente de quelques 16 années, magnifique tanagra aux cheveux blonds, qu’il avait croisé dans les rues de la ville. Certes sa beauté l’avait incité à la choisir pour modèle, mais il avait en tête quelques idées polissonnes qui n’ayant rien à voir avec la peinture. C’est la raison pour laquelle il profita de cette heure matinale où l’atelier était désert pour y attirer la jolie Carolina.

En fait, ce matin là, il ne fut pas tellement question d’art pictural ; Lorenzo se montra très vite entreprenant et son modèle, après avoir montré une certaine réserve, ne dédaigna pas les chaudes caresses qu’il lui prodiguait avec douceur et se laissa entrainer dans la magie du batifolage. Ce fut d’abord un flirt, fait de baisers et de timides frôlements ; puis la réserve s’estompant, Lorenzo dénuda un magnifique buste que la jeune fille offrit sans retenue, sans la moindre pudeur, comme si elle souhaitait cette caresse qui ne lui était pas inconnue et qui, de toute évidence, semblait la satisfaire.

Bientôt ils furent nus et sur une ottomane qui trônait dans un coin de l’atelier, ils s’apprêtaient à une plus intime étreinte, lorsque surgit soudain, le maître de séant que l’on n’attendait pas aussi tôt,  Matteo Rosselli lui-même.

En cette année 1623, Matteo a atteint en matière de peinture baroque, la maturité de son art. Ses voyages auprès des peintres flamands ou romains, en a fait un artiste de notoriété, aux œuvres renommées par les florentin en général,  les Médicis en particulier, ainsi que diverses ville de Toscane. Il a d’ailleurs en commande une série de tableaux de femmes célèbres et justement a demandé à Lorenzo de lui présenter une ébauche de la légendaire reine Sémiramis.

Au vu de son élève préféré dans une tenue sans équivoque avec cette jeune fille, le maitre entra dans une violente fureur ; il n’admettait pas qu’on se conduise de la sorte en un lieu réservé à l’Art. Certes, il avait été dans sa jeunesse un chaud lapin et un  joyeux luron avec les modèles que l’on recrutait dans les ateliers ; aujourd’hui, à la  quarantaine, il ne dédaignait pas de courtiser quelques accortes  florentines, mais avait édicté pour son atelier quelques règles de bonne conduite, dont on ne devait pas déroger. Sans même lui laisser le temps de se rhabiller, il  chassa la jeune Carolina qui dut retrouver une tenue correcte, à l’extérieur, sous les quolibets de quelques passants, fort heureusement rares en ce lieu un peu à l’écart de la cité.

On oublia l’incident pour se remettre  au travail.  Tous les élèves s’attelèrent à la tâche afin de présenter au maitre le visage de la belle Sémiramis. Lorenzo, qui tenait à faire oublier son incartade, s’ingénia à trouver le modèle idéal qui puisse satisfaire l’œil expert du maitre.

Quelques jours plus tard, alors qu’il se promenait aux abords du Palazzo Vecchio, il fut abordé par une femme élégamment vêtue, et ce qui ne gâtait rien,  fort jolie. Elle s’adressa à lui dans la langue de Dante, impeccablement,  mais avec un soupçon d’accent qui laissait supposer qu’elle pouvait être étrangère.

  • Je crois savoir que vous travaillez dans l’atelier du peintre Matteo Rosselli.
  • J’ai effectivement l’honneur d’être l’un de ses élèves.
  • Alors je pense avoir trouvé l’homme providentiel capable de  m’introduire auprès du maitre que je connais de  réputation mais que je n’ai jamais eu le loisir de rencontrer.
  • C’est avec grand plaisir que je vous conduirai auprès de lui quand vous le souhaiterez.

Rendez-vous fut pris. La femme s’éloigna. Lorenzo la suivi des yeux durant un long moment. Lorsqu’elle eut disparu dans les venelles attenantes, il  regretta de n’avoir pas eu l’idée de l’accompagner. Après réflexion, il pensa que les choses étaient mieux ainsi ; elle n’aurait peut-être pas apprécié qu’il apprenne son lieu de résidence. Elle restait donc pour lui, la belle inconnue.

***

Quelques treize années auparavant, le 14 mai 1610,  le bon roi Henri IV succombait sous le couteau de Ravaillac. La Reine Marie de Médicis, native de Florence ayant entendu dire grand bien de Matteo Rosselli, commanda la réalisation de  quelques tableaux illustrant des scènes de la vie du feu roi son époux.  Cette nouvelle se répandit, ainsi que le nom de ce peintre jusqu’ici inconnu en France.

C’est cette époque que l’Abbesse de Montmartre Marie-Catherine de Beauvilliers eut l’occasion d’entendre le nom de Matteo Rosselli. C’est à cette époque donc, qu’elle songea à ce petit cadre de bois où figurait ce nom. Elle se rendit alors au palais du Louvre où résidait la Reine veuve, devenue régente du royaume durant la minorité du jeune Louis XIII, fils ainé du roi défunt.

Les deux femmes conversèrent longuement en privé, et l’Abbesse montra  à la Reine le petit cartel de bois dont elle était dépositaire. Elle narra les circonstances qui l’avaient mise en possession de cet objet et bien sûr de l’existence de la petite Viviane.

  • Et cette Viviane qu’est-elle devenue ? demanda la Reine
  • Ayant appris la mort de sa mère, peu après sa naissance, nous l’avons  élevée dans notre couvent, depuis huit ans déjà, dans l’espoir d’en faire peut-être, une nonne.
  • Pourquoi être venue me voir aujourd’hui  et qu’attendez-vous de moi désormais ?
  • Vous êtes la seule à connaitre ce Matteo dont j’ignorais jusqu’ici l’existence ; il serait bon de lui faire connaitre sa fille.

La Reine éclata d’un rire sonore.

  • Chère Abbesse vous êtes d’une incroyable naïveté. Croyez-vous que les hommes se soucient des bâtards qu’ils ont pu engendrer ça et là ? Croyez-moi, je suis bien placée pour connaitre leur façon d’agir dans ces circonstances.

Mais devant l’air déçu de Marie-Catherine, elle fit cependant  appeler l’une de ses dames d’honneur, Giovanna, native comme elle, de Florence.

***

Lorenzo retrouva   la belle inconnue sur le Ponte Vecchio, ce pont de pierre qui enjambe l’Arno, la rivière florentine, où des bijoutiers et des orfèvres ont installé leurs échoppes. Lorenzo voulant en savoir plus sur cette femme s’adressa à elle dès son arrivée.

  • Je suis très heureux de vous revoir, mais je ne sais, ni votre nom ni les raisons qui vous poussent à rencontrer mon maitre.
  • Cela aurait-il pour vous une importance ?

Lorenzo demeura coi devant cette réflexion, laconique mais somme toute très logique. La femme se rendant compte que sa réponse abrupte  avait pu le choquer, se montra plus avenante et déclara d’une voix douce, un tantinet charmeuse.

  • Sachez que je me nomme Giovanna, que je viens du royaume de France, où je vis. Quant aux raisons qui me poussent à voir Matteo Rosselli, c’est une longue histoire, que je vous raconterai peut-être un jour….

Si vous êtes sage, ajouta-t-elle en éclatant de rire.

Giovanna rencontra donc le Maitre et d’emblée, c’était pour la visiteuse la façon de se faire connaitre, lui montra la fameuse plaquette de bois, sur laquelle figurait son nom, et l’année 1602. Une vingtaine d’années déjà… Un temps suffisant pour que certains souvenirs s’estompent mais que d’autres  demeurent et Matteo se souvint soudain de cet amourette de jeunesse qu’il avait vécu à Paris à cette époque. Aujourd’hui, ce qu’il s’était ingénié à oublier, lui revenait par la présence de cette Giovanna, porteuse de ce petit cartel en bois marqué de faits qu’il avait voulu chasser de son esprit mais qui éclataient soudain.

  • Mais enfin qui êtes-vous ? Et que signifie cette plaquette où figure mon nom ?
  • Si vous acceptez de me suivre, vous connaitrez la suite d’une histoire ancienne qui débuta à Paris dans les débuts du siècle.

Ils quittèrent l’atelier et en chemin, Giovanna dévoila peu à peu des évènements auxquels il avait été mêlé.

  • Je me nomme Giovanna et je suis née à Florence, fille adultérine du Grand Duc François Marie de Toscane et d’une jolie chambrière œuvrant au Palais Pitti. Je suis donc la demi-sœur de Marie, la fille légitime qui est devenue Elle était mon aînée d’une dizaine d’années mais une certaine amitié s’étant  créée entre nous,  lorsqu’il fut question de la marier au roi Henri IV, je fis partie de la suite qui vint avec elle en France. »
  • J’entends bien, mais en quoi cela me concerne-t-il ?
  • J’y arrive. Au début du siècle, vous êtes venu à Paris où vous avez succombé au charme d’une certaine Viviane, et, peut-être ne le saviez-vous pas, une fille appelée Viviane comme sa maman est le fruit de cette belle aventure. Cette jeune fille, votre fille, a été élevée par ma mère, au Palais Pitti, à la demande de la Reine de France. De ce fait, elle a eu l’occasion de vous croiser dans la ville et aujourd’hui, elle désire avoir un entretien avec vous. »
  • ……..

Matteo demeura muet.

Certes il se souvenait de cette jolie Viviane ; il revoyait cette femme au corps splendide avec laquelle il avait vécu de savoureux moments. Il la savait   enceinte mais s’était malgré tout éloigné d’elle sans chercher à endosser une quelconque responsabilité. Aujourd’hui, le passé le rattrapait, venant lui demander des comptes ; pour une fois, il ne s’esquiva pas et accepta de voir cette jeune femme, fruit de ses amours de jeunesse.

***

Giovanna, comme promis, revit Lorenzo ; elle lui narrer la longue histoire de Matteo Rosselli, son maitre en peinture.  Elle lui apprit également, qu’après avoir longuement conversé avec ce père tombé du ciel, Viviane, pour s’éviter la  même mésaventure que sa pauvre maman, avait décidé d’entrer dans les ordres et qu’elle était sur le point de regagner le couvent des clarisses d’Assises.

Dans la modeste chambre de Lorenzo, où tous deux s’étaient retrouvés,  un lourd silence s’instaura  à la suite de cet émouvant récit ;  pour mettre un terme à ce calme pesant, voire  lancinant, Giovanna  entreprit de lui conter sa propre vie à la cour de France auprès de la reine Marie, sa demi-sœur, du roi Henri, le Vert galant qui n’hésitait pas à lutiner les jeunes filles  qu’il croisait dans les longs corridors du Palais du Louvre.  Elle fit allusion à quelques bonnes fortunes qui meublèrent sa vie amoureuse avec de sémillants mousquetaires, ces joyeux bretteurs qui  n’attiraient pas seulement les dames avec  la beauté de leur rutilant costume…

Cette femme ravissante fascinait Lorenzo ; timide, il n’osait se montrer audacieux malgré l’envie folle qui le tenaillait de la prendre dans ses bras, de goûter à ses lèvres purpurines et de sentir dans ses paumes les généreux seins qu’un élégant décolleté mettait en valeur.  Fort heureusement les femmes savent toujours se montrer conquérantes face à un amoureux effarouché, par  trop pusillanime ; Giovanna sans rien dire entreprit un lent déshabillage, prélude aux  moments d’intense volupté que Lorenzo apprécia. Jeune encore, manquant en vérité  d’expérience,  il fut émerveillé par les caresses que cette femme lui faisait découvrir. Ils s’aimèrent à plusieurs reprises et terminèrent leur nuit, amoureusement enlacés.

Au petit matin, Lorenzo admirant Giovanna, se dit qu’il avait enfin trouvé le modèle idéal pour représenter la Reine Sémiramis.

Fin de la quatrième partie.

Raimondo – A suivre

Raimondorama 28

Posted in Oulibouf on mars 20th, 2018 by gerard – 3 Comments

Casimir
Avant de devenir l’accorte Tante Emma,
Etant petit fille, elle aguichait déjà
Ses cousins qui alors se trouvaient auprès d’elle,
Faisant minauderies, jouant de la prunelle.
Elle ne refusait pas qu’une main indiscrète
Tâte son petit cul, soulevant sa jupette,
Et même quelquefois la petite effrontée
Allait chercher des vits, afin de les sucer ;
Ces gâteries, d’ailleurs, ravissaient les filous
Qui répondaient parfois lui léchant son minou.
Puis arriva le temps où l’enfant devient femme,
Où le corps prend des formes et avive les flammes
Des adultes coquins aux idées polissonnes,
Soucieux de posséder cette jolie mignonne.
Mais Emma prit son temps avant de succomber
Et garda sa vertu durant quelques années
N’acceptant de la part de tous ses courtisans
Que le geste furtif d’un bref effleurement.
Et ce fut Casimir, un oncle de passage
Qui, un jour de printemps lui prit son pucelage.
Beau comme un Adonis, semblable à Cupidon,
Il décocha sur elle sa flèche et son brandon ;
Il lui conta fleurette, usa de bienveillance
Et Emma succomba à tant de prévenance.
Elle offrit ses rondeurs aux doux attouchements,
S’ouvrit pour accueillir un sexe triomphant,
Se laissa emporter par d’exquis va et vient
Qui vinrent engendrer un plaisir souverain,
Ce bien-être nouveau qui fit d’elle une femme
Grace à la majesté d’une biroute en flamme.
Et c’est de ce jour là que l’espiègle friponne
Mena joyeuse vie de façon polissonne,
Elle eut nombreux amants et devint au déduit
Très grande connaisseuse et experte accomplie ;
Elle sut imaginer divers gestes plaisants
Tel le charivari du vizir ottoman
Ou l’essor effréné de la jolie quéquette
Qui frétille à loisir au cours d’une levrette,
Ainsi que le glouglou du joyeux bourguignon
Ou les vagissements du tendre moussaillon.

Elle ne revit jamais cet amant chaleureux
Qui l’avait initiée à des jeux merveilleux,
Mais au long de sa vie, quand venait le plaisir,
Nostalgique, elle songeait à l’oncle Casimir.
Raimondo – 2016

Casimir II
Tante Emma frissonna et cria le plaisir
Que lui avait donné son neveu Casimir.

Ce garçon avait mis toute son énergie
Pour montrer sa vigueur à sa tante chérie.
Il avait commencé par le vol du héron
Puis les coquineries du joyeux marmiton ;
Il savait que sa tante appréciait ces jeux là
Et pour cette raison il ne l’en privait pas.
Ce n’était qu’un début, simples préliminaires,
Qui appelaient, bien sûr d’autres façons de faire,
Et Casimir ayant de l’imagination
Il trouva, on s’en doute, bien d’autres positions.
C’est ainsi qu’il lui fit le youyou de la chouette
Suivit du grand écart et de la pirouette,
Et c’est précisément dans le roulé-boulé
Que Tante Emma soudain cria sa volupté.
Mon neveu vous avez, j’en conviens aisément,
Toutes les qualités d’un merveilleux amant
Et je viens d’éprouver avec délectation
Les très heureux effets de votre prestation.
Laissez-moi à mon tour, user de mes largesse
Pour répondre aux effets de vos tendres caresses :
Elles m’ont tourneboulée, mis le corps en émoi,
Je veux donc à mon tour vous mettre dans la joie.
Tante Emma, commença par la joute bretonne
Suivit du griseli de la fière nipponne ;
Sa bouche sans repos caressant tout le corps
De l’heureux Casimir frissonnant de transport.
Tous ces titillements, ces frôlements légers,
Ces lèvres allant venant sur un vit érigé,
Toutes ces gentillesses, tous ces soins délectables
Eurent finalement un succès ineffable :
Une sève d’amour jaillissant sur les seins
De Tante Emma ravie de ce cadeau divin.
Raimondo – 2016

Gontran
Le coquin de Gontran caressa en passant
De sa tante chérie le délicieux séant ;
Ce geste que d’aucuns trouverait incongru
Etait pour Tante Emma toujours le bienvenu ;
Elle ne refusait point qu’une main baladeuse
Vienne se promener sur ses fesses pulpeuses,
Et même quelquefois, soulevant ses atours,
Elle montrait simplement et sans faire de détours
Le charmant aperçu d’un joli cul râblé
Qu’en baissant sa culotte elle avait dénudé.
Lorsqu’il vit ces beautés Gontran n’hésita point,
Avec délicatesse il y posa les mains
Et il les caressa durant un long moment
A la très grande joie d’Emma, assurément.

Elle n’offrait pas toujours à ses adulateurs
La possibilité de flatter ses rondeurs,
Il arrivait souvent qu’elle vienne à fustiger
Un faquin qui manquait parfois d’aménité,
Un maraud, un fripon sans aucune tendresse
Manquant de prévenance et de délicatesse.
Mais ce jour, pour Gontran, elle se laissa flatter
Par cet adolescent affable et policé.
Prenant les choses mains, c’est bien façon de dire,
Elle branla doucement une bite en délire
Qui réagit bien vite à ce doux traitement
Et s’enfla aussitôt et démesurément.
Tante Emma constatant l’ampleur de ce joujou
Le glissa aussitôt dans son gentil minou
Et de longs va-et-vient apportèrent bientôt
Pour les deux combattant un fabuleux cadeau :
Le plaisir souverain qu’éprouvent les amants
Faisant guili-guili et du rentre dedans.
On n’en resta pas là, et l’on recommença
Avec plus de vigueur, le savoureux combat ;
Tante Emma se montra comme à l’accoutumée
Une femme intrépide au savoir affirmé
Et Gontran ne fut pas malgré son tout jeune âge
Compagnon maladroit dans ce batifolage ;
Il sut être vaillant, se montrer audacieux
Apportant à Emma un effet prodigieux
Cette kermesse là fut vraiment héroïque
Chacun en retirant une onde frénétique
Laissant les combattants quelque peu essoufflés
Par toutes les ardeurs qu’ils avaient endurées.
On marqua une pose remettant à plus tard
Le gentil tête-à-queue du conquérant paillard
Ainsi que les transports de l’émir en goguette
Ou le charivari du sybarite en fête.

Bref, ce fut ce jour-là pour Emma et Gontran
Il faut bien l’avouer un très heureux moment.
Raimondo – 2017

Chloé
Avec joie, Tante Emma se faisait masturber
Par les soins diligents de la belle Chloé,
Amie de longue date, connue durant l’enfance,
Séduisante lesbienne emplie de pétulance.
Tante Emma, on le sait, ne se refusait point
A goûter quelquefois aux plaisirs féminins :
Les caresses d’amour sur son petit minou
Que Chloé dispensait lui faisant un bien fou ;
Il n’y avait pas lieu de vouloir s’en passer
Et faute d’un amant aux appâts redressés
Ces petits à-côtés apportaient cependant
Un frisson de bonheur et de ravissement.
Ainsi donc ces amies, sur des draps de satin
Se donnaient du plaisir avec beaucoup d’entrain,
Variant les positions, tentant de nouveaux gestes
Capable de produire un plaisir manifeste.
Et c’est ainsi qu’après, l’étreinte du panda
Elles tentèrent l’envol du verdier de Cuba
Ainsi que le froufrou de la mouette rieuse
Et le turlutement de la buse joyeuse,
Toutes ces distractions diverses et variées
Qui vous mettent en joie et vous font exulter.
Parfois on s’arrêtait et l’imagination
Recherchait les chemins de nouveaux horizons
Pour que leurs jeux d’amour apportent plus de joie
A leurs corps désireux de varier leurs ébats.

Durant toute sa vie, Chloé resta fidèle
Aux élans de son corps pour les gentes gazelles.
Une fois cependant, se montrant généreuse,
Elle eut un simple geste et sa main besogneuse
Apporta le bonheur à ce soldat blessé
Près de fermer les yeux pour son éternité.
Raimondo – 2017

Célestin
Elle avait pris en main le vit de son neveu
Le branlant fermement d’un geste vigoureux
Et sous l’heureux effet de l’ardente caresse
Le gland rapidement montra sa hardiesse,
S’enflant soudainement et prêt à exploser
Grace aux soins d’une main qui l’avait excité.

Tante Emma je vous prie, modérez vos élans,
Agréables, il est vrai, mais qui en peu d’instants
Vont vite libérer la sève jaillissante
Mettant un point final à la fête galante.
Laissez-moi préférer ma chère tante aimée
Des gestes langoureux et bien plus tempérés.
Prenons le temps d’aimer, repoussons le moment
Où nos corps trembleront sous l’orgasme brûlant.

Célestin, mon neveu, je loue votre sagesse,
Vos propos sont vraiment d’une extrême justesse,
Et nous allons dès lors avec pondération
Donner à nos élans plus de modération.

Ils se firent bientôt en des gestes câlins
Tous ces petits cadeaux générés par les mains :
Ces tendres chatouillis sur les rotondités
Et ces titillements des intimes beautés.
Célestin tendrement avec tact et adresse
S’immisça dans les plis de deux mignonnes fesses,
Et fit aux mamelons tous les effleurements
Capables d’apporter un grand contentement.
Il ne négligea point ce bouton merveilleux
Caché dans le recoin d’un minou chaleureux,
Et ses doigts curieux allèrent fureter
Dedans l’antre suintant qui s’était embrasé.
Tante Emma prit plaisir en sa paume replète
A couver tendrement les rondes coucougnettes
Et sa bouche empressée fit un joli cadeau
En suçant tendrement ces aimables joyaux.
Longuement ils s’aimèrent en variant à loisir
De tendres positions qui les faisaient frémir,
Et du turlututu de la bergeronnette
On passa à l’envol de la jolie fauvette
Au va et vient furieux du rétiaire romain,
Et au trépignement du gentil baladin.

Jusqu’au moment heureux où tous deux enlacés
Ils furent envahis par la félicité.
Raimondo – 2017

Raimondorama 27

Posted in Oulibouf on février 20th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Un léger voile de nostalgie pour ce volet très éclectique des oeuvres du poète de Vincennes. Voici donc quatre petites pièces, deux en prose où notre ami fait sa propre introspection (toujours dans l’humour bien évidemment) et deux en vers. Comme dans l’une cette chère tante Emma n’est pas nommément désignée, je me suis permis de l’inclure ici. Par contre, je parlais de « nostalgie » car vous trouverez en premier le dernier des poèmes de Raimondo concernant « ceux de la Haute ». Ce fut une belle épopée, merci l’ami ! Place à partir du prochain mois à toutes les fredaines de tante Emma !

Les belles aventures du Baron
C’était un petit noble, il n’était que Baron
Mais il était connu dans toute la région
Pour sa belle prestance et son regard charmeur
Qui subjuguait les femmes et retournait leur cœur.
Elles appréciaient en lui son imagination
Son esprit d’entreprise et ses belles façons.

Il avait à quinze ans perdu son pucelage
Avec sa tante Olga, peut-être d’un autre âge,
Mais qui lui inculqua les premiers rudiments
De l’art du bien baiser avec tempérament
En usant de finesse ainsi que de doigté,
Un art qu’il assura avec dextérité.
Après la tante Olga, il connu la Comtesse
Une femme dodue aux opulentes fesses
Entre lesquelles, bien sûr, au cours d’une levrette
Il connu les plaisirs charmants de l’enculette ;
Il vécu des moments de folle exaltation
Caressant tendrement son tout petit bouton
Glissant un doigt curieux dans une intimité
Chaude, toujours avide et prête à s’enflammer.
Avec une Marquise, il tenta divers jeux
L’envol du balbuzard, celui du macareux,
L’intrépide parcours du hussard triomphant
Et la biche aux abois sous le chêne bruissant
Parfois, pour se changer, avec une soubrette,
Il mimait le cricri de la bergeronnette
Et il n’hésitait pas avec la chambrière
A tapoter son cul de façon familière
Ou bien à lutiner avec un tendre soin
Les contours généreux de ses opulents seins.
Mais le plus beau fleuron de toutes ses conquêtes
Celle qui le combla d’une façon parfaite
Ce fut une Duchesse, une veuve enfiévrée
Qui depuis fort longtemps se trouvait esseulée
Manquant de réconfort, dont le gentil minou
Attendait vainement qu’on titille son trou.
Son corps manquait d’amour et le Baron combla
L’absence de plaisir qui la minait parfois.
Ce fut une envolée, une joute guerrière
Que l’on renouvela en diverses manières
La duchesse cria si fort sa volupté
Qu’elle réveilla de nuit la domesticité
Et au petit matin, après quelques repos
Il se renouvela d’autres plaisirs nouveaux.

Et c’est de ce temps là que la belle Duchesse
Vint offrir au Baron son titre de noblesse.
Raimondo – 2016

La peste 

Mes recherches sur le Moyen Age, dont je suis fervent adepte m’ont permis de  retrouver cette anecdote d’antan.
En ce village la peste sévissait et chaque matin un tombereau passait de maison en maison pour emporter les corps des défunts de la nuit.
Ce matin-là, une pauvre veuve  héla l’employé pour qu’il prenne son époux qui venait de rendre l’âme. Mais cette femme habitait au bout du village et en arrivant à sa hauteur la carriole funèbre était déjà pleine à ras bord.
–         Je vous le prendrais demain, assura l’employé, aujourd’hui, la place me manque.
Malheureusement, le lendemain le nombre de morts était tel qu’il ne fut pas possible d’emporter le pauvre homme. Et cela dura plusieurs jours.
Alors, la veuve se fit pressante :
–         Il faut emmener ce corps qui commence à sentir, déclara-t-elle entre deux sanglots.
Le croque-mort manquant toujours de place, se montra accommodant.
–         C’est entendu, je prends le corps de votre mari, et à la place, je vous en laisse un, plus frais…

Sébastien
Mais enfin, Sébastien, qu’avez-vous aujourd’hui ?
Votre vit est bien mou et assez riquiqui ;
Vous, qui à l’ordinaire êtes si chaleureux
Vous êtes en ce jour d’hui pour le moins paresseux ;
Je vous fais cependant de tendres gâteries,
Mes mains ne chôment pas et ma bouche en folie
S’anime éperdument avec grande passion
Afin de provoquer une belle érection ;
Et malgré tout cela votre bite amollie
Ne prédispose pas à d’ardentes folies.
Vous recevant ce jour, j’imaginais déjà
Nos étreintes à venir, nos délirants ébats ;
Je nous voyais alors, suivant nos habitudes,
Atteignant les sommets de la béatitude,
Nous montrant belliqueux, osant d’ardents tournois,
Comme ceux des uhlans ou des bretteurs chinois.
J’imaginais bien sûr, nos trêves passagères
Afin de préparer d’autres joutes guerrières,
Et reprendre un combat toujours aussi vaillant,
Tel les preux chevaliers Olivier et Roland.
Croyez-le Sébastien, j’avais cela en tête
Et je me préparais pour une belle fête ;
Mais je ne trouve ici qu’un sexe bien flaccide
Laissant mon corps sans joie, et mon minou languide.

Sébastien ce jour là n’était guère dispos,
Il venait de quitter la coquine Margot
Une fieffée luronne, une dévergondée
Qui, durant un moment l’avait bien épuisé.
Raimondo – 2017

 

Voici les réflexions d’un psychologue au sujet de Raimondo.
Je ne sais quelle idée m’a traversé l’esprit en me substituant à un praticien et en rédigeant à sa place un rapport médical circonstancié.
En ce moment, le région subit un maussade climat qui limite mes sorties. Confiné dans mon 6e étage et comme il n’y a plus de Tour de France à la Télé, alors j’écris, des conneries certes, mais cela passe le temps.
Ciao. A plus. Raimondo _ 2017

Lettre du Dr X, psychiatre, envoyé à la rédaction de Giga Production.
Je reçois, à la demande de sa famille, un octogénaire assez fantasque qui se fait appeler RAIMONDO dans les colonnes de votre magnifique site.
Ce client que je reçois très régulièrement me parait être un cas très intéressant pour le praticien que je suis. J’ai pris connaissance de ses écrits : les aventures d’Emeline et Adalbert, celles de diverses héroïnes prénommées Viviane qui nous ont transportés dans les temps anciens avec un certain brio, faute d’un brio certain. On y conte les pittoresques aventures d’imaginaires personnages à la vie sexuelle débridée. Hommes ou femmes, rois ou reines, soubrettes, bourgeoises ou nobles dames, toutes et tous semblent destinés à se donner du bon temps, en d’autre termes à copuler allègrement. Outre ces aventures picaresques, Raimondo s’est lancé dans la poésie érotique : des vers de mirliton déroulent en alexandrins les chauds moments de la vie sexuelle des uns et des autres.
Le cas de ce client, ne me laisse aucun espoir, vu son grand âge, d’envisager une quelconque guérison, j’entends par là, le souci de faire de lui un écrivain policé, capable de narrer de belles histoires qui feraient rêver l’adolescente boutonneuse, la ménagère de cinquante ans voire la femme du troisième âge nostalgique de ses aventures passées. Impossible de lui voir rédiger en alexandrins ou en octosyllabes des poésies d’une autre envolée lyrique, rappelant les fiers poètes de notre belle littérature.
Toutefois, je ne peux m’empêcher de le faire remarquer, je dois avouer qu’il m’est souvent arrivé de sourire en prenant connaissance des folles aventures de nos lubriques comtesses ou des baronnes voluptueuses. Je ne veux pas non plus oublier la très coquine Tante Emma, dépuceleuse de neveux, consolatrice des affligés du sexe, rénovatrice du kamasoutra, qui devrait faire date dans l’évolution de la sexologie. Cela me permet de reconnaitre que ce Raimondo, apporte, et à la science et à la littérature, le souffle nouveau qui leur faisait encore défaut dans ce 21e siècle dont la rénovation ne semble pas inutile.
Monsieur le rédacteur en chef de Gigaproduction, je soumets à votre diligente attention l’avis que je porte sur cet écrivain. Raimondo nous abreuve de quelques drôleries qui ne sont pas inutiles en cette morose période que traverse notre pays ; aussi, vous conseillé-je de ne point vous départir de ce fantasque mais génial écrivaillon. Je pense même qu’il ne faut pas hésiter à divulguer intensément ses écrits afin, comme on le dit parfois, que nul n’ignore.
Docteur X
Psychiatre.

Je suis absolument d’accord ! Et je conclurais finement (Gérard):