Oulibouf

Raimondorama 44

Posted in Oulibouf on novembre 20th, 2019 by gerard – 1 Comment

Egaré dans les tréfonds de ma bécane, j’avais omis de publier cet exploit de tante Emma d’il y a deux ans. Je répare cet oubli en présentant mes excuses à Raimondo.

Souvenirs
On était en hiver et la neige tombait ;
Tante Emma au salon près de l’âtre, brodait :
C’était durant ce temps la seule occupation
Qu’on pouvait espérer pendant l’âpre saison.
Dedans la cheminée les bûches pétillaient
Et tout en travaillant Tante Emma contemplait
Les flammes qui créaient sur les murs tapissés
Des reflets lumineux qui la faisaient rêver.
Elle se mit à penser, comme elle faisait souvent,
A ces jeux sulfureux qui la ravissaient tant,
Ces caresses d’amour qui vous mènent soudain
Au monde merveilleux des plaisirs libertins.
Cessant sa broderie, ses mains inoccupées
Se glissèrent bientôt vers des recoins cachés :
Un minou esseulé, ou un téton brûlant
Attendant la venue d’un spasme bienfaisant.
Emma rêva alors aux amants d’autrefois
Qui dans l’adolescence lui apportaient la joie,
Ses amis ses cousins et ses oncles aussi
Qui trouvaient avec elle un brin de fantaisie.
Il y avait Hector, dont les mains baladeuses
Caressait tendrement ses rondeurs généreuses
Et qui s’aventuraient en dessous des jupons
Pour aller titiller son gentil petit con ;
Et Emma apprécia ces doux attouchements
Qui provoquèrent alors ses premiers agréments.
Elle laissa Emilien entrouvrir son bustier
Pour entrevoir ses seins et pour les caresser.
Bien sûr elle évoqua cet oncle de passage
Qui un soir de printemps lui prit son pucelage,
Ainsi que Mélanie, conseillère émérite
Qui lui montra comment il faut sucer les bites ;
Elles étaient toutes deux dans un coin retiré
Lorsque soudainement Germain vint à passer,
Et Mélanie lui fit une bonne succion
Pendant que ses menottes agitaient les roustons,
Aussi le lendemain, rencontrant Casimir
Emma œuvra ainsi pour lui donner plaisir.
Le grand oncle Fernand la monta en levrette
Accompagnée bientôt d’une belle enculette.
Elle avait donc appris entre quinze et seize ans,
Pour jouir en amour, les premiers rudiments.
Et comme elle ne manquait pas d’imagination
Elle songea à parfaire diverses positions :
L’étreinte du panda, la fougue du dauphin
Ainsi que le galop de l’onagre abyssin,
Et il est attesté dans quelques vieux ouvrages
Qu’Emma imagina l’art du déshabillage,
Ce spectacle apprécié par ses cousins heureux
Découvrant des appâts dénudés peu à peu.

Ces images lui vinrent en faisant naitre alors
L’orgasme bienfaisant qui soulagea son corps.
Raimondo – 2017

Simon
Tante Emma et Simon qui s’étaient rencontrés
Se promenaient tous deux sous les vertes ramées.
L’air était suffocant, l’orage menaçait,
Et nos deux promeneurs, qui bien sûr le craignaient,
Afin de s’abriter trouvèrent en chemin
Le refuge espéré, en une grange à foin,
Et sur l’herbe séchée, cette natte moelleuse,
Il leur vint des idées quelque peu crapuleuses.
Tante Emma dégrafa son bustier de satin
Offrant à son neveu ses magnifiques seins
Que Simon caressa d’une main empressée
Baisant avec ferveur les tétons érigés.
Agréable début, prélude chaleureux
A d’autres griseries, d’autres jeux amoureux.
Tante Emma releva son jupon de pilou
Dénudant les secrets de son gracieux minou,
A la pilosité douce comme la soie
Et prêt à entonner le menuet du roi.
En voyant ce joyau, le neveu ébahi
Caressa tendrement le sexe épanoui
Tout suintant de cyprine et le petit bouton
Réclamant la venue d’un petit doigt fripon
Dont le doux va et vient allait en un instant
Provoquer on s’en doute un grand chambardement.
Et alors que le ciel était chargé d’éclairs,
Et que retentissait les échos du tonnerre,
Que la pluie tombait dru sur le chaume du toit
Tante Emma et Simon s’en donnaient à cœur joie,
Et comme dans l’azur tous deux vivaient alors
L’orage impétueux qui agitait leurs corps.
Cette joute d’amour sur le foin odorant,
Ce délicieux combat mené tambour battant
Fait de maintes figures, de gestes glamoureux,
Telles les coquineries du ouistiti joyeux,
Ou le doux feulement de la jeune panthère
Leur fit atteindre alors les rives de Cythère.
Raimondo – 2019

Antonin
Antonin reposait. Avec la Tante Emma
Tous deux avaient vécu de délirants ébats.

Tante Emma avait pris dans sa main caressante
Une bite avachie et encore indolente,
Et par l’heureux effet, de ce doux frôlement
Le membre s’éveilla et devint flamboyant.
A son tour, le neveu, soulevant les dessous
De la tante chérie mignota son minou.
Tout commença ainsi, des élans glamoureux
Qui donnèrent le branle à des jeux savoureux.
Emma se dévêtit offrant à Antonin
La splendide beauté de son corps vénusien,
Son buste généreux, ses fesses plantureuses
Qui firent le bonheur de ses mains fureteuses.
Longuement il palpa ces galbes avenants
Titillant les tétons de ses doigts envoutants
Effleurant à loisir les cuisses fuselées,
Blanches comme la nacre, à la peau satinée.
Ils éveillèrent ainsi par ces minauderies
La fièvre dans leur corps et la très grande envie
De trouver d’autres gestes et d’autres positions
Afin de s’enflammer au feu de la passion.
Alors on s’élança dans une chevauchée
Et les sens en furie se mirent à vibrer :
Du joyeux tête-à-queue à la douce levrette
Du fougueux soubresaut de l’écuyer Helvète
Suivi du doigt coquin s’égarant ça et là
Tout fut alors tenté aux cours de leurs ébats.
Cela fut délicieux, et comme à l’habitude
Le combat fut torride et l’empoignade rude ;
Ils prirent tout leur temps avant que d’exulter
Et parvenir enfin à la félicité,
Aussi quand le plaisir soudain se produisit
Ils clamèrent leur joie en poussant de grands cris.
Raimondo – 2019

Gertrude III

Gertrude ce jour-là passa voir Tante Emma ;
Elles ne s’étaient point vues depuis longtemps déjà
Et c’est avec plaisir, quand venait l’occasion
De trouver un moment pour la conversation.
Bien souvent cependant au lieu de papoter
Elles aimaient tendrement pouvoir se cajoler
Se faire des mamours et user de tendresse
En parcourant leurs corps de ferventes caresses.
Tante Emma prisait fort qu’une avenante main
S’en vienne se poser sur ses deux jolis seins
Et délicatement qu’un délicieux doigté
Mignote ses tétons avec suavité
A ce jeu là Gertrude avec plein de douceur
Apportait à ces membres un frisson de bonheur.
Tante Emma, à son tour, de sa main chaleureuse
S’égarait dans les plis d’une toison pileuse
Apportant au minou de la nièce mignonne
L’attouchement exquis d’une dextre friponne.
Comme elles étaient heureuses et comme longuement
Elles passaient toutes deux de savoureux moments ;
Que ce soit au salon, sur les draps de satin,
Dans des recoins secrets à l’écart des témoins,
Ces femmes échangeaient les gestes passionnés
Les menant peu à peu vers la félicité.
Et ce jour là, ce fut sur un douillet sofa
Qu’un heureux tête-à-queue enflamma leurs ébats
Et provoqua alors la délirante ivresse
Causée par les effets de leurs tendres caresses.
Côte à côte lovées, elles aimaient se blottir
Savourant la torpeur qui succède au plaisir,
Songeant à d’autres jeux et à d’autres émois
Qu’elles vivraient toutes deux une prochaine fois.
Raimondo – 2019

Racconti della settimana 01

Posted in Oulibouf on novembre 10th, 2019 by gerard – 1 Comment

             Je savais que l’ami Raimondo ne me laisserait pas tomber. Et voilà qu’il annonce sept nouvelles regroupées comme les « Contes de la semaine », mais comme c’est déjà fait, il nous propose d’italianiser le tout pour éviter des confusions. Bienvenue donc à ces courts récits pleins de malice et de paillardise, mais aussi, il faut être objectif, bourrés d’un talent d’écriture certain. Mille grazie Raimondo !

             Je rappelle au passage que les images, qui accompagnent chaque conte, n’ont aucun rapport avec icelui. Il s’agit juste d’apporter une illustration pour écouler mes réserves. 

LUNEDI

             Pour la quatrième fois Marinette eut un orgasme.
Les deux premiers avaient été provoqués coup sur coup, par son amant, le troisième, après un instant de repos, au cours d’un mémorable tête-à-queue. Alors que l’homme s’était endormi profondément, elle songea, afin de trouver le sommeil aux bonnes fortunes de sa vie amoureuse tandis que son doigt coquin caressait son petit bouton d’amour, provoquant le quatrième.
Cette façon de faire était assez courante chez elle, mais il lui arrivait parfois d’aller plus loin, avec grand plaisir, lorsqu’elle avait à faire à un amant plus pugnace, qui savait multiplier les exploits. On ajoutait alors une petite chevauchée d’Andromaque ou une levrette et, rarement cependant, la petite brouette.

***

              Issue d’une modeste famille, où l’on tirait très souvent le diable par la queue, cela donna à Marinette quelques idées et se dit-elle, tirer pour tirer autant que ce soit quelque chose d’avantageux. Il n’était question pour elle de devenir une professionnelle de l’amour mais de savoir profiter des bonnes occasions qui pourrait se présenter ; et elle avait à ce sujet d’excellents atouts en main : elle était jolie ; la nature l’avait dotée d’un corps fait en grâce, aux rondeurs harmonieuses, au sourire à la fois charmeur ou railleur suivant les circonstances. Elle avait tout pour attirer la convoitise des mâles.
Elle était vierge mais il lui fut facile de palier cet inconvénient. Recrutée dans une parfumerie, elle s’y montra excellente conseillère auprès d’une riche clientèle de tous sexes. Elle jeta alors son dévolu sur un ravissant quadragénaire qui ne lésinait pas sur les tarifs prohibitifs des produits de beauté. Client assidu, il lui fit quelques avances qu’il était temps de ne pas refuser. Et c’est ainsi qu’elle perdit sa virginité mais gagna en connaissances sur quelques rudiments de la vie sexuelle.
Elle eut dès lors des partenaires qui ne la payaient pas mais lui offrait un train de vie confortable : vêtements de luxe, repas dans des restaurants renommés, quelques voyages à l’étranger. Elle découvrit le luxe de la vie des gens aisés mais aussi les travers de ces débauchés pensant que tout leur est permis avec ces femmes qu’ils courtisent . Elle sut s’accommoder des travers des uns et des autres, savoura l’enthousiasme juvénile, se régala de l’expérience de l’homme mûr, se plia aux exigences des anciens, sut donc offrir à ses amants ce que l’on attend d’une femme aux charmes rémunérés. Elle connu également l’affront d’être supplantée par un tendron qui venait mettre fin à la lassitude d’une liaison ; elle se laissa tenter par une expérience lesbienne, non par réelle appétence mais par curiosité. Yvette, initiatrice en la matière, l’entraîna aussi vers d’autres contrées : le triolisme.

             Les deux amies se retrouvaient souvent dans le bel appartement d’Yvette. Suivant leurs envies elles papotaient entre femmes, de tout et de rien, ou se faisaient quelques tendres gracieusetés. Au cours d’une de ces visites Marinette fit la connaissance d’un vague parent qu’Yvette hébergeait, durant ses séjours pour affaire en la capitale. Ce beau trentenaire avait tout pour subjuguer les femmes et ce soir là il se montra particulièrement prévenant avec Marinette. De prévenant, il devint caressant, puis envahissant, et ses mains partirent à la découverte d’une intime peau douce, de rondeurs attirantes cachées sous les replis de sa robe. Puis ce fut le baiser enflammé, laissant augurer d’autres initiatives. Yvette s’éclipsa un long moment les laissant à leur intimité. Quand elle revint, elle était nue et a son tour prit part à la fête. Marinette fut quelque peu étonnée de la tournure des évènements, puis se rendant compte que cela n’était pas désagréable elle participa sans réserve à ce maelstrom amoureux au cours duquel chacun eut à cœur d’apporter à ses partenaires la délicieuse allégresse de la jouissance.
Marinette ne sut jamais que cet intermède avait été soigneusement ourdi par son amie…

***

             Elle ne pouvait prétendre à devenir comme ces courtisanes de la belle époque largement entretenues car la mode n’était plus à ce type de relation. Elle songea cependant à l’avenir et l’idée du mariage l’effleura. Bien sûr, il ne s’agissait pas pour elle de fonder une famille, de créer une descendance ; non, elle souhaitait bénéficier de façon officielle des avantages d’une union maritale Le destin se fit généreux : elle rencontra un vieux célibataire. L’homme avait presque l’âge d’être son grand père, il devint son époux, elle devint officiellement son héritière.
Quand elle le connu il avait encore un peu de ressort, il lui procura quelques gentils frissons, mais avec le temps, les joies du lit se firent plus rares et pour Marinette l’ennui et le manque se firent sentir. Elle prit des amants ; comme le dit le poète : « il faut bien que le corps exulte ». Elle sut mener les choses avec discrétion et trouver pour ses escapades de sérieux alibis. Elle resta d’ailleurs prévenante pour cet époux à qui elle continuait à montrer une certaine tendresse. De façade, il est vrai.
L’hiver ayant été rigoureux, les maladies de toutes sortes apparurent. Le pauvre Papy fut frappé par une mauvaise grippe (D’ailleurs, y en a-t-il de bonnes ?) à laquelle succéda une pneumonie, puis une pleurésie ; ses jours étaient en danger. Marinette fit appel a une infirmière qui assura les soins de façon constante et avec l’abnégation de ces soignantes qui se dévouent sans compter jusqu’au dernier souffle de leur patient.
Les funérailles furent grandioses, comme on savait les faire à l’époque : un corbillard tiré par deux chevaux caparaçonnés, portait le cercueil de chêne aux poignées d’argent. La veuve, tout de noir vêtue, cachant sa peine sous un long voile de crêpe tenu par un large chapeau menait le convoi, derrière un suisse hallebarde à l’épaule.

Quelques jours plus tard, le notaire convoqua Marinette pour l’ouverture du testament : le dernier en date, comme le stipule la législation. Un document olographe précisait que le défunt, à défaut de descendant et sans parents proches, léguait tous ses biens à celle qui lui avait montré tant de sollicitude durant ses derniers jours et qui l’avait charitablement veillé durant sa maladie : son infirmière.

Raimondo – 2019

 

Raimondorama 43

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2019 by gerard – 1 Comment

Tante Agathe
Tante Emma, on le sait, avait des seins pulpeux
Qui faisait le bonheur de tous ses amoureux.
Ses cousins, ses neveux ainsi que ses amis,
Entre ces deux joyaux avaient glissé leur vit
Et Emma toujours prête à donner du plaisir
Répondait volontiers à leurs fervents désirs,
Car le doux va et vient de ses globes mammaires
Avait évidemment un effet incendiaire.
La chose était connue, et les femmes souvent
Venaient lui demander des éclaircissements
Sur la façon de faire semblable gâterie
Qu’elles souhaitaient, à leur tour, offrir à leurs maris.
Emma les conseillait, et avec du talent
Exposait le pourquoi ainsi que le comment.
Hors il advint qu’un jour la jolie tante Agathe
Ayant de très beaux yeux mais la poitrine plate,
S’en vint auprès d’Emma, qui alors constata
Que telle platitude empêchait ces ébats.
Oui mais au demeurant, elle avait par ailleurs,
Ce qu’Emma remarqua, un joli postérieur,
Bien rond, bien modelé, dont la courbe attrayante
Permettait d’espérer des distractions plaisantes.
Elle lui apprit ainsi, qu’on peut sans hésiter
Lorsque l’on fait l’amour, parfois se retourner.
Lors, très souventes fois, Agathe se tourna
Offrant à son mari ses délicieux appâts ;
Et c’est dans la chaleur d’un beau sillon fessier
Qu’avec un grand plaisir il put se délecter.
Raimondo – 2019

Germain II
Tante Emma était nue sur ses draps de satin,
Elle avait fait l’amour avec le beau Germain,
Son neveu préféré dont la bite fouineuse
Savait à l’occasion se montrer orgueilleuse.
Tante Emma éprouvait dans leur intimité
Ce que d’autres parfois ne pouvaient apporter,
Car cet amant divin aux subtiles manières
Avec maestria la menait à Cythère,
Variant les positions et les menus plaisirs,
Afin de contenter tous ses moindres désirs.
Avec délicatesse, il savait cajoler
Les deux seins généreux qu’il avait dénudés
Et sa bouche brûlante happait avec passion
Les brunes aréoles et leurs charmants tétons.
Doucettement ses mains allant à l’aventure,
Soulevant son jupon à la fine guipure
Et allaient musarder vers l’antre de l’amour
Pour éveiller du doigt l’exquis bouton glamour.
On abordait alors, après ces préambules,
Le vol du scarabée ou de la libellule,
Le combat des troyens, celui des janissaires
Et le charivari du glorieux légionnaire ;
On ne négligeait pas pour cette belle fête
Le brûlant tête- à-queue, ainsi que la levrette
Le frou-frou espagnol, le petit doigt coquin
Qui dans le bas du dos recherche son chemin.
On s’arrêtait parfois, entre deux galipettes
Pour mieux se préparer à d’autres pirouettes
Jusqu’au moment choisi ou tous deux enlacés,
L’orgasme trépident venait les emporter.

Ils avaient exulté. Tante Emma de sa main
S’offrit à réveiller un vit encor éteint
Et le doux va et vient de sa tendre menotte
Ranima peu à peu cette bite pâlotte
Qui s’enfla tout coup provocant aussitôt
Toutes les conditions pour un nouvel assaut ;
Et une fois encor avec délectation,
On s’en vint à franchir alors le Rubicon.

Tante Emma était nue sur ses draps de satin,
Elle avait fait l’amour avec le beau Germain,
Et avant de dormir, de sa bouche câline,
Elle baisa tendrement cette gracieuse pine.
Raimondo – 2019

Joyeux quadrille
Tante Emma suçait Paul pendant que Sidonie
Masturbait tendrement son cousin Jérémie.

C’est en se promenant tout au fond du verger
Qu’ils eurent tout à coup cette très bonne idée,
De prendre du bon temps, et sur le vert gazon
De faire quelques folies dessous les frondaisons.
Très lentement Emma, dégrafa son pourpoint
Offrant à ses neveux ses voluptueux seins ;
Sidonie fit de même et très rapidement
On se précipita sur ces joyaux charmants,
Ces globes généreux qui attiraient les mains
Titillant tendrement les délicieux tétins.
Ces délicats touchers ces douces attentions
Mirent le feu aux poudres et firent explosion ;
Et ce fut le délire, l’assaut de volupté,
Le combat délicieux des amants empressés.
On se fit des baisers, de subtiles caresses
Créant de l’euphorie et une folle ivresse ;
On laissa divaguer les mains sur les peaux nues,
Tante Emma enseigna des gestes méconnus
Comme l’effleurement du petit doigt frondeur
Ou le doux chatouillis du vit envahisseur,
On flatta les minous, pelota les roupettes,
On sut avec plaisir pousser la chansonnette,
On gouta aux assauts de la belle espagnole
Ainsi qu’aux pitreries de la louve frivole.
On alla doucement en prenant tout son temps
Pour composer enfin le grand contentement :

Tante Emma suça Paul pendant que Sidonie
Masturbait tendrement son cousin Jérémie.
Raimondo – 2019

Emma la rêveuse
Emma ne dormait point mais elle rêvassait.

Elle avait cinquante ans ; comme le temps passait !
Malgré ce demi-siècle elle se sentait toujours
Apte aux douces folies et prête à faire l’amour.
Ses neveux, ses amis la trouvaient toujours belle
Avec sa peau nacrée, son corps de jouvencelle,
Ses appâts délicieux attirant les caresses
Sur ses seins ravissants et ses splendides fesses
Qu’elle offrait à tout va sans jamais rechigner
A tous ces amoureux souhaitant les honorer.
Ses mains restaient actives, ses lèvres également
Qui savaient réveiller les sexes indolents,
Quant à ses doigts frondeurs et toujours guillerets
Ils allaient et venaient vers les recoins secrets
Caressant tendrement d’un sublime toucher
Le sillon frémissant qui était à portée.
Elle avait maintes fois avec le beau Fernand
Mimé les pitreries du tapissier persan
Puis sans se faire prier se mettant en levrette
On partait au galop du cavalier helvète,
Et lorsque le plaisir la submergeait enfin
Elle chantait le grand air de l’émir abyssin.
A l’oncle Jérémie qui n’était plus fringant
Elle offrit la douceur de ses seins opulents
Qu’il cajola alors, de ses mains caressantes
Titillant les tétons d’une bouche gourmande.
Elle chevaucha Armand comme fit à Ithaque
Au glorieux Hector l’intrépide Andromaque
Et se montra aimable avec sa chambrière
La menant un instant aux rives de Cythère.
Ainsi songeait Emma, attendant que Morphée
Vers le pays des rêves s’en vienne la porter,
Souhaitant longtemps encor, offrir sa frénésie
Et donner du bonheur à ses petits amis.
Comme elle rêvassait, ses mains soudainement
Voguèrent en direction de son minou charmant
Produisant tout à coup un frisson sans pareil
Qui la plongea alors en un profond sommeil,
Durant lequel sans doute, vinrent la visiter,
Tous les nombreux amants qu’elle avait rencontrés.
Raimondo – 2019

Raimondorama 42

Posted in Oulibouf on septembre 20th, 2019 by gerard – 2 Comments

Qui pourrait se passer en 2019 des fredaines de cette brave tante Emma ? Non, mais c’est vrai quoi, la question est même à l’ordre du jour à l’Académie Française !

Célestin
Le petit doigt curieux du gentil Célestin
Errait dans le sillon de deux très jolis seins,
Ceux que la Tante Emma laissait voir et toucher
A ses jeunes neveux aimant les honorer.
Célestin attiré par ces rondeurs exquises
Avait glissé sa main pleine de convoitise
Vers ces globes pulpeux qu’il souhait dénuder
Afin d’y déposer ses lèvres empressées.
Tante Emma ne refusant pas cette attention
Ouvrit très largement sa robe de coton
Afin de mettre à nu les charmantes beautés
Aux brunes aréoles et aux tétons dressés.
Célestin tout ému découvrant ces merveilles
Soudainement saisi d’une joie sans pareille
Prit en main ces joyaux et amoureusement
Très fort les étreignit avec ravissement.
Tante Emma s’enflamma à la tendre caresse,
Son sexe ressentit une très folle ivresse :
Elle ôta ses atours et sur un canapé
Elle offrit son corps nu au neveu chaviré
Qui découvrait ainsi pour la première fois
Cette splendide femme aux séduisants appâts.
Il resta médusé durant un court moment
Puis petit à petit se montra conquérant,
Ses mains firent merveille et la peau satinée
Fut l’objet de caresses et de fervents baisers.
Sur le bouton d’amour il musarda longtemps
Afin de provoquer par de doux frôlements
L’orgasme délicieux, ce souverain, plaisir
Qui réchauffe les cœurs et qui vous fait frémir.
En gémissant, Emma cria sa volupté
Puis prenant en sa main le vit énamouré,
A son tour elle offrit par de lents va et vient
Les bienheureux effets du plaisir vénérien.
Raimondo – 2019

L’oncle Léon
Tante Emma frémissait. Le grand oncle Léon,
Bien que d’âge avancé étant resté fripon
Il avait en ce jour jeté son dévolu
Sur sa nièce chérie et sur son joli cul.
Emma ne boudait points les envies du tonton
Acceptant qu’il passât la main sous son jupon
Et que ses doigts coquins s’en viennent à explorer
Tous les recoins secrets qui étaient à portée.
C’est ainsi qu’il trouva une gentille motte
Car Emma ce jour là n’avait pas de culotte,
Se doutant que Léon étant dans les parages,
Ce polisson, bientôt, viendrait lui rendre hommage
Et faire à son minou quelques douces caresses
De tendres frôlements et autres gentillesses.
Tout cela se passait en un coin isolé
Sous les pommiers en fleurs tout au fond du verger,
Ce lieu cher à Emma, qui en maintes occasions
Trouva pour ses envies, douce satisfaction.
L’oncle Léon sentant que sa nièce frivole
Etait prête à vouloir danser la farandole
Initia le tempo et furieusement
Tenta de se glisser dans cet antre brûlant,
Mais malheureusement son vit octogénaire
N’étant plus aujourd’hui comme il était naguère
L’oncle dut constater que sa flaccidité
Excluait désormais d’y pouvoir pénétrer.
Et Emma constata que son oncle Léon
Avait dorénavant trop grande prétention.
Aussi elle aboucha la bite réfractaire,
Et ses lèvres goulues se montrant tutélaires
Elle caresse longtemps le sexe ramolli
Afin de lui donner un tant soit peu de vie ;
Cela fut inutile, il arrive un moment
Ou malgré les efforts on demeure impuissant.
Raimondo- 2019

L’oncle Robin
Passant derrière Emma le vieil oncle Robin
Caressa tendrement son gracieux popotin.
Cet oncle était connu pour ses gestes indécents
Ne plaisant toujours, mais Emma cependant
Se laissait tripoter sans faire de giries
Sans se montrer sévère et pousser de grands cris ;
Et même, elle appréciait, que ses mains baladeuses,
Soulèvent son jupon et se montrent fouineuses
Pour que des doigts coquins puissent batifoler
Vers les précieux trésors de son intimité.
Cet oncle, en d’autres temps, coureur de guilledou
Se montra conquérant, lui faisant les yeux doux,
Et Emma le laissa pousser la chansonnette
Se montrant sans façon on ne peut plus coquette ;
Ils goûtèrent alors tous les frémissements
Qu’avec avidité partage les amants,
Et c’est ainsi qu’Emma grâce à ce fier jouteur,
Connut la chevauchée du fringant gladiateur
Le saut du bouquetin, l’assaut du belluaire
Et la quarte fouettée du jeune mousquetaire.
Bien sûr on s’amusa, jouant à la levrette,
A l’Ibère opulente ou la suce minette,
Et sous les chênes verts des bois environnants
On vécu, à loisir, de savoureux instants.
Et puis avec le temps les choses se calmèrent
Robin, pour exulter trouva d’autres chimères
Et Emma à son tour, pour calmer ses ardeurs
Se laissa courtiser par d’autres séducteurs.
Ils menèrent leur vie chacun de leur coté
En gardant au fond d’eux une belle amitié.

Lorsqu’ils se retrouvaient, songeant à autrefois,
Des idées leur venaient et très souventes fois
Passant derrière Emma le vieil oncle Robin
Caressait tendrement son gracieux popotin.
Raimondo – 2019

Germain II
Tante Emma était nue sur ses draps de satin,
Elle avait fait l’amour avec le beau Germain,
Son neveu préféré dont la bite fouineuse
Savait à l’occasion se montrer orgueilleuse.
Tante Emma éprouvait dans leur intimité
Ce que d’autres parfois ne pouvaient apporter,
Car cet amant divin aux subtiles manières
Avec maestria la menait à Cythère,
Variant les positions et les menus plaisirs,
Afin de contenter tous ses moindres désirs.
Avec délicatesse, il savait cajoler
Les deux seins généreux qu’il avait dénudés
Et sa bouche brûlante happait avec passion
Les brunes aréoles et leurs charmants tétons.
Doucettement ses mains allant à l’aventure,
Soulevant son jupon à la fine guipure
Et allaient musarder vers l’antre de l’amour
Pour éveiller du doigt l’exquis bouton glamour.
On abordait alors, après ces préambules,
Le vol du scarabée ou de la libellule,
Le combat des troyens, celui des janissaires
Et le charivari du glorieux légionnaire ;
On ne négligeait pas pour cette belle fête
Le brûlant tête- à-queue, ainsi que la levrette
Le frou-frou espagnol, le petit doigt coquin
Qui dans le bas du dos recherche son chemin.
On s’arrêtait parfois, entre deux galipettes
Pour mieux se préparer à d’autres pirouettes
Jusqu’au moment choisi ou tous deux enlacés,
L’orgasme trépident venait les emporter.

Ils avaient exulté. Tante Emma de sa main
S’offrit à réveiller un vit encor éteint
Et le doux va et vient de sa tendre menotte
Ranima peu à peu cette bite pâlotte
Qui s’enfla tout coup provocant aussitôt
Toutes les conditions pour un nouvel assaut ;
Et une fois encor avec délectation,
On s’en vint à franchir alors le Rubicon.

Tante Emma était nue sur ses draps de satin,
Elle avait fait l’amour avec le beau Germain,
Et avant de dormir, de sa bouche câline,
Elle baisa tendrement cette gracieuse pine.
Raimondo – 2019

Contes de la semaine 07

Posted in Oulibouf on septembre 10th, 2019 by gerard – 2 Comments

Voici donc le dernier opus des Contes de la semaine. Nul doute que Maître Raimondo ne nous réserve pour bientôt une série de calembredaines croustillantes dont lui seul a le secret. Grand merci ami du 94 !

Dimanche

           Ils venaient de faire l’amour.  

           Avant de sombrer dans un sommeil réparateur, Henriette, heureuse, se remémorait les instants radieux qu’elle venait de vivre. Son époux, parti en cuisine, dégustait comme à son habitude après leurs ébats érotiques, un grand verre d’eau gazeuse. Retrouvant le lit conjugal, il fit une petite caresse sur les fesses de sa dulcinée accompagnant son geste d’une réflexion assez peu courtoise, comme on peut s’en rendre compte :

        Ma chérie, il me semble que ton gentil cul prend un peu trop d’ampleur depuis quelque temps. J’en viens à rêver  au jolie tendron que tu étais il y a un quart de siècle.

           Le « Ma Chérie » ne suffisant  pas à faire oublier la remarque assassine qui suivait, le couple entra dans une polémique mémorable et bruyante qui perdura durant de longs moments, alertant les habitants de la résidence. Il fallu une série de coups de balai contre les cloisons pour que la controverse se calme. Henriette prit alors la décision d’aller dormir sur le canapé du salon pour punir l’odieux malotru  qui s’était permis cette insane remarque à l’égard de son arrière train. On peut tout dire à une femme, mais il faut s’abstenir de la moindre remarque qui fasse plus ou moins allusion à son poids.

***

             Les jours suivants le couple ne s’adressa pas la parole, Henriette persistant dans son perpétuel mutisme. Par contre dans la résidence les langues allèrent bon train pour gloser sur l’événement. Les femmes auraient aimé connaitre les raisons de cette algarade nocturne. Les hommes sans se poser plus de question étaient persuadés qu’il pouvait s’agir d’une affaire de sexe. Les jours passant, bien que n’ayant pas appris les raisons de la controverse, le voisinage se désintéressa de cette affaire qui ne les concernait point. Par contre le couple ne retrouva pas sa sérénité. Henriette ne regagna pas le lit conjugal et telle la  Lysistrata antique  fit la grève du sexe.

           L’époux qui commençait à trouver la situation pesante s’en ouvrit à sa fille,  qui tenta de faire lui comprendre qu’il s’était conduit de façon honteuse et qu’il méritait le châtiment que l’épouse lui infligeait. Elle conta la chose à son compagnon qui lui, prit parti pour son beau-père. Du coup, il s’installa dans  le jeune couple, un froid qui entacha leurs rapports durant quelques temps. Comme on peut s’en rendre compte, une fâcheuse réflexion avait mis la zizanie dans cette famille.

           La fille tenta d’intervenir auprès de sa maman ; en vain. Henriette fut intraitable et laissa même planer un projet de divorce, car elle jugeait inexacte  cette réflexion exagérée sur l’opulence de son fessier. Certes, avec la cinquantaine, Henriette avait pris quelques rondeurs, mais raisonnablement car elle était soucieuse de sa ligne qu’elle surveillait assidument. La réflexion de son époux était non seulement erronée mais montrait certainement les prémices d’un désamour qui s’installait dans le couple.

           Henriette eut l’occasion d’avoir quelques échanges avec Edouard, un ami de longue date auquel elle se confia. Celui-ci, plein de bon sens, usa de paroles lénifiantes pour la calmer,  affirmant avec bon sens que la cinquantaine était fatale à tous, aux femmes comme aux hommes et qu’il ne fallait surtout pas se polariser sur les inéluctables évolutions dues au temps qui passe.

           Têtue, Henriette maintenait que son gentil cul n’avait pas pris la moindre rondeur supplémentaire.

        Regarde !

           Edouard fut alors témoin d’une situation inattendue et imprévue ; Henriette avait dégrafé la jupe dont elle était revêtue ce jour là, qui vint choir à ses pieds,  révélant  un très agréable  aperçu de son anatomie : des jambes parées de bas maintenus par des jarretières et, l’objet du litige, un fessier qu’un mini string laissait pratiquement à nu.

           Il put constater de visu que les fesses qu’il découvrait, n’avait pas atteint la difformité que le mari pouvait laisser entendre par son ignoble réflexion.

        Tu es magnifique ma belle ; mais je t’en prie, rhabilles toi car tu me fais un peu trop d’effet.

        Voudrais- tu dire que……

        Oui, je bande.

            Et elle n’hésita pas à le vérifier…

           Ils s’étaient connus au lycée à une époque où seul le flirt était d’usage : on s’embrassait à bouche que veux-tu, pas toujours le « french-kiss », on profitait d’une séance de cinéma pour oser quelques caresses, mesurées bien sûr, mais cela n’allait pas plus loin, d’autant que la pilule était alors inconnue. Henriette et Edouard avaient respecté les critères de l’époque et n’étaient jamais devenus amants, mais en ce moment précis, l’un comme l’autre se sentait embrasé par l’irrésistible envie de rattraper le temps perdu. Henriette se libéra d’un chemisier sous lequel elle était nue, offrant à son compagnon des seins qui gardaient malgré le temps,  une fière allure, Edouard s’attarda sur les fesses qu’il libéra de leur diaphane lingerie.

           Un douillet canapé revêtu de velours les accueilli. Henriette qui n’avait pas exulté depuis quelques semaines, chaude comme la braise apprécia les mains promeneuses  qui la faisaient frémir. Et l’on se bichonna, et l’on se dorlota, et l’on se chouchouta, et l’on se câlina, longuement et avec passion.  Il était temps d’entrer dans le vif du sujet et une succulente levrette les emporta au pinacle de la volupté.

           L’entracte dura peu, et quelques subtiles caresses, de la main, de la bouche leur apportèrent un nouveau souffle et une nouvelle envolée vers le plaisir.

           Avant de sombrer Edouard effleura avec douceur le gentil petit cul :

        Il est magnifique ; c’est tout ce que j’ai à dire.

***

           Henriette divorça. Assez vite  elle se remaria avec Edouard. Ils furent heureux et au fil des années jouirent de cette intimité qui leur avait échappée durant la jeunesse. Bien sûr, avec le temps, elle prit un peu d’embonpoint, ce qui lui conféra un nouveau charme et ne fit qu’enflammer davantage les désirs de son époux.  Il eut la bienséance de ne faire aucune remarque désobligeante à ce sujet étant de ceux qui acceptent tout ce qui peut réjouir les mains d’un honnête homme.

PS : Et même d’un malhonnête…

Raimondo – 2019

Les contes de la semaine 06

Posted in Oulibouf on juillet 10th, 2019 by gerard – 1 Comment

Samedi

            Dans cette banque, lorsqu’on se retrouvait le matin, on se faisait amicalement la bise. Les femmes, comme toutes les femmes, faisaient un bisou aux oiseaux, sans toucher la peau de l’embrassé, afin d’éviter toute trace de rouge à lèvres. Les hommes faisaient quant à eux, le bisou qui convient, celui qui fait honneur à la peau satinée qu’on lui offre et que l’on honore, comme il se doit.
Ce matin là, Reine, la caissière, accueillit Yvan pour le bonjour matinal et, que se passa-t-il exactement, le baiser prit un tour particulier et les lèvres se frôlèrent à leurs commissures. Ce fut un baiser léger, différent de l’habituel bonjour, qui les fit sourire sans qu’ils se posent d’autres questions, d’ailleurs.
Reine et Yvan travaillaient de concert, ce dernier étant appelé à remplacer la caissière d’ici quelques semaines, car elle allait quitter la banque pour convoler en juste noce avec un riche banquier étranger.
Le lendemain matin, on réitéra tout naturellement le baiser frôlé à la satisfaction de chacun. Quelques jours plus tard, Reine en ayant pris l’heureuse initiative, on s’embrassa à pleine bouche et Yvan, pensa, qu’on pouvait espérer mieux, immisçant une langue amoureuse dans une bouche qui s’était naturellement ouverte pour la goûter passionnément. Dans la matinée, ils allèrent prendre un café dans une salle de repos et sans attendre s’embrassèrent amoureusement. Serrés l’un contre l’autre, ils appréciaient l’indicible sensation de bien être procurée par deux corps que s’étreignent. Le baiser dura, accompagné de légers effleurements, prélude à de plus intimes caresses que chacun sentait venir, tant il en avait un désir fou. L’arrivée d’un collègue mit fin à ces effusions et la journée se déroula normalement par la suite.
Lorsqu’il quitta la banque, Yvan trouva dans la poche de sa veste, une carte de visite au nom de « Reine Gratz » ; une adresse y figurait ainsi qu’une mention écrite à la main : diner à 20h30.

            Yvan se toiletta soigneusement, choisit un costume léger de couleur claire. Pour éviter tout retard il quitta son logis assez tôt afin de se donner le temps d’acheter quelques roses, en nombre impair comme il se doit. Il n’osa pas, faute de connaitre les goûts de Reine, acheter un bon vin mais, sur les conseils de son caviste, opta finalement pour un Prosecco italien d’excellente facture. Lorsqu’ils se retrouvèrent, dans le coquet appartement d’un beau quartier de la ville, ils se firent le bisou du matin, mais cette fois, au risque d’y laisser une marque, Reine déposa ses lèvres avec ferveur sur les joues parfaitement rasées de son visiteur.
– Comme tu le sais peut-être, Gratz est une cité autrichienne, ville près de laquelle je suis née ; je suis autrichienne et ce soir, je t’ai concocté des plats de mon pays accompagnés d’un Crüner, vin issu d’un cépage blanc.
Ce soir là, Reine fut la narratrice d’une étonnante histoire qu’Yvan émerveillé écouta avec grand intérêt.
Reine Gratz n’était qu’un nom d’emprunt, plus facile à décliner que Guda der Styrie-Voitberg, son véritable patronyme. Sa famille, issue d’une branche bâtarde des ducs de Styrie, descendait de l’Empereur Ferdinand Ier. Richement dotée à l’origine, nantie de terres et châteaux, ayant reçu un titre comtal, cette famille avait de quoi vivre confortablement. Malheureusement, les descendants ne surent pas entretenir les biens familiaux et le père de Guda hérita finalement d’un castel, tombant presque en ruine aujourd’hui.
Un riche banquier autrichien lui proposa contre une promesse de mariage avec sa fille, unique héritière, de subvenir à la restauration de l’édifice.
– Alors que je parcourais le monde tout en travaillant pour assurer ma subsistance, j’ai appris par courrier que j’étais fiancée.
– Fiancée ? Comment cela est-il possible ?
– Mon père, quasiment ruiné, m’a laissé entendre que cette proposition lui semblait raisonnable car elle était le moyen de redonner quelque lustre à notre patrimoine.
– Et lui permettre de vivre confortablement grâce au dévouement de sa fille.
– Sache bien que les femmes de la noblesse portent en elles ce chromosome de l’abnégation, qu’elles se transmettent de génération en génération.
– Mais enfin nous ne sommes au XXème siècle !
– En effet et heureusement, la femme a su évoluer par certains côtés.
Et après un court silence :
– J’ai envie de toi ; viens !
Ce « viens », ce doux impératif qui réjouit les sens de celui à qui il s’adresse, troubla délicieusement Yvan. Il y répondit en prenant dans ses bras cette délicieuse femme qu’il embrassa tendrement d’une bouche fébrile, un baiser qui se prolongea comme s’il devait durer une éternité.
Dans la chambre ils donnèrent libre cours à leurs désirs et leurs ébats furent emprunts d’une particulière douceur. Il prit plaisir à dégrafer avec toute la lenteur possible une robe légère, ne se lassant pas d’admirer un magnifique corps paré uniquement de sa lingerie. Longuement, il contempla cette femme, effleurant avec délicatesse une peau duveteuse qu’il couvrait de tendres baisers passionnés.
Entièrement nus, ils prirent le temps de se goûter, de se découvrir, de faire naitre l’envie sans précipitation, d’attendre dans la passion mais sans hâte l’éclosion du plaisir. La première, Reine ressentit le bonheur procuré par l’orgasme et à son tour Yvan se donna le droit d’accéder à la jouissance.
La nuit fut merveilleuse, bercée par de douces folies et d’échanges verbaux sur les aléas de la vie. Avant que le sommeil ne les submerge, Reine voulu affirmer son amour en offrant la caresse de sa bouche au membre qui ce soir là, lui avait apporté tant de bonheur.

Quelques jours plus tard, Reine quitta la France pour suivre le destin que sa famille avait tracé pour elle.

***

            Après son départ Yvan n’eut plus aucune nouvelle. Il ne l’oublia pas pour autant et son souvenir demeura profondément ancré dans son esprit et dans son cœur, malgré quelques aventures sans importance. Dix ans plus tard il reçu une lettre provenant d’Autriche qui contenait un dépliant touristique vantant les mérites d’un magnifique castel transformé en maison d’hôtes. Sur une cartelette blanche qui était jointe on avait écrit à la main :
Reine Gratz, à 20h30 quand tu voudras.

Raimondo – 2019

Raimondorama 41

Posted in Oulibouf on juin 20th, 2019 by gerard – 2 Comments

Joyeux quadrille
Tante Emma suçait Paul pendant que Sidonie
Masturbait tendrement son cousin Jérémie.

C’est en se promenant tout au fond du verger
Qu’ils eurent tout à coup cette très bonne idée,
De prendre du bon temps, et sur le vert gazon
De faire quelques folies dessous les frondaisons.
Très lentement Emma, dégrafa son pourpoint
Offrant à ses neveux ses voluptueux seins ;
Sidonie fit de même et très rapidement
On se précipita sur ces joyaux charmants,
Ces globes généreux qui attiraient les mains
Titillant tendrement les délicieux tétins.
Ces délicats touchers ces douces attentions
Mirent le feu aux poudres et firent explosion ;
Et ce fut le délire, l’assaut de volupté,
Le combat délicieux des amants empressés.
On se fit des baisers, de subtiles caresses
Créant de l’euphorie et une folle ivresse ;
On laissa divaguer les mains sur les peaux nues,
Tante Emma enseigna des gestes méconnus
Comme l’effleurement du petit doigt frondeur
Ou le doux chatouillis du vit envahisseur,
On flatta les minous, pelota les roupettes,
On sut avec plaisir pousser la chansonnette,
On gouta aux assauts de la belle espagnole
Ainsi qu’aux pitreries de la louve frivole.
On alla doucement en prenant tout son temps
Pour composer enfin le grand contentement :

Tante Emma suça Paul pendant que Sidonie
Masturbait tendrement son cousin Jérémie.
Raimondo – 2019

Emma la rêveuse
Emma ne dormait point mais elle rêvassait.

Elle avait cinquante ans ; comme le temps passait !
Malgré ce demi-siècle elle se sentait toujours
Apte aux douces folies et prête à faire l’amour.
Ses neveux, ses amis la trouvaient toujours belle
Avec sa peau nacrée, son corps de jouvencelle,
Ses appâts délicieux attirant les caresses
Sur ses seins ravissants et ses splendides fesses
Qu’elle offrait à tout va sans jamais rechigner
A tous ces amoureux souhaitant les honorer.
Ses mains restaient actives, ses lèvres également
Qui savaient réveiller les sexes indolents,
Quant à ses doigts frondeurs et toujours guillerets
Ils allaient et venaient vers les recoins secrets
Caressant tendrement d’un sublime toucher
Le sillon frémissant qui était à portée.
Elle avait maintes fois avec le beau Fernand
Mimé les pitreries du tapissier persan
Puis sans se faire prier se mettant en levrette
On partait au galop du cavalier helvète,
Et lorsque le plaisir la submergeait enfin
Elle chantait le grand air de l’émir abyssin.
A l’oncle Jérémie qui n’était plus fringant
Elle offrit la douceur de ses seins opulents
Qu’il cajola alors, de ses mains caressantes
Titillant les tétons d’une bouche gourmande.
Elle chevaucha Armand comme fit à Ithaque
Au glorieux Hector l’intrépide Andromaque
Et se montra aimable avec sa chambrière
La menant un instant aux rives de Cythère.
Ainsi songeait Emma, attendant que Morphée
Vers le pays des rêves s’en vienne la porter,
Souhaitant longtemps encor, offrir sa frénésie
Et donner du bonheur à ses petits amis.
Comme elle rêvassait, ses mains soudainement
Voguèrent en direction de son minou charmant
Produisant tout à coup un frisson sans pareil
Qui la plongea alors en un profond sommeil,
Durant lequel sans doute, vinrent la visiter,
Tous les nombreux amants qu’elle avait rencontrés.
Raimondo – 2019

Célestin
Le petit doigt curieux du gentil Célestin
Errait dans le sillon de deux très jolis seins,
Ceux que la Tante Emma laissait voir et toucher
A ses jeunes neveux aimant les honorer.
Célestin attiré par ces rondeurs exquises
Avait glissé sa main pleine de convoitise
Vers ces globes pulpeux qu’il souhait dénuder
Afin d’y déposer ses lèvres empressées.
Tante Emma ne refusant pas cette attention
Ouvrit très largement sa robe de coton
Afin de mettre à nu les charmantes beautés
Aux brunes aréoles et aux tétons dressés.
Célestin tout ému découvrant ces merveilles
Soudainement saisi d’une joie sans pareille
Prit en main ces joyaux et amoureusement
Très fort les étreignit avec ravissement.
Tante Emma s’enflamma à la tendre caresse,
Son sexe ressentit une très folle ivresse :
Elle ôta ses atours et sur un canapé
Elle offrit son corps nu au neveu chaviré
Qui découvrait ainsi pour la première fois
Cette splendide femme aux séduisants appâts.
Il resta médusé durant un court moment
Puis petit à petit se montra conquérant,
Ses mains firent merveille et la peau satinée
Fut l’objet de caresses et de fervents baisers.
Sur le bouton d’amour il musarda longtemps
Afin de provoquer par de doux frôlements
L’orgasme délicieux, ce souverain, plaisir
Qui réchauffe les cœurs et qui vous fait frémir.
En gémissant, Emma cria sa volupté
Puis prenant en sa main le vit énamouré,
A son tour elle offrit par de lents va et vient
Les bienheureux effets du plaisir vénérien.
Raimondo – 2019

L’oncle Léon
Tante Emma frémissait. Le grand oncle Léon,
Bien que d’âge avancé étant resté fripon
Il avait en ce jour jeté son dévolu
Sur sa nièce chérie et sur son joli cul.
Emma ne boudait points les envies du tonton
Acceptant qu’il passât la main sous son jupon
Et que ses doigts coquins s’en viennent à explorer
Tous les recoins secrets qui étaient à portée.
C’est ainsi qu’il trouva une gentille motte
Car Emma ce jour là n’avait pas de culotte,
Se doutant que Léon étant dans les parages,
Ce polisson, bientôt, viendrait lui rendre hommage
Et faire à son minou quelques douces caresses
De tendres frôlements et autres gentillesses.
Tout cela se passait en un coin isolé
Sous les pommiers en fleurs tout au fond du verger,
Ce lieu cher à Emma, qui en maintes occasions
Trouva pour ses envies, douce satisfaction.
L’oncle Léon sentant que sa nièce frivole
Etait prête à vouloir danser la farandole
Initia le tempo et furieusement
Tenta de se glisser dans cet antre brûlant,
Mais malheureusement son vit octogénaire
N’étant plus aujourd’hui comme il était naguère
L’oncle dut constater que sa flaccidité
Excluait désormais d’y pouvoir pénétrer.
Et Emma constata que son oncle Léon
Avait dorénavant trop grande prétention.
Aussi elle aboucha la bite réfractaire,
Et ses lèvres goulues se montrant tutélaires
Elle caresse longtemps le sexe ramolli
Afin de lui donner un tant soit peu de vie ;
Cela fut inutile, il arrive un moment
Ou malgré les efforts on demeure impuissant.
Raimondo- 2019

Raimondorama 40

Posted in Oulibouf on mai 20th, 2019 by gerard – 2 Comments

(NB: Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Auguste
Tante Emma qui avait franchi la cinquantaine
Etait toujours alerte en matière de fredaine,
Toujours aussi jolie, et d’un œil égrillard
Elle savait enjôler encor quelques gaillards
Heureux de savourer  ses charmantes rondeurs
Qu’elle offrait sans compter à ses admirateurs.
Elle était toujours prête à donner de la bouche
Et pour le tête-à queue elle n’était point farouche
Quand au doux va et vient de l’ibère friponne
Il  ravissait les cœurs et les bites mignonnes,
Et son doigt ravageur  savait bien où trouver
Quelque recoin secret pour  pouvoir se nicher.

Auguste étant passé ce matin de juillet
Trouva Emma vêtue de très légers effets
Laissant apercevoir ses formes arrondies
Qu’il admira alors avec des yeux ravis.
Il ne put s’empêcher d’une tendre caresse
Sur ses seins qui  pointaient ainsi que sur ses fesses
Et Emma répondit d’une main empressée
Sur le vit indolent qu’elle souhaitait éveiller.
Auguste connaissait Emma depuis longtemps,
Tous deux avaient vécu de savoureux moments
Et ne négligeaient pas quand venait l’occasion
De se donner le temps d’une belle passion.
Avec des gestes lents Emma se dévêtit
Exhibant les trésors d’un corps toujours exquis
Que l’ami  extasié contempla à loisir
Et que ses douces mains palpaient avec plaisir.
On se  grisa alors de ces baisers fripons
Qui réchauffent  les sexes, amplifient la passion
Et conduisent à l’instant où les corps sont  unis
Rivés étroitement jouant la symphonie.
Et du maestoso jusqu’à l’allegretto
Du léger andante jusqu’au rinforzando
On atteignit soudain l’allégro vivace
Ce plaisir souverain qui vous fait exulter
Raimondo – 2018

Donatien
Seule dans son salon Tante Emma  rêvassait.
Songeant à Donatien elle se remémorait
Les moments délicieux de leur adolescence
Où, délaissant les jeux de leur petite enfance
Ils découvraient soudain de nouvelles pulsions
Créant d’autres plaisirs et d’autres émotions.
Ils aimaient se blottir en des coins isolés
Pour pouvoir à loisir, tout deux se caresser,
Et dans le bois voisin sous les chênes touffus
Ils avaient remarqué un petit coin moussu
Qui fut durant des jours, loin des regards curieux,
Le  refuge secret de leurs jeux glamoureux
Ils constatèrent  alors qu’avec l’adolescence
Leurs corps soudainement avaient pris consistance :
Emma avait des seins fermes et opulents
Couvert d’une aréole aux tétons frémissants
Qui attiraient les mains d’un Donatien charmé
De pouvoir mignoter de semblables beautés.
Soulevant son jupon, Emma offrait alors
Un minou odorant à la fourrure d’or
Et un exquis fessier aux troublantes rondeurs
Où venait musarder un petit doigt frondeur.
Certes, ce n’était pas le moment  des folies
Où les corps se mélangent et se fondent à l’envi ;
Non, mais c’était le temps heureux des découvertes,
Celui où le froment n’est encor qu’herbe verte
Et qui laisse augurer  l’avenir merveilleux
Promis, lorsque viendra l’âge d’être amoureux.

Pour l’heure on se grisait de petits jeux fripons
Attendant la venue d’une belle moisson.
Raimondo – 2018

Lucien
Te souviens-t-il Emma de ce jour de printemps
Où tous  deux isolés en  un recoin charmant
Nous nous sommes unis pour la première fois
Et avons éprouvé de savoureux émois.

Ainsi parlait Lucien un ami de  jeunesse
S’adressant à Emma, divine enchanteresse
Laquelle en d’autres temps l’avait dépucelé
Et qu’aux jeux de l’amour elle avait initié.
Emma sourit alors à ce propos galant
Et se remémora les fredaines d’antan
Ces moments de folie ou déjà sans compter
A tous les damoiseaux elle aimait se donner.
Elle ne repoussait point les  mains aventureuses
Qui venaient  s’égarer sur sa croupe pulpeuse
Et son décolleté objet de convoitise
Se prêtait volontiers aux tendres gaillardises.
Elle ne refusait pas, suprême gâterie,
De donner de la bouche à des sexes ravis
Et de nombreux amants connurent le plaisir
De ce tendre baiser qui comblait leur désir.
A cette époque là  Lucien très timoré
Etait assez timide et plutôt réservé
Et il n’osa jamais à cette jolie femme,
Et lui parler d’amour et déclarer sa flamme,
Mais il était poète et d’un luth amoureux
Déclara la passion de son cœur  langoureux.
Emma en fut touchée et un jour de printemps
Elle se donna à lui,  ils devinrent amants.
***
Ils se sont retrouvés et tout comme autrefois
Ils ont renouvelé  le bel hymne à la joie,
Et la  flamme d’amour qu’on croyait oubliée,
Durant toute une nuit s’est soudain ranimée.
Quand ils se sont quittés au tout petit matin,
Demeurée seule, Emma, sur ses draps de satin,
A versé une larme car son cœur éploré
Pour la première avait été touché.
Raimondo – 2019

Thomas

Le temps était fort chaud, on était en été,
Tante Emma se parait de vêtement légers
Qui mettaient en valeur ses courbes ravissantes
Donnant à ses neveux quelques pensées galantes,
Que leurs mains traduisaient par d’exquises caresses
Sur ses seins généreux et sur ses rondes fesses.
Elle acceptait toujours ces douces prévenances
Et elle y répondait avec sa bienveillance
Offrant sans hésiter ses lèvres empourprées
Au douillet  frôlement d’un succulent  baiser
Pendant qu’elle glissait une fervente main
Vers un vit enchanté qui se dressait soudain.
Et l’on se retrouvait en un coin isolé
Où pouvoir entonner la tendre mélopée.

Tante Emma ce jour là et Thomas son neveu
A l’abri des regards se mignotaient tous deux
Tout au fond du verger sous le grand marronnier
Où pour faire l’amour ils s’étaient retrouvés.
Emma avait ouvert largement son pourpoint
Et laissait entrevoir ses admirables  seins
Aux très gracieux tétons qui s’étaient redressés
Sous les titillements d’une bouche empressée,
Tandis que de sa main sublime, Tante Emma,
Au vit encor flacide elle donna de l’éclat.
Ces tendres griseries étaient de bonne augure
Et laissaient espérer de nouvelles figures ;
On varia le ton trouvant d’autres bonheurs
Comme le doigt curieux du pimpant sénateur
Ou bien le tête-à-queue du haleur javanais
Ainsi que galop du mandarin maltais,
Et l’on se régala d’une ardente levrette
Pour une belle fin à la joyeuse  fête.
Quelques instants plus tard une bouche suceuse
Sur le vit de Thomas se montra généreuse
Et le neveu ravit de cette privauté
A son tour se montra un fervent chevalier.
Raimondo – 2019

Les contes de la semaine 05

Posted in Oulibouf on mai 10th, 2019 by gerard – 2 Comments

Maître Raimondo est maintenant passé expert dans l’art de la nouvelle, la preuve en est dans cette superbe « chute »! Ne gâchez pas votre plaisir en lisant sa prose jusqu’au bout:

Vendredi

           Confortablement installés dans leur canapé, Clémentine et Albert regardait un porno, sur une des nombreuses chaines de télé privées. Porno est un bien grand mot pour ces films de charme, déconseillés aux moins de 16 ans, qui montrent à minima quelques scènes de sexe, sans sexe. On y voit des seins et des fesses, à profusion, mais les membres dévolus à la sexualité font défaut. Cependant, ces deux septuagénaires se payaient ce luxe, chaque samedi soir, dans l’espoir qu’un petit miracle se produise.

           Ce soir là, après avoir montré quelques couples en exercice, apparurent deux femmes vêtues iniquement de bas-résille, arborant une opulente poitrine aux tétons généreux, qui se mignotaient avec insistance dans diverses positions plus ou moins acrobatiques. Albert commença à être émoustillé et petit à petit, excité. Il se serra contre son épouse, et sa main fouineuse se posa sur ses seins qu’il caressa délicatement. Une fois de plus il constata que la poitrine de son épouse n’était en rien comparable à celle des magnifiques femmes qui s’exhibaient sur l’écran. Il aimait sa Clémentine mais regrettait depuis des décennies la petitesse de ses seins ; et ce soir, plus encore que de coutume. Clémentine accepta la caresse mais elle aussi déplorait de n’avoir pas mieux à lui offrir.

           Lorsqu’ils furent au lit, comme pour se faire pardonner de ses carences, elle gratifia son Albert d’une petite branlette sans prétention, qui toutefois ne généra point les belles extases d’autrefois.

.

***

           Ce couple avait engagé une femme de ménage, Manuela, qui chaque matin assurait l’entretien de la maison, et préparait les repas de la journée. Espagnole bien en chair, Albert admirait ses rondeurs attrayantes et attirantes. Il ne s’était jamais permis d’y poser la main, bien qu’en ayant très grande envie. Et ce dimanche là, conséquence sans doute de sa soirée agitée, il osa. Alors qu’elle passait la serpillière dans la cuisine, légèrement penchée, Manuela senti deux mains qui se posaient sur son joli fessier. Elle sursauta à ce geste patronal inhabituel, se retourna vers lui, d’un air courroucé.

– Yo vous en prie sénior, cé né pas sérios.

           Sans être d’un français académique, la phrase était explicite et Albert comprit que sa démarche n’était pas reçue favorablement. Il allait, pour s’excuser lui expliquer que sa beauté l’avait troublé et mené à un geste inconsidéré ou quelque faribole du même genre, lorsque l’épouse, sa toilette terminée, sortit de la salle de bain ; le silence se fit, ce qui mit fin à l’incident.

           Durant la séance de télévision de l’après midi, Albert se désintéressa des pitreries dominicales et n’apporta aucune attention aux résultats sportifs, lui qui d’ordinaire en était friand. Il ne pouvait s’empêcher de songer aux fesses de Manuela ; quant à ses seins entraperçus dans un subtil décolleté, ils ne quittaient pas son esprit.

           La nuit, il en rêva et constata au réveil une érection, très légère tout de même. Sa vie devenait un enfer ; il lui fallait mettre fin à ce supplice, à cette envie irrésistible de palper les opulentes rondeurs qui s’offraient à sa vue chaque jour.

           Un matin, Clémentine ayant rendez-vous chez sa coiffeuse, Albert profita de l’occasion pour tenter à nouveau sa chance et frôla en passant les fesses de ses rêves, un peut plus longuement que la première fois. Manuela continua son ouvrage, faisant remarquer toutefois :

– Sénior, cé né pas résonnablé.

– Oui, mais c’est très agréable. Je suppose que votre petit ami n’hésite pas à vous faire cette gentillesse.

           Une phrase anodine qui déclencha chez Manuela un torrent de larmes. Elle expliqua alors qu’elle était seule dans la vie, depuis que son petit ami était reparti en Espagne pour se marier avec une autre. Plein de sollicitude, Albert la prit dans ses bras pour la consoler et en profita pour égarer ses mains un peu partout et en particulier sur les objets de sa convoitise : de magnifiques seins. Cette fois, elle ne repoussa pas les mains baladeuses qui s’étaient immiscées sous les bonnets d’une légère lingerie, constatant que cette attention dont elle était privée depuis quelques temps, lui était fort agréable.

           Et tout naturellement, Albert s’en vint à évoquer la branlette espagnole, l’un des fleurons du kamasoutra. Manuela compris bien l’expression « branlette », mais le terme « espagnole » qui lui était accolé n’évoquait rien pour elle. Aussi il se mit en devoir de lui expliquer les tenants et les aboutissants de cette façon de faire qu’aucun homme, semble-t-il, ne lui avait demandée.

           Albert se lança donc dans une explication verbale, mais proposa très vite, qu’on entre dans le concret. Il mit à nu le charmant buste espagnol, s’extasia à la vue de ces admirables beautés et du vertigineux sillon qui les séparai, profita de l’occasion pour titiller de la bouche les mamelons dodus puis à son tour envoya valser le pantalon et le slip, afin de parfaire l’explication.

           Manuela, étaient loin d’être sotte et comprit rapidement la façon d’agir ; avec la science innée des odalisques ibères elle se mit à l’ouvrage, provoquant ce qu’Albert souhaitait depuis longtemps : une belle érection, dont il fut à la fois étonné et ravi. Manuela poursuivit les savants va-et vient afin de provoquer un spasme bienfaisant. C’est alors qu’on perçut dans l’entrée le grincement d’une porte qui s’ouvre : Clémentine était de retour. Les tourtereaux n’eurent pas le temps de reprendre une tenue présentable et c’est dans le plus simple appareil qu’ils parurent aux yeux de l’épouse courroucée.

***

           Cette pitoyable aventure eut, on s’en doute, des répercutions. Clémentine mit fin au contrat de travail de Manuela qui fut chassée comme une pestiférée ; et comme il n’était pas question de se passer de femme de ménage elle passa une petite annonce en précisant qu’elle recherchait une ouvrière d’âge avancé. Parmi les candidates qui se présentèrent, elle prit soin de choisir une polonaise maigrichonne, Marousca, dont les rondeurs n’avaient rien d’excitant pour son lubrique époux.

           On cessa de visionner les films du samedi que Clémentine remplaça, d’autorité, par des documentaires sur les insectes d’Amérique du Sud.

***

           Par la suite, Albert apprit à mieux connaitre Marousca avec laquelle il ne connut pas les joies de la branlette espagnole, mais qui, par contre, se révéla une extraordinaire suceuse.

Raimondo – 2019

Raimondorama 39

Posted in Oulibouf on avril 20th, 2019 by gerard – 2 Comments

L’oncle Lucien
Le grand oncle Lucien passant derrière Emma
De sa main caressante, son fessier tapota.

Ce septuagénaire était accoutumé
A tripoter les culs passant à sa portée :
Ses nièces, ses amies ainsi que ses trois brus
Reçurent maintes fois ces caresses incongrues
Et elles réagissaient à ces impolitesses
Fustigeant l’agresseur d’une main vengeresse.
Seule dans la famille, Emma ne disait rien
Acceptant du tonton ces gestes anodins,
Qui la faisait sourire au lieu de la fâcher,
Et  qu’elle recevait avec aménité.
Donc, ce jour là Lucien, pour la énième fois
Palpa le cul charmant de la gentille Emma,
Qui se laissa toucher sans faire de façon
Et même elle montra, soulevant son jupon,
Deux jolies fesses nues que l’oncle émerveillé
D’une flatteuse main se mit à caresser.
Emma était ainsi, elle ne refusait point
De répondre aux désirs de son oncle Lucien.
Bien sûr on critiquait cette façon de faire
Mais elle se moquait bien des réflexions sévères
Et elle menait sa vie ainsi,  à sa façon,
Ignorant les on-dit et les qu’en dira-t-on.
Hélas, le temps passant, après quelques années
Ce grand oncle fripon s’en vint à trépasser ;
Emma le regretta et seule au cimetière
Déposa très souvent quelques roses trémières.
Sa veuve, ses amies et même ses trois brus
Auprès de son tombeau ne sont jamais venues,
Et elles ont oublié ce coquin débridé
Caressant tous les culs qui passaient à portée.

Emma a survécu et très souventes fois
A ses jeunes neveux elle contait les exploits
Du grand oncle Lucien et ceux-ci à leur tour
Usèrent de ce geste on ne peut plus glamour.
D’aucunes rigolèrent, d’autres plus timorées
Repoussaient les coquins d’un air effarouché,
Et la plus délurée, la coquine Elisa,
Exhiba son fessier comme la Tante Emma.

Raimondo – 2018

Jehan
Tante Emma avait prit dans sa main caressante

De son neveu Jehan la bite turgescente
Afin de libérer par un doux va et vient
Une sève d’amour qui giclerait soudain.
Puis elle changea d’avis et la bouche à son tour
S’en vint à mignoter le beau membre glamour
Alors que de sa main, de façon guillerette
Elle choyait tendrement les jolies coucougnettes,
Et le neveu charmé par ce doux traitement
Essayait à son tour de se montrer galant
En allant titiller avec délicatesse
Des tétons s’érigeant par cette gentillesse.
Tous deux en était là, lorsque soudain Toinon
La petite servante entra dans le salon
Afin d’y apporter, comme à l’accoutumé,
Car il était cinq heures, une tasse de thé.
Emma avait connu un prince londonien
Qui de cette boisson disait le plus grand bien
Et elle avait coutume à l’heure de la vêprée
De se faire apporter cette boisson ambrée.
Les choses ce jour là se passèrent autrement,
Emma faisait l’amour avec le beau Jehan,
Et devant ce tableau la soubrette effarée
Jeta sur les amants un regard étonné
Car elle ne savait pas qu’on puisse agir ainsi
Pour donner du plaisir en suçotant un vit.
Tante Emma et Jehan ne s’aperçurent pas
Que la jeune servante était passée par là
Et qu’elle avait laissé en toute discrétion
La théière d’argent contenant la boisson.
Quand le neveu enfin jouissant de plaisir
Laissa s’éjaculer son brûlant élixir
On remarqua soudain dessus un guéridon
Le plateau de faïence apporté par Toinon.

Et Tante Emma alors avec délectation
Put se rincer la bouche avec cette infusion.
Raimondo – 2018

Odilon
Tante Emma on le sait avait de très beau seins
Chavirant les esprits et attirant les mains.
Elle se parait d’atours dont le décolleté
Laissait apercevoir ces splendides beautés,
Permettant au besoin qu’un petit doigt fripon
S’en vienne musarder dans le charmant sillon.
Elle ne repoussait point cette amabilité
Qu’elle acceptait toujours avec aménité,
Et si la main parfois devenant fureteuse
Caressait tendrement ces formes généreuses,
Tante Emma confirmait par un sourire coquin
Combien elle appréciait ce gentil coup de main.
Il arrivait parfois que le tendre toucher
Trouve sur son chemin un téton érigé :
Une telle caresse avait chez Tante Emma
Le don de provoquer de furieux éclats
Et se mettant à nu, elle offrait tout son corps
Au combat qui vous mène à la petite mort,
Ce délicieux instant où les sens enflammés
Vous procurent un frisson qui vous fait exulter.

Justement ce jour là le petit Odilon
Osa glisser son doigt dans le gracieux sillon.
Il était jeune encor et n’avait point goûté
Au bonheur évident qu’on y pouvait trouver.
Tante Emma eut alors pour ce tendre puceau
La sublime réponse, l’admirable cadeau
Qu’une femme peut faire offrant sans hésiter
Les trésors savoureux de son intimité.
Odilon découvrit pour la première fois
La nudité d’un corps qui le mit en émoi
Et Tante Emma alors, sublime séductrice,
De ce jeune neveu devint l’initiatrice,
En dénudant son sexe, en le prenant en main,
Et en lui prodiguant de nombreux va et vient,
Pour qu’il s’érige alors et puisse pénétrer
Dans le minou velu et son antre mouillé.
Raimondo – 2018

Paul
Tante Emma suçait Paul, Paul suçait Tante Emma ;
Torride tête-à-queue, trépidante fiesta
Qui avait réuni ces deux petits coquins
Se donnant du plaisir sur des draps de satin.
Ils prisaient très souvent cette façon d’aimer
Y trouvant chaque fois grande félicité,
Et après quelques jeux, simples préliminaires
On abordait alors cette lascive guerre.
*
Emma, adolescente, avec l’oncle Léon,
Découvrit avec joie semblable position,
Et la renouvela avec tous ses amis
Qui goûtèrent à leur tour pareille griserie.
Et même elle constata avec quelques cousines
Qu’entre femme on pouvait jouer cette comptine.
Elle ne s’en priva point et avec Aglaé
Peaufina quelquefois ce tendre procédé
En laissant s’égarer une main indiscrète
Dans le sillon velu de deux fesses replètes.
*
Mais il faut avouer qu’à tous ces jeux lesbiens
Notre Emma préférait les vits de ses cousins,
Ces membres érigés dont la sève brûlante
Comblait de sa saveur une bouche gourmande,
Et c’est pourquoi ce jour dans la chambre douillette
On oublia un temps les joies de la levrette,
Les sauts du balbuzard ou du martin-pêcheur
Ainsi que le cricri du pigeon voyageur,
Afin de s’adonner avec délectation
A ce retournement apportant le frisson.
Durant un long moment Paul et sa Tante Emma
Echangèrent ainsi de succulents ébats
N’hésitant point parfois à jouer de la main
Sur de douces roupettes ou de délicieux seins,
Sur la peau satinée suscitant les caresses
Que l’on se gratifiait avec grande tendresse.
*
Lorsque vint le plaisir et le spasme attendu
Libérant la tension de leurs sens éperdus
Ils poussèrent le cri que les amants comblés
Laissent toujours entendre au moment d’exulter.
Raimondo – 2018