Oulibouf

Raimondorama 35

Posted in Oulibouf on novembre 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

Eole
Tante Emma avait mis en ce beau jour d’été
Un très court vêtement en satin damassé,
Et comme il faisait chaud, elle s’était abstenue
De mettre les dessous parant son petit cul ;
Elle aimait être ainsi quand le temps était doux
Pour sentir les effets du vent sur son minou,
Et elle était ravie lorsqu’un souffle léger
S’en venait parcourir sa douce intimité.
Elle allait et venait dessous les frondaisons
Lorsque soudain Eole, ce petit polisson,
Soufflant un peu plus fort, souleva ses atours,
Dénudant un fessier aux délicieux contours.
Ce spectacle charmant n’avait pu échapper
Au timide Gontran marchant à ses cotés,
Qui fut émerveillé alors, en découvrant
Ces charmantes rondeurs dénudées par le vent,
Et qui sentit bientôt que dans son pantalon
Son vit était soumis à des transformations.
Ma tante, lui dit-il, il me faut l’avouer,
La vue de votre cul m’a fait soudain bander.
Des fessiers j’en ai vu, et à plusieurs reprises,
Le gros de Mélanie, le petit de Louise,
Mes aimables cousines aux gestes impudents
Qui, sans faire de manières, exhibent leur séant ;
Mais je le dis ici, ma très chère tantine,
Le vôtre seulement peut exciter ma pine,
Et dans ce coin désert, nous pourrions à loisir,
Fêter l’événement en nous faisant plaisir.
L’invite était directe et plut à Tante Emma
Qui, des cérémonies, ne faisait jamais cas ;
Et l’on trouva alors un bel endroit herbeux
Où l’on put s’adonner à divers petits jeux :
Ces passe-temps d’amour, ces chatouillis troublants
Qu’avec avidité s’échangent les amants.
Et puis l’on s’essaya à d’autres amusettes :
Le petit doigt coquin, la friponne levrette
Et ce doux va et vient qui marqua pour tout deux
L’éclosion espérée du plaisir amoureux.
Voilà comment vêtue d’une robe légère
Et grâce au vent coquin soufflant dans les bruyères
La belle Tante Emma et son neveu Gontran
Voguèrent tous les deux au pays des amants.

On rendit grâce au vent, Eole fut remercié
Pour avoir présidé à ces frivolités.
Raimondo – 2017

Siméon ou Hector
Derrière la porte close on entendait des bruits,
Quelques ahanements et soudain un grand cri :
Tante Emma jouissait et sa nièce Isabelle
Soudain se demanda qui était avec elle.
Siméon ou Hector ? Ces deux petits coquins
Etaient assurément de fieffés libertins
Et Tante Emma avait, pour ces dévergondés
Un regain d’attirance et de lubricité.
Cela était connu dans toute la famille,
Ces deux là aguichaient ainsi toutes les filles,
Et il faut l’avouer, chacune très souvent
Acceptait volontiers leurs hommages fervents.
Siméon, quelquefois, de façon caressante
Avait porté ses mains sur sa gorge naissante,
Mais Isabelle alors, étant bien éduquée
Repoussa les assauts de ce vil dévoyé.
Et Hector, quant à lui, relevait son jupon
Pour aller mignoter son gracieux petit con,
Geste qu’elle abhorrait, et que son confesseur
Lui avait interdit avec force et vigueur.
Isabelle acceptait qu’on lui baisât la main
Mais elle ne souhaitait pas que l’on aille plus loin,
Réservant les trésors de son intimité
A l’homme de sa vie, lors de son hyménée.
Qui donc, en ce jour d’hui, avec la Tante Emma
Partageait au salon ses délicieux ébats ?
Isabelle, a vrai dire, se demandait encor :
Etait-ce Siméon ou ce fripon d’Hector ?

Ce jour là, Tante Emma, seule dans sa maison
N’eut pas besoin d’Hector ou bien de Siméon,
Car elle savait aussi se donner du bon temps
Par l’exquise douceur de ses doigts caressants.
Raimondo – 2017

Albin II
Tante Emma, j’ai envie de votre beau minou ;
J’aimerais, une fois encor, caresser ce bijou,
Ce petit coin secret dont la pilosité
Est si douce à mes mains que j’en viens à bander.
Souventes fois, Albin, s’adressant à Emma
Quémandait le plaisir d’un toucher délicat,
Et la Tantine émue, à ces propos fleuris
S’offrait sans hésiter à toutes ses envies.
Tous deux se retrouvaient dans un petit salon
Où ils se mignotaient avec délectation ;
Ils se mettaient à nu afin de mieux goûter
A leur peau, à leur chair, avides de baisers,
De caresses friponnes et de touchers coquins
Qu’ils dispensaient alors avec beaucoup d’entrain.
Longuement ils jouaient sans jamais éviter
La moindre position qu’ils pouvaient inventer,
Et c’est ainsi qu’Albain imagina alors
Le délirant galop du grand conquistador,
L’exquise randonnée du félibre amoureux,
La gavotte bretonne du fier cornemuseux.
Tante Emma répondait à ces amusements
Par d’autres griseries et d’autres agréments,
Par des gestes choisis, par ces tendres caresses
Qui font vibrer les corps et apportent de l’ivresse.
Ce jour là elle offrit sa bouche libertine
Et les frétillements d’une langue mutine,
Joignant à la douceur, une coquinerie
Qui bientôt fit merveille et éveilla le vit ;
Et le membre explosa livrant avec vigueur
Le flot discontinu d’une chaude liqueur.

Et pendant ce temps là, d’une main chaleureuse
Le neveu caressait cette région pileuse
Ou un gentil minou se cache en attendant
Le tendre chatouillis du chevalier servant.
Raimondo – 2017

Fernand
C’était un tête-à-queue, magnifique et brûlant
Que vivaient Tante Emma et son neveu Fernand.
Heureuse position, charmant avant propos
Qui devait les conduire vers d’autres scénarios.
Pour l’heure ils ressentaient en la façon de faire
La montée du plaisir, le bien-être incendiaire,
Mais ils ne voulaient point céder rapidement
Avant que de goûter divers amusements.
Ils essayèrent donc d’autres dispositions,
Telle la dive levrette et le vol du bourdon
Le va et vient fripon du sapeur ibérique
Le frou-frou du lancier, la panthère lubrique,
Sans omettre bien sûr le galop du hussard
L’essor de l’épervier et du grand balbuzard.
Ils usaient de caresses, et de touchers coquins,
Et les doigts s’égaraient dans de sombres recoins,
Partant à l’aventure afin de découvrir
De nouveaux horizons où donner du plaisir.
Tante Emma appréciait sur ses seins généreux
Tous les titillements de son charmant neveu,
Ses fervents chatouillis, ses caresses mammaires,
Qui la faisaient frémir de façon singulière.
Et même elle accepta qu’une bouche vorace
Laisse sur son fessier une amoureuse trace ;
Elle qui détestait ces marques incongrues
Accepta ce jour-là que l’on suçât le cul.
Tante Emma ressentit bientôt à tous ces jeux
L’envie de s’adonner au joyeux tête-à-queue,
On y mit de l’ardeur, une folle passion,
Soucieux de provoquer une belle explosion
Et lorsque celle-ci s’est enfin se produisit
Tous les deux exultèrent en poussant de grands cris.
Et c’est précisément, ces cris hors du commun
Qu’entendit Florimond qui passait dans le coin ;
Il comprit aussitôt que dans la chambre close
Il devait se passer de bien coquines choses
Et cela le rendit pour le moins désireux,
De vivre lui aussi quelques instants heureux.
Comme elle passait par là, ce fut la chambrière
Qui lors bénéficia de la fougue guerrière
Du fringant jouvenceau dont les mains empressées
Sur toutes ses rondeurs allèrent s’égarer.
Alors rapidement elle ôta sa culotte
Offrant à Florimond sa quémandeuse motte ;
Et lorsque le plaisir enfin est arrivé,
C’est avec discrétion qu’ils surent exulter.
Raimondo – 2017

Le vieil Eugène
Que veux-tu chère Emma, lui disait l’oncle Eugène
Je n’ai pas fait l’amour depuis plusieurs semaines ;
Celle qui me comblait, ta tante Rosalie,
M’a quitté, tu le sais, pour l’un de mes amis
Elle m’a honteusement trompé et sans pudeur
S’est jetée dans les bras de ce vil séducteur.
Tous deux ont disparu et seul je reste ici
Avec tous mes tourments et toutes mes envies.
Certes, j’ai essayé, avec la belle Anna
De calmer mes désirs et trouver dans ses bras
Un peu de réconfort, un brin de compassion
Une once de pitié, de commisération,
Mais quand j’ai mis ma main sur son charmant fessier,
Se servant de la sienne alors, elle m’a giflé.
Ma voisine Amélie, une fort belle femme
Aux seins volumineux a avivé ma flamme,
Mais son mari jaloux surveille étroitement
Toutes ses promenades et ses déplacements.
Bien sûr, pour apaiser mon trop plein de vigueur,
Il m’arrive parfois de calmer mes ardeurs
Par quelques griseries qu’on fait en solitaire
Mais qui n’égalent pas d’autres façons de faire :
Celles de ressentir sous ses mains empressées
Les formes d’une femme, une peau satinée,
Cette pilosité qui recèle un trésor
Où l’on va se couler pour la petite mort.
Alors, très chère Emma, je suis venu vers toi
Car j’ai en mon esprit nos doux jeux d’autrefois,
Lorsque tu me laissais, en des coins retirés,
Toucher ton jeune corps aux sublimes beautés.

Emma, se rappelait qu’autrefois l’oncle Eugène,
Quand elle était jeunette, ayant douze ans à peine,
S’amusait à glisser ses petits doigts fouineurs,
Sur un buste attirant qui prenait de l’ampleur
Et très souventes fois, soulevant son jupon
Il avait titillé son gentil petit con.
Eugène était connu car dans cette famille
Il avait tripoté un grand nombre de filles
Nièces et belle sœur et l’on a même dit
Qu’une aïeule avec lui avait passé la nuit.

Mais Emma, ce jour-là, n’était pas décidée
A calmer les ardeurs de ce vieil obsédé ;
Elle laissa le vieillard à son triste destin
Obligé désormais d’utiliser ses mains.
Raimondo – 2017

Les Contes de la semaine 02

Posted in Oulibouf on novembre 10th, 2018 by gerard – 2 Comments

Entamons aujourd’hui le deuxième volet de la saga des Contes de la semaine par Raimondo. Nous allons donc nous délecter du

Mardi

  Ce mardi là, Philippe, comme tous les mardis, quitta le Lycée à 16 heures, après avoir subi un fastidieux  cours de Philosophie sur les spéculations  existentielles de Kierkegaard.  D’ordinaire, il regagnait son logis, une coquette copropriété bourgeoise où sa mère lui préparait une substantielle collation ; pour elle le quatre-heure faisait partie de ces rites immuables, indispensable  à la bonne croissance  physique et intellectuelle des adolescents. Mais ce mardi là il décida de profiter du chaud soleil  de fin mai avant de regagner ses pénates et fit une halte dans le square qui jouxtait le lycée.

Dans ce parc, des bancs de pierres  étaient mis à la disposition des visiteurs qui venaient prendre l’air sous les ombrages  de marronniers séculaires.

Ce mardi là, Philippe remarqua une jeune femme seule sur un banc et décida de s’assoir près d’elle. Poli et bien élevé, il sollicita par un : « je peux », la permission de prendre place à ses cotés. Un « je vous en prie », assorti d’un sourire scella son accord. Ce jour-là, ce furent les seules paroles qu’ils échangèrent, hormis,  un timide « au revoir » discret lorsqu’ils se séparèrent.

Philippe n’avait pas choisi ce banc par hasard ; de loin déjà, il avait remarqué cette  femme aux longs cheveux bruns retombant de part et d’autre de son visage. Elle était élégamment vêtue d’une robe légère à manches courtes, chaussée de nu-pieds qui laissaient entrevoir des ongles vernis d’un rose discret.

Il aurait aimé la voir de face pour mieux distinguer son minois, mais elle resta imperturbablement rivée sur le roman qu’elle lisait. Pour se donner une contenance Philippe ouvrit son classeur et se plongea dans les notes qu’il avait prises durant le cours de philo.  En fait il ne lisait point,  il pensait à cette femme et faute de mieux se grisait du léger parfum qu’elle dégageait.

Les choses se prolongèrent durant un moment puis elle rangea son livre dans un grand sac beige assorti à la teinte de ses chaussures. L’au revoir fut  discret, certes, mais assorti d’un sourire qui laissa Philippe décontenancé. Resté seul, il se reprochait de n’avoir pas engagé la conversation et d’avoir partagé avec elle quelques mots.

Rentré chez lui, il dut affronter les reproches d’une mère acariâtre, qui lui fit toucher du doigt les conséquences de son retard sur l’inquiétude d’une mère. Philippe argua  un cours un peu plus long à l’approche du baccalauréat. Il eut droit à l’habituelle  collation, dont il se serait volontiers dispensée, tant il avait hâte de regagner la solitude de sa chambre pour songer à cette femme qui hantait son esprit. La nuit, elle vint le visiter en songe et au réveil, il constata que son corps n’était pas resté indifférent à cette visite nocturne.

***

Dès le lendemain, il guetta la venue de cette femme qu’il ne revit, à son grand regret, que le mardi suivant. Ce jour-là, les choses allèrent autrement. On parla, on fit connaissance : Myriam préparait un doctorat à la Sorbonne et assurait quelques travaux pratiques ; libre le mardi, elle  profitait du temps ensoleillé pour  prendre l’air sous les ombrages. Philippe évoqua l’approche des examens, les révisions, les ultimes mises au point. On se quitta en se serrant chaleureusement la main, et le mardi suivant on se fit la bise en se retrouvant. Pour comble de bonheur, il advint qu’une petite ondée leur donne l’occasion de se serrer l’un contre l’autre sous un unique parapluie.

La veille du baccalauréat, elle l’invita dans son modeste studio d’étudiant, lui donna quelques conseils et lui souhaita, suivant la coutume, un « merde » assorti d’un baiser appuyé sur la commissure des lèvres, qui amplifia singulièrement le rythme cardiaque de Philippe.

Pour sa réussite à l’écrit Myriam lui offrit un vrai baiser d’amour, celui qui soude les lèvres et, découverte pour Philippe, celui qui anime les langues. L’étreinte dura ; Philippe s’enhardit, laissa errer ses mains sur la robe d’intérieur dont le tissu fin tissu lui laissa entrevoir qu’elle ne portait rien en dessous. Il osa, au risque d’une irrémédiable rebuffade, caresser le buste magnifique qui le fascinait depuis quelques semaines.

Il n’y eut pas de rebuffade mais un  « viens »  qui se termina sur le cosy. Philippe découvrit alors le monde, nouveau pour lui, du plaisir charnel auquel, avec maestria, la sensuelle Myriam l’initia. Et les jours suivants on se retrouva à maintes reprises pour vivre à nouveau d’inoubliables moments.

***

Cette belle aventure prit fin de façon inattendue.  Un jour, Philippe trouva porte close et il apprit que Myriam avait quitté les lieux sans donner plus de précisions sur ses projets à venir.

Philippe fut très affecté par cette fuite inexpliquée. Avec le temps, la peine s’estompa, certes, mais le souvenir de ce premier amour resta ancré en lui. Il poursuit sa vie, fit de brillantes études supérieures et exerça dans divers pays étrangers son savoir d’ingénieur des Arts et Métiers.

 

Quelques 20 ans plus tard, lors d’un passage en France, il tint à revoir le lycée de sa jeunesse et le square qui le jouxtait. Les marronniers séculaires avaient pris de l’extension, les bancs avaient été changés pour faire place à des éléments plus modernes et plus confortables.

Il aperçut une magnifique jeune fille, seule,  qui lisait sur l’un d’eux. Cela engendra chez lui, un moment de nostalgie : il fut envahit par les souvenirs vieux de deux décennies.  Triste, il s’empressa de quitter le lieu, frappé par une indicible mélancolie.

Philippe ne sut jamais que cette jeune lectrice était sa fille. 

Raimondo – 2018

Raimondorama 34

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

La semaine amoureuse
Le lundi Tante Emma se fit sodomiser
Par l’oncle Sébastien, ce vieillard dépravé
Qui volontiers courait deux lièvres à la fois
Avec filles ou garçons, faisant feu de tout bois.
Elle ne refusait pas à cet oncle coquin
Ce petit à coté de l’amour libertin
Car il avait été quand elle était jeunette,
Un savant conseiller pour maintes galipettes.
Aussi permettait-elle, en quelques occasions,
Cette câlinerie qu’aimait le cher tonton.
*
Le mardi fut plus doux, avec le missionnaire
Et Rémi se montra orfèvre en la matière ;
Tante Emma avait bien préparé le chemin,
Une bonne sucette les avait mis en train,
Et l’on put apprécier cette étreinte ordinaire
Apportant aux amants un plaisir salutaire,
Un moment d’euphorie et de tranquillité
Qui calme doucement un désir passager.
*
Aussi, dès mercredi on aborda sciemment
Une valse viennoise qui s’exprime en trois temps,
Emma ayant convié pour jouer du flûtiau
La gracieuse Gertrude et son ami Aldo ;
Et ce jour de mercure fut pour cette triplette
Un moment délicieux, une infernale fête,
Où chacun apporta avec son savoir faire
Toute la panoplie des coquines manières.
On suça, titilla, laissant errer les mains
Vers toutes les rondeurs, vers les moindres recoins,
Et l’on prit grand plaisir à ces effleurements
Qui perdurèrent ainsi durant de longs moments.
Aldo senti sur lui d’opulentes poitrines
Qui vinrent enserrer sa sémillante pine
Afin de lui donner, s’il en était besoin,
Un petit coup de fouet pour lui faire grand bien.
Les doigts également partirent en goguette
Participant aussi à la ludique fête
S’en allant et venant vers ces lieux accueillants,
Où trouver le bonheur et le contentement.
Chacun à sa façon poussa son cri de guerre
Chacun prit son plaisir en suivant sa manière,
Et comme Aldo repu, avait fermé les yeux
Gertrude et Tante Emma poursuivirent à deux
Leurs tendres privautés, ces petits jeux lesbiens
Apportant le plaisir et un bonheur certain.
*
La levrette a du bon, disait souvent Emma
Elle put s’en rendre compte encor ce jeudi là.
Paul était un fervent de cette position,
Et durant la journée, que ce soit au salon
Dans le grand escalier ou le long du ruisseau
Tante Emma le combla en lui tournant le dos.
*
Vendredi Tante Emma offrit à Séraphin
Comme fit Andromaque, la rondeur de ses seins,
Chevauchant son neveu qui pouvait titiller
Les forts jolis tétons, de ses doigts empressés.
Cette cajolerie comblait toujours Emma
Qui très rapidement poussa son cri de joie,
Poursuivant sa cavale afin que son neveu
Puisse à son tour sentir un spasme délicieux.
Et l’on renouvela cette exquise caresse
Venue des temps anciens de la lointaine Grèce.
*
On était samedi. Comme il passait par là
Léon était venu saluer Tante Emma.
Il lui fit compliment, comme à l’accoutumée,
Sur son maintien charmant, sur sa peau satinée,
Sa vêture élégante et son port de déesse.
Tante Emma fut touchée par tant de gentillesse,
Et pour le remercier de ces propos flatteurs
Elle se déshabilla, montrant avec lenteur,
Quelques dessous coquins provoquant chez Léon,
Sur son vit ébloui, une belle érection.
Alors il s’ensuivit un moment de folie :
Ce fut le tête-à-queue qui leur vint à l’envie.
Longuement Tante Emma dorlota une pine
D’une bouche empressée, d’une langue mutine,
Léon de son coté léchant avec tendresse
Un délicieux minou et deux mignonnes fesses.
*
Elle souhaitait le dimanche enfin se reposer
Après tous les excès de tous ces jours passés.
Dans le fond du jardin, auprès des acacias
Sur son escarpolette reposait Tante Emma
Qui rêvait sous un saule, songeant avec délice
Aux bonheurs de la vie avec tous ses complices.
Jules était merveilleux, Léon infatigable,
Les élans de Simon restaient incomparables,
Bref, elle songeait alors qu’elle était entourée
De fieffés combattants sachant la contenter.
Elle s’aperçut alors qu’une main fureteuse
S’était aventurée sous sa robe soyeuse
Et que son doigt coquin, affectueusement,
Usait sur son minou d’un heureux traitement.
Si ce dimanche là nul ne vint à passer
Le plaisir solitaire parvint à la combler.
Raimondo – 2017

Siméon
Très délicatement d’une paume fouineuse
Siméon caressaient les fesses généreuses
D’une sienne cousine, un très joli tendron,
Qui possédait aussi deux somptueux nichons,
Qu’elle mettait en valeur dans un décolleté
Attirant les regards des garçons subjugués.
Le coquin Siméon osa donc caresser
Ce pimpant postérieur qui était à portée
Sentant avec bonheur sous le très fin tissu
Les charmantes rondeurs de ce délicieux cul.
La cousine ravie par ce geste fripon
Souleva et sa robe et son léger jupon,
Exhibant fièrement une blanche culotte
Qui couvrait son pétard et une chaude motte.
Mon cousin, lui dit-elle, poursuivez votre ouvrage,
Cessez, je vous en prie, de vous montrer trop sage,
Otez donc ce dessous devenu encombrant,
Inutile attribut, qui masque mon séant.
Siméon mit à nu des fesses incendiaires
Qu’il baisa tendrement de fort belle manière,
Laissant aller ses mains sur une peau nacrée
Douce comme un duvet, plaisante à caresser.
Et comme il mignotait cette croupe splendide
Il sentit s’ériger une bite turgide
Prête pour un assaut vers les formes exquises
Qui s’offraient à sa vue et à sa convoitise.
Une joute d’amour s’ensuivit et soudain
La verge s’immisça vers de secrets recoins
Créant tout aussitôt un plaisir bienvenu
Pour celui qui donnait et celle qui reçut.

Cette cousine là, avait pour nom Emma
Elle ne lésinait pas à offrir ses appâts :
Son minou et ses seins, ses fesses épanouies
Pour calmer les ardeurs de ses cousins ravis.
Plus tard elle initia tous ses jeunes neveux
Leur faisant découvrir bien des jeux merveilleux :
Les charmants va et vient, la sublime levrette
Le tendre tête-à-queue du légionnaire en fête,
Et bien d’autres douceurs qui se puissent éprouver
A l’ombre des grands chênes ou des micocouliers.
Raimondo – 2017

L’ami
Tante Emma recevant un ami de passage
Décida ce jour là de ne pas être sage.
Ami de longue date il n’était cependant
Qu’un joyeux compagnon et non pas un amant.
Or, Emma désirait, depuis longtemps déjà
Faire de douces folies avec cet ami là,
Et pour le recevoir, elle avait revêtu
Une robe légère faite d’une fin tissu
Qui laissait entrevoir dans le décolleté
Le savoureux sillon de ses seins potelés.
Elle était ravissante et désirable ainsi
Et elle s’en aperçu dans les yeux de l’ami
Qui fixèrent alors sans pouvoir les quitter
Les splendides appâts qui étaient exposés.
Chère Emma lui dit-il, je reste confondu
Par toutes ces beautés qui s’offrent à ma vue.
Permets-moi de glisser un petit doigt fripon
Dans l’étroite rainure entre ces mamelons
Et de goûter ainsi cette douce tiédeur
Que l’on doit ressentir dans ce nid enchanteur.
Emma fut très sensible à ce propos galant
Et elle offrit ses seins aux tendres attouchements
Imaginant déjà d’autres façons de faire
Connues des espagnols ainsi que des notaires.
Il fallait pour cela se mettre en condition
Et l’on se mit à nu dans un petit salon ;
Emma reçut alors entre ses seins jolis
Le vit énamouré que l’homme lui offrit.
Longuement on goûta de fervents va et vient
Avant que de tenter d’autres jeux plus coquins :
Le galop du Pégase, le saut de l’esturgeon,
L’Andromaque troyenne ou le vol du bourdon,
On grimpa aux rideaux durant une levrette
Suivit tout aussitôt d’un soupçon d’enculette,
Bref, ce fut un délire, un brillant festival
Ou chacun y trouva un plaisir sans égal.
Et l’on fit quelques pauses, ces entractes à l’amour
Préparant les amants aux fulgurants retours ;
On œuvra tout le jour et lorsque la nuit vint
Chacun imagina d’autres beaux lendemains.

Emma et son ami, devenu son amant,
Vécurent tous les deux de délicieux moments ;
Chacun mena sa vie mais très souventes fois
Ils aimaient échanger de succulents émois.
Raimondo – 2017

Simon
Tante Emma, on le sait, était bonne suceuse
Elle rendait aisément les bites très heureuses
Et ses nombreux neveux ne pouvaient qu’admirer
Une pareille femme aux dons très appréciés.

Tante Emma, ce jour-là, après une branlette
Fit subir à Simon cette bonne sucette
Qui le ravit vraiment tant elle avait œuvré
Avec très grand talent et virtuosité.
Elle avait en cet art très grande compétence
Acquise dans les temps de sa petite enfance
Et chacun des neveux souhaitait très ardemment
Recevoir en cadeau cet heureux traitement.
Tout le monde admirait la fougueuse énergie
Que Tante Emma mettait pour régaler les vits.
Nombreux dans la famille avaient eu le bonheur
De goûter quelquefois à ce geste enchanteur
Et chacun avait pris un plaisir souverain
A pouvoir exulter sous ce doux va-et-vient.
Les femmes jalousaient semblable propension
Mais hésitaient toujours à passer à l’action ;
Seule une domestique, très jeune chambrière
Osa utiliser cette façon de faire,
Et acquit peu à peu à cet art libertin
Une dextérité et un talent certain
Qui attira bientôt quelques joyeux lurons
Désireux de goûter à ces effets gloutons.
Il y eut Sébastien, fils d’une lavandière,
Et un soir de printemps, un jeune mercenaire
Qui passait en ces lieux et qui pour quelques liards
Fut ravi, lui aussi, qu’on lui pompât le dard.
Et l’on a même dit, le fait n’est pas certain,
Qu’elle usa de son art avec le sacristain.
Bref, cette femme là, devint dans le pays
La suceuse attitrée pour soulager les vits.

Mais Simon en ce jour avoua à sa tante
Que cette camériste, bien qu’elle soit bandante
N’avait pas, tant s’en faut, le talent affirmé
Qu’Emma savait montrer quand elle voulait sucer.
Raimondo – 2017

René 2
Tante Emma lentement dégrafa son bustier
Offrant sa gorge nue à son neveu René.
Pour la première fois le garçon, jeune encor,
Découvrait deux beaux seins, magnifiques trésors,
Dont la vue le troublait, faisant battre son cœur,
Et créer sur son vit une onde de bonheur.
Timide cependant, il n’osait caresser
Ces globes généreux offerts à sa portée ;
Et si depuis longtemps il rêvait de les voir
Il restait médusé les découvrant ce soir.
Il hésitait encor à déposer ses mains
Sur les deux mamelons et leurs jolis tétins
Et ce fut tante Emma, délicieuse égérie
Qui alors le guida pour aider ses envies.
René sentit bientôt sous ses paumes brûlantes
La douceur inouïe de ces rondeurs charmantes
Et il n’hésita pas, de ses lèvres goulues
A couvrir de baisers ces jolis seins dodus.
C’est ainsi que René découvrit ce jour là
Les doux jeux de l’amour grâce à sa Tante Emma ;
Car après ces propos, simples préliminaires,
Il vint à découvrir d’autres façons de faire,
L’accorte femme offrant au jeune adolescent
La chaude intimité d’un minou accueillant,
Qui fit jaillir alors le flot impétueux,
La sublime liqueur de son vit amoureux.
Ainsi donc commença une belle aventure
Entre ce jouvenceau et cette tante mure.

Comme toute aventure, elle dura peu de temps,
Mais chacun à ce jeu y trouva son content.
Raimondo – 2017

A Victor Hugo,
mon idole en poésie.
Raimondo

Souvenirs d’enfance
Elle avait pris ce pli, en son âge enfantin
De faire frotti frotta avec tous ses cousins.
C’est avec Célestin qu’un jour, pour s’amuser,
Elle baissa sa culotte, afin de lui montrer
Son très joli minou, imberbe en ce temps là,
Qu’avec avidité, le cousin caressa.
Pour la remercier de ce cadeau exquis
A son tour il montra son gracieux petit vit
Qu’elle combla longuement d’une main caressante
De quelques privautés de sa  dextre agissante.
Firmin ayant appris cette belle historiette
Se fit alors devoir de montrer sa quéquette
Qui fut évidemment gentiment caressée,
Provocant aussitôt de nouvelles idées,
Car aux bienfaits plaisants de ces chatouillements
S’ajoutèrent bientôt celles du sucement.
Et puis d’autres cousins à leur tour essayèrent
D’imaginer encor d’autres façons de faire ;
C’est  ainsi que naquit, dans l’esprit de Jean-Yves
Le petit doigt coquin partant à la dérive,
Et l’envers du décor, cet heureux tête à queue
Qui se  perpétua plus tard chez les neveux.
Car la dévergondée qu’ici nous évoquons
Et que l’on connait bien à Gigaproduction,
C’est notre Tante Emma qui en son jeune temps
Montrait à ses cousins un fier tempérament
Et préparait déjà dans sa petite enfance
Les folles griseries de son adolescence.
Certes, en ces temps anciens, tous ces jeux enfantins
Ne produisaient encor que des effets bénins ;
Les vits étaient passifs, ils ne triomphaient pas,
Et le gentil minou de la petite Emma
N’avait ni la saveur  ni cette odeur musquée
Qu’apportera le temps tout au fil des années.
Mais on aimait ces jeux, on ne s’en privait point
On les multipliait dans les moindres recoins,
Et même on recherchait d’autres récréations
Capables d’engendrer de belles sensations ;
Et c’est ainsi qu’un soir tout au fond du jardin
Laurent imagina le suçon du marin
Et même il imprima sur son cul potelé
Le sceau céruléen d’une bouche endiablée.

Voilà comment Emma en sa petite enfance
Découvrit les bonheurs de la concupiscence.
Raimondo – 2017

 

Les à-peu-près de Pierre

Posted in Oulibouf on septembre 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

Souvenez-vous, de Septembre 2013 à Mai 2015 vous avez eu droit à 5 séries d’une vingtaine d’à-peu-près de mon cru:

https://www.gigaproduction.fr/2013/09/20/des-a-peu-pres-triomphants/

https://www.gigaproduction.fr/2014/06/20/encore-des-a-peu-pres/

https://www.gigaproduction.fr/2016/05/20/vous-aimez-les-a-peu-pres-en-voila/

https://www.gigaproduction.fr/2016/11/20/bis-repetita-placent-pour-les-a-peu-pres/

https://www.gigaproduction.fr/2015/05/20/toujours-des-a-peu-pres/

Aujourd’hui, je vous propose les à-peu-près cogités par un ancien collègue. Par mails, il m’en envoie souvent. Certains sont super-capillotractés, d’autres franchement incompréhensibles. Mais ce n’est pas vraiment la faute de mon ami. Figurez-vous qu’il a de réels problèmes de vue et que ses doigts s’emberlificotent fréquemment sur le clavier. Il me faut alors plus deviner que déchiffrer ce qu’il a voulu dire. Bien entendu, pas question de distique ou de quatrain pour amener la « chute ». Je vous livre une première série dans la prose de l’auteur, juste un peu réaménagé par moi-même lorsque c’est indispensable à la compréhension. Merci Pierre, continue à m’envoyer tes calembours et tes fredaines pour le plus grand fun _ je l’espère _ de nos lecteurs !

En 1942, sur la dune du Pis las, un couple à poil copulait. Elle s’appelait Marthe et était toute à son affaire en pelotant dur, dur… Soudain, le monsieur voit arriver vers Marthe tout un peloton de la Vert-Marth. Il chuchote alors à sa partenaire: « Les schleus ! Les schleus ! » La Marthe répond alors: « J’peux pas chéri, il est plein de sable ! »

Tous ces industriels de la chaussures et ces marchands de godasses réunis ensemble, c’est le Bata-Clan.

Léo-Paul, ce dard sent fort ! Léopold Sédar Senghor alla un jour au bordel, la mère-maquerelle, impressionnée par ses performances, lui alloua alors gratis deux autres péripatéticiennes en lui chuchotant à l’oreille: « Allez hop Paul, ces garces encore ! » D’où le nom qui lui fut donné.

En Afrique noire, il y a une bande de rigolos qui se retrouvent au bistrot « Chez Kalach Nicole« . L’un est castré, on lui dit le négo sans trique, un autre est très mariole, c’est le négro spirituel, évidemment que le plus flemmard c’est Lézard-nègre, que celui qui a un blair conséquent c’est le « nez gros », quant au meilleur danseur de l’opéra de Dakar c’est « étoile des nègres »,  le bedonnant qui a un 4X4, on dit qu’il a les « pneus-nègres », le maigrelet n’échappe pas à l’appellation de « nègre fin », enfin il y a en a qui fait partie d’un club de supporters de l’OM, et tout le monde le nomme « le nègre plus-Ultra »… Voilà donc une vision aussi onctueuse que de l’huile: C’était donc l’année « Graisse » de ces vies nègres ! Alors, pour paraître moins adipeux, je suis allé à la casa mince; là où un Président queutard pratiquait tellement le coït que toutes les femmes craignaient ses coups tirés. Il habitait près d’un tas d’immondices gardées par un gros serpent puant et menteur comme pas un. Et si des curieux demandaient à ce reptile répugnant d’où venaient ces remugles pestilentiels, voici ce que l’immonde bête répondait: « Là où fouette, boa nie !

Déclencher une marée noire… ou pas ! Ce matin de Septembre, on vit dans toutes les gares de Burgondie des centaines de sénégalais, congolais, guinéens, etc… apeurés, hébétés et la main sur le sexe. En principe, ils étaient venus pour vendanger en grand nombre. Hélas ! Un panneau à l’entrée de chaque propriété viticole annonçait: « Demain, on coupe les pinots noirs ». Un prodigieux reflux s’ensuivit…

Un chef d’entreprise homo s’est écrié: « Puisque la France embauche, sachez que mon popaul emploie ! »

Regardez un bon et vieux film d’Yves Montand pour pouvoir apprécier les ans d’Yves. Profitez-en pour verser une écuelle de mauvais lait à votre carlin, et marrez-vous du sale air de lappeur.

A Damas, le pote âgé voisin du Président cultive des laitues. Pour les cueillir sans peine, ledit Président lui a offert de petits tanks-robots pour accomplir cette pénible besogne, on appelle ces robots les bas chars et la salade.

En se rendant de sa ferme à Pôle-Emploi avec son CV, ce gars faisait un large détour pour ne pas passer par la remise des chevaux, car c’est l’écurie que l’homme évitait (curriculum vitae).

A Nassau, les gens mettent tous leur argent dans des bas de laine car les bas amassent.

Je ne sais pourquoi, sous Mitterrand, au restaurant, lorsque j’avais vu sur le menu « noix de pétoncles », j’avais traduit aussitôt par « testicules de gaz-tonton ».

Ce brave berger kabyle nommé Hassen fait des fromages artisanaux grâce à ses biques.Tout le monde apprécie lait cru de l’Hassen

Ce que disait Dédé Tritu: « Les poubelles étant toujours jetées à la mer, des couillons continuaient à faire trempette et ils ne virent point, de la grève, des ordures, mais nagèrent« 

Voilà qui n’est pas hillarygolo: La pauvre miss Lewinsky a dû se réfugier à Saint Claude pour y exercer ses talents en matière de pipe, plus communément appelés « L‘art Monica« . Parfois, sur les pentes des jurassiennes maisons blanches, Monica lève un ski sans plus se faire de Bill. Elle qui trump hillarydiculisée et qui, il fut un temps, faillit recevoir reçut sa Bush de Noël. 

L’ancien Chancelier allemand Helmut avait ses habitudes: Kohl chique dans les prés. Il aimait trop le chou et la bière, c’est pourquoi on redoutait toujours ses entorses au « prout » au Kohl

Le célèbre western « Le con, la pute et le puant » faillit se tourner en Afrique. Mais le cheval serait venu de Ouatagadadougou et, devant la maternité, le bon canasson hennit aux moricauds nés

Un parachutiste égaré atterrit un jour dans le patio d’un BMC (Bordel Militaire de Campagne). Le gars se crut au Paradis en voyant tous ces seins. Au moment de « consommer », il prévint ses hôtesses que Dame Nature l’avait gratifié d’une double verge. L’une toujours érectile suite à un priapisme coupable, mais l’autre incroyablement feignasse et mollassonne. Il se mit en route et en rut auprès d’une belle de qualité, lui demandant au final si elle avait été satisfaite. Ce à quoi la professionnelle du sexe répondit, attristée: « Ben non, para c’est ta molle ! »

Un mioche avait perdu une dent de lait; au lieu du cadeau de la p’tite souris, c’est un affreux rat d’égout qui s’en vint sans présent. Alors, le gamin furieux s’écria: « Hé rat ! Ma dent ! » Variante: Adam & Eve se prélassaient sur une barque quand, sur la rive, ils aperçurent un Steaksorus Delicius. Eve pointa son doigt vers leur futur repas et intima cet ordre à son compagnon: « Hardi, rame Adam ! »

Dans le Doubs, c’est très dur de ne pas manger de la saucisse en Franche-Comté. En effet, dans ce coin on coupe les pénis des morts à l’aube, pour en faire des saucisses de morts tôt

Celui qui réussit à dormir sans ronflement, ni bruitages incongrus, nuitamment peut se dire: « J’endors mes sons ! »

Adieu à Popaul et attention à la bière, car le bock use !

Pour ses nonante et quelques printemps, papy a dormi avec une nonne inconnue; ce fut la soeur X sur le gâteux.

A Bastia, Jean-Pierre Coffe voulut acheter une bouteille de vieux Bourbon. Il débouchonna violemment ledit Scotch local, ce fut donc le viol du Bourbon qui devint par la suite Whisky corse à Coffe.

Nique holà ! Quand Dieu créa l’eau bénite, seul Nicolas eut l’eau.

Pour les Hallidayshérités: Peut-être que pour gagner du fric, il faut que Laura Smet à poil; quant à son retardé de frère, pourquoi ne pas lui achté un cheval qui deviendrait intelligent après avoir uriné car dada vide a l’idée!

Au Gabon, j’ai bâti un piano-bar. Cette construction dura longtemps, mais enfin un lent bar est né, et on y entend de chouettes airs à minuit

C’est l’histoire d’un manoeuvre proxénète et alcoolique qui pratique le coït quand il réintègre l’infâme cabane qui lui sert de tanière: Il s’agit du manuel mac rond entrant dans l’abri-gîte

Celui qui boit l’eau paiera : Entre Franz et Wolfgang, j’ai savouré « La vulve joyeuse », et j’en eut « La flûte enchantée ».

Quand gronde la colère des cheminots gays à la SNCF, on dit qu’on a alors la grève des trains arrière.

Pucelles en rafale : Je suis assailli par une harde de femelles en rut, mais vu mon grand âge, plus question qu’on m’harcèle d’assaut

Petit problème de Doigt Pénal : Un patron de bistrot a vendu son bar de forme circulaire à un boulanger, donc c’est l’histoire du transfert du bar rond en pains. Mais il y a pire, à la gare se trouve un vieil indien qui campe dans le grand hall, et que l’on surnomme « l’apache hall » (NB: Accent anglais et connaissance du parler marseillais requis) !

Et le meilleur pour cette fin (provisoire): Sourd comme un pet !

Les Contes de la semaine 01

Posted in Oulibouf on septembre 10th, 2018 by gerard – 1 Comment

Propos liminaire

           Notre belle littérature française regorge de titres débutant par  « Contes », les Contes du lundi, les Contes de ma mère l’oye, les Contes du samedi, les Contes du chat perché, les Contes de la bécasse, les Contes de Perrault, de Grimm ou d’Andersen … Il y a aussi : les contes à dormir debout (cf les mille et une nuits), les contes d’Hofmann… et d’autres encore au bout du conte !

            Voulant à mon tour m’essayer à la nouvelle, je propose aux lecteurs de Gigaproduction : Les Contes de la semaine, chaque historiette portant le nom d’un jour. C’est original et je ne sache pas que ce titre ait déjà été utilisé, car je crains les foudres de la Société des Auteurs.

            Il me parait utile de préciser que ces récits ne doivent en aucun cas être étudiés durant les cours de littérature aux couvents des Ursulines…

Raimondo.

Petit rajout de Gérard : Merci Raimondo de ne pas nous laisser en rade après les tonifiantes équipées de « Viviane ». Les Contes de la semaine (à ne pas mettre à la portée des enfants) paraitront donc au même rythme que ladite Viviane, c’est-à-dire tous les deux mois et toujours le 10 ! Pour les illustrations, je ne vais pas trop me casser la tête et utiliserai des images autopromotionnelles (comme pour Tante Emma) car j’en ai, je pense, suffisamment en réserve.

Lundi

            Ce lundi là; comme chaque matin, Gertrude, la bonne de Monsieur Charles apporta à son maitre la tasse de café qu’il avait coutume de prendre avant de se lever pour regagner la salle de bain.
Chaque matin, en servante stylée, Gertrude demandait :
–         Monsieur a-t-il bien dormi ?
Et comme chaque matin, Monsieur Charles répondait d’un air bougon :
–         A peu près.
Le ton de l’expression ne variait pas, d’un jour à l’autre, quelle que soit la qualité du sommeil nocturne ; on le constatera, Monsieur Charles avait le réveil plutôt laborieux.
Cependant, ce matin là, les choses allèrent autrement. A peine La bonne avait-elle franchi le seuil de la chambre, que le maitre, tout sourire annonça d’un ton joyeux :
–         Venez voir Gertrude, venez voir cette belle érection.
Depuis qu’elle était à son service, lorsque se produisait ce phénomène, le maitre tenait sa servante au courant de la bonne nouvelle puis repoussait le drap afin qu’elle se rende compte de la véracité du fait.
Les années passant, les érections devinrent espacées, puis rares et bientôt épisodiques. Monsieur Charles s’en désolait, Gertrude déplorait les effets de la fuite du temps sur ce maitre auquel elle était très attaché. Ce matin là, ce que Charles appelait une érection n’était en fait, qu’une modeste raideur ne nécessitant pas qu’on s’extasie à sa vue et Gertrude fut peinée de constater que le sexe de son maitre était toujours aussi indigent, ce qui à 75 ans pouvait aisément se comprendre.

***

            Née dans une modeste famille ouvrière du bordelais, ainée d’une nombreuse fratrie, Gertrude fit très vite  office de seconde maman et  apprit très tôt, le travail de la maison ; aussi   après avoir passé avec succès son Certificat d’Etudes, se dirigea-t-elle vers cette profession de domestique, comme on disait alors,  ces serviteurs des riches bourgeois, image moderne du servage médiéval. Elle peaufina sa façon de servir, s’adressant aux maitres avec le respect qu’il convient,  usant de ce langage particulier des milieux bourgeois, qui exclut le « vous » au bénéfice de la « troisième personne ». Elle porta désormais des robes noires assorties d’un tablier blanc impeccablement repassé, veilla à l’ordonnance de sa chevelure savamment enchignonnée. Elle fut confrontée aux mains baladeuses de ses maitres ravis faire une petite cajolerie à sa jolie poitrine qui ne donnait  pas dans l’opulence, mais dont la remarquable rondeur ravissait les yeux et suscitait les caresses. Elle se heurta aux fils de famille, souhaitant s’initier avec elle à d’intimes ébats amoureux. Généreuse, elle acceptait parfois les mains audacieuses d’un adolescent  s’égarant sous son jupon à la recherche d’un recoin de peau nue.
A la longue ces caresses lui donnèrent un peu de vague à l’âme et elle pensa qu’il était temps de mettre fin à une virginité encombrante en songeant à  d’autres horizons.  L’épisode resta dans la famille puisque  ce fut un vieil oncle libidineux qui eut le privilège de lui faire découvrir  le bonheur d’exulter : il recueillit son premier cri de jouissance. Cette mise en route faite, Gertrude put voler de ses propres ailes ; elle ne s’en priva pas, évitant toutefois de se soumettre aux désirs de ses patrons et même quelquefois à celui de ses patronnes.
La trentaine venue, elle eut l’occasion de quitter le Bordelais et de rejoindre la capitale ; c’est là qu’elle entra au service de Monsieur Charles, un  heureux célibataire, ayant hérité  d’une confortable fortune, le mettant à l’abri du besoin et même du travail.  Il  vivait dans en une banlieue cossue, dans un magnifique pavillon où  Gertrude fut chargée de tout faire : l’entretien, la cuisine, la recherche d’ouvrier pour assurer divers travaux, bref tout ce qui est nécessaire  et indispensable dans une maison  dont le maitre ne tient pas à s’encombrer de toutes ces servitudes. Infatigable dans ce rôle de maitresse de maison, elle sut cependant se réserver  quelques moments personnels  qu’elle consacrait aux petits bonheurs de la vie. Assez réfractaire au plaisir solitaire, sauf en cas d’absolue nécessité, elle préférait, bien sûr, les tendresses d’un beau ténébreux et les hôtels de charme de la région destinés aux amours clandestines, eurent droit de multiples fois à sa visite avec des compagnons différents, car elle détestait ces passions amoureuses qui durent par trop.

***

            En ce lundi, cela faisait 20 ans que Gertrude s’acquittait avec zèle de toutes ces tâches à la grande satisfaction de Monsieur Charles, qui menait joyeuse vie  par  ailleurs, mais  satisfait  de retrouver en son logis le chaleureux confort que son accorte servante savait entretenir.
Il s’était créé entre eux certaines habitudes et en particulier ce rituel  qui se déroulait chaque fois que se produisait une érection matinale. Certes ce matin là le phénomène n’était pas patent  mais néanmoins Gertrude  ne dérogea pas à l’habituel cérémonial. Lentement elle dégrafa sa robe, laissant entrevoir un magnifique buste paré d’une riche lingerie en dentelle, sortit des bonnets ses seins aux tétons turgescents et prenant en main le sexe de son maitre, commença une tendre masturbation. Cependant, malgré le doigté qu’elle montrait et l’ardeur qu’elle apportait à cette caresse, les résultats tardaient à se manifester. Aussi, ce matin là,  geste qu’elle ne s’était jamais permis jusqu’ici, elle se pencha et prit en sa bouche le sexe récalcitrant, pour réussir à l’éveiller. Sans être prodigieux, l’effet fut bénéfique et quelques instants plus tard, Gertrude sentit sourdre sur sa langue quelques gouttes d’une liqueur d’amour…

Raimondo – 2018

Raimondorama 33

Posted in Oulibouf on août 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

L’oncle Hector
Vraiment, ma chère Emma, il faut bien l’avouer
Ton cul est ravissant et il me fait bander.
Ainsi parlait Hector, oncle sexagénaire,
Soulevant le tissu de sa robe légère.
Hector était ainsi ; n’étant pas raffiné
Il n’avait pas toujours les mots appropriés,
Son verbe était médiocre et quelquefois trivial,
N’ayant évidemment rien de très magistral.
Ajoutez à cela que ses mains baladeuses
Se faisaient aisément assez aventureuses
Et s’en allaient chercher quelques rotondités
Qu’il tâtait longuement de ses mains empressées.
Hector avait ainsi dans toute la famille
Tripoté les appâts des femmes et des filles
Et bien souventes fois s’était fait rabroué
Pour avoir pratiqué ces gestes insensés.
Il reçut très souvent, pour calme ses ardeurs,
Quelques coups fustigeant ses roupettes en chaleur,
Mais il ne cessa point, malgré le temps qui passe,
De poursuivre toujours ses manières salaces.
Tant Emma cependant, en nièce généreuse
Ne repoussait jamais ses façons chaleureuses
Et même quelquefois se montrait complaisante
Caressant avec art une bite bandante
Afin de lui offrir cette félicité
Qu’une obligeante main pouvait lui apporter.
Elle ajoutait parfois pour varier les plaisirs
Le joyeux tête-à-queue de l’affable vizir,
Le doigt itinérant, la sublime lichette
Ou le galop furieux de la troyenne en fête.
Mais hélas ce jour-là, dans le grand corridor
Ou Emma se tenait avec son oncle Hector
Le petit Philémon vint alors à passer
Obligeant la Tantine à vite rabaisser
La robe de satin alors que le tonton
Remisa ses outils dans son grand caleçon.

Implacable destin, cruelle déception
Qui priva l’oncle Hector d’une masturbation.
Raimondo – 2017

Manon
Ce jour-là Tante Emma et sa nièce Manon
Dans le fond du jardin près des rhododendrons,
Devisaient toutes deux, de la pluie, du beau temps,
Des beautés de la vie, de ses désagréments,
Bref, de ces faits divers qui rythment l’existence,
Et donnent à la vie certaine consistance.
Tante Emma racontait ses dernières fredaines
Avec un jeune amant, de dix huit à peine,
Qui, aux jeux de l’amour lui avait apporté
De folles sensations qui, fort l’avaient troublée.
Que ce soit en levrette ou en d’autres postures
Tous deux avaient vécu une belle aventure
Et Tante Emma songeait qu’elle aimerait revoir
Ce délicieux amant qu’elle n’avait vu qu’un soir.
Il bandait comme un turc disait-elle à Manon,
Avec lui j’ai sauté maintes fois au plafond
Et pour le remercier, de ma bouche gourmande,
Je lui ai prodigué de très chaudes offrandes ;
Mes doigts ont parcouru quelques chemins secrets,
Ma paume a caressé ses charmants coussinets,
Durant de longs moments nous avons déliré
Echangeant des caresses et de brûlants baisers.

Mais Manon cependant à ce très chaud récit
Songeait avec tristesse à sa bien morne vie.
Son mari vieillissant devenu indolent
Se montrait au déduit pour le moins nonchalant
Il n’avait plus l’ardeur qu’il montrait autrefois
Et la pauvre Manon se demandait pourquoi.
Elle était toujours belle en sa maturité,
N’ayant point sur son corps d’effets non désirés
Et gardait au contraire un charme remarquable ;
Elle était ravissante et toujours désirable,
Mais hélas son époux, n’avait plus cette audace
Qu’il montrait autrefois et le rendait pugnace.
Auprès de Tante Emma, alors, évidemment,
Manon confia sa peine ainsi que son tourment,
Quêtant quelques conseils, la conduite à tenir,
Afin de recevoir un frisson de plaisir.
Tante Emma n’était pas, en pareille occurrence
De celles qui patientent et souffrent en silence,
Et conseilla plutôt d’agir très fermement
S’offrant pour exulter les faveurs d’un amant.
C’est ainsi que Manon, sagement conseillée
Se donna à Léon, son cousin préféré,
Qui sans tergiverser sut par maintes caresses
Ramener à ses sens, enfin, de l’allégresse.
Avec lui, ce fut bon, cela fut vraiment beau
Et Manon découvrit bien des gestes nouveaux :
Le joyeux tête-à-queue et le vol de l’aigrette,
Le doigt aventureux et la dive sucette ;
Elle apprit qu’en amour, il faut toujours donner
Afin de recevoir et mieux se régaler.

Et quand au vieux mari, en épouse parfaite,
Manon lui accordait parfois une branlette.
Raimondo – 2017

L’anniversaire de Léon
Tante Emma ce soir là, d’une main caressante,
De Léon cajolait la bite turgescente,
Et ce doux va et vient sur le membre affolé
Apportait grand bonheur à ce neveu comblé.
Emma avait promis, pour son anniversaire
De rester avec lui durant la nuit entière.
C’était là un cadeau, il faut bien l’avouer,
Qu’on ne refuse pas car il donne à rêver.
Donc, de sa douce main, Tante Emma caressait
Ce vit énamouré qui soudain s’érigeait.
Ce n’était qu’un début, et l’on imagina
Bien d’autres griseries et bien d’autres ébats,
Car après la branlette, Tante Emma lui offrit
Une étreinte sublime entre ses seins fournis,
En variant la pression ainsi que le tempo
Qui alla du lento jusqu’au fortissimo
En y mêlant parfois quelques pizzicati,
Un brin d’allegretto et de presto aussi.
Mais il fallu alors se modérer un peu,
Et ne point se presser pour achever le jeu,
Car il faut en amour savoir se ménager,
Si l’on veut aller loin avant que d’exulter.
Depuis longtemps Emma avait pour ses neveux
Fixé quelques mesures aux plaisirs amoureux :
Ne jamais se presser, et prendre tout son temps,
Pratiquer une pause, s’arrêter un instant,
Et durant ces repos dispenser des caresses
Dans le cou, sur les seins ou sur les rondes fesses,
Donner à ses envies le temps de s’exprimer
Pour reprendre à nouveau la tendre échauffourée.
On s’essaya ensuite au galop du zébu,
A la course effrénée du cavalier barbu,
A la feuille de rose, au charme trépident
De l’écuyer maltais et du barde flamand,
Enfin on se fondit en l’exquise levrette,
Sublime position de l’ostrogoth esthète
Et l’on parvint bientôt à l’étape dernière
Ou chaque combattant poussa son cri de guerre.
Et la nuit fut de feu ; ils ont même tenté
Le trémolo vibrant de l’arbalétrier,
Le brûlant tête-à-queue du mercenaire breton
Et l’index filant au milieu du buisson.

Lorsque vint le matin Emma vit que Léon,
Avait comme il se doit, une belle érection
Dont elle profita avec délectation.
Raimondo – 2017

Samson
Embrasse ma minette, caresse mon bouton
Suppliait Tante Emma à son neveu Samson ;
Depuis dix jours déjà, nul n’est venu me voir
Me laissant esseulée et dans le désespoir.
Oui, j’ai été privée d’une raide quéquette,
De ces câlineries qui vous mettent en fête,
Des va-et-vient hardis, des suaves frôlements,
Des baisers enfiévrés sur mes tétons brûlants ;
Je n’ai pas pu hélas, durant ces jours maudits
Laisser errer mes mains sur un délicieux vit,
Empalmer tendrement de rondes coucougnettes,
Régaler de ma bouche une verge en goguette,
Tout cela m’a manqué et je veux à présent
Rattraper avec toi, la perte de ce temps.
Calme je t’en supplie par tes tendres caresses
Un corps désespéré qui cherche l’allégresse,
Un minou délaissé qui souhaite la venue
D’un sexe conquérant, au charme bienvenu.

O chère Tante Emma, vous qui m’avez appris
Tous les jeux délirants des amants en folie,
Vous dont le corps exquis apaisa mes désirs,
Vous qui m’avez un jour éveillé au plaisir,
Laissez-moi aujourd’hui répondre à tous vos vœux
En calmant vos ardeurs de mes soins amoureux.
Laissez-moi dénuder ces deux seins ravissants,
Et de mes douces mains user d’effleurements
Pour qu’ils se réjouissent que naisse soudain
L’exquise griserie créée par ce câlin.
Laissez errer mes doigts sur votre intimité,
Qui se mouille et s’éveille à la lubricité
Afin de recevoir une bite flambante
Soulageant l’affliction d’une trop longue attente.
Laissez-moi aujourd’hui, vous combler de bonheur
Vous qui avez toujours, de vos doigts enchanteurs
Satisfait tous mes vœux et toutes les envies
Que créait votre corps à mes yeux éblouis.

Ils s’aimèrent alors sans jamais repousser
Les moindres volontés de leurs corps enflammés
Et lorsque Tante Emma cria sa jouissance
En un long lamento de la concupiscence,
Le neveu à son tour, la serrant dans ses bras,
D’une sève brûlante alors se libéra.
Raimondo – 2017

Edmond
Te souvient-il Emma, quand nous étions enfants
De ces jeux interdits qui nous amusaient tant ?

Ainsi parlait Edmond à sa cousine Emma
De ces amusements qu’ils avaient autrefois.
Ayant dix ans à peine, Emma n’hésitait point
A montrer son fessier à ce jeune cousin
Et même sans pudeur elle allait caresser
Un vit encor flaccide qu’elle aimait embrasser.
Emma avait déjà de l’imagination
Pour créer de la joie et quelques sensations
Qui fort les ravissaient sans jamais les lasser,
Echangées en secret en des coins isolés.
Ils se faisaient ainsi maintes câlineries,
Des baisers, des caresses et des cajoleries.
Mais hélas ces doux jeux ne perdurèrent point
Car Edmond la quitta pour des pays lointains,
Et il n’assista pas aux divers changements
Qui fit d’elle une femme et non plus une enfant.
Elle prit avec les ans, un buste épanoui
Que d’aucun caressait d’une main réjouie,
Et sous le fin jupon un minou enchanteur
Savait émerveiller les sexes en chaleur.
Edmond ne connu point cette transformation
Qui changea la chenille en gracieux papillon,
Et il n’eut jamais l’heur de connaitre avec elle
Ces intimes moments de fièvre passionnelle.
C’est pourquoi en ce jour il déposa ses mains
Sur toutes les rondeurs qu’il découvrait enfin.
Une telle attention ne choqua point Emma
Qui se souvint alors des beaux jeux d’autrefois
Et s’offrit sans détours à ces tendres caresses
Sur ses seins opulents ses tétons et ses fesses.
On joua du pipeau et de la turlurette
Et l’on se délecta à la tendre sucette
On s’offrit du bonheur et de la volupté,
On goutta aux bienfaits de la lascivité ;
Et lorsqu’on atteignit ce moment bienvenu
Ou l’on souhaitait enfin le plaisir éperdu,
Emma se retourna et lui laissa choisir
Quel antre délicieux il souhaitait envahir.
Raimondo – 2017

Viviane 27

Posted in Oulibouf on août 10th, 2018 by gerard – 2 Comments

Et voilà braves gens ! Nous avons ci-après le dernier épisode de « Viviane ». Grand merci à celui qui a su entretenir de bout en bout notre intérêt pour cette sympathique héroïne, énormes félicitations aussi pour le style; c’est une écriture qu’on a plaisir à lire. Bravo Raimondo !

27e épisode

Chapitre 2 : Courriers divers

Ce matin là, une secrétaire de l’Etude vint remettre à Maitre Montillac un courrier qu’elle n’avait pas  décacheté : une grande enveloppe kraft, sur laquelle figurait la mention « Personnel » indiquant que ce pli particulier, contenait des documents qui, à priori ne devaient pas être traité par le secrétariat. Demeuré seul dans son bureau, le notaire ouvrit ce courrier assez pesant sur lequel ne figurait pas le nom de l’expéditeur. Il en tira d’abord, une lettre manuscrite, dont il prit aussitôt connaissance, avant de s’intéresser aux autres documents qui l’accompagnaient.

Maître,        

Des circonstances particulières me contraignent à prendre certaines décisions qui pourront vous paraitre singulières mais que j’ai prises après mures réflexions.

Lorsque vous recevrez ce courrier, j’aurai quitté Toulouse, et avant mon départ, pour une destination qui importe peu, je fais une fois encore appel à vous et aux services de votre Etude notariale afin de régler certaines affaires qui requièrent vos compétences.

Vous trouverez ici, outre cette présente lettre qui précise ce que j’attends de vous, des courriers sous enveloppe cachetées sur lesquelles figure le nom de divers destinataires. Vous voudrez bien remettre ces plis à qui de droit, les priant d’en prendre connaissance hors de votre présence ; vous voudrez bien  leur signaler la date d’un prochain rendez vous en votre Etude. Ce jour là vous prendrez connaissance, et en leur présence ferez lecture de la lettre incluse sous l’enveloppe verte ci-jointe, qui vous est spécialement destinée, mais dont vous ne découvrirez le contenu qu’en leur présence.

Votre cliente qui a tissé avec vous et vos enfants, des liens d’amitié,

Viviane Jacquet. 

Le notaire rangea dans son coffre fort l’enveloppe de couleur verte sur laquelle figuraient son nom et la mention : « A n’ouvrir que plus tard, en présence de témoins Il trouva  également  trois enveloppes portant le nom des destinataires : Dorothée Montillac, Marc Montillac,  Madame  Adeline Soubise, la gérante du commerce de lingerie, propriété de Viviane.

Dans les heures qui suivirent, Maître Montillac se chargea personnellement de remettre ces lettres à qui elles  étaient destinées, veillant scrupuleusement à ce qu’elles ne soient pas ouvertes en sa présence.

***

 Ma chère Dorothée,

Avant que de quitter définitivement Toulouse, pour des raisons personnelles, je tiens à te dire combien j’ai apprécié l’aide que tu m’as apportée, depuis que mes problèmes d’héritage m’ont amenée en cette belle cité.  Il s’est créé entre nous une très sincère amitié que je suis heureuse d’affirmer en ce pli, le dernier sans doute.

En me confiant le secret de ton attirance, de ton amour devrais-je dire, pour Jeanne, tu m’as montré que je comptais pour toi et que nos rapports dépassait le cadre des affaires pour confiner celui de l’amitié, d’une amitié sincère que j’ai appréciée plus que tu ne saurais le penser.

J’ai eu avec ton père, une conversation au sujet de ton avenir et donc du mariage qu’il envisage pour toi. De toute évidence, c’est un projet dans lequel l’argent apporté par le « futur » entre en ligne de compte, sans même que l’on ait jugé utile de solliciter ton avis. Et puisqu’il s’agit d’argent, sache que le problème financier est sur le point de se résoudre et j’en suis très heureuse. Ceci étant, c’est à toi désormais de prendre ton destin en main et de décider qui sera à tes côtés dans ta vie professionnelle. Je n’ai pas d’avis à te donner, je ne m’en sens ni le droit, ni la compétence ; seul ton bonheur me préoccupe, et c’est à toi de  définir quelle forme il doit prendre.

Ton amie Viviane, qui ne t’oublie pas et te souhaite un bel avenir heureux.

Dorothée relut cette lette à plusieurs reprises. Elle fut bien sûr touchée par son caractère intime mais demeura perplexe sur certaines assertions par trop sibyllines qu’elle contenait.  Elle décida de s’en ouvrir à Jeanne qui, comme elle, ne pu apporter une quelconque lumière, sinon le fait de songer à l’élimination d’un « futur » plutôt indésirable. Cette charmante perspective, poussa les amantes à des embrassades de contentement ; d’intimes baisers amoureux furent échangés, les mains s’égarèrent à la recherche des recoins secrets de leurs corps. Bientôt les robes furent ôtées, la lingerie voltigea à travers la pièce et les deux femmes se chérirent avec passion, serrées l’une contre l’autre pour atteindre le délirant orgasme qui les fit feuler de plaisir.

***

Marc, mon cher amour,

C’est la première fois que je m’adresse à toi avec cette tendresse, usant de ces mots qui d’ordinaire, ne sont pas courant entre amants. C’est à dessein que je les emploie,  t’avouant qu’après nos premières effusions où seul le plaisir prévalait, j’ai ressenti naitre en mon cœur le bienheureux sentiment d’une femme passionnée qui découvre le bonheur d’aimer. Pour moi, notre intimité devint toute autre et je me suis donnée à toi avec le sentiment que nous allions parcourir ensemble, un long et merveilleux chemin. Avec ravissement j’ai découvert que j’allais être mère. Très vite hélas, le ciel n’a pas voulu que ce bonheur me soit permis…

Tu découvriras bientôt d’autres secrets et en particulier celui qui met fin à une liaison amoureuse que je te demande de ne pas oublier ; garde en mémoire cette femme, qui à l’opposé de bien d’autres sans doute,  t’a aimé avec passion.

Lorsque cette lettre te parviendra, j’aurai quitté Toulouse emportant avec moi le magnifique souvenir d’une flamme qui, je le déplore, s’est trop rapidement éteinte.

Je t’embrasse tendrement avec toute ma passion.

C’est en pleurs que Marc tenta de joindre téléphoniquement Viviane. Il n’entendit qu’un perpétuel « bip, bip » qui retentissait continuellement de façon languissante.

***

Chère Madame Soubise,

Je suis satisfaite d’apprendre qu’il vous a été possible d’obtenir le prêt vous permettant d’acquérir mon commerce de lingerie dont vous détenez pour l’heure la gérance. Sur le point de quitter Toulouse, j’ai donné ordre à Maître Montillac d’assurer toutes les formalités de la vente qui feront de vous la légale propriétaire de ce magasin.

Nous n’aurons plus l’occasion de nous revoir mais je tiens à vous redire combien j’ai apprécié le soin et l’énergie  que vous avez apportés dans la conduite des affaires, afin que cette enseigne bénéficie d’une excellente réputation et  réponde aux désirs d’une clientèle de plus en plus importante.

***

Quelques jours plus tard  les trois bénéficiaires de ces courriers, se retrouvèrent dans le bureau de Maître Montillac, chacun ayant en l’esprit diverses pensées. Dorothée se demandait par quel miracle les choses pourraient s’arranger pour elle. Madame Soubise voyait l’avenir avec satisfaction. Quant à Marc depuis plusieurs jours, après avoir appris le départ de Viviane et la fin de  leur intime liaison, il restait sombre et muet, se demandant à quel moment il allait s’éveiller de ce mauvais rêve.

C’est avec une certaine solennité que le notaire décacheta l’enveloppe verte. Il en tira une  lettre manuscrite et constatant qu’elle ne portait pas en entête un nom de destinataire il commença à la lire à haute voix.

Après quelques années de bonheur, je vais quitter cette belle ville de Toulouse, dans laquelle j’ai eu l’occasion de  rencontrer des amis très chers qui  m’ont permis d’y vivre d’heureux moments. Malheureusement, il se produit parfois  des circonstances inattendues qui viennent perturber le déroulement des évènements et le destin, une fois de plus, a bouleversé le cours de ma vie,  m’amenant à prendre quelques dispositions concernant mes biens, dont Maitre Montillac voudra bien assurer légalement le devenir.

Madame Soubise souhaitant  acquérir mon magasin de lingerie dont elle assurait jusqu’ici la gérance remettra à Maitre Montillac le chèque d’un montant prévu pour cette transaction dans un accord écrit dont elle est dépositaire et qu’elle  remettra aujourd’hui.

Cette somme, déduction faite des frais notariés, sera remise à Marc; il  sera sans doute le premier étonné de ce legs qui évitera à Dorothée un mariage incongru avec un « futur » tombé du ciel chargé simplement de fournir la part d’héritage dévolue à Marc, a qui je lègue également ma maison.

Maitre Montillac éclaira ses auditeurs en leur faisant part des projets qu’il avait envisagés pour assurer sa succession à l’Etude. Puis il termina la lecture de la lettre de Viviane.

Je souhaite de tout cœur que Dorothée organise désormais sa vie comme elle l’entend et qu’elle ne soit pas soumise à des obligations qu’elle ne souhaite pas.

Quant à moi, je vais quitter Toulouse ainsi que la France.

Une visite auprès de mon gynécologue consécutif à une fausse couche, a détecté chez moi un mal que la science soigne encore difficilement, que pudiquement on nomme, à tort parfois, une longue maladie. Je ne me vois guère soumise à des soins pénibles et fastidieux et  je n’ai pas le courage de voir mon corps se dégrader jusqu’ à une inéluctable issue que les médecins prévoient dans un très proche avenir.

Puisque la France n’autorise pas l’euthanasie je me suis  tournée vers un pays  voisin où  la législation est plus compréhensive. J’ai donc  pris des dispositions pour qu’une association me vienne en aide pour mettre fin à mes jours. 

Mes chers amis ne cherchez pas à  retrouver ma trace ;  de tristes circonstances ont voulu que je naisse inconnue, mon souhait est de poursuivre cet anonymat dans l’au–delà. Gardez seulement le souvenir de cette Viviane à laquelle vous avez offert, en l’ultime partie de sa vie, bien des joies et des satisfactions.

Un grand silence se fit dans ce bureau notarial, souvent témoin de quelques luttes intestines ou échanges d’invective. En ce jour, après la lecture du  message de Viviane l’émotion prévalait et les larmes de chacun accompagnaient le profond silence.

On entoura Marc, à n’en pas douter, le plus touché de tous. Sans toutefois amoindrir sa peine la tendre attitude de son père, peu courante il est vrai, le réconforta quelque peu.

***

Papa,

C’est tout à fait par hasard que j’ai trouvé dans la maison de Viviane, au fond d’un tiroir, un petit journal intime, qu’elle avait peut-être caché là,  laissant aux circonstances le soin de le  faire surgir. J’ai hésité à lire cet opuscule ne voulant pas m’immiscer dans quelque secret intime qui ne m’appartenait pas,  puis je me suis persuadé que Viviane n’avait pas détruit ce journal pour que je puisse un jour en prendre connaissance. J’ai découvert alors un secret que tu lui avais confié, concernant mon origine : tu doutais être génétiquement mon père.

Il ne manque pas actuellement de moyens scientifiques pour s’en assurer, mais  je ne  vois pas l’utilité d’un tel recours. Si  des incertitudes ont pu t’assaillir, sache que pour moi,  tu restes mon Papa, celui qui m’a donné une enfance heureuse dans un climat serein. Je n’ai pas toujours été le garçon idéal que tu aurais aimé avoir et mon caractère frivole a dû souvent t’importuner. Tu restes cependant pour moi, le père que je suis heureux d’avoir eu.

Je voulais te dire tout cela avant de rejoindre  la  Grande-Bretagne où avec quelques amis nous allons monter un groupe musical, projet qui depuis longtemps me tient à cœur.

Ton fils, Marc. 

Heureux d’avoir transmis à son père son message d’amour  filial, Marc songe a son avenir. Peut-être aura-t-il un jour une fille, qu’il prénommera  Viviane et à laquelle il contera l’histoire de cette femme exceptionnelle qui a côtoyé sa vie durant quelques mois.

Mais ceci est une autre histoire.

FIN

Raimondorama 32

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

Gaston
Elle était presque nue, sa robe était tombée
Ainsi que le jupon qui gisait à ses pieds ;
Tante Emma n’avait plus qu’une longue culotte
Masquant son beau fessier et sa gentille motte.
Gaston la regardait ; ses yeux émerveillés
Contemplaient les deux seins qui étaient dénudés.
Réservé, il n’osait frôler ces mignardises
Offertes à ses désirs et à sa convoitise
Qu’il découvrait ce jour pour la première fois
Gaston n’ayant jamais lutiné Tante Emma.
En ce jour, lui était venue une envie très soudaine
Et ma foi Tante Emma profita de l’aubaine ;
Elle trouvait ce neveu assez joli garçon
Bien bâti, très poli, ayant bonnes façons,
Aussi, elle répondit aux avances badines
En offrant la douceur de se lèvres mutines.
Tout commença ainsi et il ne restait plus
Qu’un linge de satin qui lui couvrait le cul.
La suite se devine, et cette lingerie
A son tour rejoignit tous les autres habits
Qui gisaient sur le sol, ça et là dispersés,
Tant grande était l’envie de pouvoir forniquer.
On y mit de l’ardeur et de l’exaltation
Tout était enthousiasme, folle l’excitation ;
Tante Emma découvrit que ce beau soupirant
Se révélait pour elle un merveilleux amant
Cherchant à éveiller par de tendres caresses
Chaque sensible point de son corps de déesse :
Les tétons érigés et le minou ardent
Ou le bouton caché dans l’antre pubescent.
Cet amant, ce lancier des joutes amoureuses
Sut par tous les élans d’une verge fougueuse
Apporter à Emma la suprême explosion
Qui la fit exulter et crier de passion.
Et pour remercier le valeureux guerrier
Elle prit en sa bouche le vit énamouré,
Et avec dilection le suça longuement
Afin d’en recueillir le foutre jaillissant.
Raimondo – 2016

Désiré
Tante Emma était nue sur un grand canapé
Avec un sien neveu, le galant Désiré.
Le jeune homme était nu, tout comme sa tantine,
Car tous deux s’amusaient à tripote ma pine,
Jeu connu des amants, depuis la nuit des temps,
Joyeux préliminaire à d’autres amusements.
Désiré appréciait ces très douces caresses
Qu’Emma accomplissait avec délicatesse,
A la jubilation d’une bite enchantée
Grossissant sous l’effet d’une dextre zélée.
Le neveu à son tour prit les choses en main
Pelotant avec art les deux plantureux seins
Mis à disposition de ses doigts polissons
Titillant doucement de très gracieux tétons.
Il faut le dire ici, toutes ces privautés
Eurent rapidement les effets escomptés
Poussant les deux amants à passer à l’assaut,
Désiré se coulant dans un antre tout chaud.
Et dès lors tout changea : le rythme et la cadence
Qui en s’accélérant les mirent alors en transe.
Ils souhaitaient surpasser les timides caresses
Par des gestes plus fous, par une hardiesse
Les poussant à donner ce jour à leur plaisir
Un tout nouvel élan qui les puisse étourdir.
On s’essaya, bien sûr à d’autres positions,
Comme la carmagnole, le saut de l’espadon,
La girouette en folie, le délirant soudard
Et le frotti-frotta du joyeux braquemart.
Tante Emma ressentit quelques douces prémices
Suivies tout aussitôt du grand feu d’artifice
Qui embrasa ses sens et la fit haleter
Avant que le plaisir vienne la submerger.
Alors elle enserra le corps de son jouteur
Qui connut à son tour le frisson du bonheur.
Raimondo – 2016

Solitude 3
Tante Emma ce soir-là reposait calmement
Sous les branches feuillues d’un grand marronnier blanc,
Et au lent va et vient de son escarpolette
Lui vint soudain l’envie de se faire branlette.
Il arrivait souvent que par les soirs d’été
Lui viennent à l’esprit de semblables idées
Et ne dérogeait pas à combler ses désirs
Destinés à créer des moments de plaisir.
La nuit était tombée, la pénombre régnait
Seul un rayon de lune faiblement éclairait
Ce petit coin charmant et plein d’intimité
Ou Tante Emma souvent venait se réfugier.
Elle souleva bien haut sa robe en taffetas
Mettant ses cuisses à nu qu’alors elle caressa
Et dénuda ensuite son petit abricot
Que des doigts besogneux câlinèrent aussitôt.
Tante Emma appréciait ces moments savoureux
Regrettant cependant de n’être pas à deux,
Aussi, elle fantasmait sur les amours passées
Avec tous les amants qu’elle avait côtoyés.
Elle repensa au soir où avec Céladon
Elle fut sodomisée dans le petit salon
Sous les yeux ébahis de son neveu Fernand
Qui lutinait Josette au fessier ravissant ;
Elle se revit pressant entre ses seins poupards
La bite redressée de son cousin Gaspard,
Elle vécu en esprit les moments délicieux
Où les corps se retrouvent en brûlant tête à queue,
Et elle n’oublia pas non plus, qu’avec Gertrude,
Afin de modifier parfois les habitudes
Elles se faisaient minette et se tâtaient les seins
Face au portrait en pied de l’oncle Célestin.

Ces profondes pensées, ces images d’antan
Eurent sur Tante Emma un effet saisissant.
Elle ressentit alors sur son petit minou
Une onde de plaisir qui survint tout à coup :
Tante Emma exulta et cria bruyamment
Sous les branches feuillues d’un grand marronnier blanc.
Raimondo – 2016

Solitude 4
Ce soir-là Tante Emma s’aperçut au coucher
Qu’elle n’avait point baisé de toute la journée.
D’ordinaire, il est vrai, elle voyait des amis
Diverses connaissances et des neveux aussi,
Et l’on prenait le temps de se faire un câlin,
Une tendre caresse, quelques baisers coquins.
Elle appréciait toujours un petit doigt frondeur
Qui s’allait promener en quelque profondeur,
Le tendre attouchement de ses seins généreux
Ou celui enchanteur de son fessier pulpeux.
L’orgasme n’était pas toujours au rendez-vous
Mais tous ces tendres jeux lui faisaient un bien fou.
Souvent, heureusement, on poussait les caresses
Jusqu’au bout des transports, et jusqu’à l’allégresse,
Ce doux moment sublime où le plaisir vous prend
Et vous fait frissonner d’un grand contentement.
Ce jour là Tante Emma n’avait donc pas baisé
Et elle s’en aperçut à l’heure du coucher.
Elle aurait pu bien sûr, comme elle faisait parfois
Se faire une branlette avec ses petits doigts,
Mais elle opta plutôt pour une rêverie
Songeant à des moments qu’elle avait en esprit.
Elle pensa à Robin, qui n’était pas de bois,
Toujours prêt à bondir sur la biche aux abois,
Un très fieffé jouteur, un roi de la levrette
Qu’il savait décliner en diverses facettes.
Elle songea à Clément dont la bouche insatiable
Faisait soudain surgir des frissons délectables
Sur son gentil minou ou ses seins plantureux
Et les belles rondeurs de son cul délicieux.
Elle revit Siméon, Albert ou Ferdinand
Qui tous à leur manière avec beaucoup d’allant,
De la maestria et un réel brio
La firent exploser et grimper aux rideaux.
Ces coquines images à la fin s’apaisèrent
Et Morphée l’accueillit dans ses très hautes sphères
Où elle rêva de stupre et de salacité
Et de tous les aspects de la lubricité.

Lorsqu’elle se réveilla le lendemain matin,
Tante Emma se para d’une robe en satin
Elle voulait être belle et prête à recevoir
Tout homme, quel qu’il soit, qu’elle pourrait entrevoir.
Raimondo – 2016

Jour de folie
Ce jour là Tante Emma avait fait des folies ;
Le matin, elle avait, avec l’oncle Rémi,
Joué au doigt coquin qui va et tournicote
Dans les recoins cachés de sa petite motte.
Cet oncle, un peu âgé était encor gaillard
Et savait au déduit se montrer égrillard.
Sa nièce l’appréciait et dans les escaliers
Elle vécut des moments assez particuliers.
Ma chère, disait-il, vos ravissantes fesses
Attirent de mes mains les plus tendres caresses
Et vos seins ravissants aux tétons érigés
Me procurent un effet que l’on peut constater :
Mon vit est le garant de la douce chaleur
Qui s’empare de moi découvrant ces splendeurs.
Ces mots, ces compliments, emplis de poésie
Eveillèrent en Emma, un brin de fantaisie
Et pour remercier ce charmant troubadour
Elle s’offrit en levrette aux doux jeux de l’amour.

Durant l’après-midi, après la méridienne,
Emma fut visitée par son neveu Etienne,
Un coquin garnement dépourvu de manières
Qui montrait un grand goût pour ses rondeurs fessières.
Certes, ce garçon là n’était pas très stylé
Mais Emma appréciait ses airs décontractés,
Et savait qu’avec lui ses savantes caresses
La mènerait très vite à une folle ivresse ;
Elle se laissa tenter et sous un chêne roux
Lui offrit la moiteur de son gentil minou.
Cela fut délicieux et le beau conquérant
Apporta plusieurs fois des plaisirs délirants
Et lorsqu’il repartit une larme coula
Sur la très blanche peau des joues de Tante Emma.

C’est ainsi que Gertrude, sa nièce préférée
Retrouva sa tantine quelque peu retournée ;
Fine mouche elle comprit que cette fois encor,
Son cœur était touché, aussi bien que son corps,
Et pour la consoler, très délicatement
En ses bras généreux l’étreignit tendrement.
Elles restèrent ainsi étroitement serrées
Partageant des caresses et d’amoureux baisers,
Puis en se dévêtant s’offrirent avec bonheur
De leurs corps généreux les sublimes rondeurs,
Laissant vaquer leurs mains sur ce petit bouton
Qui apporte aux amants une belle explosion

Cette nuit là Gertrude resta auprès d’Emma
Et leur nuit fut l’objet de très nombreux ébats.
Raimondo – 2017

Raimondorama 31

Posted in Oulibouf on juin 20th, 2018 by gerard – 3 Comments

Clément
Tante Emma, je le dis, vous sucez à ravir
Et je sens que bientôt mon sperme va jaillir.

Ainsi parlait Clément que Tante Emma suçait
Avec tout le talent que chacun lui connait.
Comme dit le poète, elle avait pris ce pli,
Durant sa tendre enfance avec tous ses amis.
Le geste était plaisant, les garçons le prisaient
Sans toutefois encor apprécier les effets
Qu’ils connurent quand vint l’âge plus avancé
Où le plaisir soudain devient plus prononcé ;
Et à l’art désuet d’une fade branlette
On préféra alors celui de la sucette.
Emma n’hésitait pas durant l’adolescence
A offrir ce plaisir aux amis de l’enfance
Devenus quémandeurs de ces belles caresses
Accompagnées aussi de bien d’autres largesses,
Car aux jeux estimés de la bouche goulue
Se mêlèrent en ce temps de nouveaux aperçus.
On découvrit les joies de l’étreinte des corps,
On connut les bienfaits d’impétueux transports,
De touchers délicieux, de baisers plus coquins,
Ces gestes inédits, ces gestes libertins
Qu’on s’offrait à loisir avec ravissement.

Donc, ce jour-là Emma suçait le beau Clément.
Tout avait débuté par un branle amoureux,
La caresse du vit entre des seins pulpeux ;
Ce léger va-et-vient procurant de la joie
A celle qui le donne et à qui le reçoit.
On poursuivit alors par divers chatouillis,
Par les divagations de l’index en furie,
Les pelotages en règles et tous ces jeux de mains
Qu’on ne peut surtout pas qualifier de vilains.
Puis, on multiplia les folles positions
Les gaités de la troupe, celles de l’escadron,
Et surtout le salto arrière de l’écuyer
Offrant à Tante Emma un orgasme léger.
Alors elle emboucha après cet intermède
La bite de Clément, magnifiquement raide
Et avec majesté elle œuvra tendrement
Afin de recevoir un sperme jaillissant.
Raimondo – 2016

Clément II

Tante Emma était nue, offrant à son neveu
Les splendides rondeurs de son corps généreux.
Elle aimait copuler avec le beau Clément
Qui était, et de loin, un merveilleux amant.
Elle avait remarqué  dès leurs premiers ébats
Toutes les facultés de ce beau garçon là.
Il avait tout pour plaire, il était distingué,
Et savait en amour comment se comporter.
Elle appréciait bien sûr ses ardentes caresses
Sur ses gracieux tétons ou sur ses rondes fesses
Et goûtait les effets des petits doigts frondeurs
S’égarant ça et là en quelques profondeurs.
Elle ne quémandait rien, Clément  lui apportait
Toutes les privautés que son corps désirait,
Et son petit minou sans cesse était comblé
Par la tendre douceur d’une bouche affamée.
Clément montrait souvent de l’imagination
Qui lui faisait trouver de folles positions
Afin de moduler les plaisirs de l’orgasme
Et pouvoir assouvir leurs très nombreux fantasmes.
C’est ainsi qu’ils s’aimèrent et connurent l’émoi
Des joyeux soubresauts de la biche aux abois
Et les ébranlements du fringant sapajou
Que la tantine aima vraiment par-dessus tout ;
Ils tentèrent un soir, sous la voute stellaire
Le joyeux va et vient du truculent rétiaire,
Le vol de la perdrix, le glouglou du faisan
Suivi du tête-à-queue du chevalier errant.
Tante Emma fut comblée avec ce cher neveu,
Qui un jour s’éloigna pour vivre en d’autres lieux ;
C’était la belle époque où un jeune marquis
Allait bouter l’anglais hors des Etats Unis,
Et Clément attiré par le chant des sirènes
Partit un beau matin en ces contrées lointaines.
Il n’est pas revenu et l’on n’eut jamais trace
Ou le moindre récit de ce guerrier pugnace.

Emma le regretta car il avait été
De ses nombreux amants l’un de ses préférés.

Raimondo – 2016

Léon I
Tante Emma appréciait quand ses jeunes neveux
Flattaient discrètement son cul voluptueux ;
Elle ne rechignait pas quand des doigts empressés
S’égaraient dans les plis de son décolleté
Et pour remercier ces chers petits coquins
Elle se montrait affable et une tendre main,
Polissonne bien sûr, s’en allait à tâtons
Vers cette intimité où logent les routons,
S’y attardant parfois, afin de ressentir
Un vit ensorcelé qui s’enflait à loisir.
Ce matin là Léon, à ce doux traitement
Demanda à sa Tante un petit supplément
Ma Tante, lui dit-il, montrez-vous plus câline
N’hésitez surtout pas à me sucer la pine
Car j’adore chez vous cet esprit de conquête
Qui d’une bouche hardie soulage les quéquettes.
Accordez-moi, très chère, cette insigne faveur,
Vous dont tous les appâts ont enflammé mon cœur.
Voyons mon cher neveu, vous êtes insatiable,
Soyez, je vous en prie, un peu plus raisonnable
Songez que ce matin dans le petit salon
Je vous ai masturbé de fort belle façon.
Certes très chère Emma, mais doit-on me blâmer
Si mon corps, constamment, par vous est attiré ?
Tante Emma, je le crie, vous êtes une princesse
Et vous savez offrir les plus folles caresses,
Vous êtes à la fois et Vénus et Junon,
Déesse de l’amour et femme de raison.
Que serions-nous sans vous ? De sinistres humains
Sans joie, sans harmonie, sans le moindre destin.
Et après ces propos qui l’avaient enchantée,
Tante Emma, réjouie, se mit à le sucer.
Raimondo – 2016

Léon II
Tante Emma devisait alors avec sa nièce,
Gertrude aux jolis seins et aux très belles fesses.
Toutes deux, on le sait, s’adonnaient très souvent
A quelques fantaisies offrant de l’agrément.
Elles avaient maintes fois suçoté leur minou
Ou égaré leurs doigts dans quel qu’intime trou,
Et au rythme exaltant d’un tendre menuet,
Elles s’offraient à loisir caresses et bienfaits.
De plus, elles ne manquaient pas d’imagination
Pour pouvoir décliner nombreuses positions,
Que ce soit le galop du vaillant cavalier
Ou la biche aux abois piaffant dans les halliers,
L’étreinte du boa, le cancan du lézard
Ainsi que les assauts du trépident hussard.
Elles ne négligeaient pas sur une escarpolette
A jouer au froufrou de la bergeronnette
Et même un soir d’hiver, devant la cheminée
Se firent un tête-à-queue près de l’âtre enflammé.
Gertrude cependant, proposa ce jour là
De mieux agrémenter leurs très tendres ébats
Invitant aux loisirs son beau cousin Léon
Qui se révélait être un très joyeux luron.
Tante Emma en son temps l’avait dépucelé
Et depuis, ce neveu avait bien progressé :
Il était devenu au jeu de la levrette,
Et aux charivaris de la douce minette,
Un amant accompli qui savait contenter
Tous les petits trottins qui passaient à portée.
Tante Emma bien souvent aimait sur l’ottomane
Calmer la tyrannie de ses brûlantes flammes,
Et chaque fois Léon d’un rythme ravageur
Avait éteint le feu de ses folles ardeurs.
Gertrude également lui demandait parfois,
Quand ils se promenaient tous les deux dans les bois,
Un petit à-côté, et quelques gourmandises
Qu’il dispensait alors avec sa gaillardise ;
Et chaque fois Gertrude, de ses joyeux combats,
Ressortait apaisée et heureuse à la fois.

Aujourd’hui réunis en un coin retiré
Tous trois gouttèrent aux joies de l’amour en tiercé
C’était nouveau pour eux mais si divertissant
Qu’ils en tirèrent alors un plaisir évident,
En variant le ton, modifiant les figures,
Usant pour exulter diverses procédures,
Depuis le sphinx en rut, la folle tarentule
Jusqu’aux joyeusetés du coquin funambule.
Bref, ce fut flamboyant, magnifique à loisir,
Chacun en retirant un fabuleux plaisir.
Plusieurs fois Tante Emma cria sa volupté,
Gertrude quémanda d’autres félicités,
Et le vaillant Léon fit face aux appétits
Révélé en ce jour par ces femmes en furie,
Jusqu’au moment heureux où deux bouches voraces
Libérèrent un nectar qui jaillit dans l’espace.
Raimondo – 2016
Romain
Tante Emma disait-il, me ferez-vous l’offrande
De poser sur mon vit une bouche gourmande
Et de le dorloter avec cette passion
Que vous savez y mettre en toutes occasions.
Ainsi parlait Romain dont la bite dressée
Rêvait de gâterie pour pouvoir exulter.
Ce jour-là le neveu et la tante sublime
Avaient trouvé refuge en un recoin intime
Dans un petit salon où, sur une ottomane
Ils avaient allumé une amoureuse flamme.
Depuis longtemps déjà la belle Tante Emma,
Au sourire enjôleur, aux prodigieux appâts,
Songeait qu’avec Romain elle aimerait ourdir
Une intime liaison porteuse de plaisir.
Le neveu répondit aux avances coquines
Et à l’œil malicieux de l’ardente tantine,
C’est pourquoi en ce jour ils s’étaient retrouvés
Pour jouir des bienfaits de la lubricité.
Ils furent vite nus et se mirent en campagne
Afin de parvenir au pays de cocagne.
Après avoir goutté au frou-frou du dragon
Ils tentèrent les sauts du lapin polisson
Puis de fil en aiguille, on en vint à oser
Le vol du cormoran sous les palétuviers
Suivi du grand galop de l’onagre velu
Et le guili-guili au mignon trou du cul.
Que cela était bon ! Et tous ces jeux badins
Ces frôlements furtifs et ces touchers câlins
Toutes ces gâteries et toutes ces tendresses
Apportaient aux amants les plus folles ivresses
Et lorsque Tante Emma, suprême aménité,
Prit le sexe en sa bouche afin de le sucer,
Romain sentit venir ce frisson délirant
Prélude à la venue d’un foutre jaillissant.
Raimondo – 2016

Viviane 26

Posted in Oulibouf on juin 10th, 2018 by gerard – 2 Comments

26e épisode et CINQUIEME PARTIE

L’implacable destin vient parfois perturber le cours des évènements.
Les descendantes de la Viviane médiévale auraient pu perdurer au fil des siècles trouvant une lointaine parenté dans l’époque actuelle ; peut-être aurait-on pu trouver un lien entre cette lointaine aïeule et la Viviane issue de cette inconnue de Ladinhac qui lui donna le jour. Hélas le sort en a voulu autrement ; la jolie Viviane, fille de Matteo Rosselli n’a pas eu de descendance. Cloitrée chez les clarisses d’Assises, elle n’a pas, comme celles qui l’ont  précédée, connu ni les transports de l’amour ni le bonheur de l’enfantement. La belle histoire de nos Viviane se termine en la seconde moitié du XVIIe siècle dans la cité Ombrienne  où naquit un certain François.
Il ne reste à notre curiosité que cette Viviane vivant désormais à Toulouse et qui ce jour, a retrouvé avec plaisir, Marc, le fils du notaire, Maître Montillac. 

Chapitre1 : Conversations diverses 

–        Tu es toujours aussi bandante !
–        Et toi, tu manques toujours de romantisme lorsque tu fais un compliment à une femme.
–        Mais enfin, pourquoi dis-tu cela ? Touche  ce sexe qui s’érige  en te voyant,  n’est-il pas la preuve de l’effet bandant que tu lui procure ?
–        J’en conviens, mais enfin tu pourrais t’exprimer de façon plus élégante : dire tout simplement que tu me trouve jolie par exemple.
–        Oui. Mais sache que j’ai connu bien des  jolies filles qui n’étaient pas bandantes, avec lesquelles j’ai expulsé mon trop-plein d’énergie sans avoir l’envie folle de leur apporter un peu de joie, si tu vois ce que je veux dire.
–        Oui  je vois, je ne suis pas débile : tu me trouves toujours à ton goût et tu as envie de t’envoyer en l’air avec moi, me gratifiant de ces gentillesses qui autrefois nous ravissaient tant ; je dis bien « autrefois » car je te signale que cela fait trois mois que tu n’as pas donné signe de vie. Je suppose que tu n’avais pas besoin de moi et qu’un joli tendron a fait place à la Viviane peut-être trop mûre pour toi.
–        Là, tu es injuste. Sache que j’étais à l’étranger accompagnant un groupe musical avec lequel j’ai quelques projets d’avenir. Je suis impardonnable de ne t’en avoir pas avisée ;  tu me connais, il m’arrive parfois de me montrer négligent, mais crois-moi, tu n’as jamais quitté mon esprit. D’ailleurs, dès mon retour, donc depuis hier, je t’ai contactée aussitôt afin de te revoir.
–        Tu avais envie de quelques gâteries ?
–        Là, c’est toi qui deviens vulgaire. Oui j’avais envie de te revoir. Oui j’avais envie de faire l’amour avec toi, de te serrer dans mes bras, de t’aimer, tout simplement.
–        J’aime ces douces paroles. Tu sais parfois être romantique et cela fait du bien. Viens.
Et ils firent l’amour ; plusieurs fois.
–        Au cours de ces trois mois, tu n’as pas eu quelques tentations ?
–        Pour être honnête, quelques unes ; il faut bien que le corps exulte, comme l’a chanté le poète. Et toi ?
–        Aucune.
–        Par fidélité ?
–        Va savoir…
Et ils refirent l’amour ; plusieurs fois.
–        Je t’ai manqué ?
–        Disons que le soir, seule dans ma couchette,  ton absence s’est souvent fait ressentir…
–        Serais-je indiscret en te demandant comment tu as palier cette privation ?
–        Oui… 
Et ils s’endormirent jusqu’au petit matin. En catimini, Marc s’éclipsa assez tôt laissant un petit mot : « Au fait, ma sœur Dorothée aimerait te voir… »

***

–        Allo Dorothée ? C’est Viviane. Ton frère m’a dit que tu voulais me voir.
–        Oui. J’ai besoin de ton avis et de tes précieux conseils pour une affaire importante.
–        Tu veux que je passe à ton bureau.
–        Surtout pas ; à l’étude, il y a trop de va et vient et trop d’oreilles indiscrètes. Je propose qu’on se retrouve dans un petit restau.
–        Pourquoi pas. On va chez Angelo ?
–        Heu…oui.
–        Ou ailleurs si tu ne goûte pas la cuisine italienne.
–        Non je ne suis pas contre la cuisine italienne  mais je n’aime pas trop quand Angelo me passe la main dans le dos et la fait glisser jusqu’à mes fesses.
–        Ce n’est là qu’un geste d’amitié…
–        Que je n’apprécie pas toujours. Mais enfin, va pour Angelo.
Elles se retrouvèrent donc chez Angelo, qui bien sûr les accueillit d’une main on ne peut plus chaleureuse. 
–        Un saltimbocca à la romana
–        Une escalope milanaise ; sans oublier le pichet de lambrusco.
C’est en prenant le café après la dégustation du tiramisu que Dorothée fit part de ce qui la préoccupait.
–        Mon père souhaite que je me marie.
–        Je suppose qu’il tient comme tous les parents à voir ses enfants installés pour faire leur vie.
–        Il souhait surtout me laisser son Etude et partir à la retraite.
–        Et en quoi cela pose-t-il  problème ?
–        Parce qu’il veut, pour m’assister,  me faire épouser le fils d’un de ses amis notaires, un blanc-bec pas très affable doté d’un strabisme assez prononcé.
–        Oui effectivement, le candidat n’inspire pas, à priori, l’enthousiasme. Mais toi-même, tu dois bien avoir des amis dont tu te sens proche avec lesquels tu aimerais bâtir un avenir.
–        Bien sûr, et c’est là où les choses se compliquent. J’ai connu à la fac un être d’exception avec lequel se sont ourdis des liens d’amitié puis d’intimité qui ne se sont pas démentis au fil des années.
–        Alors où est le problème ?
–        Le personnage en question, cher à mon cœur, se nomme Jeanne et je doute que mon père puisse apprécier les liens intimes qui se sont tissés entre nous.
–        Je vois.
–        Non seulement Jeanne est en matière de Droit un puits de science, mais dans l’intimité j’ai ressenti avec elle d’intenses frissons que les hommes n’ont pas toujours été à même de me procurer
–        En d’autres termes, tu es devenue homosexuelle.
–        Je ne sais pas si je suis devenue homosexuelle ou lesbienne ou comme tu voudras, tout ce que je sais : j’aime, je suis amoureuse, Jeanne m’apporte tout ce qu’un cœur souhaite et tout ce qu’un corps peut désirer.
–        Et à par moi, n’as-tu pas eu l’occasion d’en parler avec d’autres, à ta mère par exemple ?
–        Elle est bien la dernière à qui j’en parlerais. Ma mère a passé sa vie à dépenser les revenus procurés par l’Etude notariale et à batifoler avec de multiples amants. Ses enfants ont été élevés par des bonnes et se sont instruits dans des internats pour bourgeois nantis. Ce n’est pas à toi que j’apprendrais ce qu’est la jeunesse d’un enfant privé d’une mère.
–        Ceci étant, j’ai pour toi la plus grande estime et je tiens à te le montrer en tentant une démarche auprès de ton père.
Les deux amies quittèrent le restaurant en tapotant les fesses d’Angelo, qui n’apprécia pas ce geste, somme toute réservé aux hommes,  mais  fit sourire quelques clientes qui le remarquèrent.

***

Toulouse.
Madame, nous vous confirmons votre rendez-vous avec le Dr Durand (Gynécologue), mardi prochain à 16h30 

*** 

–        Maitre, j’ai l’intention  de vendre mon commerce de lingerie et j’aimerais que votre Etude se charge d’assurer toutes les formalités de la transaction.
–        Cette vente laisserait-elle supposer votre départ vers d’autres lieux ?
–        Pas du tout. Je suis devenue toulousaine, la ville me ravit, je m’y suis fait des connaissances, des amis et ne cherche pas à m’en éloigner.
–        Je ne voudrais pas me montrer indiscret, mais puis-je alors  vous demander pourquoi abandonner ce commerce florissant qui vous procure de confortables revenus ?
–        Ceci ne concerne que moi. Sachez simplement que j’ai quelques projets et pour les réaliser j’ai besoin de capitaux.
–        Mais enfin, si les capitaux vous manquent, il vous est possible d’emprunter auprès des banques.
–        A un taux usuraire, vous ne l’ignorez pas.
–        A un taux que votre commerce  prospère couvrirait aisément.
–        N’insistez pas Maître. Ma décision de vendre est irrévocable, malgré les efforts que vous mettez à m’en dissuader.
–        Ma foi, je ne souhaite pas vous importuner, je me permets seulement, en ma qualité de juriste, de vous donner quelques conseils, en toute amitié.
–        Croyez bien que j’ai toujours apprécié ce que vous et votre fille  avez fait pour régler mes affaires pour le moins complexes. Et à propos de votre fille, je crois savoir que vous avez pour elle des projets matrimoniaux.
–        Vous en savez des choses ! Qui donc vous a fait part de ce projet ?
–        La principale intéressée, Dorothée, votre fille.
–        Je suppose qu’elle est venue se plaindre auprès de vous, ignorant mes efforts pour lui assurer un avenir confortable.
–        Elle ne méconnait pas la chance qu’elle a de prendre votre succession à l’Etude notariale, mais regrette de n’avoir pas son mot à dire au sujet d’une union qui ne répond pas à ses désirs.
–        Au diable les désirs ! Croyez-vous que j’ai épousé ma femme par plaisir ? Eh bien non ; mon père a mis dans mes bras une fille de notaire, assez jolie j’en conviens, porteuse de capitaux capables d’apporter à notre modeste Etude l’importance qu’une confortable dot pouvait lui procurer.
–         C’était un autre temps, les choses se réglaient ainsi autrefois ; aujourd’hui on ne résout  plus les problèmes financiers par des mariages. Et d’ailleurs, je ne sache pas à quels problèmes votre Etude est confrontée ?
–        Vous oubliez que Dorothée n’est pas la seule enfant de la famille ; il y a Marc et je veux régler ma succession tenant compte de mes deux enfants : Dorothée recevra l’Etude et Marc une somme d’argent. Je crois savoir qu’il veut monter un groupe musical et je souhaite lui fournir des capitaux afin de réaliser ce projet.
–         Et si j’ai bien compris, le godelureau aux yeux qui louchent devrait vous apporter les subsides nécessaires…
–        A la satisfaction de tous ; croyez-en mon expérience, quelle que soit l’époque, les affaires sont les affaires. Sachez que lorsque j’ai épousé la mère de Dorothée, je savais pertinemment qu’il s’agissait d’une union de convenance avec une fille bien connue dans les milieux bourgeois de la cité pour avoir une vie sexuelle assez débridée.
–        ……
–        Et pour dire le vrai, je ne suis par sûr que Marc soit génétiquement mon fils ; ce qui ne m’empêche pas de l’aimer, même si son caractère volage m’agace parfois.

***

Toulouse.
Madame, nous vous confirmons votre rendez-vous avec le Dr Durand (Gynécologue),  vendredi  prochain à 18h. 

***

–        Allo Marc, tu es libre ce soir ? J’ai envie de toi. Réponds-moi dès que tu recevras ce message.

***

Lausanne (Confédération helvétique)
Madame, nous vous confirmons votre rendez-vous avec l’un des Docteurs de notre Institut  mardi prochain à 10h.

Raimondo – A suivre