Oulibouf

Pêle-mêle des à-peu-près de tiers

Posted in Oulibouf on mars 20th, 2019 by gerard – 2 Comments

Cela fait des années que je collecte des à-peu-près. Après vous avoir servi ceux de mon cru [Dans « search » (=recherche) faire le tag « à-peu-près » pour revoir les articles antérieurs], je me propose aujourd’hui de vider ce tiroir plein de joyeusetés faites par d’autres. Souvent, l’auteur est inconnu de moi et je compte sur son indulgence de le citer sans sa permission. De la même façon, vous trouverez à la fin un court texte drolatique que je trimbale depuis des décennies. Pardon de ne pas citer son créateur, mais je ne le connais point.

1/ Amas d’à-peu-près et de jeux de mots bancals trouvés sur le net ou ailleurs:

a/ Auteurs connus:  Pauvre France ! Où est l’Augias qui te guérira de ton incurie !  (Alphonse Allais)

D’vant un monceau d’radis, Adam v’nait de s’installer,
Quand, avec sa chèr’femme, on l’pria d’s’en aller :
Adam et Eve chassés du tas d’radis.
Eugène Rimbault (1880-1952)

Le convoi des pionniers passe dans la prairie ;
De ma hutte, je me vois cherchant des calories.
Le poêle à bois et la caravane passe (Léo Campion)

L’amant de Proust, je le dis tout net,
Est charmant, désuet et tapette. (GC)
Reynaldo Hahn a fait « Ciboulette »,
Avec son « Mozart », cela fait sept ! (Willy)

b/ Calembours en situation: -Tu te souviens quand t’as bu la tasse?
-Les thés derniers?
-Non, c’est théière…

N’oublions pas que les salles obscures sont nées grâce aux frères Lumière…ça m’a traversé la bobine comme çà !

Mon cordonnier dit qu’il n’est pas curieux, pourtant il semelle de tout…

Certains silences restent sans comment taire.

-Monsieur, il y a une plinthe contre vous. Vous allez être différé au parquet et vous risquez une peine plancher…
– J’en ai rien à cirer! On ne pourra m’avoir qu’à coups de latte ! Patin couffin…

Ce n’est pas parce que deux chauves complotent, qu’ils sont de mèche.

– T’es pâtissier ?    – Oui, ze k’ois que z’ai soppé une gast’o. Mais z’ai tiré la sasse !

La Croatie, c’est mieux qu’une Heineken debout. (ne sera comprise que par des amateurs de bière)

Les ampoules basse consommation, vu le temps qu’elles mettent à chauffer, on peut aisément appeler ça des préluminaires.

c/ Jeux de mots approximatifs: Constipation : Quand la matière fait cale
Chandail : Jardin plein de gousses
Saint Ignace : Fête des cheveux
Syntaxe : Fête des impôts
Fêtard : Il faut rentrer se coucher
Mercato : Maman pratiquante
Sismique : Salaire élevé car correspondant à six fois le salaire minimum en France
La moustache : Le ketchup aussi
Patois Nîmois : Mais c’est qui alors ?
Groupe sanguin : Les losers du Loto
Pomme dauphine : Pomme de terre arrivée deuxième à Miss Patate
Un skieur alpin : Le boulanger aussi
Considéré : Tellement il est con, il n’en revient pas lui-même
Chinchilla : Emplacement réservé aux chiens pour faire leurs besoins
Portail : Cochon Thaïlandais
Gabon : Mec vraiment trop sympa
Liban : Canapé clic-clac
Perroquet : Accord du paternel
La maîtresse d’école : L’institutrice prend l’avion
Les ciseaux à bois : Les chiens aussi
Les tôles ondulées : Les vaches aussi
La camisole : La drogue rend solitaire
Aventurier : Maintenant tu ne ris plus
Un enfoiré : Une année de perdue
Le mascara : Déguisement pour rongeurs
Chauffeur de corbillard : Pilote décès
Téquila : Interpellation d’un inconnu chez soi
Ingrid Betancourt : Femme qui ne comprenait rien à l’école
calamité : village du Var envahi par les mites
Toulouse : ce que fait le loser
vélo : cri d’un marseillais qui aperçoit la mer
scélérat : excuse d’un petit goinfre qui a mangé tout le fromage
perruche : flatulence d’un portugais à Moscou
baliverne : suite de Michel Strogoff qui se passe en Indonésie
colombes : abdomens partagés ou collectifs
bavardage : vieillards logorrhéiques du côté de Toulon
crémation : nom commercial d’une usine de laitages en Suisse
charcuterie : véhicule qui fait rigoler ton derrière
palefroi : mort exsangue et tout décoloré
abruti : un i très penché
mayonnaise : vêtement de bains porté à Eze (sur mer).
crocodile : sorte de saurien qui bouffe une dame
morfale : pénis décédé
glacier : sonnerie de cloches funèbre interrompue
authentique : c’est loin d’être du bas en toc, hottentote haute en tics
couloir :  partie du corps d’un petit rongeur
ambassade : lieu privé d’air où les gens se font plein de bises
calissons : ça ne risque plus rien, l’auto ne partira pas toute seule
Parthénon  : ordre de s’en aller et contrordre

2/ Petite amusette que je ne savais où caser:

Je ne me rappelle plus son prénom, mais c’était un lointain descendant du célèbre Cartouche, il venait d’Houilles dans le 78. Lors d’un séjour à Grenade il avait rencontré une troupe de Romanichels venue de la lointaine Tyr et était devenu leur homme obus, un soir où ils se produisaient à Vincennes, près de la cartoucherie, après qu’il eut crevé le ciel du chapiteau, en amorçant sa descente, il vit dans sa ligne de mire une superbe, mais vraiment superbe, femme belle à couper le souffle.
C’était la soeur d’un footballeur d’Arsenal, elle travaillait comme calibreuse à la manufacture d’armes et de cycles de Saint-Etienne, elle croyait au coup de foudre, aussi, lorsque elle eut entendu la détonation de départ qui sonnait comme un coup de tonnerre (de Brest), crac boum, son pouls s’emballa.
Lui amerrit dans son baquet, sentit que son coeur allait exploser, Bertha, car tel était son nom, voyant sa mine eut un mouvement de recul, mais se réarma de courage et vint vers lui, elle allait droit au but, aussitôt une relation s’amorçât, leurs âmes cognaient à l’unisson tel un barrage d’artillerie, ils prirent la poudre d’escampette, convolèrent à Navarone et eurent des enfants de tous les calibres qui furent le mortier éternel de leur relation.
L’un devint artilleur à Metz (qui vaut bien Paris) un autre fut nommé lieutenant-colonel de D.C.A. et la troisième, missionnaire en Terre de Feu où elle finit au fond d’une marmite ce qui lui valu d’être canonisée.
Ainsi finit l’histoire de l’Homme-Obus et de la Femme Canon.

 

Les contes de la semaine 04

Posted in Oulibouf on mars 10th, 2019 by gerard – 2 Comments

Jeudi

             Alerte quadragénaire, Germaine, ce jeudi là, se fit toute belle. Elle avait rendez-vous avec « Prince charmant », un correspondant trouvé sur un site de rencontre, en ligne.

             Germaine était célibataire ; elle n’avait jamais trouvé utile de partager sa vie avec un homme dans un même espace et tenir lieu de bonne attitrée. Elle vivait donc seule dans un appartement de la capitale qu’elle avait acquis moyennant un prêt sur 20 ans dont elle était sur le point d’achever le remboursement.

             Sa vie sexuelle avait toujours été des plus confortables ; jeune et jolie, elle était très courtisée et les années passant, toujours aussi ravissante et dotée d’une belle expérience amoureuse, elle ne manquait pas de prétendants chargés d’éteindre son feu intérieur. Et puis, en cas de carence, elle savait se débrouiller seule, ce qui constituait pour elle un dérivatif ne manquant pas de saveur.

             Ayant fait le tour de ses amis et connaissances qui avaient partagés ses nuits d’amour, Germaine devint adepte de cette méthode nouvelle qui consiste à rechercher l’âme sœur sur internet. Elle fit quelques bonnes expériences, de moins bonnes également, mais ne dédaigna pas pour autant ce moyen moderne et pratique pour trouver les compagnons d’un moment.

             Et c’est ainsi qu’elle découvrit « Prince Charmant » avec lequel, ce jour là, elle avait rendez-vous.

             Elle se doucha, s’épila, créma son corps, mit quelques rouleaux dans ses cheveux afin de donner à sa coiffure un élégant gonflant. Elle réfléchit un long moment avant de décider de quelle lingerie elle se parerait, optant finalement pour un deux pièces en dentelle de couleur violette ayant pris le parti de ne point mettre de bas en ce mois de juin assez chaud. Une légère robe sans manche au décolleté laissant apparaitre l’élégant sillon situé entre ses seins compléta sa tenue. Elle se trouva à son goût pensant que « Prince Charmant » qui malheureusement ne lui avait pas transmis sa photo, n’aurait pas à rougir de l’avoir choisie.

             Ils s’étaient donné rendez-vous dans une brasserie proche de l’Hôtel de Ville, tous deux ayant en main une rose rouge en signe de reconnaissance. Germaine arriva la première, nul parmi les clients attablés n’arborait une rose.

             Soudain apparut devant elle, une femme à la mise élégante, au gracieux sourire.

– Je suis « Prince Charmant ».

             Et devant l’air étonné de Germaine, elle exhiba une magnifique rose rouge que momentanément elle avait cachée.

             Germaine s’était levée, déterminée à mettre fin à un quiproquo auquel elle n’avait pas songé, mais la jeune femme poursuivit d’une voix douce :

– Je vous en prie, ne partez pas. Déjeunons ensemble, faisons connaissance afin peut-être de devenir amies ; qu’en pensez-vous ?

             Pourquoi pas, après tout pensa Germaine. Cette femme avait un physique agréable, un phrasé impeccable au ton modulé et elle ne jugea pas opportun de l’éconduire.

             Elles s’installèrent donc et commandèrent le repas au cours duquel elles échangèrent des propos sur leurs vies, leurs professions et le tutoiement aidant, des pensées intimes, plus qu’elle ne l’avaient fait sur internet.

             Cette femme, « Prince Charmant », avouait sans ambages son homosexualité.

– Dès que j’ai reçu ta photo je suis tombée amoureuse de toi et j’ai eu l’envie folle de te rencontrer. Il m’est venu à l’esprit que nous pourrions devenir amies à défaut d’être amantes.

             Germaine fut touchée par cette déclaration d’une femme sensible et pleine de charme qui sut l’amuser en lui contant les aventures plus ou moins cocasses que ses recherches sur internet lui avaient procurées. A la fin du repas, comme il est de coutume pour les femmes, elles se rendirent aux toilettes afin de se refaire une beauté.

             Comme Germaine était penchée et que son buste se reflétait dans la glace, son amie entrevit sa généreuse poitrine et ne se gêna pas pour le lui dire :

– Tu as des seins magnifiques.

             Une remarque qui la fit presque rougir à laquelle s’ensuivit un amical frôlement de leurs lèvres ; ce n’était pas le baiser passionné de l’amour, mais ce fut un élan de tendresse que ces femmes avaient échangé spontanément et qu’elles apprécièrent.

             N’éprouvant pas le besoin de se quitter, elles se promenèrent longuement dans les rues adjacentes et bientôt remontèrent la rue du Roi de Sicile, bordée de ces immeubles du vieux Paris, qui malgré le temps gardent un certain attrait.

– J’habite ici, au deuxième côté cour. Je t’offre quelque chose ?

              Germaine se doutait bien que cette invite laissait supposer une autre suite. Elle cherchait une raison pour s’éclipser mais finalement la curiosité l’emporta ; sans se l’avouer, elle souhaitait découvrir comment se passaient les rapports entre femmes. Elle accepta.

***

             Après le thé, un long baiser au goût de bergamote unit les deux amies. Germaine se laissait emporter par des sensations, nouvelles pour elle, mais qu’elle ne repoussait pas. Elle sentait monter en elle un trouble délicieux que les douces mains de sa compagne faisaient éclore par les tendres attouchements sur sa peau. Elle se laissa dévêtir, accepta les lèvres gourmandes qui goûtaient ses seins, la langue coquine qui enflammait ses mamelons, le doigt curieux qui envahissait son intimité.

             Elle explosa et cria son bonheur accompagné de longs sanglots générés par l’extase, ne cherchant pas à savoir pourquoi son corps avait accepté ces caresses méconnues mais délicieuses. Elle songea alors que les amours lesbiennes pouvaient avoir leur charme. A son tour elle entoura son amie de toute sa tendresse, se délecta à embrasser la peau des cuisses que des bas laissaient nue, la mordillant avec ferveur.

             A son tour, Prince Charmant se régala de cette bouche caressante qui venait d’envahir son intimité.

Raimondo – 2019

Raimondorama 38

Posted in Oulibouf on février 20th, 2019 by gerard – 4 Comments

Aline
Tante Emma, dit Aline, laissez moi vous conter
Cette belle aventure qui vient de m’arriver.
Alors que je lisais dans mon petit salon
S’en vint me visiter ma cousine Manon.
Elle est vous le savez une ardente tribade
Qui avec ses amies aime la roucoulade,
Et s’il n’y eut jamais un homme a ses cotés
Les femmes de ses nuits ne sont plus à compter.
Cette façon d’aimer n’est pas selon les siens
La conduite à tenir et celle qui convient
Dans notre bourgeoisie pétrie de convenance
Qui n’a pas, tant s’en faut, la moindre tolérance.
Manon se moque bien de tous ces préjugés
Et poursuit une vie qui s’écoule à son gré,
Mais ne voilà-t-il point que pour d’âpres raisons
On veut la marier avec un beau garçon
A l’immense fortune, au riche devenir,
Intéressant parti pour un bel avenir.
Et la pauvre Manon à cette folle idée
Depuis de nombreux jours ne cesse de pleurer.
En me contant les faits, elle m’a prise en ses bras
Pour apaiser sa peine et calmer son émoi,
Et pour la consoler, d’une apaisante main,
J’ai dans ses cheveux blonds passé mes doigts câlins.
Je ne savais pas trop quels propos employer
Pour que cessent ses larmes et la réconforter,
Aussi j’ai poursuivi mes très tendres cajoles
Et d’un baiser d’amour je lui fis une obole,
Un chaste frôlement sur la peau satinée
D’une joue délicieuse où les pleurs ont coulés.

Et Manon répondit à la douce caresse,
Comme eut fait un amant auprès d’une maitresse,
Et j’ai senti alors tout au fond de ma bouche
Le tendre enroulement d’une langue farouche.
J’étais tout étourdie, car jamais une femme
Ne m’avait jusqu’ici montré autant de flamme.

Manon s’est dévêtue m’offrant ses jolis seins,
Et le sexe velu que caressaient ses mains,
Les rondeurs d’un fessier, les cuisses fuselées,
Et sur une ottomane, soudain m’a entrainée.
J’aurais voulu m’enfuir loin de ce sortilège
Mais j’ai cédé enfin à ce très tendre piège
J’ai senti en ce jour pour la première fois
L’orgasme qu’une femme avait fait naitre en moi.
Raimondo – 2018

Julien
Tante Emma lentement retirait ses atours ;
Elle se mettait à nu en prémices à l’amour
Et Julien contemplait avec admiration
Ce magnifique corps offert à sa passion.
Comme elle était jolie cette tantine là,
Avec ses grands yeux pers et ses troublants appâts :
Ses beaux seins pommelés dont les gracieux tétons
Attiraient les caresses, incitaient aux succions.
Que dire du fessier, rond et voluptueux
Que les hommes lorgnaient d’un regard luxurieux,
Et la pilosité laissant imaginer
Les brûlantes saveurs de la féminité.
Julien admiratif, face à tant de splendeur
Ne pouvait modérer ses battements de cœur,
Mais étant très timide et fort peu téméraire
En ce moment précis, ne savait trop que faire,
C’est pourquoi Tante Emma bonne fée de l’amour
Avec maestria s’en vint à son secours :
Elle le déshabilla, et de sa main experte
Eveilla les ardeurs d’un sexe trop inerte
Qui soudain se dressa sous l’heureux traitement
Tout prêt à investir quelque recoin charmant.
Tante Emma cependant en maitresse achevée
Sut calmer la fureur de l’amant trop pressé
Modérant ses assauts pour se donner le temps
De se bien mignoter durant de longs moment.
Et l’on se caressa avec délicatesse
Sur les cuisses et le dos et sur les rondes fesses
On titilla ici, on suçota ailleurs
On donna libre cours aux doigts inquisiteurs
On se laissa mener aux confins du désir
Avant de succomber au sublime plaisir.
Pour la première fois Julien connut alors
Le charme bienfaisant de la petite mort.
Il ne s’endormit point tant il bouillait d’envie
De ressentir encor la folle frénésie.

Et afin de répondre à ce vœu, Tante Emma
Prit son vit en sa bouche et elle le caressa.
Raimondo – 2018

Prosper
Il pleuvait ; Tante Emma derrière les carreaux
Avec curiosité regardait tomber l’eau.
Charmée par le spectacle et même subjuguée
Emma n’entendit point son neveu arriver,
Mais sentit tout à coup une main indiscrète
Se lover sous les plis d’une courte jupette,
Mettre à nue les rondeurs d’un ravissant fessier
Qu’une dextre effrontée se mit à caresser.
Emma se demandait quel était cet intrus
Qui osait tout à coup lui tripoter le cul.
Un reflexe premier, la poussait à chasser
Cette impudente main qui venait la tâter,
Ainsi qu’un doigt curieux s’égarant tout à coup
Dans les très chauds recoins de son petit minou,
Mais reconnu bientôt, à la façon de faire
Les gestes délicats de son neveu Prosper,
Un séduisant guerrier qui, aux jeux du déduit
Savait se comporter en jouteur accompli.
Elle avait avec lui à maintes occasions
Pratiqué en amour de jolies positions
Dont son esprit gardait toujours le souvenir
Tant elle en ressentait un savoureux plaisir.
Ils avaient tout tenté : le saut de l’éperlan,
La fière chevauchée du valeureux uhlan
Le tête-à-queue ardent du troubadour joyeux
Et le turlututu de la mésange bleue ;
Ils avaient même un soir, sur un épais gazon
Parodié les assauts du sémillant dragon
Après avoir gouté à la dive sucette
Et aux joyeusetés d’une exquise levrette,
Bref, ils avaient connu tous ces moments rêvés
Que les amants recherchent avec avidité.

Tante Emma ce jour-là ne se refusa point
Aux désirs avoués de ce jeune lutin
Dont elle sentit bientôt le sexe plein d’ardeur
Trouver enfin refuge en de chaudes moiteurs ;
Et lorsqu’elle ressentit les deux mains exaltées
Caressant les rondeurs de ses seins dénudés
Ce fut un grand plaisir et un déferlement
Qu’elle exprima alors en un cri déchirant.
Raimondo _ 2018

Victor
Je vous le dis Victor vous sucez à ravir
Et mon petit bouton que vous avez fait jouir
A vécu un moment de grand contentement
Par votre bouche active et vos doigte agissants ;
Laissez-moi à mon tour-vous rendre la pareille
Afin de contenter le cochon qui sommeille.
Tante Emma se mit nue en offrant les rondeurs
De ses seins généreux et d’un fessier charmeur,
Tous les appâts ardents de la féminité
Que les hommes apprécient et les font exulter.
Il n’en fallait pas plus et le vit fièrement
Se dressa aussitôt et s’enfla fortement.
Tante Emma s’empara de ce membre exalté
Et avec énergie se mit à le branler,
Alors que son neveu de ses mains baladeuses
Caressait tendrement les formes généreuses
Offertes à ses envies et sa convoitise
Que la tante exhibait d’une façon exquise ;
Et Victor se laissa mener vers le bonheur
Par cette walkyrie dispensant ses faveurs,
Dont les mains fureteuses et la bouche affamée
Parcouraient tout le corps de l’amant extasié.
Elle sut avec brio doser ses effusions
En menant le tempo avec pondération,
Modérant les effets ou forçant la caresse
Afin de contrôler la venue de l’ivresse,
Ce moment bienheureux qui, pour tous les amants,
Est source de plaisir et de ravissement.
Raimondo – 2018

Chloé II
Tante Emma ce jour là, seule dans son salon
Caressait tendrement son tout petit bouton ;
Aucun de ses amis, pas un de ses neveux
N’étant venus la voir et s’ennuyant un peu
Elle prenait du bon temps avec son doigt coquin,
Qui allait et venait dans son antre pubien.
Soudain vint à passer, la gentille Chloé
Qui, seule elle aussi, s’en vint la visiter.
On le sait, cette amie préférait aux garçons
Les corps plus potelé de quelque beau tendron
Et elle aimait plutôt caresser les minettes
Que de s’appesantir sur de douces roupettes.
A l’occasion parfois, Emma ne boudait point
Les petits à-côtés des passe-temps lesbiens.
La venue de Chloé fit naitre en son esprit
Quelques divagations, quelques tendres folies,
Car aux jeux de l’amour, en toutes occasions
Elle avait, c’est connu, de l’imagination.
Toutes nues sur un lit, Tante Emma et Chloé
Echangèrent alors de sulfureux baisers
Et leurs mains fureteuses allèrent mignoter
Tous les secrets recoins de leur féminité.
Elles s’aimèrent ainsi durant de longs moments,
Apprécièrent les joies du petit doigt errant
Et cette frénésie de leurs mains baladeuses
Qui allaient et venaient sur leurs formes pulpeuses.
Elles se complurent aussi aux intimes sucions
De leurs bouches goulues sur les tendres tétons,
Caresses merveilleuses instants chers aux amants
Qui va les éveiller aux spasmes délirants,
Aux feulements d’amour, aux voluptueux cris,
Au bonheur de jouir sur le gazon maudit.
Raimondo – 2018

 

Raimondorama 37

Posted in Oulibouf on janvier 20th, 2019 by gerard – 3 Comments

L’entremetteuse
Il se disait souvent au sein de la famille,
Que Tante Emma, vraiment, était drôle de fille
On entendait par drôle, une dévergondée
Menant joyeuse vie trop souvent débridée.
Ses cousins, ses neveux, ses oncles quelquefois,
Avaient bénéficié de ses troublants appâts,
Ils avaient dégusté la saveur veloutée
De son superbe corps à la peau satinée,
Aux splendides rondeurs et au sexe accueillant
Qu’elle offrait sans compter et généreusement.
Les femmes disaient d’elle, d’un ton très méprisant,
Que cette Emma était un suppôt de Satan
Qui, le moment venu, durant l’éternité
Brûlerait aux Enfers pour purger ses péchés.
Mais il est vrai aussi, que des femmes moins sages,
Un peu trop réservées, mais manquant de courage,
Eussent très apprécié quelques câlineries
Qu’elles ne recevaient plus d’un impotent mari.
Emma organisait pour ces dames esseulées
Quelque réjouissance qui puisse les combler.
C’est ainsi que Léa et son oncle Fernand
Firent maintes folies un beau soir de printemps ;
Anna, Elisabeth et la jolie Iseut
Trouvèrent de la joie dans les bras chaleureux
Des amis, des cousins, des oncles bienveillants,
Apportant du bonheur à leur minou ardent.
Mais le plus beau fleuron de cette entremetteuse
Fut celui qui rendit Mathilde très heureuse,
Quand avec Siméon son cousin bien aimé,
Avec délicatesse elle fut dépucelée.
Par la suite elle apprit avec l’oncle Gaston
Diverses fantaisies et d’autres positions :
Et elle devint ainsi dans l’art de la levrette,
Femme très accomplie et véritable esthète.
Le vieil oncle Elysée très coquin et paillard
Lui montra la façon de bien sucer les dards ;
Alors que Jérémie un ami malicieux
Sut lui faire apprécier les joies du tête-à-queue.
C’est avec grand plaisir que son voisin Victor
L’initia au galop de la femme d’Hector,
Sans oublier bien sûr un doux geste coquin :
Le doigt au trou du cul du chaleureux bédouin.
Mathilde imagina, un soir de carnaval
Les joyeuses folies du baron médiéval
Suivi du saut carpé du petit ménestrel
Qui sidéra alors le cousin Gabriel.

Et l’on a même dit, est-ce bien avéré ?
Qu’elle passa du bon temps dans le lit de Chloé…
Raimondo – 2018

L’oncle Firmin
Tante Emma rabrouait son vieil oncle Firmin :
Cessez je vous en prie de tripoter mes seins,
De palper mon fessier, de pincer mes rondeurs
En laissant s’égarer vos doigts inquisiteurs ;
Cela n’est point sérieux ; désormais à votre âge
Il convient d’adopter une attitude sage,
Ne pas vous comporter comme ces galopins
Aux gestes déplacés de leurs perfides mains.
Et cachez s’il vous plait cette bite pendante
Qui ne m’inspire plus et qui n’est plus fringante.
Certes, il y a bien longtemps, vous étiez mon idole
Et nous fîmes tous deux d’exquises cabrioles ;
Je vous dois le plaisir de quelques positions
Qui nous ravissaient tant et que nous adorions,
Tel le vol du gerfaut hors du charnier natal
Ou la course effrénée du brillant amiral,
Toutes ces fantaisies, ces élans débridés
Que nous réitérions sans jamais nous lasser.
Nous étions fous alors, nous moquant des propos
Qui se disaient, bien sûr, derrière notre dos ;
Nous allions jusqu’au bout de toutes nos envies
Vivant avec passion des moments de folie.
Mais c’était autrefois, les années ont passé,
Il vous faut désormais être plus réservé,
Ne point vous comporter de façon incongrue
En pelotant mes seins ou en tâtant mon cul.

Le vieil oncle Firmin, avait toujours gardé
Le souvenir heureux de ces moments passés
Qu’autrefois il vécut avec la belle Emma
Quand elle n’hésitait point à offrir ses appâts.
La voyant en ce jour quelques trente ans plus tard,
Il avait oublié que devenu vieillard
Les attraits d’autrefois, sont œuvre du passé
Et qu’il faut désormais savoir les oublier.
Raimondo – 2018

Anicet
Elle avait dégrafé sa robe de satin
Offrant à Anicet ses magnifiques seins.
Pour la première fois, le neveu découvrait
Les joyaux délicieux que la Tante exhibait.
En voyant ces rondeurs et ces tétons dorés
Anicet aussitôt s’était mis à bander ;
Comment se pourrait-il qu’il en soit autrement
Quand on a sous les yeux semblables ornements.
Il resta médusé, quelque peu ébaubi
Et même stupéfié tant il était surpris.
Il ne savait point trop comment se comporter
Quand on a devant soi ces splendides beautés ;
Mais fort heureusement la bonne Tante Emma
Sut délicatement le tirer d’embarras
Et Anicet apprit le plaisir souverain
De pouvoir titiller de magnifiques seins,
D’exciter des tétins de les faire exulter
Par les doigts caressants ou la bouche empressée.
Ce n’était qu’un prélude, on sentait le besoin
D’aller vers d’autres lieux, d’aller encor plus loin :
Le neveu ressentit l’indicible chaleur
De l’antre merveilleux offert pour son bonheur ;
Après les aléas de ses ternes branlettes
Et les rêves impurs qu’il avait en la tête
Il éprouva soudain la montée d’un plaisir
Que jamais il n’imaginait dans ses désirs,
Un fulgurant frisson, le sursaut bienfaisant
Qui libère la sève en un flot jaillissant.
Emma accompagna ce délicieux moment,
Criant sa volupté par un long feulement.

Ils restèrent ainsi, étroitement serrés
Prolongeant le plaisir par un très long baiser,
Et chacun apprécia ce savoureux moment
Initiant à l’amour un jeune adolescent.
Raimondo – 2018

Sylvain II
Tante Emma haletait car elle sentait venir
Le délicieux moment où naitrait le plaisir ;
Sylvain la mignotait de si tendre façon
Qu’elle allait très bientôt éprouver le frisson
Qui la ferait gémir et calmer ses envies
Apportant dans le jeu une brève accalmie.
Elle aimait ces moments où après un orgasme
Il vous vient à l’esprit quelques nouveaux fantasmes
De très folles idées qui viennent provoquer
D’autres friponneries et d’autres privautés.
Et Tante Emma songeait alors en cet instant
Aux gestes délicieux qui vous ravissent tant :
A l’heureuse levrette, au galop d’Andromaque
A ces minauderies qu’on faisait à Ithaque,
Aux doigts qui vont et viennent, à la bouche gourmande,
Toutes ces fantaisies, dont elle était friande,
Et qu’elle voulait alors offrir à son neveu
Pour qu’il éprouve aussi le plaisir amoureux.
Tante Emma régala de sa très douce main
Le vit émerveillé que lui offrait Sylvain,
Chatouilla d’une paume œuvrant avec tendresse
Une housse friponne avide de caresse.
Et baisa tendrement ces fruits de la passion,
D’une langue goulue, avec vénération.
Tous ces longs va-et-vient ces torrides caresses
Firent naitre bientôt une folle allégresse
Et Sylvain déversa la très chaude liqueur
D’un sexe énamouré par ces gestes flatteurs.

Ils restèrent tous deux silencieux, détendus,
Rêvant à un après, à d’autres attendus :
De nouvelles douceurs, des gestes plus osés
De doux effleurements et des frivolités
Qui viendraient éveiller les sexes désireux
D’éprouver à nouveaux un spasme savoureux.

Après le grand galop de l’onagre hennissant
Le saut de l’esturgeon, le vol du cormoran,
Ils firent demi-tour et optèrent joyeux
Pour les douces folies d’un brûlant tête-à-queue.
Raimondo – 2018

 

Les contes de la semaine 03

Posted in Oulibouf on janvier 10th, 2019 by gerard – 1 Comment

Mercredi 

  • _ Je vous en prie Hector, cessez de laissez errer vos doigts n’importe où.
  • _ Mais enfin marquise, cette caresse entre vos jolies fesses vous agrée bien d’ordinaire.
  • _Certes, mais pas aujourd’hui.

Aux jeux de l’amour, la marquise montrait parfois quelques réticences, mais en fait cela n’était qu’un jeu, un de ces préludes qui bientôt cesserait pour faire place aux choses sérieuses.

  • _Et puis, cessez de m’appeler « marquise », j’ai un prénom tout de même.
  • _Parlons-en de votre prénom. Croyez-vous que Cunégonde soit un vocable tellement séant.
  • _Vous savez pertinemment que c’était celui ma marraine qui m’a faite sa légataire universelle et qui nous permet de vivre décemment aujourd’hui.

Ainsi donc, le Marquis Hector de Trouadec et son épouse Cunégonde devisaient  et comme à l’accoutumée se chamaillaient avant de faire l’amour. La suite fut délirante : les époux s’embrassèrent, se léchèrent, se pourléchèrent, se mignotèrent, se titillèrent, se firent mille amabilités. Ils avaient dépassé la cinquantaine mais leur ferveur au déduit ne faiblissait pas et ce jour là encore, ils vécurent des somptueux moments, au cours d’une sieste crapuleuse.

Cunégonde hurla, le marquis brama, le plaisir les submergea.

Parfois, après un petit repos, on s’octroyait une redite, une resucée. Ce ne fut pas le cas, ce jour là, la marquise attendant sa couturière pour l’essayage de quelques robes dont elle avait prévu la confection, à l’occasion du mariage de son neveu.

***

Le Baron Antoine de Fressange mariant son fils Antonin, avait convié sa sœur Cunégonde et son mari pour cette cérémonie familiale. Antonin était beau garçon certes, mais timide et quelque peu timoré ; la famille avait arrangé son mariage avec une roturière à la dot confortable, à défaut d’un physique remarquable.  En bon fils il avait sans rechigner accepté le marché favorable à sa famille, quasiment ruinée à la suite de placements hasardeux, donc malheureux.

Antonin aimait bien sa tante Cunégonde, dont il admirait la beauté, la perpétuelle bonne humeur et l’exceptionnel optimisme. Il la savait bonne conseillère et à la veille de convoler s’adressa à elle pour solliciter quelques conseils, car en matière de sexualité il ne connaissait rien ; d’ailleurs à 26 ans, il était toujours puceau et n’avait guère connu que des pollutions nocturnes qui ne sont pas, on en conviendra, le meilleur moyen de découvrir les arcanes du plaisir.

Cunégonde, constata que son neveu pouvait avoir quelques notions sur le mécanisme de l’amour, mais hélas il était loin d’imaginer tout le piquant que l’on peu trouver dans une relation sexuelle. Elle s’en ouvrit à son époux qui, prenant la chose à la plaisanterie, lui conseilla de jouer les initiatrices. Malgré son ouverture d’esprit, elle rejeta à priori cette solution, qui lui paraissait déraisonnable. Puis à la réflexion, la nuit portant conseil, elle en vint à trouver l’idée intéressante,  d’autant  qu’elle ne semblait pas déranger son époux, lui-même l’ayant  préconisée.

C’est ainsi qu’Antonin, perdit son pucelage, grâce aux bons soins de sa tante Cunégonde. Elle n’était pas la première dans la famille à jouer les initiatrices car il se disait qu’autrefois, quelques siècles auparavant, une certaine tante Emma avait été, en matière de sexualité la providence de ses nombreux neveux.

Antonin découvrit avec ravissement la beauté du corps féminin et ses duveteuses rondeurs séduisantes qui appellent la caresse ;  il s’étonna en voyant s’ériger des tétons affolés par les baisers qu’on leur prodigue, s’émerveilla au vu de ce sexe tapi sous sa toison duveteuse et de la tiédeur qu’il recélait. Il fut fasciné par ce bouton d’amour qu’il titilla sur les conseils de cette femme  attendant de lui qu’il réussisse à la faire jouir. En cadeau il reçu cette délicieuse gâterie qui réjouit les hommes et dont il semblait n’avoir jamais eu la moindre idée.

Cunégonde eut quelques remords d’avoir pour la première fois succombé à l’adultère ; c’était finalement pour une bonne cause, ce  qui ne faisait pas d’elle une pècheresse, vouée au châtiment éternel.

De son côté, le marquis, songeant que Lise, la fiancée, devait être une oie blanche, prit contact avec elle pour mieux la connaitre et l’entretenir au sujet de son futur mari. Elle était du genre enrobé, mais n’était en rien repoussante et son perpétuel sourire avenant lui conférait un certain charme qui faisait oublier ses rondeurs parfois  disgracieuses. Hector prit quelques précautions pour évoquer le cas  de son timide neveu, mais elle prit rapidement les devants :

  • _Inutile de me décrire Antonin ; nous étions au lycée ensemble et à l’époque déjà, on l’appelait couilles molles. Quand à moi, c’était grassouillette, et de ce fait les garçons aimaient bien me peloter les seins ou me caresser le cul.

L’expression ne manquait ni de piment, ni de pittoresque..

  • _Cela ne vous importunait point ?
  • _Pourquoi donc ? Croyez-moi, ce n’est pas désagréable, et c’est un excellent préliminaire à une agréable suite.
  • _Vous entendez par là que…
  • _….que je n’ai plus mon pucelage ?  Mais cela reste entre vous et moi et une petite dizaine d’amants.
  • _Et vous acceptez une union qui risque de ne pas vous apporter le bonheur que vous pourriez souhaiter.
  • _Mais, cher Tonton marquis, ce mariage va m’apporter un titre de baronne ; cela peut paraitre stupide, mais j’en suis ravie. Quand à mon Antonin, j’en fais mon affaire ; il est timoré mais malléable et j’ai de quoi éveiller sa mollesse et susciter sa curiosité, côté pile ou face.

***

Cunégonde ne dévoila jamais à son époux ce qui s’était passé avec son neveu, comment elle lui avait inculqué quelques rudiments de l’amour. Ce silence lui ôta la culpabilité qu’elle pouvait ressentir.   De son côté Hector ne fit point part de son entretien  avec Lise mais il  garda en lui l’image de cette jeune femme bien dans sa peau, un peu grassouillette peut-être, mais au charme ravageur, ayant l’enthousiasme chevillé au corps. Il regretta de n’avoir pas eu l’audace de lui faire un brin de cour, pour vivre avec elle   quelques  sympathiques moments  de privautés : son buste rebondi le faisait rêver, mais il eut la sagesse de résister à la tentation ; ce qu’il regretta longtemps.

***

Hector eut souvent l’occasion de revoir Lise. Au cours d’une réunion de famille, il se décida à effleurer d’une main insistante le ravissant fessier qui passait à portée.

Lise se retourna et avec un sourire coquin susurra :

  • _Enfin !!!

Raimondo – 2018

Raimondorama 36

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

Pétronille
Il y avait aussi au sein de la famille,
Outre la Tante Emma, la Tante Pétronille.
Mais cette tante là, n’attirait point les cœurs
Car la nature l’avait toute faite en laideur.
Son fessier n’avait point cette rotondité
Attirant les galants pour le solliciter,
Non, c’était un énorme et difforme arrière train
Inapte, il faut le dire, à allécher les mains.
Quant aux seins, ils étaient, certes très consistants
Mais hélas ils pendaient bien lamentablement
Et nul ne se risqua à vouloir dévoiler
Ces glorieux fleurons, de la féminité.
Certes, elle ne louchait pas ; ceci étant acquis,
Elle était en beauté loin d’être un premier prix,
Car sa peau n’avait point la douceur satinée,
Attirant les caresses ainsi que les baisers.
On avait bien compris, et cela dès l’enfance,
Qu’elle serait repoussoir de la concupiscence
Et que nul prétendant ne viendrait demander
Cet affreux laideron afin de convoler.
Elle resta vieille fille, car même les couvents
Ne voulaient s’encombrer d’un pareil élément.
Ses neveux la fuyaient, ne pouvant supporter
Son haleine fétide et l’odeur de ses pieds,
Ainsi que ses atours qui n’étaient qu’oripeaux,
Datant d’un autre temps, passablement vieillots.
Tante Emma quelquefois s’en venait la trouver,
Tentait par ses propos de bien la conseiller,
Afin qu’elle ne soit pas en cette dynastie
Objet de répulsion et de la moquerie ;
Mais Tante Pétronille resta au fil du temps
Toujours la même femme à l’aspect repoussant.
Un jour, elle disparut, elle quitta le pays
Et l’on ne sut jamais où elle était partie.
Seuls s’inquiétèrent alors certains des héritiers
Soucieux de récolter quelques liquidités.
Car ainsi va la vie, l’humain est ainsi fait,
Qui ne refuse point la venue d’un bienfait
Même quand celui-ci provient d’un réprouvé,
Dont on ne s’est jamais beaucoup préoccupé.
Raimondo – 2017

Sylvain I
Tante Emma ce jour là et son neveu Sylvain
Devisaient sur un banc tout au fond du jardin.
L’air était embaumé, c’était la floraison
Et les fleurs diffusaient d’exquises exhalaisons.
Dans un si beau décor au milieu des fragrances
Leur vint soudain l’envie d’entamer la romance,
Et leurs mains s’égarèrent avec curiosité
Vers d’intimes recoins qu’on aime à caresser.
Emma n’hésita pas à ouvrir son bustier
Pour offrir au neveu ses seins à mignoter ;
A ce jeu là Sylvain était un virtuose
Il savait avec art mener à bien les choses,
Et Tante Emma savait que ses jolis tétons
Jouiraient sous l’effet d’un bienheureux frisson.
Elle offrit donc sa gorge à ce fier conquérant
Sachant se comporter avec tant de talent.
Cette caresse là, disait-elle parfois
Est celle des héros, des princes et des rois,
Des seigneurs de l’amour, preux de la volupté,
Qui sèment le plaisir et la félicité.
Et pour remercier le fervent bienfaiteur
Tante Emma lui offrit sa bouche avec ferveur
Pendant qu’une menotte effleurait tendrement
Un sexe qui s’enflait sous l’heureux traitement.
On s’adonna ensuite aux polissonneries :
La culbute effrénée du joyeux ouistiti,
Le glouglou du dindon, l’envol de l’alouette
Ainsi que le galop du fantassin helvète,
Et l’on se retrouva comme des bienheureux
En cette position prisée des amoureux,
Ou l’on s’accouple enfin de façon guillerette
En la sublime pose appelée la levrette.
Alors, les va et vient, les galops empressés
Firent bientôt merveille et les amants comblés
Laissèrent s’exprimer par des halètements,
Le plaisir éprouvé en cet heureux moment.

Le souffle du zéphyr les combla tous les deux
En caressant les fleurs qui croissaient en ce lieu,
Car il se répandit, alors sous la tonnelle
Comme autrefois à Ur, un parfum d’asphodèle.
Raimondo – 2017

Quinquagénaire
Tante Emma, on le sait, faisait feu de tout bois ;
Ses cousin, ses neveux, ses oncles quelquefois
Avaient meublé sa vie et son intimité
Et l’on ne comptait plus ses folles équipées.
Ayant allègrement franchi la cinquantaine
Elle conservait toujours une beauté certaine
Et les femmes parfois jalousaient son allant
Qui attirait encor de nombreux prétendants.
Les plus jeunes appréciaient sa très grande expérience,
Pour les vieux elle était un vrai bain de jouvence,
Et tout comme autrefois, quand elle était jeunette,
On se pressait toujours pour lui faire la fête.
Certes elle avait acquis un soupçon d’embonpoint
Mais ce petit travers ne la dérangeait point,
Car son joli fessier attirait plus encor
De caressantes mains tapotant ce trésor.
Quand aux seins, qu’elle offrait toujours sans hésiter,
S’ils étaient un peu gros ils restaient bien plantés,
Et les adolescents trouvaient en leur sillon
Le charme bienfaisant menant à l’explosion.
Pour ses nièces elle était la précieuse égérie,
Vers laquelle on venait quémander un avis,
Chercher quelques conseils et quelques précisions
Pour créer chez l’amant le délicieux frisson.
Elle eût pu devenir une accorte tribade,
Des femmes lui lançant parfois quelques œillades,
Mais Emma préférait le brandon bien brûlant
Qu’avec fougue et ardeur apportait un amant.
Et si avec Gertrude elle eut quelques passions
Ce fut une amitié plus qu’une inclination,
Une belle expérience, que des femmes parfois,
Aimeraient dans leur vie essayer une fois.
Tante Emma parcourait sa vie en  libertine,
Elle faisait le bonheur de très nombreuses pines,
Toujours prête à offrir sa très tendre affection,
Ses splendides rondeurs, son gracieux petit con,
Sa bouche ensorcelante, sa langue besogneuse,
Qui savait réveiller les bites paresseuses,
Ses fertiles idées, son imagination,
Habiles à innover de folles positions
Capables de briser les plates habitudes
Qui sont les coupe-feu de la béatitude.

On peut le dire ici, bien que quinquagénaire
Tante Emma poursuivrait sa route avunculaire,
Quelques neveux encor étaient, restés puceaux
Et dès lors, elle lorgnait ces jeunes damoiseaux.
Raimondo – 2017

Germain
Emma suçait Germain, et sa paume douillette
Caressait tendrement d’avenantes roupettes ;
Il s’était quant à lui d’une main caressante
Glissé dans le sillon d’une croupe charmante
Et de ses doigts coquins s’en allait musarder
Vers tous ces coins secrets qui étaient à portée.
On était au printemps et ces adolescents
Sentaient monter en eux un flux envahissant
Qui les poussait alors à toutes ces folies
En ce lieu forestier à l’ombre d’un taillis.
Ils avaient découvert ce refuge secret
Où pouvoir à l’abri des regards indiscrets,
Echanger des baisers et des cajoleries,
Ces insignes plaisirs de la galanterie.
Entre les deux cousins tout avait commencé
Par des jeux anodins, quelques petits baisers,
Des serrements de mains, de légers frôlements
Que l’on fait sur la joue de son doigt caressant.
Puis vinrent les baisers de leurs bouches gourmandes
Quand les langues soudain dansent la sarabande
En faisant naitre alors l’impérieux désir
D’aller chercher ailleurs des sources de plaisir.
Et les mains s’égarèrent pour aller titiller
Un téton ravissant, un vit énamouré,
Une soyeuse peau, des recoins pubescents
Qui ravissent les mains curieuses des amants,
Prélude à une union qui va les emporter
Au sommet de l’extase et de la volupté.
Emma cria sa joie et Germain a son tour
Fit raisonner aussi un feulement d’amour.
Et les arbres, témoins de ces cris de bonheur,
Firent entendre bientôt un bruissement charmeur,
Qu’Eole avait créé pour fêter cette union
De deux adolescents livrés à leur passion.
Raimondo – 2018

Contrepèterie
(En hommage à Rabelais inventeur de ce jeu de mot)
C’est l’oncle Casimir, un hôte de passage
Qui ravit à Emma son précieux pucelage.
Emma avait seize ans. Elle avait jusqu’ici,
Avec tous ses cousins, et avec des amis
Partagé les doux jeux de la touche quéquette
Et du guili-guili sur la douce minette.
Elle aimait ressentir une main baladeuse
S’en venant tripoter sa croupe généreuse
Ou palper des tétons qu’elle offrait gentiment
A des admirateurs lorgnant ces ornements.
Emma en ce temps là, en fille très aimable
Avait pour les garçons des gestes charitables,
En comblant leurs envies et leurs moindres désirs
De la bouche ou des mains les menant au plaisir ;
Elle-même d’ailleurs aimait ces jeux coquins
Qu’elle offrait sans compter avec beaucoup d’entrain.
Bien sûr on ne franchissait pas encor le Rubicon
Mais ces cajoleries apportaient du frisson
Et l’on se contentait des simples cabrioles
Avant que de monter un jour au capitole
Cela se produisit quand l’oncle Casimir
Dévoila à Emma le sublime plaisir ;
Faisant d’elle une femme et c’est de ce jour-là
Que ses petits amis connurent d’autres joies
Quand la gentille Emma enfin leur fit connaitre
Ces nouvelles façons d’atteindre le bien être.
Chacun avait ses goûts, c’est ainsi que Fernand
Appréciait le galop du hussard flamboyant,
Siméon la levrette, Léon plus débonnaire
Se contentait du jeu de l’humble missionnaire,
Et Albin, en esthète, aimant le merveilleux
Préférait de très loin un ardent tête-à-queue ;
Quant au jeune Nathan, qui n’était pas pubère
Emma le caressait de ses globes mammaires.

Mais Parmi ces lurons il faut citer Rémy
Un joyeux partisan des contrepèteries,
Qui initia Emma un soir du mois de mai
A un tout nouveau jeu nommé la rue du quai
Raimondo – 2018

Raimondorama 35

Posted in Oulibouf on novembre 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

Eole
Tante Emma avait mis en ce beau jour d’été
Un très court vêtement en satin damassé,
Et comme il faisait chaud, elle s’était abstenue
De mettre les dessous parant son petit cul ;
Elle aimait être ainsi quand le temps était doux
Pour sentir les effets du vent sur son minou,
Et elle était ravie lorsqu’un souffle léger
S’en venait parcourir sa douce intimité.
Elle allait et venait dessous les frondaisons
Lorsque soudain Eole, ce petit polisson,
Soufflant un peu plus fort, souleva ses atours,
Dénudant un fessier aux délicieux contours.
Ce spectacle charmant n’avait pu échapper
Au timide Gontran marchant à ses cotés,
Qui fut émerveillé alors, en découvrant
Ces charmantes rondeurs dénudées par le vent,
Et qui sentit bientôt que dans son pantalon
Son vit était soumis à des transformations.
Ma tante, lui dit-il, il me faut l’avouer,
La vue de votre cul m’a fait soudain bander.
Des fessiers j’en ai vu, et à plusieurs reprises,
Le gros de Mélanie, le petit de Louise,
Mes aimables cousines aux gestes impudents
Qui, sans faire de manières, exhibent leur séant ;
Mais je le dis ici, ma très chère tantine,
Le vôtre seulement peut exciter ma pine,
Et dans ce coin désert, nous pourrions à loisir,
Fêter l’événement en nous faisant plaisir.
L’invite était directe et plut à Tante Emma
Qui, des cérémonies, ne faisait jamais cas ;
Et l’on trouva alors un bel endroit herbeux
Où l’on put s’adonner à divers petits jeux :
Ces passe-temps d’amour, ces chatouillis troublants
Qu’avec avidité s’échangent les amants.
Et puis l’on s’essaya à d’autres amusettes :
Le petit doigt coquin, la friponne levrette
Et ce doux va et vient qui marqua pour tout deux
L’éclosion espérée du plaisir amoureux.
Voilà comment vêtue d’une robe légère
Et grâce au vent coquin soufflant dans les bruyères
La belle Tante Emma et son neveu Gontran
Voguèrent tous les deux au pays des amants.

On rendit grâce au vent, Eole fut remercié
Pour avoir présidé à ces frivolités.
Raimondo – 2017

Siméon ou Hector
Derrière la porte close on entendait des bruits,
Quelques ahanements et soudain un grand cri :
Tante Emma jouissait et sa nièce Isabelle
Soudain se demanda qui était avec elle.
Siméon ou Hector ? Ces deux petits coquins
Etaient assurément de fieffés libertins
Et Tante Emma avait, pour ces dévergondés
Un regain d’attirance et de lubricité.
Cela était connu dans toute la famille,
Ces deux là aguichaient ainsi toutes les filles,
Et il faut l’avouer, chacune très souvent
Acceptait volontiers leurs hommages fervents.
Siméon, quelquefois, de façon caressante
Avait porté ses mains sur sa gorge naissante,
Mais Isabelle alors, étant bien éduquée
Repoussa les assauts de ce vil dévoyé.
Et Hector, quant à lui, relevait son jupon
Pour aller mignoter son gracieux petit con,
Geste qu’elle abhorrait, et que son confesseur
Lui avait interdit avec force et vigueur.
Isabelle acceptait qu’on lui baisât la main
Mais elle ne souhaitait pas que l’on aille plus loin,
Réservant les trésors de son intimité
A l’homme de sa vie, lors de son hyménée.
Qui donc, en ce jour d’hui, avec la Tante Emma
Partageait au salon ses délicieux ébats ?
Isabelle, a vrai dire, se demandait encor :
Etait-ce Siméon ou ce fripon d’Hector ?

Ce jour là, Tante Emma, seule dans sa maison
N’eut pas besoin d’Hector ou bien de Siméon,
Car elle savait aussi se donner du bon temps
Par l’exquise douceur de ses doigts caressants.
Raimondo – 2017

Albin II
Tante Emma, j’ai envie de votre beau minou ;
J’aimerais, une fois encor, caresser ce bijou,
Ce petit coin secret dont la pilosité
Est si douce à mes mains que j’en viens à bander.
Souventes fois, Albin, s’adressant à Emma
Quémandait le plaisir d’un toucher délicat,
Et la Tantine émue, à ces propos fleuris
S’offrait sans hésiter à toutes ses envies.
Tous deux se retrouvaient dans un petit salon
Où ils se mignotaient avec délectation ;
Ils se mettaient à nu afin de mieux goûter
A leur peau, à leur chair, avides de baisers,
De caresses friponnes et de touchers coquins
Qu’ils dispensaient alors avec beaucoup d’entrain.
Longuement ils jouaient sans jamais éviter
La moindre position qu’ils pouvaient inventer,
Et c’est ainsi qu’Albain imagina alors
Le délirant galop du grand conquistador,
L’exquise randonnée du félibre amoureux,
La gavotte bretonne du fier cornemuseux.
Tante Emma répondait à ces amusements
Par d’autres griseries et d’autres agréments,
Par des gestes choisis, par ces tendres caresses
Qui font vibrer les corps et apportent de l’ivresse.
Ce jour là elle offrit sa bouche libertine
Et les frétillements d’une langue mutine,
Joignant à la douceur, une coquinerie
Qui bientôt fit merveille et éveilla le vit ;
Et le membre explosa livrant avec vigueur
Le flot discontinu d’une chaude liqueur.

Et pendant ce temps là, d’une main chaleureuse
Le neveu caressait cette région pileuse
Ou un gentil minou se cache en attendant
Le tendre chatouillis du chevalier servant.
Raimondo – 2017

Fernand
C’était un tête-à-queue, magnifique et brûlant
Que vivaient Tante Emma et son neveu Fernand.
Heureuse position, charmant avant propos
Qui devait les conduire vers d’autres scénarios.
Pour l’heure ils ressentaient en la façon de faire
La montée du plaisir, le bien-être incendiaire,
Mais ils ne voulaient point céder rapidement
Avant que de goûter divers amusements.
Ils essayèrent donc d’autres dispositions,
Telle la dive levrette et le vol du bourdon
Le va et vient fripon du sapeur ibérique
Le frou-frou du lancier, la panthère lubrique,
Sans omettre bien sûr le galop du hussard
L’essor de l’épervier et du grand balbuzard.
Ils usaient de caresses, et de touchers coquins,
Et les doigts s’égaraient dans de sombres recoins,
Partant à l’aventure afin de découvrir
De nouveaux horizons où donner du plaisir.
Tante Emma appréciait sur ses seins généreux
Tous les titillements de son charmant neveu,
Ses fervents chatouillis, ses caresses mammaires,
Qui la faisaient frémir de façon singulière.
Et même elle accepta qu’une bouche vorace
Laisse sur son fessier une amoureuse trace ;
Elle qui détestait ces marques incongrues
Accepta ce jour-là que l’on suçât le cul.
Tante Emma ressentit bientôt à tous ces jeux
L’envie de s’adonner au joyeux tête-à-queue,
On y mit de l’ardeur, une folle passion,
Soucieux de provoquer une belle explosion
Et lorsque celle-ci s’est enfin se produisit
Tous les deux exultèrent en poussant de grands cris.
Et c’est précisément, ces cris hors du commun
Qu’entendit Florimond qui passait dans le coin ;
Il comprit aussitôt que dans la chambre close
Il devait se passer de bien coquines choses
Et cela le rendit pour le moins désireux,
De vivre lui aussi quelques instants heureux.
Comme elle passait par là, ce fut la chambrière
Qui lors bénéficia de la fougue guerrière
Du fringant jouvenceau dont les mains empressées
Sur toutes ses rondeurs allèrent s’égarer.
Alors rapidement elle ôta sa culotte
Offrant à Florimond sa quémandeuse motte ;
Et lorsque le plaisir enfin est arrivé,
C’est avec discrétion qu’ils surent exulter.
Raimondo – 2017

Le vieil Eugène
Que veux-tu chère Emma, lui disait l’oncle Eugène
Je n’ai pas fait l’amour depuis plusieurs semaines ;
Celle qui me comblait, ta tante Rosalie,
M’a quitté, tu le sais, pour l’un de mes amis
Elle m’a honteusement trompé et sans pudeur
S’est jetée dans les bras de ce vil séducteur.
Tous deux ont disparu et seul je reste ici
Avec tous mes tourments et toutes mes envies.
Certes, j’ai essayé, avec la belle Anna
De calmer mes désirs et trouver dans ses bras
Un peu de réconfort, un brin de compassion
Une once de pitié, de commisération,
Mais quand j’ai mis ma main sur son charmant fessier,
Se servant de la sienne alors, elle m’a giflé.
Ma voisine Amélie, une fort belle femme
Aux seins volumineux a avivé ma flamme,
Mais son mari jaloux surveille étroitement
Toutes ses promenades et ses déplacements.
Bien sûr, pour apaiser mon trop plein de vigueur,
Il m’arrive parfois de calmer mes ardeurs
Par quelques griseries qu’on fait en solitaire
Mais qui n’égalent pas d’autres façons de faire :
Celles de ressentir sous ses mains empressées
Les formes d’une femme, une peau satinée,
Cette pilosité qui recèle un trésor
Où l’on va se couler pour la petite mort.
Alors, très chère Emma, je suis venu vers toi
Car j’ai en mon esprit nos doux jeux d’autrefois,
Lorsque tu me laissais, en des coins retirés,
Toucher ton jeune corps aux sublimes beautés.

Emma, se rappelait qu’autrefois l’oncle Eugène,
Quand elle était jeunette, ayant douze ans à peine,
S’amusait à glisser ses petits doigts fouineurs,
Sur un buste attirant qui prenait de l’ampleur
Et très souventes fois, soulevant son jupon
Il avait titillé son gentil petit con.
Eugène était connu car dans cette famille
Il avait tripoté un grand nombre de filles
Nièces et belle sœur et l’on a même dit
Qu’une aïeule avec lui avait passé la nuit.

Mais Emma, ce jour-là, n’était pas décidée
A calmer les ardeurs de ce vieil obsédé ;
Elle laissa le vieillard à son triste destin
Obligé désormais d’utiliser ses mains.
Raimondo – 2017

Les Contes de la semaine 02

Posted in Oulibouf on novembre 10th, 2018 by gerard – 2 Comments

Entamons aujourd’hui le deuxième volet de la saga des Contes de la semaine par Raimondo. Nous allons donc nous délecter du

Mardi

  Ce mardi là, Philippe, comme tous les mardis, quitta le Lycée à 16 heures, après avoir subi un fastidieux  cours de Philosophie sur les spéculations  existentielles de Kierkegaard.  D’ordinaire, il regagnait son logis, une coquette copropriété bourgeoise où sa mère lui préparait une substantielle collation ; pour elle le quatre-heure faisait partie de ces rites immuables, indispensable  à la bonne croissance  physique et intellectuelle des adolescents. Mais ce mardi là il décida de profiter du chaud soleil  de fin mai avant de regagner ses pénates et fit une halte dans le square qui jouxtait le lycée.

Dans ce parc, des bancs de pierres  étaient mis à la disposition des visiteurs qui venaient prendre l’air sous les ombrages  de marronniers séculaires.

Ce mardi là, Philippe remarqua une jeune femme seule sur un banc et décida de s’assoir près d’elle. Poli et bien élevé, il sollicita par un : « je peux », la permission de prendre place à ses cotés. Un « je vous en prie », assorti d’un sourire scella son accord. Ce jour-là, ce furent les seules paroles qu’ils échangèrent, hormis,  un timide « au revoir » discret lorsqu’ils se séparèrent.

Philippe n’avait pas choisi ce banc par hasard ; de loin déjà, il avait remarqué cette  femme aux longs cheveux bruns retombant de part et d’autre de son visage. Elle était élégamment vêtue d’une robe légère à manches courtes, chaussée de nu-pieds qui laissaient entrevoir des ongles vernis d’un rose discret.

Il aurait aimé la voir de face pour mieux distinguer son minois, mais elle resta imperturbablement rivée sur le roman qu’elle lisait. Pour se donner une contenance Philippe ouvrit son classeur et se plongea dans les notes qu’il avait prises durant le cours de philo.  En fait il ne lisait point,  il pensait à cette femme et faute de mieux se grisait du léger parfum qu’elle dégageait.

Les choses se prolongèrent durant un moment puis elle rangea son livre dans un grand sac beige assorti à la teinte de ses chaussures. L’au revoir fut  discret, certes, mais assorti d’un sourire qui laissa Philippe décontenancé. Resté seul, il se reprochait de n’avoir pas engagé la conversation et d’avoir partagé avec elle quelques mots.

Rentré chez lui, il dut affronter les reproches d’une mère acariâtre, qui lui fit toucher du doigt les conséquences de son retard sur l’inquiétude d’une mère. Philippe argua  un cours un peu plus long à l’approche du baccalauréat. Il eut droit à l’habituelle  collation, dont il se serait volontiers dispensée, tant il avait hâte de regagner la solitude de sa chambre pour songer à cette femme qui hantait son esprit. La nuit, elle vint le visiter en songe et au réveil, il constata que son corps n’était pas resté indifférent à cette visite nocturne.

***

Dès le lendemain, il guetta la venue de cette femme qu’il ne revit, à son grand regret, que le mardi suivant. Ce jour-là, les choses allèrent autrement. On parla, on fit connaissance : Myriam préparait un doctorat à la Sorbonne et assurait quelques travaux pratiques ; libre le mardi, elle  profitait du temps ensoleillé pour  prendre l’air sous les ombrages. Philippe évoqua l’approche des examens, les révisions, les ultimes mises au point. On se quitta en se serrant chaleureusement la main, et le mardi suivant on se fit la bise en se retrouvant. Pour comble de bonheur, il advint qu’une petite ondée leur donne l’occasion de se serrer l’un contre l’autre sous un unique parapluie.

La veille du baccalauréat, elle l’invita dans son modeste studio d’étudiant, lui donna quelques conseils et lui souhaita, suivant la coutume, un « merde » assorti d’un baiser appuyé sur la commissure des lèvres, qui amplifia singulièrement le rythme cardiaque de Philippe.

Pour sa réussite à l’écrit Myriam lui offrit un vrai baiser d’amour, celui qui soude les lèvres et, découverte pour Philippe, celui qui anime les langues. L’étreinte dura ; Philippe s’enhardit, laissa errer ses mains sur la robe d’intérieur dont le tissu fin tissu lui laissa entrevoir qu’elle ne portait rien en dessous. Il osa, au risque d’une irrémédiable rebuffade, caresser le buste magnifique qui le fascinait depuis quelques semaines.

Il n’y eut pas de rebuffade mais un  « viens »  qui se termina sur le cosy. Philippe découvrit alors le monde, nouveau pour lui, du plaisir charnel auquel, avec maestria, la sensuelle Myriam l’initia. Et les jours suivants on se retrouva à maintes reprises pour vivre à nouveau d’inoubliables moments.

***

Cette belle aventure prit fin de façon inattendue.  Un jour, Philippe trouva porte close et il apprit que Myriam avait quitté les lieux sans donner plus de précisions sur ses projets à venir.

Philippe fut très affecté par cette fuite inexpliquée. Avec le temps, la peine s’estompa, certes, mais le souvenir de ce premier amour resta ancré en lui. Il poursuit sa vie, fit de brillantes études supérieures et exerça dans divers pays étrangers son savoir d’ingénieur des Arts et Métiers.

 

Quelques 20 ans plus tard, lors d’un passage en France, il tint à revoir le lycée de sa jeunesse et le square qui le jouxtait. Les marronniers séculaires avaient pris de l’extension, les bancs avaient été changés pour faire place à des éléments plus modernes et plus confortables.

Il aperçut une magnifique jeune fille, seule,  qui lisait sur l’un d’eux. Cela engendra chez lui, un moment de nostalgie : il fut envahit par les souvenirs vieux de deux décennies.  Triste, il s’empressa de quitter le lieu, frappé par une indicible mélancolie.

Philippe ne sut jamais que cette jeune lectrice était sa fille. 

Raimondo – 2018

Raimondorama 34

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

La semaine amoureuse
Le lundi Tante Emma se fit sodomiser
Par l’oncle Sébastien, ce vieillard dépravé
Qui volontiers courait deux lièvres à la fois
Avec filles ou garçons, faisant feu de tout bois.
Elle ne refusait pas à cet oncle coquin
Ce petit à coté de l’amour libertin
Car il avait été quand elle était jeunette,
Un savant conseiller pour maintes galipettes.
Aussi permettait-elle, en quelques occasions,
Cette câlinerie qu’aimait le cher tonton.
*
Le mardi fut plus doux, avec le missionnaire
Et Rémi se montra orfèvre en la matière ;
Tante Emma avait bien préparé le chemin,
Une bonne sucette les avait mis en train,
Et l’on put apprécier cette étreinte ordinaire
Apportant aux amants un plaisir salutaire,
Un moment d’euphorie et de tranquillité
Qui calme doucement un désir passager.
*
Aussi, dès mercredi on aborda sciemment
Une valse viennoise qui s’exprime en trois temps,
Emma ayant convié pour jouer du flûtiau
La gracieuse Gertrude et son ami Aldo ;
Et ce jour de mercure fut pour cette triplette
Un moment délicieux, une infernale fête,
Où chacun apporta avec son savoir faire
Toute la panoplie des coquines manières.
On suça, titilla, laissant errer les mains
Vers toutes les rondeurs, vers les moindres recoins,
Et l’on prit grand plaisir à ces effleurements
Qui perdurèrent ainsi durant de longs moments.
Aldo senti sur lui d’opulentes poitrines
Qui vinrent enserrer sa sémillante pine
Afin de lui donner, s’il en était besoin,
Un petit coup de fouet pour lui faire grand bien.
Les doigts également partirent en goguette
Participant aussi à la ludique fête
S’en allant et venant vers ces lieux accueillants,
Où trouver le bonheur et le contentement.
Chacun à sa façon poussa son cri de guerre
Chacun prit son plaisir en suivant sa manière,
Et comme Aldo repu, avait fermé les yeux
Gertrude et Tante Emma poursuivirent à deux
Leurs tendres privautés, ces petits jeux lesbiens
Apportant le plaisir et un bonheur certain.
*
La levrette a du bon, disait souvent Emma
Elle put s’en rendre compte encor ce jeudi là.
Paul était un fervent de cette position,
Et durant la journée, que ce soit au salon
Dans le grand escalier ou le long du ruisseau
Tante Emma le combla en lui tournant le dos.
*
Vendredi Tante Emma offrit à Séraphin
Comme fit Andromaque, la rondeur de ses seins,
Chevauchant son neveu qui pouvait titiller
Les forts jolis tétons, de ses doigts empressés.
Cette cajolerie comblait toujours Emma
Qui très rapidement poussa son cri de joie,
Poursuivant sa cavale afin que son neveu
Puisse à son tour sentir un spasme délicieux.
Et l’on renouvela cette exquise caresse
Venue des temps anciens de la lointaine Grèce.
*
On était samedi. Comme il passait par là
Léon était venu saluer Tante Emma.
Il lui fit compliment, comme à l’accoutumée,
Sur son maintien charmant, sur sa peau satinée,
Sa vêture élégante et son port de déesse.
Tante Emma fut touchée par tant de gentillesse,
Et pour le remercier de ces propos flatteurs
Elle se déshabilla, montrant avec lenteur,
Quelques dessous coquins provoquant chez Léon,
Sur son vit ébloui, une belle érection.
Alors il s’ensuivit un moment de folie :
Ce fut le tête-à-queue qui leur vint à l’envie.
Longuement Tante Emma dorlota une pine
D’une bouche empressée, d’une langue mutine,
Léon de son coté léchant avec tendresse
Un délicieux minou et deux mignonnes fesses.
*
Elle souhaitait le dimanche enfin se reposer
Après tous les excès de tous ces jours passés.
Dans le fond du jardin, auprès des acacias
Sur son escarpolette reposait Tante Emma
Qui rêvait sous un saule, songeant avec délice
Aux bonheurs de la vie avec tous ses complices.
Jules était merveilleux, Léon infatigable,
Les élans de Simon restaient incomparables,
Bref, elle songeait alors qu’elle était entourée
De fieffés combattants sachant la contenter.
Elle s’aperçut alors qu’une main fureteuse
S’était aventurée sous sa robe soyeuse
Et que son doigt coquin, affectueusement,
Usait sur son minou d’un heureux traitement.
Si ce dimanche là nul ne vint à passer
Le plaisir solitaire parvint à la combler.
Raimondo – 2017

Siméon
Très délicatement d’une paume fouineuse
Siméon caressaient les fesses généreuses
D’une sienne cousine, un très joli tendron,
Qui possédait aussi deux somptueux nichons,
Qu’elle mettait en valeur dans un décolleté
Attirant les regards des garçons subjugués.
Le coquin Siméon osa donc caresser
Ce pimpant postérieur qui était à portée
Sentant avec bonheur sous le très fin tissu
Les charmantes rondeurs de ce délicieux cul.
La cousine ravie par ce geste fripon
Souleva et sa robe et son léger jupon,
Exhibant fièrement une blanche culotte
Qui couvrait son pétard et une chaude motte.
Mon cousin, lui dit-elle, poursuivez votre ouvrage,
Cessez, je vous en prie, de vous montrer trop sage,
Otez donc ce dessous devenu encombrant,
Inutile attribut, qui masque mon séant.
Siméon mit à nu des fesses incendiaires
Qu’il baisa tendrement de fort belle manière,
Laissant aller ses mains sur une peau nacrée
Douce comme un duvet, plaisante à caresser.
Et comme il mignotait cette croupe splendide
Il sentit s’ériger une bite turgide
Prête pour un assaut vers les formes exquises
Qui s’offraient à sa vue et à sa convoitise.
Une joute d’amour s’ensuivit et soudain
La verge s’immisça vers de secrets recoins
Créant tout aussitôt un plaisir bienvenu
Pour celui qui donnait et celle qui reçut.

Cette cousine là, avait pour nom Emma
Elle ne lésinait pas à offrir ses appâts :
Son minou et ses seins, ses fesses épanouies
Pour calmer les ardeurs de ses cousins ravis.
Plus tard elle initia tous ses jeunes neveux
Leur faisant découvrir bien des jeux merveilleux :
Les charmants va et vient, la sublime levrette
Le tendre tête-à-queue du légionnaire en fête,
Et bien d’autres douceurs qui se puissent éprouver
A l’ombre des grands chênes ou des micocouliers.
Raimondo – 2017

L’ami
Tante Emma recevant un ami de passage
Décida ce jour là de ne pas être sage.
Ami de longue date il n’était cependant
Qu’un joyeux compagnon et non pas un amant.
Or, Emma désirait, depuis longtemps déjà
Faire de douces folies avec cet ami là,
Et pour le recevoir, elle avait revêtu
Une robe légère faite d’une fin tissu
Qui laissait entrevoir dans le décolleté
Le savoureux sillon de ses seins potelés.
Elle était ravissante et désirable ainsi
Et elle s’en aperçu dans les yeux de l’ami
Qui fixèrent alors sans pouvoir les quitter
Les splendides appâts qui étaient exposés.
Chère Emma lui dit-il, je reste confondu
Par toutes ces beautés qui s’offrent à ma vue.
Permets-moi de glisser un petit doigt fripon
Dans l’étroite rainure entre ces mamelons
Et de goûter ainsi cette douce tiédeur
Que l’on doit ressentir dans ce nid enchanteur.
Emma fut très sensible à ce propos galant
Et elle offrit ses seins aux tendres attouchements
Imaginant déjà d’autres façons de faire
Connues des espagnols ainsi que des notaires.
Il fallait pour cela se mettre en condition
Et l’on se mit à nu dans un petit salon ;
Emma reçut alors entre ses seins jolis
Le vit énamouré que l’homme lui offrit.
Longuement on goûta de fervents va et vient
Avant que de tenter d’autres jeux plus coquins :
Le galop du Pégase, le saut de l’esturgeon,
L’Andromaque troyenne ou le vol du bourdon,
On grimpa aux rideaux durant une levrette
Suivit tout aussitôt d’un soupçon d’enculette,
Bref, ce fut un délire, un brillant festival
Ou chacun y trouva un plaisir sans égal.
Et l’on fit quelques pauses, ces entractes à l’amour
Préparant les amants aux fulgurants retours ;
On œuvra tout le jour et lorsque la nuit vint
Chacun imagina d’autres beaux lendemains.

Emma et son ami, devenu son amant,
Vécurent tous les deux de délicieux moments ;
Chacun mena sa vie mais très souventes fois
Ils aimaient échanger de succulents émois.
Raimondo – 2017

Simon
Tante Emma, on le sait, était bonne suceuse
Elle rendait aisément les bites très heureuses
Et ses nombreux neveux ne pouvaient qu’admirer
Une pareille femme aux dons très appréciés.

Tante Emma, ce jour-là, après une branlette
Fit subir à Simon cette bonne sucette
Qui le ravit vraiment tant elle avait œuvré
Avec très grand talent et virtuosité.
Elle avait en cet art très grande compétence
Acquise dans les temps de sa petite enfance
Et chacun des neveux souhaitait très ardemment
Recevoir en cadeau cet heureux traitement.
Tout le monde admirait la fougueuse énergie
Que Tante Emma mettait pour régaler les vits.
Nombreux dans la famille avaient eu le bonheur
De goûter quelquefois à ce geste enchanteur
Et chacun avait pris un plaisir souverain
A pouvoir exulter sous ce doux va-et-vient.
Les femmes jalousaient semblable propension
Mais hésitaient toujours à passer à l’action ;
Seule une domestique, très jeune chambrière
Osa utiliser cette façon de faire,
Et acquit peu à peu à cet art libertin
Une dextérité et un talent certain
Qui attira bientôt quelques joyeux lurons
Désireux de goûter à ces effets gloutons.
Il y eut Sébastien, fils d’une lavandière,
Et un soir de printemps, un jeune mercenaire
Qui passait en ces lieux et qui pour quelques liards
Fut ravi, lui aussi, qu’on lui pompât le dard.
Et l’on a même dit, le fait n’est pas certain,
Qu’elle usa de son art avec le sacristain.
Bref, cette femme là, devint dans le pays
La suceuse attitrée pour soulager les vits.

Mais Simon en ce jour avoua à sa tante
Que cette camériste, bien qu’elle soit bandante
N’avait pas, tant s’en faut, le talent affirmé
Qu’Emma savait montrer quand elle voulait sucer.
Raimondo – 2017

René 2
Tante Emma lentement dégrafa son bustier
Offrant sa gorge nue à son neveu René.
Pour la première fois le garçon, jeune encor,
Découvrait deux beaux seins, magnifiques trésors,
Dont la vue le troublait, faisant battre son cœur,
Et créer sur son vit une onde de bonheur.
Timide cependant, il n’osait caresser
Ces globes généreux offerts à sa portée ;
Et si depuis longtemps il rêvait de les voir
Il restait médusé les découvrant ce soir.
Il hésitait encor à déposer ses mains
Sur les deux mamelons et leurs jolis tétins
Et ce fut tante Emma, délicieuse égérie
Qui alors le guida pour aider ses envies.
René sentit bientôt sous ses paumes brûlantes
La douceur inouïe de ces rondeurs charmantes
Et il n’hésita pas, de ses lèvres goulues
A couvrir de baisers ces jolis seins dodus.
C’est ainsi que René découvrit ce jour là
Les doux jeux de l’amour grâce à sa Tante Emma ;
Car après ces propos, simples préliminaires,
Il vint à découvrir d’autres façons de faire,
L’accorte femme offrant au jeune adolescent
La chaude intimité d’un minou accueillant,
Qui fit jaillir alors le flot impétueux,
La sublime liqueur de son vit amoureux.
Ainsi donc commença une belle aventure
Entre ce jouvenceau et cette tante mure.

Comme toute aventure, elle dura peu de temps,
Mais chacun à ce jeu y trouva son content.
Raimondo – 2017

A Victor Hugo,
mon idole en poésie.
Raimondo

Souvenirs d’enfance
Elle avait pris ce pli, en son âge enfantin
De faire frotti frotta avec tous ses cousins.
C’est avec Célestin qu’un jour, pour s’amuser,
Elle baissa sa culotte, afin de lui montrer
Son très joli minou, imberbe en ce temps là,
Qu’avec avidité, le cousin caressa.
Pour la remercier de ce cadeau exquis
A son tour il montra son gracieux petit vit
Qu’elle combla longuement d’une main caressante
De quelques privautés de sa  dextre agissante.
Firmin ayant appris cette belle historiette
Se fit alors devoir de montrer sa quéquette
Qui fut évidemment gentiment caressée,
Provocant aussitôt de nouvelles idées,
Car aux bienfaits plaisants de ces chatouillements
S’ajoutèrent bientôt celles du sucement.
Et puis d’autres cousins à leur tour essayèrent
D’imaginer encor d’autres façons de faire ;
C’est  ainsi que naquit, dans l’esprit de Jean-Yves
Le petit doigt coquin partant à la dérive,
Et l’envers du décor, cet heureux tête à queue
Qui se  perpétua plus tard chez les neveux.
Car la dévergondée qu’ici nous évoquons
Et que l’on connait bien à Gigaproduction,
C’est notre Tante Emma qui en son jeune temps
Montrait à ses cousins un fier tempérament
Et préparait déjà dans sa petite enfance
Les folles griseries de son adolescence.
Certes, en ces temps anciens, tous ces jeux enfantins
Ne produisaient encor que des effets bénins ;
Les vits étaient passifs, ils ne triomphaient pas,
Et le gentil minou de la petite Emma
N’avait ni la saveur  ni cette odeur musquée
Qu’apportera le temps tout au fil des années.
Mais on aimait ces jeux, on ne s’en privait point
On les multipliait dans les moindres recoins,
Et même on recherchait d’autres récréations
Capables d’engendrer de belles sensations ;
Et c’est ainsi qu’un soir tout au fond du jardin
Laurent imagina le suçon du marin
Et même il imprima sur son cul potelé
Le sceau céruléen d’une bouche endiablée.

Voilà comment Emma en sa petite enfance
Découvrit les bonheurs de la concupiscence.
Raimondo – 2017

 

Les à-peu-près de Pierre

Posted in Oulibouf on septembre 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

Souvenez-vous, de Septembre 2013 à Mai 2015 vous avez eu droit à 5 séries d’une vingtaine d’à-peu-près de mon cru:

https://www.gigaproduction.fr/2013/09/20/des-a-peu-pres-triomphants/

https://www.gigaproduction.fr/2014/06/20/encore-des-a-peu-pres/

https://www.gigaproduction.fr/2016/05/20/vous-aimez-les-a-peu-pres-en-voila/

https://www.gigaproduction.fr/2016/11/20/bis-repetita-placent-pour-les-a-peu-pres/

https://www.gigaproduction.fr/2015/05/20/toujours-des-a-peu-pres/

Aujourd’hui, je vous propose les à-peu-près cogités par un ancien collègue. Par mails, il m’en envoie souvent. Certains sont super-capillotractés, d’autres franchement incompréhensibles. Mais ce n’est pas vraiment la faute de mon ami. Figurez-vous qu’il a de réels problèmes de vue et que ses doigts s’emberlificotent fréquemment sur le clavier. Il me faut alors plus deviner que déchiffrer ce qu’il a voulu dire. Bien entendu, pas question de distique ou de quatrain pour amener la « chute ». Je vous livre une première série dans la prose de l’auteur, juste un peu réaménagé par moi-même lorsque c’est indispensable à la compréhension. Merci Pierre, continue à m’envoyer tes calembours et tes fredaines pour le plus grand fun _ je l’espère _ de nos lecteurs !

En 1942, sur la dune du Pis las, un couple à poil copulait. Elle s’appelait Marthe et était toute à son affaire en pelotant dur, dur… Soudain, le monsieur voit arriver vers Marthe tout un peloton de la Vert-Marth. Il chuchote alors à sa partenaire: « Les schleus ! Les schleus ! » La Marthe répond alors: « J’peux pas chéri, il est plein de sable ! »

Tous ces industriels de la chaussures et ces marchands de godasses réunis ensemble, c’est le Bata-Clan.

Léo-Paul, ce dard sent fort ! Léopold Sédar Senghor alla un jour au bordel, la mère-maquerelle, impressionnée par ses performances, lui alloua alors gratis deux autres péripatéticiennes en lui chuchotant à l’oreille: « Allez hop Paul, ces garces encore ! » D’où le nom qui lui fut donné.

En Afrique noire, il y a une bande de rigolos qui se retrouvent au bistrot « Chez Kalach Nicole« . L’un est castré, on lui dit le négo sans trique, un autre est très mariole, c’est le négro spirituel, évidemment que le plus flemmard c’est Lézard-nègre, que celui qui a un blair conséquent c’est le « nez gros », quant au meilleur danseur de l’opéra de Dakar c’est « étoile des nègres »,  le bedonnant qui a un 4X4, on dit qu’il a les « pneus-nègres », le maigrelet n’échappe pas à l’appellation de « nègre fin », enfin il y a en a qui fait partie d’un club de supporters de l’OM, et tout le monde le nomme « le nègre plus-Ultra »… Voilà donc une vision aussi onctueuse que de l’huile: C’était donc l’année « Graisse » de ces vies nègres ! Alors, pour paraître moins adipeux, je suis allé à la casa mince; là où un Président queutard pratiquait tellement le coït que toutes les femmes craignaient ses coups tirés. Il habitait près d’un tas d’immondices gardées par un gros serpent puant et menteur comme pas un. Et si des curieux demandaient à ce reptile répugnant d’où venaient ces remugles pestilentiels, voici ce que l’immonde bête répondait: « Là où fouette, boa nie !

Déclencher une marée noire… ou pas ! Ce matin de Septembre, on vit dans toutes les gares de Burgondie des centaines de sénégalais, congolais, guinéens, etc… apeurés, hébétés et la main sur le sexe. En principe, ils étaient venus pour vendanger en grand nombre. Hélas ! Un panneau à l’entrée de chaque propriété viticole annonçait: « Demain, on coupe les pinots noirs ». Un prodigieux reflux s’ensuivit…

Un chef d’entreprise homo s’est écrié: « Puisque la France embauche, sachez que mon popaul emploie ! »

Regardez un bon et vieux film d’Yves Montand pour pouvoir apprécier les ans d’Yves. Profitez-en pour verser une écuelle de mauvais lait à votre carlin, et marrez-vous du sale air de lappeur.

A Damas, le pote âgé voisin du Président cultive des laitues. Pour les cueillir sans peine, ledit Président lui a offert de petits tanks-robots pour accomplir cette pénible besogne, on appelle ces robots les bas chars et la salade.

En se rendant de sa ferme à Pôle-Emploi avec son CV, ce gars faisait un large détour pour ne pas passer par la remise des chevaux, car c’est l’écurie que l’homme évitait (curriculum vitae).

A Nassau, les gens mettent tous leur argent dans des bas de laine car les bas amassent.

Je ne sais pourquoi, sous Mitterrand, au restaurant, lorsque j’avais vu sur le menu « noix de pétoncles », j’avais traduit aussitôt par « testicules de gaz-tonton ».

Ce brave berger kabyle nommé Hassen fait des fromages artisanaux grâce à ses biques.Tout le monde apprécie lait cru de l’Hassen

Ce que disait Dédé Tritu: « Les poubelles étant toujours jetées à la mer, des couillons continuaient à faire trempette et ils ne virent point, de la grève, des ordures, mais nagèrent« 

Voilà qui n’est pas hillarygolo: La pauvre miss Lewinsky a dû se réfugier à Saint Claude pour y exercer ses talents en matière de pipe, plus communément appelés « L‘art Monica« . Parfois, sur les pentes des jurassiennes maisons blanches, Monica lève un ski sans plus se faire de Bill. Elle qui trump hillarydiculisée et qui, il fut un temps, faillit recevoir reçut sa Bush de Noël. 

L’ancien Chancelier allemand Helmut avait ses habitudes: Kohl chique dans les prés. Il aimait trop le chou et la bière, c’est pourquoi on redoutait toujours ses entorses au « prout » au Kohl

Le célèbre western « Le con, la pute et le puant » faillit se tourner en Afrique. Mais le cheval serait venu de Ouatagadadougou et, devant la maternité, le bon canasson hennit aux moricauds nés

Un parachutiste égaré atterrit un jour dans le patio d’un BMC (Bordel Militaire de Campagne). Le gars se crut au Paradis en voyant tous ces seins. Au moment de « consommer », il prévint ses hôtesses que Dame Nature l’avait gratifié d’une double verge. L’une toujours érectile suite à un priapisme coupable, mais l’autre incroyablement feignasse et mollassonne. Il se mit en route et en rut auprès d’une belle de qualité, lui demandant au final si elle avait été satisfaite. Ce à quoi la professionnelle du sexe répondit, attristée: « Ben non, para c’est ta molle ! »

Un mioche avait perdu une dent de lait; au lieu du cadeau de la p’tite souris, c’est un affreux rat d’égout qui s’en vint sans présent. Alors, le gamin furieux s’écria: « Hé rat ! Ma dent ! » Variante: Adam & Eve se prélassaient sur une barque quand, sur la rive, ils aperçurent un Steaksorus Delicius. Eve pointa son doigt vers leur futur repas et intima cet ordre à son compagnon: « Hardi, rame Adam ! »

Dans le Doubs, c’est très dur de ne pas manger de la saucisse en Franche-Comté. En effet, dans ce coin on coupe les pénis des morts à l’aube, pour en faire des saucisses de morts tôt

Celui qui réussit à dormir sans ronflement, ni bruitages incongrus, nuitamment peut se dire: « J’endors mes sons ! »

Adieu à Popaul et attention à la bière, car le bock use !

Pour ses nonante et quelques printemps, papy a dormi avec une nonne inconnue; ce fut la soeur X sur le gâteux.

A Bastia, Jean-Pierre Coffe voulut acheter une bouteille de vieux Bourbon. Il débouchonna violemment ledit Scotch local, ce fut donc le viol du Bourbon qui devint par la suite Whisky corse à Coffe.

Nique holà ! Quand Dieu créa l’eau bénite, seul Nicolas eut l’eau.

Pour les Hallidayshérités: Peut-être que pour gagner du fric, il faut que Laura Smet à poil; quant à son retardé de frère, pourquoi ne pas lui achté un cheval qui deviendrait intelligent après avoir uriné car dada vide a l’idée!

Au Gabon, j’ai bâti un piano-bar. Cette construction dura longtemps, mais enfin un lent bar est né, et on y entend de chouettes airs à minuit

C’est l’histoire d’un manoeuvre proxénète et alcoolique qui pratique le coït quand il réintègre l’infâme cabane qui lui sert de tanière: Il s’agit du manuel mac rond entrant dans l’abri-gîte

Celui qui boit l’eau paiera : Entre Franz et Wolfgang, j’ai savouré « La vulve joyeuse », et j’en eut « La flûte enchantée ».

Quand gronde la colère des cheminots gays à la SNCF, on dit qu’on a alors la grève des trains arrière.

Pucelles en rafale : Je suis assailli par une harde de femelles en rut, mais vu mon grand âge, plus question qu’on m’harcèle d’assaut

Petit problème de Doigt Pénal : Un patron de bistrot a vendu son bar de forme circulaire à un boulanger, donc c’est l’histoire du transfert du bar rond en pains. Mais il y a pire, à la gare se trouve un vieil indien qui campe dans le grand hall, et que l’on surnomme « l’apache hall » (NB: Accent anglais et connaissance du parler marseillais requis) !

Et le meilleur pour cette fin (provisoire): Sourd comme un pet !