Oulibouf

Nouvel échéancier

Posted in Oulibouf on mars 1st, 2021 by gerard – 2 Comments

Une nouvelle programmation était inévitable. Voici ce qu’il m’a semblé possible de pérenniser dans les temps à venir, je n’affirme pas que je pourrai toujours tenir mes engagements, mais je ferai tous mes efforts pour y parvenir :

LE 1er DU MOIS : JADIS, il y avait là dix clips BombayTv (ou Remixito, ou d’autre sites aujourd’hui disparus) chaque titre comprenait un lien internet et une illustration avec souvent une thématique en rapport avec les 9 autres images; à noter que cela n’avait qu’exceptionnellement une relation avec le titre et le clip. Cela fait maintenant bien longtemps que BombayTv n’est plus actif et que les liens proposés sur le présent site sont inopérants à plus de 50% (Et beaucoup plus à l’heure actuelle avec le fait que flash-player soit devenu obsolète). C’est dommage, très dommage, je m’amusais bien… (Vous avez ici, si justement vous pouvez encore utiliser flash-player,  quelques clips qui sont restés dans les entrailles du web, allez savoir pourquoi : http://www.bombay-tv.net/index.php?module=competition&code=0e16848da6c76eef639e19543af1fa13 )

NAGUERE : On pouvait s’amuser de 12 blagues (ou comics) et d’un Hors-série de 10 images en général.

A PARTIR D’AUJOURD’HUI : Il n’y aura plus qu’UNE série de blagues, mais au nombre de 15.

LE 10 DU MOIS : JADIS, NAGUERE & A PARTIR DE CE JOUR, vous retrouverez une dizaine d’images liées à l’Actualité du moment. Avec Adhémar, nous nous divertissions beaucoup avec cette rubrique pourtant quelquefois pas facile à tenir. Cette dernière disparaît en Juillet et en Août, elle est remplacée par les bandes du Concours permanent. Comme d’habitude, s’y ajoutera un Hors-série de 10 vues ou un court article (rappelez-vous les Artisanes insanes de nos villages ou les Contes de la semaine de Raimondo). L’été sera peut-être aussi l’occasion de « liquider » les diptyques ou les comic-strips que je n’aurais su où caser, souvent à cause d’une thématique « orpheline »…

LE 20 DU MOIS : JADIS, c’était là un grand moment du site, c’était la place de l’ARTICLE ou du DOSSIER, le grand rendez-vous de l’école ouliboufienne. Tantôt Michel, Raimondo, Adhémar ou moi (et quelquefois, un panaché de deux ou plusieurs d’entre nous), nous pondions une méga-couillonnade souvent en vers, mais aussi en prose : thématiques diverses et avariées, reportages-bidons, divagations les plus farfelues, etc… mais aussi des Nouvelles (drôles autant que possible), des poèmes épiques(-épiques et colégram) et même du Théâtre… Si l’inspiration me venait, je ne renonce pas à produire un petit quelque-chose un de ces jours, j’ai bien dit « si »…

NAGUERE : Je dois le crier bien fort, à la disparition d’Adhémar, mon grand et bel ami Raimondo n’a beaucoup dépanné pour nourrir ce repère mensuel. Que ce soit en prose (Adalbert & Emeline, Viviane ) ou en vers (Tante Emma et autres), je ne sais ce que j’aurais fait sans ses talents d’écrivain-poète. Pendant des mois, il a alimenté densément cette rubrique avec régularité. Qu’il en soit remercié mille fois ! Ces dernières années, toujours en Juillet et Août, on aura pu trouver çà et là un H-S ou d’autres diptyques ou comic-strips pour soulager la pression sur Raimondo.

A PARTIR DE CE JOUR : Vous aurez une surprise le 20 Mars en découvrant une nouvelles héroïne (pour ménager encore un peu de « suspense », appelons-la « M » pour le moment) qui vous esbaudira _ je l’espère _ en une dizaine d’images. Oui, j’ai bien dit « images », toute relation en prose ou en vers est, pour l’instant, suspendue. Il y aura, dans la foulée, un autre H-S de 10 vues. A noter que la prestation de « M » pourrait de temps en temps disparaître, notamment quand le H-S1 du 10 du mois pourrait avoir un rapport avec deux autres Hors-Séries de ce 20 du mois (et que nous appellerons H-S2 et H-S3), je pense à l’Histoire, aux religions, les mariages, le cinéma, etc…

 

Raimondorama 57

Posted in Oulibouf on février 20th, 2021 by gerard – 3 Comments

Ciao Raimondo !

Ecco, e finita la comedia con le produzzione di Raimondo ! Ces deux dernières poésies étaient tout ce qu’il me restait, dans mes réserves, de la pourtant prolifique plume de Raimondo. C’est une journée triste, ne nous le cachons pas. Combien vont nous manquer son étincelante métrique, son infinie culture et sa flamboyante spiritualité empreinte d’une paillardise de bon aloi ! Merci mille fois pour ton aide, ami de la région parisienne, mais tu as bien mérité, largement octogénaire, de te reposer, entouré de l’affection des tiens. Respect et Amitié, prends bien soin de toi !

De facto, je me retrouve seul pour faire tourner la boutique. Je sais que mes appels à d’éventuels collaborateurs sont toujours restés lettre morte, il y a d’infimes chances pour que ça change aujourd’hui. Je vous expliquerai le 1er Mars prochain mon nouvel échéancier.

Eliacin
Emma aimait toujours malgré sa cinquantaine
Provoquer les garçons, courir la prétentaine,
Se montrer aguicheuse ; elle portait pour se faire
Des habits recherchés, des parures légères,
Qui mettaient en valeur dans un décolleté
Les splendides rondeurs de ses seins potelés.
Tous ses admirateurs, et ils étaient nombreux
Admiraient la beauté d’un buste généreux
Qui les faisait rêver et les poussaient parfois
A poser une main sur ces joyaux de roi.
Emma ne boudait pas ces tendres attentions
Mais refusait toujours les viles impulsions ;
Et c’est ainsi qu’un soir, on fêtait la Saint Jean,
L’oncle Jules, soudain et sans ménagement,
Posa ses mains impies sur les rondes beautés
Sans mettre de douceurs ni le moindre doigté.
Emma ne prisa point cette façon de faire
Et claqua vertement cet oncle octogénaire.
Le soufflet fut jugé pour le moins malvenu
Envers un homme âgé à la toison chenue,
Et cela fit gloser longtemps dans landerneau
Chacun ayant une opinion à ce propos.
Il se fit donc alors deux camps dans la smala
Ceux qui soutenaient Jules et les tenants d’Emma,
Et parmi ces derniers, le jeune Eliacin
Sur sa tante posa une très douce main
Qui s’en vint caresser d’une tendre affection
Les jolis seins d’Emma et leurs gracieux tétons,
En disant : Tante Emma laissez moi honorer
Ces ravissants bijoux qu’un autre a molestés
Tante Emma fut touchée et c’est dans sa chambrette
Que tous deux initièrent une brûlante fête
Durant laquelle Emma dévoila ses rondeurs
Les laissant à l’envie de ce neveu charmeur.
Et l’on se régala durant de longs instants :
Tante Emma fut sublime, Eliacin surprenant ;
On monta au pinacle, et comme le uhlan
On se laissa aller au galop intrépide
De la biche trottant sur la bite turgide
Et pour clore le tout, entre ses seins moelleux
Emma reçu les flots d’un sperme liquoreux.
Raimondo – 2020

Antoine
Te souvient-il Emma, de ce jour de printemps
Où sur le vert gazon, nous devînmes amants.

Cette lettre d’amour, qui débutait ainsi
Etait l’œuvre d’Antoine, un délicieux ami,
Avec qui elle avait, il y bien longtemps,
Partagé à loisir de savoureux moments.
Ils étaient jeunes alors et leurs sens enflammés
Souhaitaient avidement caresses et baisers ;
Ils étaient amoureux comme on l’est à seize ans,
Et en des coins discrets ils se voyaient souvent
Afin que d’échanger de ferventes caresses
Sur leurs brûlantes peaux frémissant d’allégresse.
On n’avait pas encor franchit le Rubicon
Mais l’on mignotait avec grande passion :
Emma offrait ses seins dont les tétons dressés
Faisaient l’admiration d’Antoine énamouré,
On s’abreuvait d’amour, de baisers chaleureux
D’étreintes passionnées de touchers amoureux.
Te souvient-il Emma de ma main fureteuse
Qui un jour s’égara vers tes cuisses soyeuses
Et qui osa poser un petit doigt fripon
Sur ton intimité et son charmant bouton.
Te souvient-il Emma que tu m’offris alors
De ton corps généreux le savoureux trésor
Et qu’après un moment nos sens ont ressentis
Le bienheureux plaisir qu’apporte le déduit.

Tu n’as pas su Emma, que j’avais demandé
Ta main à tes parents ; elle me fut refusée
Car dans votre famille il n’est pas bienséant
D’unir une bourgeoise avec un mécréant,
Alors je suis parti, vers des contrées lointaines
Pour refaire ma vie en ressassant ma peine.

Je souhaite que ce pli puisse te parvenir,
Qu’il réveille chez toi des heureux souvenirs,
Quand à moi, sache-le, je ne suis parvenu
A oublier ces heures que nous avons vécues
Raimondo – 2020

Raimondorama 56

Posted in Oulibouf on janvier 20th, 2021 by gerard – 4 Comments

L’oncle Adalbert
Emma avait senti une main baladeuse
Caressant tendrement sa croupe généreuse :
C’était l’oncle Adalbert, un tonton très coquin
Qui sur tous les fessiers, laissait errer ses mains.
Ses nièces ne prisaient pas toujours ces touchers
Et même quelquefois pouvaient se rebeller :
Une tape légère rappelait à l’intrus
Que l’on n’appréciait pas ses gestes incongrus.
Emma était docile, et de l’oncle Adalbert
Acceptait qu’il en vienne à toucher son derrière
Et même quelquefois lui laissait retrousser
Son jupon pour aller dénuder son fessier.
Emma envers cet oncle avec qui autrefois
Elle avait partagé de succulents émois,
Eprouvait de l’estime, et trouvait anodin
Ces gestes doucereux sur tous les culs féminins.
Elle gardait d’autrefois les fervents souvenirs
De ces jours merveilleux et remplis de plaisirs
Où tous deux conjuguaient les temps du verbe aimer.
On échangeait alors caresses et baisers,
Puis on se dénudait on s’offrait sans pudeur
Un sexe qui soudain rayonnait de bonheur ;
On trouvait pour jouir de tendres positions,
Tel le renversement du joyeux marmiton,
Le galop déchaîné de la noble troyenne
Ou le couplet charmant d’Elena la romaine.
Que ce soit au présent, au futur, au passé,
De ce beau verbe aimer, ils ont tout conjugué.
Mais hélas aujourd’hui cet oncle octogénaire
N’a plus, en ses vieux jours, la bite de naguère
Qui alors se dressait, au vu d’une nymphette,
Et prenait de l’ampleur pour lui faire la fête ;
C’est pourquoi désormais il doit se contenter
De ces gestes innocents sur de jeunes fessiers.
Raimondo – 2020

Beau damoiseau
Ce jour là Tante Emma était bien tristounette :
Depuis longtemps déjà elle manquait de quéquette
Et sentait une envie, un désir insensé
De se trouver enfin une bite à sucer.
Certes elle avait œuvré d’un doigt compatissant
Afin de provoquer un orgasme charmant
Mais cette grande envie de sucer la quéquette
Etait jusqu’à ce jour restée insatisfaite.
Elle avait vainement attendus ses amis,
Ses neveux n’étaient point venus en son logis,
Et ses oncles chenus ne briguaient plus alors
Ces jeux qui autrefois animaient leurs transports.
Pour calmer son tourment elle s’alla promener
Dans les bois attenant qui bordaient la cité,
Là, le souffle du vent bruissant dans les feuillages,
Le babil des oiseaux au délicieux ramage,
Apportèrent alors à Emma esseulée
Un soupçon de quiétude et de sérénité.
Mais ce qui la calma et combla son attente
Ce fut cette rencontre on ne peut plus troublante
Celle d’un damoiseau qui lors passait par là
Et fit un grand sourire à la gracieuse Emma.
La suite se devine, ils ont sympathisé
Et Emma réjouie s’est laissé courtiser ;
Elle a offert son corps à des mains fureteuses,
Succombé aux baisers de lèvres savoureuses,
S’est laissé envahir par de douces caresses
Sur ses seins généreux et ses pulpeuses fesses,
Jusqu’au suprême instant où elle a dénudé
Le sexe turgescent de ce beau sigisbée
Et que l’ayant happé dans sa bouche brûlante
L’a longuement sucé de façon insistante,
Sans jamais se presser en prenant tout son temps,
Jusqu’à faire surgir un chaud jaillissement.

Et durant quelques jours les bois ont résonné
Des clameurs de plaisir de leur tendre hyménée.
Raimondo – 2020

Augustin

Dans le fond de l’enclos, sous les rhododendrons
Tante Emma se faisait  mignoter les tétons.
Elle avait entrouvert les pans de son pourpoint
Offrant à son neveu ses magnifiques seins.
En voyant ces splendeurs, le bel adolescent
Laissa errer ses doigts sur les globes charmants,
Et suça tendrement les aréoles brunes
Qui s’érigèrent alors sous les lèvres opportunes.
Durant de longs instants avec aménité
Augustin fit la fête à ces rotondités
Et Emma sous l’effet de ces tendres caresses
Sentit monter en elle une vive allégresse,
Et le souhait d’accueillir en son intimité
L’apaisante venue d’un beau sexe érigé.
Elle guida le neveu, encor un peu novice,
Se montra avec lui fidèle initiatrice,
Recueillit ardemment ce membre convoité
Qui s’anima bientôt avec célérité.
Et l’exquis va-et-vient de la bite vaillante
Fit exulter bientôt cette gracieuse tante
Qui poussa le grand cri de la femme comblée
Alors que le plaisir s’en vient la submerger.
Etroitement soudés ils attendirent alors
Qu’une nouvelle envie  envahisse leurs corps
Et que la fête enfin puisse recommencer
Dans les furieux sursauts d’une ronde effrénée.

Raimondo – 2020

Raimondorama 55

Posted in Oulibouf on décembre 20th, 2020 by gerard – 1 Comment

Adalbert
Emma sentit soudain une main cajoleuse
Caressant tendrement sa croupe généreuse :
C’était l’oncle Adalbert, coquin de la famille,
Et coutumier du fait sur les fesses des filles.
Ce geste n’était pas toujours le bienvenu
Et certaines parfois giflait ce malotru,
Qui osait déposer ses viles mains impies
Sur cet endroit précis de leur anatomie.
D’aucunes s’esclaffaient mais ne refusaient pas
Ce geste gracieux sur leurs pulpeux appâts,
Car elles étaient ravies que leur joli fessier
Soit digne d’attention et puisse être apprécié ;
On n’allait pas plus loin, un sourire complice
Montrait qu’on acceptait ce geste sans malice.

Or donc, Emma sentit une indiscrète main
Caresser tendrement son gracieux popotin
Et reconnu bientôt à la façon de faire
La courtoise attention de son oncle Adalbert.
Tous deux savaient très bien que leur complicité
Remontait à des faits venus du temps passé.
Emma avait vingt ans lorsqu’elle rencontra
Ce fringant cavalier au service du roi ;
Il était fort bel homme, il sut la subjuguer
Par ses propos galants et son verbe enflammé ;
Elle ne résista pas, se laissant emporter
Par ses tendres caresses et par ses chauds baisers.
Ils vécurent alors des moments merveilleux
Et Emma, de l’amour, découvrit quelques jeux,
Tel l’assaut du hussard dansant la farandole
Ou les joyeusetés de la blonde créole,
Le cricri du hibou et celui de la chouette,
Tous ces gestes fleuris qui vous mettent en fête.
Cela ne dura pas car le beau militaire
Se devait avant tout d’aller faire la guerre.
Cependant quelquefois lorsqu’ils se retrouvaient,
Quelque heureux souvenir en l’esprit leur venait :
Une main s’égarait et Emma toujours belle
Allait en un instant devenir jouvencelle.
Raimondo – 2019

Gédéon
Tante Emma haletait ; son neveu Gédéon
Mignotait tendrement son tout petit bouton
Et elle sentait venir sous l’ardente caresse
Le moment délicieux où surviendrait l’ivresse.
Tout avait commencé lorsqu’Emma la coquine
De ce jeune neveu, lui dénuda la pine,
Et délicatement d’une moelleuse main
Se mit à l’exciter par de lents va-et-vient.
Gédéon apprécia cette amabilité
Et se mit, à son tour, pour la remercier,
A fourbir tendrement cette toison pileuse
Qu’il souhaitait éveiller de sa main amoureuse.
Emma s’ouvrit alors afin de recevoir
Le plus tendre baiser qu’on puisse concevoir,
Cette intime douceur qui ravit les amants
Et les mène toujours à l’orgasme brûlant ;
Elle cria son bonheur et versa une larme
Tant son corps exultait sous l’effet de ce charme,
Elle feula longuement caressant à loisir
Le corps de cet amant qui lui donnait plaisir,
Puis avec complaisance lui fit la douce offrande,
Sur son vit érigé d’une bouche gourmande.
Raimondo – 2020

Souvenir
Tante Emma suçait Paul et sa main guillerette
Caressait tendrement les rondes coucougnettes.
Bien sûr ce qui devait arriver, arriva
Après un court instant, le vit éjacula
Et Tante Emma reçu avec un vrai bonheur
En sa bouche ravie la très chaude liqueur.
Emma ne cachait point le plaisir évident
Qu’elle prenait chaque fois pour combler ses amants.
Déjà durant l’enfance elle avait pris le pli
De divertir ainsi ses cousins et amis
Mais ce n’était encor qu’un jeu bien innocent
Dont on connu plus tard les effets saisissants ;
Avec le temps qui passe, les garçons ont grandi
Et les vits à ce jeu alors ont réagi :
De flasques qu’ils étaient, ils se sont érigés
Et la sève d’amour ils ont éjaculée.
Ce fut le grand début d’autres amusements
De gestes peaufinés et remplis d’agréments,
Qu’ils ont renouvelés avec beaucoup d’ardeur
Heureux de découvrir de nouvelles saveurs.

Tante Emma ce jour-là, en suçant son neveu
Revit avec plaisir le moment merveilleux
Où sa bouche accueillit pour la première fois
La sapide liqueur de son cousin Eloi.
Ils vécurent alors un fabuleux moment
Qui demeure en l’esprit toute une vie durant.
Raimondo – 2020

Raimondorama 54

Posted in Oulibouf on novembre 20th, 2020 by gerard – 2 Comments

Alban
Je ne refuse pas vos mains sur mon séant,
Disait la Tante Emma à son neveu Alban,
Mais il convient d’œuvrer avec délicatesse
Et ne point torturer mes délicates fesses
Que vous avez tendance, non pas à caresser,
Mais que vos doigts impies ne cessent de pincer.
Il faut mon cher neveu, savoir vous retenir,
Modérer ces transports qu’il convient d’assagir,
Ne point vous comporter comme un vil suborneur
Mais comme un galant homme, avec de la douceur,
Et ne jamais confondre en pareille occurrence
Les gestes incongrus d’avec la prévenance,
Car on se doit d’agir non point avec rudesse
Mais avec plus de tact et de délicatesse :
Caresser tendrement ces globes savoureux
En y mettant toujours autant que faire se peut,
Certes un brin de passion et de galanterie,
Mais avec bienveillance et avec courtoisie.
Je vous le dis, Alban, je ne repousse point
Les élans passionnés de vos gracieuses mains,
Qui apportent à mon corps un doux frémissement
Délectable prélude à l’orgasme puissant,
Mais il convient de mettre à ces tendres touchers
Un peu plus de douceur et de légèreté.

Ainsi parlait Emma, nue sur ses draps de lin
Auprès de son neveu aux fureteuses mains,
Qui cessa de pincer les fessières rondeurs
Pour déposer alors sa bouche avec ferveur
Et offrir tendrement un baiser chaleureux
Aux splendides appâts qu’il avait sous les yeux ;

Et durant ce temps là, de ses doigts indiscrets
Il s’était introduit en ces recoins secrets
Provoquant chez l’amante un délicieux frisson
Qui lors se termina par un cri de passion :
Un exquis feulement longuement exhalé,
Heureux tressaillement de la femme comblée.
Raimondo – 2020

Philémon
Tante Emma ce jour là entre ses seins pulpeux
Branlait doucettement le vit de son neveu.
Philémon appréciait ces légers frôlements
Qu’il avait découverts lorsqu’il eut ses quinze ans ;
Emma lui fit cadeau pour son anniversaire
De la tendre pression de ses rondeurs mammaires
Et le lent va et vient dura jusqu’au moment
Où il se produisit un grand chambardement :
L’éclosion du plaisir, l’éruption jaillissante
En flots discontinus d’une sève brulante.
Cela fut merveilleux pour le jeune garçon
Qui ne connaissait point ce délicieux frisson ;
Dès lors souventes fois, la tante et son neveu
Reprirent à loisir ce geste savoureux
Qu’appréciait Philémon et que la Tante Emma
Egérie accomplie ne lui refusait pas.
On ne s’en tint pas là, le neveu découvrit
D’autre façon d’œuvrer et d’autres griseries :
La pirouette d’amour, la sucette artésienne
Le petit doigt errant de la lusitanienne,
Le trépidant galop de la femme d’Hector,
La levrette endiablée du grand conquistador,
Tous ces jeux amoureux, ces charmants stimuli
Qui évitent d’entrer dans la monotonie.

De cette époque là, Philémon conserva
Un goût très prononcé pour les pulpeux appâts ;
Les femmes de sa vie, brune blonde ou châtain,
Eurent pour le combler de très opulents seins.
Raimondo – 2020

Le cousin
Emma, je t’en supplie, ne me repousse pas,
Laisse-moi dénuder tes délicieux appâts,
Te souvenant du temps heureux de la jeunesse
Où sur le vert gazon nous faisions des prouesses.
Tout était simple alors, tu n’étais point rebelle
Et tu laissais mes mains errer sous la dentelle,
Caresser tes rondeurs, titiller tendrement
Ces tétons qui s’offraient à mes attouchements
Tu n’opposais alors à mes désirs secrets
Ni le moindre refus, ni le moindre rejet.
Sans te lasser jamais, souviens-toi qu’autrefois
Tu offrais constamment ton corps à mes émois ;
Tu feulais de plaisir lorsque sous ma caresse
Il vibrait longuement, frémissant d’allégresse,
Et nous chantions tous deux la tendre mélopée
Afin de rassasier nos sexes affamés.
Mais c’était autrefois ; pourquoi donc en ce jour
Rejettes-tu Emma, tous mes gestes d’amour,
Pourquoi refuses-tu, sur ta peau satinée
Mes mains qui à nouveau veulent t’émerveiller,
Te combler de plaisir et tout comme naguère
Faire exulter ton corps de fort belle manière

Emma aurait aimé avec ce beau cousin
Faire encor des folies comme en des temps anciens,
Mais ce jour-là hélas, elle n’osa avouer,
Qu’elle devait être sage, étant indisposée.
Raimondo – 2020

Raimondorama 53

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2020 by gerard – 3 Comments

Henri
Tout avait commencé par le léger toucher
D’une fouineuse main dans son décolleté.
Tante Emma fut surprise et néanmoins ravie
De la tendre attention de son neveu Henri,
Ce jeune adolescent qui, dans les chants d’amour
S’était toujours montré un fervent troubadour,
En mêlant à fois, douceur et volupté.
Il savait caresser, ce délicieux fripon
Et donner de la vie à son petit bouton,
Faire vibrer tout son corps, par ses mains chaleureuses,
Ses baisers passionnés sur sa peau duveteuse,
Eveiller du désir, par les affleurements
Qui vont les amener à l’orgasme brûlant.
Sans doute avait-il lu dans l’Art d’aimer d’Ovide
Les conseils avisés le rendant intrépide,
Capable d’engendrer le plaisir savoureux
Grâce aux cajoleries de ses gestes amoureux
Ce fougueux ménestrel variait souvent le ton
En trouvant pour se faire d’autres intonations
D’autres refrains charmants, d’autres gentils couplets
Comme le soubresaut du tigre bengalais,
La joute retournée de l’evzone éolien
Et les effleurements sur son antre pubien.
A ces tendres romances, ces chaudes mélopées
Tante Emma répondait par le fervent baiser,
L’avide va-et-vient de sa bouche friponne
Qui berce chaudement une bite mignonne,
Ou celui de ses seins, veloutés et moelleux
Qui redonne la vie au sexe langoureux.
Durant de longs moments, sur les draps de linon
Ou bien sur l’ottomane en un coin du salon,
Sous la voute céleste, durant les soirs d’été,
A l’abri des regards, sous les oléacées,
On modulait ainsi, et un long crescendo
Venant parachever le succulent duo.
Raimondo – 2020

Gertrude IV
Ce jour là, Tante Emma et sa nièce Gertrude
Devisaient au salon, et comme à l’habitude,
Evoquaient de leur vie, quelque peu agitée,
Toutes les fantaisies qu’elles avaient rencontrées.
Emma, en souriant, contait les émotions
Qu’elle avait suscité chez son oncle Léon
A la vue des rondeurs qu’un pourpoint échancré
Laissait apercevoir en toute liberté.
Emma, c’est bien connu, ne se refusait point
Le plaisir d’exhiber les contours de ses seins,
Dont la vue ravissait, tous ses admirateurs
Qui pouvaient contempler ces splendides rondeurs.
L’oncle Léon était un vieux célibataire
Qui auprès de ces dames avait fait maintes guerres
Mais qui n’avait jamais, à son grand désespoir,
Eut les faveurs d’Emma, cette blonde aux yeux noirs
Qui détestait chez lui, et la pédanterie
Et son verbe pompeux empreint d’affèterie.
Emma n’avait jamais écouté ses avances
Qu’elle repoussait toujours et avec véhémence,
Mais elle aimait aussi parfois le provoquer
En exhibant les fruits de ses décolletés.

Et Gertrude à son tour fit alors le récit
De quelques jeux d’amour avec le beau Rémi
Qui lui avait appris un soir de carnaval
Le truculent galop du joyeux orignal.
Comme à l’accoutumée, cela se termina
Par quelques doux touchers, en préludes aux ébats ;
Et comme à chaque fois, la nièce et la tantine
Entonnèrent le chant de la gousse mutine
Dont les couplets nombreux et les refrains fleuris
Mettaient toujours en joie ces fidèles amies.
On joua du pipeau, de la viole d’amour,
Du cistre langoureux, du théorbe glamour,
Et une volte face apporta à ces jeux
Le fulgurant plaisir de l’orgasme amoureux.
Raimondo – 2020

Célestin IV
La main de Célestin devenue fureteuse
S’était soudain glissée sous la robe soyeuse
Poursuivant son chemin vers la courte culotte
Afin de dénuder une pileuse motte.
Tante Emma apprécia l’exquise privauté
De ce coquin neveu au sublime doigté.
Elle aimait Célestin, c’était un bon amant
Qu’elle avait éveillé quand il avait seize ans,
Et dès ce moment là, elle avait bien compris
Qu’il serait un prodige au sujet du déduit.
Ils se voyaient souvent et c’était chaque fois
De fabuleux instants qui rythmaient leurs ébats.
Célestin initiait la tendre ritournelle
Caressant au travers d’une fine dentelle
La chaude intimité offerte à ses désirs,
Prélude délicieux éveillant le plaisir.
Après cet adagio, un doigt inquisiteur
Se glissait tendrement vers la chaude moiteur
Et d’un doux va et vient il allumait un feu
Précédant les folies des ébats amoureux,
Et le sol fut bientôt jonché de fins tissus
Que l’on avait ôtés pour se mettre tout nu,
S’étreindre longuement, se sentir peau à peau,
Eprouver du plaisir l’exquis rinforzando.
Les langues se goutaient, et les doigts lutinaient
La moindre intimité de tous les coins secrets ;
On chercha pour s’aimer diverses positions :
L’heureux renversement du chevalier teuton,
L’alerte chevauchée de la grecque en furie
Ou les chaudes pressions de l’ibère attendrie,
Jusqu’à l’heureux moment ou les amants soudés
Laissèrent s’exprimer l’intense volupté.
Raimondo – 2020

Raimondorama 52

Posted in Oulibouf on septembre 20th, 2020 by gerard – 3 Comments

René III
Permettez chère Emma que mes curieuses mains
S’en viennent caresser les très jolis tétins
Que l’on voit poindre ici sous le léger tissu
Dont en ce jour d’été votre buste est vêtu.
René avait toujours dans ses propos galants
Un langage affecté, précieux et redondant
Qui faisait rire Emma mais ne l’empêchait point
D’accéder volontiers aux vœux de son cousin ;
Et sans perdre de temps, elle ôta son bustier
Mettant à nu ses seins, pour la joie de René.
Allez mon cher cousin et ne vous gênez pas,
Caressez mes nichons sans faire de tracas ;
Au langage affété de son gentil cousin
Emma savait user de propos philistins
Qui certes le troublait, mais ne lui coupait pas
L’envie de vénérer les délicieux appâts.
René s’y employa et sa main audacieuse
Se mit lutiner les courbes généreuses
Offertes à ses désirs, et qui soudainement
Furent tourneboulés par ce doux traitement.
Et Emma poursuivit en ôtant sa jupette :
Continuez mon cousin, dénudez ma minette
Admirez, je vous prie une pileuse motte
Que vous découvrirez en baissant ma culotte ;
Voyez également, je vais me retourner,
Les charmantes rondeurs de mon gracieux fessier
Que très communément on appelle le cul
Chez les petites gents au parler incongru.
Allez mon cher cousin, ne soyez pas timide
Mettez-moi dans le con votre bite turgide,
Arrêtez le phrasé et faites moi jouir
Car j’ai un grand besoin d’éprouver du plaisir.
Ainsi était Emma, elle savait user
Et de la distinction et du laisser aller.
Emma utilisait suivant les occasions,
Ou les mots du poète ou ceux de la Fanchon.
Raimondo – 2020

Ferdinand II
Comme le fit Tartuffe, je ne vous dirais point
Tante Emma je vous prie, veuillez cacher ce sein,
Car je dois l’avouer votre décolleté
Me ravit la pupille et il me fait bander ;
Je trouverais dommage, pour ces simples raisons,
Que nous soyons privés de ces jolis fleurons.
Une autre, à ce propos aurait pu s’insurger,
Le trouvant désinvolte et quelque peut grossier
Mais Emma agréa le gentil compliment
Que lui fit ce jour là son neveu Ferdinand.
Elle aimait qu’on admire ses magnifiques sphères
Qu’elle montrait volontiers sans faire de manière
Et ne repoussait pas la délicate main
Qui venait quelquefois se poser sur ses seins.
Ce jour là Tante Emma, avait pu remarquer
Que soudain Ferdinand s’était mis à bander
Et en passant ses doigts dessus le pantalon
Constata en effet une belle érection,
Qu’il fallait satisfaire d’un geste convenant,
Un va et vient heureux comme le fit Onan,
Afin de mettre un terme au trouble passager
Qu’on devait urgemment bien vite soulager.
Mais au moment d’œuvrer d’une dextre câline
Elle préféra offrir à la bandante pine
Un accueillant minou toujours prêt à servir
Et à se démener pour donner du plaisir.
Ce fut la grande fête, le grand tressaillement
De deux sexes unis pour un heureux moment,
Le branle impétueux, l’ardente symphonie,
Le grimper au rideau de ces êtres en folie
Qui les mena ensemble aux rives enchanteresses
A l’ile des amours où l’on trouve l’ivresse.

Tante Emma fit entendre un cri de volupté,
Et son jeune neveu se mit à débander.
Raimondo – 2020

Edouard II
Emma se faisait belle ; sur sa peau satinée,
Elle s’enduisait d’un baume à la senteur musquée.
Elle veillait à son corps qu’elle crémait longuement
Afin de contenir les outrages du temps,
Et demeurait ainsi tout au fil des années
Toujours aussi splendide et toujours convoité.
Elle attendait ce jour son grand ami Edouard
Et souhaitait être belle afin de l’émouvoir,
Lui offrant sa peau lisse et son corps odorant,
Parée de beaux atours en soyeux tissu blanc.
Ils avaient tous les deux, durant l’adolescence
Découvert les plaisirs de la concupiscence
Et avaient apprécié durant ces années folles
Toutes les griseries, toutes les cabrioles
Que l’on fait à seize ans quand les sens impérieux
Ont hâte de goûter aux plaisirs luxurieux.
Ils avaient en l’esprit quelques énormités
Qu’on réalise enfin en ces moments rêvés
Et connurent ainsi les sursauts de la daine
Et les frémissements de la louve italienne ;
Ils furent éblouis lorsqu’ils imaginèrent
Les fervents demi tour de Margot l’écuyère,
Les tendres lècheries ou le doigt fureteur
Ainsi que les élans du joyeux balayeur.
Ils firent un moment projet de mariage
Une idée saugrenue qui surgit à cet âge
Mais restèrent amis et quelquefois amants
N’ayant pas oublié les jeux de leurs seize ans.

En étalant l’onguent sur ses splendides seins
Emma imaginait déjà que d’autres mains,
Débordantes d’ardeur, avec exaltation,
Titilleraient bientôt ses délicieux tétons
Et songeait au plaisir que sa bouche suceuse
Gouterait recevant une sève moelleuse.
Raimondo – 2020

Racconti della settimana 05

Posted in Oulibouf on juillet 10th, 2020 by gerard – 3 Comments

Venerdi 

             Avant, ils se retrouvaient vers midi, pour déjeuner dans une brasserie toute proche. Leur repas frugal rapidement expédié, ils allaient ensuite faire quelques délicieuses galipettes dans la chambre mansardée que Jean-Claude louait à proximité. C’était au quatrième, dans un vieil immeuble doté d’un ascenseur d’une autre époque dont l’étroitesse permettait aux amants, collés l’un contre l’autre, diverses minauderies préliminaires. Quelques minutes plus tard, ils étaient nus et se donnaient du plaisir. Ils n’avaient que peu de temps avant la reprise du travail, mais la récréation, bien que de courte durée leur apportait de réelles satisfactions. Elle, Nadine, délicieuse trentenaire aux formes remarquables possédait, comme on le dit parfois,  un tempérament de feu qu’elle exprimait par de nombreuses fantaisies amoureuses qu’elle savait imaginer et de sonores vagissements qu’appréciait son amant.

Leur aventure avait commencé de banale façon ; ils s’étaient croisés sur le boulevard et comme elle fouillait dans son sac à la recherche d’on ne sait quoi, son parapluie chuta au sol. Galamment, il se précipita pour ramasser l’objet qu’il remit à cette jolie femme. On se sourit, elle le remercia et chacun poursuivit son chemin.

Dans les jours qui suivirent, ils eurent l’occasion de se croiser à nouveau, de se sourire à chaque fois, de se faire un signe amical de la main jusqu’au moment ou ils décidèrent de faire mieux connaissance autour du verre de l’amitié. Ils apprirent à se connaitre : elle était comptable, il poursuivait des études supérieures, complétant sa modeste bourse universitaire par une foultitude de petits bouleaux.  Puis l’amitié se transforma en affection, et l’on en vint  bientôt évoquer une envie d’intimité ; il osa l’inviter dans sa chambrette estudiantine, elle ne refusa pas, et même malgré la présence d’une alliance à l’annulaire, elle souscrivit avec enthousiasme.  Dans l’ascenseur exigu ils partagèrent un premier chaud baiser d’amour.

 

             Tout ceci, c’était avant ; avant qu’une pandémie provoquée par un vilain virus proche de la vingtaine ne vienne perturber la vie de tous et oblige les autorités gouvernementales à décréter le confinement. Et l’on se confina.

Jean-Claude en profita  pour peaufiner la thèse qu’il devait soutenir dans quelques mois. Nadine, comme tout un chacun, découvrit les nouveautés du  télétravail, passant ses journées devant son ordinateur  auprès d’un mari, postier, qui, comme tous ses collègues s’adonnait au farniente payé de la fonction publique. Pour s’occuper il regardait  la télévision et ses indigents programmes de remplacement. De temps à autre, sans doute pour dissiper la monotonie,  il passait derrière son épouse, faisait un geste d’appel en lui caressant les seins, proposait un break,  une petite sieste crapuleuse, histoire de se changer les idées. Nadine refusait toujours, arguant un travail urgent, excuse mensongère qui masquait le sentiment de manque que l’absence de Jean-Claude provoquait chez elle. Les amours conjugales, s’avouait-elle pour se trouver des raisons, suivent un rythme nocturne alors que le jour est consacré aux amours qu’on dit illégitimes, ces plaisirs coupables que la morale réprouve certes, mais qui vous apporte un fulgurant bonheur sans égal. Entre les deux, elle savait faire le distinguo ; les savoureux bonheurs d’autrefois lui manquaient et si quelques caresses précédant le sommeil pouvaient apaiser ses sens, elles ne satisfaisaient pas les élans du cœur et les ravissements de l’adultère.

Tous les vendredis elle s’entretenait par skype avec le chef comptable pour régler des cas plus particuliers. Tous deux travaillaient ensemble depuis des années et, le temps aidant, une certaine complicité s’était établie entre eux, aussi après avoir  réglé les affaires financières, on prenait le temps de deviser de tout et de rien.

Ce matin là, Nadine était vêtue d’une robe de chambre sous laquelle elle était nue. Alors qu’ils évoquaient les évènements en cours, le vêtement s’entrouvrit très légèrement pour n’en pas trop montrer mais  suffisamment pour révéler un charmant spectacle qu’apprécia le chef comptable.

–Ma petite Nadine, je n’avais jamais l’occasion de te voir sous un jour aussi séduisant, mais je te l’assure, la merveilleuse vision que j’ai entraperçue m’a ravi. S’il y a plus, je suis preneur…

Sur l’instant, Nadine confuse, ne répondit pas. Rapidement, elle remit en place sa tenue, bafouilla une  excuse, tentant, inutilement, de  justifier l’incident.

Déconcertée, elle éteignit son ordinateur.

Avec le temps Jean-Claude ressent la pesanteur de la solitude. Nadine lui manque, ses caresses   et ses cris d’amour lui font défaut ; ses sens inapaisés le tourmentent mais il n’ose recourir à des pratiques inaccoutumées qui viendraient ternir, selon lui, la belle aventure qui s’est tissée avec elle. Chaque jour il fait quelques courses pour assurer sa subsistance et le soir, à 20 heures, comme tous les habitants du quartier, il applaudit pour rendre hommage au personnel de santé qui se dévoue afin soigner les personnes affectées par le terrible mal. A cette occasion, il a pu apercevoir, dans la maison faisant vis-à-vis, une jeune fille avec laquelle, les applaudissements terminés, il échange un petit geste de convivialité. Ce qui au départ n’était qu’un hâtif mouvement de main est bientôt devenu plus appuyé, il s’est prolongé, s’est transformé en une attitude plus enthousiaste. La charmante voisine osa un soir, étaler un panonceau sur lequel on pouvait lire les dix chiffres d’un numéro débutant par 06.

Dans les secondes qui suivirent Jean-Claude entra en contact avec cette gentille confinée qui éprouvait,  comme lui, le besoin de parler. Longuement, ce soir là, ils conversèrent et  dans les jours suivants meublèrent leur solitude au cours de longs entretiens. Et cela dura jusqu’au jour tant souhaité où les terrasses des Cafés purent accueillir enfin la clientèle : Jean-Claude découvrit alors de plus près, Annie, sa jolie voisine.  Jolie, elle l’était ; désirable, cela va sans dire, mais il tardait à le lui signifier. Fort heureusement, elle prit  l’heureuse initiative de l’inviter chez elle. Dans l’ascenseur les menant au quatrième, elle offrit sa bouche pour un succulent baiser mouillé, il glissa sa main sous le léger tee-shirt, rencontra une douce peau nue qu’il flatta tendrement ; il sentit venir l’érection, elle se rendit compte de la moiteur qui envahissait son entrecuisse. Il ne leur fallut que peu de temps pour se retrouver nus sur un grand lit. Les préliminaires furent écourtés, tant chacun désirait retrouver à nouveau les bienfaits d’une joute amoureuse dont les circonstances les avaient privés. Elle l’attira en elle, ils s’étreignirent avec vigueur, avec la rage qu’engendre la frustration : l’orgasme qu’ils souhaitaient depuis plusieurs semaines les submergea enfin.

(Et si on envisageait une suite ? Rendez-vous le 10 septembre ?)    Raimondo – 2020

Raimondorama 51

Posted in Oulibouf on juin 20th, 2020 by gerard – 1 Comment

Simon
C’était un tête-à-queue torride et sulfureux
Que vivaient Tante Emma et Simon son neveu.
Ils étaient dévêtus et sur les draps de lin
Echangeaient des caresses et de très chauds câlins,
Et Simon découvrait pour la première fois
Cette belle façon de créer de l’émoi.
Avec la Tante Emma il avait tant appris :
Le vol du chat huant, celui du canari
La levrette à genou, la joyeuse sucette
Et les frémissements du mousquetaire en fête
Toutes ces griseries qu’il ne connaissait point
Et n’avait pas connu avec d’autres trottins.
Il avait côtoyé bien des femmes légères
Quelques jolis tendrons, des femmes adultères,
Qui avaient un instant accompagné sa vie
Soulageant ses désirs et calmant ses envies,
Mais aucune n’avait, comme la Tante Emma
L’art de la bagatelle et des joyeux ébats.
Certaines étaient jolies, mais par trop réservées,
Elles s’offraient tendrement mais sans vivacité,
Et même bien souvent les efforts de Léon,
Ne les menaient jamais à la satisfaction,
D’autres manquaient de fougue, d’un peu de frénésie
Qui auraient apporté une once de folie ;
C’est pourquoi en ce jour avec sa Tante Emma
Simon fut à la noce et il se régala :
Comme à l’accoutumé il eut droit aux prouesses
De deux seins plantureux et deux rondes fesses,
Ainsi qu’au va et vient d’une main chaleureuse
Excitant les désirs de sa bite amoureuse,
Et la volte d’amour qu’ils goutèrent enfin
Annonça la venue du plaisir souverain.
Raimondo – 2019

Edmond II
Comme il faisait très chaud Emma était vêtue
D’une robe légère faite de fin tissu
Et son décolleté bien plus qu’à l’ordinaire
Exhibait les rondeurs de ses globes mammaires.
Les femmes la trouvaient quelque peu indécente
Mais au fond jalousaient ses formes ravissantes ;
Les hommes à contrario ne quittaient pas des yeux
L’affriolante vue de ses seins généreux,
Ainsi que ce sillon entre lequel certains
Auraient aimé glisser une curieuse main.
Ce fut le cas d’Edmond, dont la dextre friponne
Se montra sur les seins, quelque peu polissonne,
Avec tant de douceur et de délicatesse
Qu’en cet instant Emma fut emplie d’allégresse
Et qu’à leur tour, ses mains allèrent musarder
Vers des recoins secrets qui étaient à portée.
Lors, Edmond ressentit à cette palpation
L’imminente venue d’une belle érection :
Il fallait urgemment se trouver un endroit
Afin que de pouvoir apaiser leurs émois.
C’est dans un champ de blé, au milieu des épis,
Qu’ils ont dans le secret fait mille fantaisies :
On goûta aux transports de la folle levrette,
Aux élucubrations du troubadour en fête,
A la fougue éperdue du boa constrictor
Et aux frémissements du joyeux picador.
On ne négligea point les tendres à-côtés,
Les petits doigts frondeurs et les baisers mouillés,
Et bientôt les blés d’or agités par le vent
Ont recueilli les cris poussés par ces amants.
Raimondo – 2019

Célestin III
Tante Emma, ce jour là, prenant les choses en mains
Branlait avec vigueur son neveu Célestin.

Tout avait commencé d’innocente façon
Alors qu’ils devisaient dans le petit salon,
Où la douce tiédeur d’un feu de cheminée
Apportait en ce lieu de la sérénité.
Ils se contaient alors les dernières nouvelles
De l’oncle Sébastien et de la tante Adèle,
Des frasques de Léon et celles d’Aglaé,
Bref, on parlait de tout avec joyeuseté.
On s’agitait aussi, on riait un peu trop,
Et naturellement on eut très vite chaud :
Tante Emma dégrafa son bustier de satin
Pour donner un peu d’air a ses deux jolis seins.
Célestin cependant à ce tableau charmant
Resta sans réaction, et trop indifférent.
Tante Emma ulcérée par autant de froideur
Montra sans hésiter de la mauvaise humeur :
Mais enfin Célestin, je vous croyais hardi,
Et vous trouve en ce jour pour le moins amolli,
Car d’autres, à la vue d’un buste dévêtu
Auraient depuis longtemps, montré moins de vertu.
Célestin n’était pas à ce point insensible
Mais il était timide et restait impassible,
Médusé semble-t-il à l’offre merveilleuse
Que proposait alors la tante généreuse.
C’est pourquoi Tante Emma prenant les choses en main
Branla avec vigueur son neveu Célestin.

Il y prit grand plaisir, mais restait réservé
En ne répondait pas aux caresses empressées ;
Tante Emma eut aimé que ce garçon frileux
Se montre cependant un peu plus belliqueux
Et qu’il ose à son tour user d’empressement
Pour se conduire enfin comme un parfait amant.
C’est pourquoi Tante Emma en lui prenant les mains
Les posa doucement sur ses deux jolis seins.

Les choses allèrent mieux, il devint cavalier,
Caressa les tétons, les couvrit de baisers,
Laissa aller ses paumes avec délicatesse
Sur les rondeurs mafflues de ses splendides fesses
Mais n’osa point hélas, sur le petit bouton
Montrer de l’intérêt et un peu d’attention.
C’est pourquoi Tante Emma prenant le vit en main
Sut lui montrer alors un merveilleux chemin.
Raimondo – 2019

Raimondorama 50

Posted in Oulibouf on mai 20th, 2020 by gerard – 2 Comments

Albin
Tante Emma haletait ; elle sentait venir
Sous les assauts d’Albin, l’arrivée du plaisir.

Le neveu, ce jour là, de façon incongrue
Avait, de Tante Emma tâté le joli cul ;
D’ordinaire il avait des gestes policés,
Faisait le baisemain avec aménité,
Et même quelquefois par une révérence,
A sa tante il montrait toute sa déférence,
Mais jusqu’à ce jour d’hui, n’avait jamais osé
Poser sa main impie sur ses rotondités.
Tante Emma fut ravie en constatant qu’enfin
Il se dévergondait et se montrait coquin,
Et pour le remercier de cette flatterie
D’une main baladeuse elle caressa son vit.
Le jeune adolescent, puceau assurément,
N’avait jamais connu si gracieux traitement
Et il put remarquer que la suave caresse
Apportait à son sexe une belle allégresse,
Pour notre Tante Emma une telle érection
Méritait qu’on y prête une grande attention.
Aussi sans hésiter c’est sur un grand sofa
Que tous deux poursuivirent de torrides ébats.
La tante s’y montra prêtresse de l’amour
En offrant de son corps tous les moindres contours,
Elle usa de baisers, cajola longuement
D’une bouche avertie un sexe grandissant,
Se montra conseillère, prévenante égérie
Apportant sa lumière aux doux jeux du déduit,
Et quand vint le moment d’accéder au bonheur
Elle guida l’ingénu vers sa douce moiteur.

Tante Emma haletait ; elle sentait venir,
Sous les assauts d’Albin, l’arrivée du plaisir.
Raimondo – 2019

L’oncle Valentin
Arrêtez, arrêtez, cher tonton Valentin,
Arrêtez, je vous prie de peloter mes seins ;
Je vous l’ai déjà dit et à maintes reprises
Que vous deviez cesser toutes ces gaillardises,
Car vous êtes marié et la belle Eugénie
A de quoi satisfaire vos lubriques envies
Et vous avez je pense en votre intimité
L’occasion d’approcher de semblables beautés.
*
Les rondeurs d’Eugénie, bien malheureusement,
N’ont rien de comparables aux tiennes, assurément,
Car elles manquent d’ampleur et chaque fois mes mains
N’ont pour se régaler qu’un modeste festin,
Alors que tu possède, il faut en convenir
Un buste généreux, éveillant le désir.
*
J’en conviens, il est vrai, mais il faut respecter
Les règles en usages en matière d’hyménée ;
Vous avez pris épouse et vous avez promis
De lui rester fidèle au long de votre vie,
Aussi ne cherchez point pour calmer vos émois
A trouver un ailleurs, quand on a un chez soi.
*
Emma te souvient-il, qu’autrefois tous les deux,
Nous avons partagé des moments merveilleux ;
Tu n’étais point, alors, rebelle à mes caresses,
Et m’offrais sans faillir ton buste de déesse,
Qui faisait mon bonheur ; tu me laissais palper
Les splendides tétons que je pouvais baiser
Et très souventes fois, tes beaux seins rebondis
D’une sève brulante ont soulagé mon vit.
Pourquoi donc en ce jour es-tu si rigoureuse
Refusant les assauts de mes mains amoureuses ?
*
Ne me rappelez point ces caresses d’antan :
Vous étiez libre alors et moi j’avais vingt ans,
Cet âge bienheureux où tout vous est permis :
On allait au combat pour conquérir la vie
Et je le dis bien fort, de cette époque là
Je garde un souvenir heureux de nos ébats.
Mais ce temps là n’est plus, sachez en convenir
Et vous montrer dès lors plus sage à l’avenir.

Ce fut l’unique fois, en sa vie dissolue
Qu’Emma osa montrer un soupçon de vertu.
Raimondo – 2019

Agénor
Tout comme en d’autres temps l’Andromaque d’Hector,
Tante Emma chevauchait son neveu Agénor
Offrant à son amant ses beaux seins généreux
Au doux titillement de ses doigts chaleureux.
Ils aimaient faire l’amour dans cette position
En laquelle ils trouvaient grande satisfaction.
Tante Emma ressentait à ces tendres caresses
Sur ses tétons dressés, une vive allégresse,
Son corps vibrait alors et son petit bouton
Sentait soudain monter un délicieux frisson.
Alors elle initiait la lente caracole,
Un va et vient subtil, exquise farandole
Qui progressivement allumerait le feu
De leurs sens avivés par ces jeux délicieux.
Et les mains d’Agénor se faisant plus ardentes
Excitait les tétons d’une pression fervente,
Savoureux chatouillis, délectable prélude
Qui mènerait bientôt à la béatitude.
Tante Emma gémissait sous ces effleurements
Qui créaient en son corps un vif enchantement
Et le vit d’Agénor en la tiède moiteur
Allait bientôt jeter sa moelleuse liqueur.
Le plaisir les saisit, ils furent secoués
Par l’orgasme puissant qui les fit chavirer :
Tante Emma se crispa, à son tour Agénor
Dans un souffle haletant exulta son transport.
Apaisés et ravis, étroitement unis,
Attendant d’autres jeux, ils se sont assoupis,
Et les songes d’amour qui ont surgi soudain
Préludaient aux ébats de joyeux lendemains,
Où, bien d’autres folies, d’autres égarements
Apporteraient alors de tout nouveaux élans ;
On se réjouirait d’exquises griseries :
L’alerte chevauchée des blondes Walkyries,
Les pérégrinations du soudard en goguette,
Et la fille du port jouant la turlurette ;
On prendrait du bon temps, et une fois encor
On connaîtrait les joies de la petite mort.
Raimondo – 2019