Raimondorama 56

L’oncle Adalbert
Emma avait senti une main baladeuse
Caressant tendrement sa croupe généreuse :
C’était l’oncle Adalbert, un tonton très coquin
Qui sur tous les fessiers, laissait errer ses mains.
Ses nièces ne prisaient pas toujours ces touchers
Et même quelquefois pouvaient se rebeller :
Une tape légère rappelait à l’intrus
Que l’on n’appréciait pas ses gestes incongrus.
Emma était docile, et de l’oncle Adalbert
Acceptait qu’il en vienne à toucher son derrière
Et même quelquefois lui laissait retrousser
Son jupon pour aller dénuder son fessier.
Emma envers cet oncle avec qui autrefois
Elle avait partagé de succulents émois,
Eprouvait de l’estime, et trouvait anodin
Ces gestes doucereux sur tous les culs féminins.
Elle gardait d’autrefois les fervents souvenirs
De ces jours merveilleux et remplis de plaisirs
Où tous deux conjuguaient les temps du verbe aimer.
On échangeait alors caresses et baisers,
Puis on se dénudait on s’offrait sans pudeur
Un sexe qui soudain rayonnait de bonheur ;
On trouvait pour jouir de tendres positions,
Tel le renversement du joyeux marmiton,
Le galop déchaîné de la noble troyenne
Ou le couplet charmant d’Elena la romaine.
Que ce soit au présent, au futur, au passé,
De ce beau verbe aimer, ils ont tout conjugué.
Mais hélas aujourd’hui cet oncle octogénaire
N’a plus, en ses vieux jours, la bite de naguère
Qui alors se dressait, au vu d’une nymphette,
Et prenait de l’ampleur pour lui faire la fête ;
C’est pourquoi désormais il doit se contenter
De ces gestes innocents sur de jeunes fessiers.
Raimondo – 2020

Beau damoiseau
Ce jour là Tante Emma était bien tristounette :
Depuis longtemps déjà elle manquait de quéquette
Et sentait une envie, un désir insensé
De se trouver enfin une bite à sucer.
Certes elle avait œuvré d’un doigt compatissant
Afin de provoquer un orgasme charmant
Mais cette grande envie de sucer la quéquette
Etait jusqu’à ce jour restée insatisfaite.
Elle avait vainement attendus ses amis,
Ses neveux n’étaient point venus en son logis,
Et ses oncles chenus ne briguaient plus alors
Ces jeux qui autrefois animaient leurs transports.
Pour calmer son tourment elle s’alla promener
Dans les bois attenant qui bordaient la cité,
Là, le souffle du vent bruissant dans les feuillages,
Le babil des oiseaux au délicieux ramage,
Apportèrent alors à Emma esseulée
Un soupçon de quiétude et de sérénité.
Mais ce qui la calma et combla son attente
Ce fut cette rencontre on ne peut plus troublante
Celle d’un damoiseau qui lors passait par là
Et fit un grand sourire à la gracieuse Emma.
La suite se devine, ils ont sympathisé
Et Emma réjouie s’est laissé courtiser ;
Elle a offert son corps à des mains fureteuses,
Succombé aux baisers de lèvres savoureuses,
S’est laissé envahir par de douces caresses
Sur ses seins généreux et ses pulpeuses fesses,
Jusqu’au suprême instant où elle a dénudé
Le sexe turgescent de ce beau sigisbée
Et que l’ayant happé dans sa bouche brûlante
L’a longuement sucé de façon insistante,
Sans jamais se presser en prenant tout son temps,
Jusqu’à faire surgir un chaud jaillissement.

Et durant quelques jours les bois ont résonné
Des clameurs de plaisir de leur tendre hyménée.
Raimondo – 2020

Augustin

Dans le fond de l’enclos, sous les rhododendrons
Tante Emma se faisait  mignoter les tétons.
Elle avait entrouvert les pans de son pourpoint
Offrant à son neveu ses magnifiques seins.
En voyant ces splendeurs, le bel adolescent
Laissa errer ses doigts sur les globes charmants,
Et suça tendrement les aréoles brunes
Qui s’érigèrent alors sous les lèvres opportunes.
Durant de longs instants avec aménité
Augustin fit la fête à ces rotondités
Et Emma sous l’effet de ces tendres caresses
Sentit monter en elle une vive allégresse,
Et le souhait d’accueillir en son intimité
L’apaisante venue d’un beau sexe érigé.
Elle guida le neveu, encor un peu novice,
Se montra avec lui fidèle initiatrice,
Recueillit ardemment ce membre convoité
Qui s’anima bientôt avec célérité.
Et l’exquis va-et-vient de la bite vaillante
Fit exulter bientôt cette gracieuse tante
Qui poussa le grand cri de la femme comblée
Alors que le plaisir s’en vient la submerger.
Etroitement soudés ils attendirent alors
Qu’une nouvelle envie  envahisse leurs corps
Et que la fête enfin puisse recommencer
Dans les furieux sursauts d’une ronde effrénée.

Raimondo – 2020

  1. Segura dit :

    A quand la parution SUR PAPIER des aventures de TANTE EMMA
    Il mériterait une place de choix sur l étagère réservée à l érotime

  2. Jean-claude Romera dit :

    Les  » détournés  » de Gérard sont un bonheur. Cerise sur le gâteau, un Raimondo en grande forme, ses histoires coquines sont susceptibles de ravir un eunuque et d’émoustiller n’importe qu’elle femme se déclarant frigide. Du grand art. Vraiment.

  3. oswaldo dit :

    Hé Gégé! le poème : Oncle Adalbert a déjà fait l’objet d’une précédente publication. Mais sa relecture m’a tout de même réjoui.
    Les deux autres poèmes m’ont amené à me demander si c’était seulement les images que créait le texte de Raimondo qui étaient plaisantes.
    Je constate que l’art poétique de l’auteur donne toute sa saveur à ces oeuvres qui méritent vraiment ma totale admiration!
    A propos du nombre de doigts qui remplacent le « plug »je suis certin que seul le pouce suffit.

    • gerard dit :

      Ciao bello !
      Il est bien possible qu’un texte ait échappé à ma vigilance et qu’il se soit retrouvé en doublon. Toutes mes excuses, mais aussi toutes mes félicitations car cela prouve que tu suis le sujet avec attention. Bravo !

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