Raimondorama 54

Alban
Je ne refuse pas vos mains sur mon séant,
Disait la Tante Emma à son neveu Alban,
Mais il convient d’œuvrer avec délicatesse
Et ne point torturer mes délicates fesses
Que vous avez tendance, non pas à caresser,
Mais que vos doigts impies ne cessent de pincer.
Il faut mon cher neveu, savoir vous retenir,
Modérer ces transports qu’il convient d’assagir,
Ne point vous comporter comme un vil suborneur
Mais comme un galant homme, avec de la douceur,
Et ne jamais confondre en pareille occurrence
Les gestes incongrus d’avec la prévenance,
Car on se doit d’agir non point avec rudesse
Mais avec plus de tact et de délicatesse :
Caresser tendrement ces globes savoureux
En y mettant toujours autant que faire se peut,
Certes un brin de passion et de galanterie,
Mais avec bienveillance et avec courtoisie.
Je vous le dis, Alban, je ne repousse point
Les élans passionnés de vos gracieuses mains,
Qui apportent à mon corps un doux frémissement
Délectable prélude à l’orgasme puissant,
Mais il convient de mettre à ces tendres touchers
Un peu plus de douceur et de légèreté.

Ainsi parlait Emma, nue sur ses draps de lin
Auprès de son neveu aux fureteuses mains,
Qui cessa de pincer les fessières rondeurs
Pour déposer alors sa bouche avec ferveur
Et offrir tendrement un baiser chaleureux
Aux splendides appâts qu’il avait sous les yeux ;

Et durant ce temps là, de ses doigts indiscrets
Il s’était introduit en ces recoins secrets
Provoquant chez l’amante un délicieux frisson
Qui lors se termina par un cri de passion :
Un exquis feulement longuement exhalé,
Heureux tressaillement de la femme comblée.
Raimondo – 2020

Philémon
Tante Emma ce jour là entre ses seins pulpeux
Branlait doucettement le vit de son neveu.
Philémon appréciait ces légers frôlements
Qu’il avait découverts lorsqu’il eut ses quinze ans ;
Emma lui fit cadeau pour son anniversaire
De la tendre pression de ses rondeurs mammaires
Et le lent va et vient dura jusqu’au moment
Où il se produisit un grand chambardement :
L’éclosion du plaisir, l’éruption jaillissante
En flots discontinus d’une sève brulante.
Cela fut merveilleux pour le jeune garçon
Qui ne connaissait point ce délicieux frisson ;
Dès lors souventes fois, la tante et son neveu
Reprirent à loisir ce geste savoureux
Qu’appréciait Philémon et que la Tante Emma
Egérie accomplie ne lui refusait pas.
On ne s’en tint pas là, le neveu découvrit
D’autre façon d’œuvrer et d’autres griseries :
La pirouette d’amour, la sucette artésienne
Le petit doigt errant de la lusitanienne,
Le trépidant galop de la femme d’Hector,
La levrette endiablée du grand conquistador,
Tous ces jeux amoureux, ces charmants stimuli
Qui évitent d’entrer dans la monotonie.

De cette époque là, Philémon conserva
Un goût très prononcé pour les pulpeux appâts ;
Les femmes de sa vie, brune blonde ou châtain,
Eurent pour le combler de très opulents seins.
Raimondo – 2020

Le cousin
Emma, je t’en supplie, ne me repousse pas,
Laisse-moi dénuder tes délicieux appâts,
Te souvenant du temps heureux de la jeunesse
Où sur le vert gazon nous faisions des prouesses.
Tout était simple alors, tu n’étais point rebelle
Et tu laissais mes mains errer sous la dentelle,
Caresser tes rondeurs, titiller tendrement
Ces tétons qui s’offraient à mes attouchements
Tu n’opposais alors à mes désirs secrets
Ni le moindre refus, ni le moindre rejet.
Sans te lasser jamais, souviens-toi qu’autrefois
Tu offrais constamment ton corps à mes émois ;
Tu feulais de plaisir lorsque sous ma caresse
Il vibrait longuement, frémissant d’allégresse,
Et nous chantions tous deux la tendre mélopée
Afin de rassasier nos sexes affamés.
Mais c’était autrefois ; pourquoi donc en ce jour
Rejettes-tu Emma, tous mes gestes d’amour,
Pourquoi refuses-tu, sur ta peau satinée
Mes mains qui à nouveau veulent t’émerveiller,
Te combler de plaisir et tout comme naguère
Faire exulter ton corps de fort belle manière

Emma aurait aimé avec ce beau cousin
Faire encor des folies comme en des temps anciens,
Mais ce jour-là hélas, elle n’osa avouer,
Qu’elle devait être sage, étant indisposée.
Raimondo – 2020

  1. Jean-Claude Romera dit :

    Heureusement qu’il y a Gigaproduction, un cadeau bienvenu en cette période de confinement. C’est toujours un régal de prendre connaissance des frasques de tante Emma. Sacrée friponne.

  2. oswaldo dit :

    que de regrets ! En lisant la poesie coquine de Raimondo, que de regrets de constater toutes les choses qu’on a ratées …

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