Actu-m’en diras tant Octobre 2020

Le saviez-vous ?

1/ Les branleurs : Pendant le 1er confinement qui dura du 17 Mars au 11 Mai 2020, il y a un événement incroyable qui s’est produit : 40 000 personnes dépendant du Ministère de l’Education Nationale ont disparu de tous les écrans-radars possibles et imaginables. Les médias y ont peu fait allusion ( j’en ai entendu parler UNE fois pendant quelques secondes sur un journal national du 20 heures, je crois que c’était TF1…), quant aux syndicats enseignants, ce fut le mutisme le plus absolu. Vous allez me dire : « Mais qu’est-ce que c’est que 40 000 gus à côté des 1 145 300 personnes qui émargent à ce même ministère ? » D’accord, mais là on parle d’hommes et de femmes qui n’ont pas levé le petit doigt pour se signaler à leur hiérarchie ; il y a eu les malades, les positifs, ceux qui sont revenus dans les établissements, ceux qui ont oeuvré au télé-enseignement, ceux qui se sont rappelé à leur chef d’établissement pour soit leur dire « Qu’est-ce que je peux faire ? », soit pour annoncer tout simplement qu’ils étaient toujours présents. Mais là les loulous , on parle de QUARANTE MILLE GOUGNAFIERS qui ont fait le canard, qui sont partis Dieu sait où en « vacances de piratage » et qui se sont fermés à toute sollicitation (téléphone, courrier, mails, etc…) de leur Directeur, voire même de leurs collègues. Je trouve ça lamentable, écoeurant, je ne leur souhaite pas d’attraper la covid mais la pire des douloureuses pestes pour qu’ils crèvent dans d’atroces souffrances ! Mais p… de b… de m… ? Où est-il le temps des hussards noirs de la République ? On enseignait aux classes laborieuses, dont on était issu dans plus de 90% des cas, c‘était là l’engagement d’une vie. On sacrifiait beaucoup de choses pour « le plus beau métier du monde » ! Les Ecoles Normales étaient, dans chaque département, les séminaires laïques où le creuset de la connaissance était façonné. Plus que tout, on avait ce dont aujourd’hui on se gausse : la conscience professionnelle !

Tout cela disparut après les événements de Mai 68. Aujourd’hui, on a des IUFM, on recrute après un concours un peu sélectif (mais sans épreuve de motivation ou d’avis à donner sur une pratique pédagogique) des étudiants de niveau universitaire avec bac+n, master de ceci, voire thèse de cela… Les enseignants de ces instituts constituent une bande de cons qui délivrent un savoir théorique et qui, à 99%, n’ont jamais enseigné en primaire. Imaginez, ils s’y feraient chahuter comme du poisson pourri et ce sont eux qui donnent des conseils aux futurs professeurs des écoles ! On marche sur la tête ! Quant aux élèves-professeurs, j’admettrais, dans ma grande bonté, qu’il y en a un tiers qui envisage ce métier comme un accomplissement de soi. Mais j’affirme que les deux tiers restants n’y voient que la sureté et la pérennité de l’emploi, les longues vacances et, tant bien que mal, de faire une carrière même, s’il le faut, à l’ancienneté avec une palanquée de congés-maladies.

J’ai trop aimé ce métier pour ne pas m’insurger sur ce qu’il devient depuis des décennies. J’ai eu l’occasion d’être de l’autre côté de la barrière en devenant Chef d’Etablissement de toutes sortes de Collèges (rural, minuscule, en ZEP, dans les beaux quartiers, etc…) : J’y ai vu le meilleur, j’y ai vu le passable, mais j’y ai vu aussi vu le pire !…

Si j’étais Ministre de l’EN, je congédierais immédiatement et sans indemnités ces 40 000 hontes de la France ! Holà Gérard, quelle colère ! Ils n’ont pas jugé bon de se faire remarquer et ils ont pris, en douce, deux mois de congé gratos, c’est humain quoi ! Je ne suis absolument pas d’accord car je connais ce genre de loustics, un Ministère sans couilles essaie même de les justifier en attendant de les absoudre* (cf les quelques références ci-après). Je clame moi que ces 40 000 fumiers ne mériteraient qu’une balle dans la nuque. Si on m’en donnait les moyens (arme appropriée) et la latitude (autorisation et impunité), je me sentirai capable de faire le boulot tant je suis révolté par ces gens-là… Et dire qu’ils peuvent se regarder le matin dans la glace sans gerber, voire qu’ils pourront déclarer en famille ou avec les amis qu’ils sont des pédagogues, c’est-à-dire qu’ils éduquent des enfants… Crevez salopes !  

Rares références trouvées sur le web :

https://www.lci.fr/education/40-000-enseignants-absents-pendant-le-confinement-un-chiffre-polemique-a-nuancer-2156127.html

https://www.aufeminin.com/enfant/pendant-le-confinement-40-000-professeurs-ont-decroche-s4013444.html

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/confinement-et-deconfinement-pourquoi-certains-profs-sont-ils-absents-7800589753

  • = Le Ministère de l’EN dit de ces 40 000 déserteurs qu’ils sont « sanctionnables »(sic). Je serais curieux de connaître le suivi apporté à cette affaire.  Les oubliettes de la rue de Grenelle ne vont pas chômer…

2/ Le père Ubu n’est pas mort : Rappelez vous du livre de René Dumont sur les lendemains immédiats de la décolonisation ( cf « L’Afrique noire est mal partie ! »), on se moquait de ces pays pauvres comme Job qui s’achetaient (avec nos sous) des taxis Mercedes dernier modèle, qui entretenaient des armées où un ancien Caporal de la Coloniale se bombardait Général avec la solde afférente, il y avait presque plus d’officiers que d’hommes de troupe comme dans l’Amérique Centrale des années 30/40. N’ayons pas peur des mots, nous sommes, NOUS AUSSI, une « république bananière ». Si, avec tous ces directeurs, commissaires, conseillers, etc… vous trouvez le moyen d’être malade, cela signifie que vous êtes un rebelle.

Mais n’oubliez pas de casquer quand même…!

Cette épidémie a fait découvrir que nous avions en France :
-Le Ministre de la Santé
-Le directeur général de la Santé
-La direction de Santé Publique France
-Le Directeur de la Haute Autorité de Santé
-Les Directeurs des Agences Régionales de Santé
– Le Directeur de l’Agence Nationale Sanitaire
– la Direction de l’Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé : Épidémiologie-France
– Le Centre National de Recherche Scientifique en Virologie Moléculaire
– L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et de la Santé.
– Un nombre d’infectiologues parisiens incroyablement et anormalement élevé, probablement lié au fait que les virus et bactéries descendent de l’avion à CDG et ouvrent leur siège social près de la place de l’étoile.
-Mais comme tout cela ne suffit toujours pas !
-Et suite à cette Épidémie , nos chers politiques, monstres d’efficacité, de pragmatisme, toujours soucieux d’économiser les finances publiques, vont créer :
– le Haut Commissariat de Lutte contre les Épidémies
– Le Haut Conseil de Veille Sanitaire
– L’Agence Nationale de Sécurité de Logistique Médicale .
– 5 000 fonctionnaires en plus (et les petits copains à placer) et où ça ? : à Paris, évidemment !

La prochaine fois, on aura peut être des masques, mais il va manquer les gants ! Cool… N’oubliez pas aussi la vaseline pour nous le mettre encore plus profond. La médecine française croule en effet sous « l’administratif centralisé »… géré par des technocrates dits « experts », mais totalement incompétents ! Alors, SVP, faites consciencieusement votre déclaration d’impôts !… il va falloir payer grassement tout ce petit monde ! On compte sur vous.

3/ L’art difficile de jouer sur le fil du rasoir: Danièle Obono, 40 ans, députée de LFI, est passé maîtresse dans le petit jeu de « ça je l’ai dit-ça je l’ai pas dit ». Il n’empêche que quelques faits sont avérés et reconnus par elle : Primo, son soutien appuyé au chanteur Saïd Bouamama, l’auteur de « Nique la France ». Secundo, l’affirmation haut et fort de son panafricanisme. Tertio, ses réticences nombreuses à partager des valeurs de la République (ne fut-ce tout simplement que de clamer « Vive la France ! »)… Alors, bien sur, il y a le faux-pas de l’article de Valeurs Actuelles du 27 Août dernier. Même si le texte n’était pas agressif, le fait de la dessiner en esclave avec des fers est inadmissible. Mais on ne peut pas jouer indéfiniment avec le feu sans s’y brûler un jour ou l’autre. Personnellement, je trouve cette femme intelligente parfois, et je pense qu’elle devrait se mettre en accord avec ses convictions; puisqu’elle hait si fort la France, pourquoi ne pas retourner dans son Gabon natal dont elle a toujours la double nationalité ?

4/ Les mouches (à merde) du coche : Il a toujours existé en France des sieurs « Y’qu’à » et « Faut qu’on ». Il y a les politiques, plus faux-culs que jamais, de tous bords dans l’affaire des fermetures d’établissements à Marseille. Ils se retrouvent pour faire cause commune contre un gouvernement qu’ils combattent. C’est de bonne guerre, Vassal (LR), Rubirola (EELV), Joissains-Macini (LR), Ravier (RN) et, au-dessus du lot, l’inénarrable comique Muselier (LR)… qui feraient exactement pareil s’ils étaient aux manettes dans une crise encore jamais vécue dans notre Histoire. Entre nous, ils s’en foutent bien pas mal que les troquets soient ouverts ou fermés, du moment qu’on fait un peu de populisme et beaucoup de démagogie. Donc, tout cela est bien du domaine politique.  Mais il y a plus grave, c’est quand les peoples se mettent de la partie. Je mentionnerai uniquement pour mémoire les injonctions « à-la-mords-moi-le-zgaï » de Nicolas Bedos (Rappelez-vous son mot d’ordre : « Tombez malade ! »_ difficile de faire plus con_), qui s’est d’ailleurs fait vertement étrillé par les internautes. Le plus pitoyable de ces « amuseurs » reste Bigard. Refoulé il y a peu d’une manif’ de gilets jaunes, il vient de tirer à boulets rouges sur la gestion gouvernementale de la covid19, et notamment sur le Ministre de la Santé qu’il appelle Olivier « Véreux » et qu’il traite de connard. Le gugusse aurait, laisse t-il sous-entendre, des ambitions présidentielles pour 2022. Naturellement, c’est uniquement pour faire le buzz (Pensez donc ! Son leit-motiv de campagne ferait dans la soie et la dentelle avec : « Allez tous vous faire e… ! »)  Il n’ira pas loin _ n’est pas Coluche qui veut _ et il risque gros pour sa carrière ( Du genre Dieudonné qui végète maintenant dans une médiocre marginalisation ). Mais, déjà, ce besoin de faire parler de lui en faisant n’importe quoi en dit long sur ces artistes condamnés au « chômage technique ». Il me fait penser à la non moins pitoyable Ségolène qui s’agite sans cesse sur les médias et qui dit tout et son contraire pourvu qu’on ne l’oublie pas… Lamentable !

  1. Jean-Claude Romera dit :

    Mais c’est qu’il est en colère le Gérard. J’adore ce coup de gueule parce qu’il sort du cœur. Les profs sont effectivement light et le mot est faible. Je suis également d’accord avec le qualificatif de:  » République bananière » et quant aux politiques, ils sont pratiquement tous inconséquents, voire ripoux. L’analyse de Gérard pourrait être perçue, au pire, comme étant partisane, elle est, au mieux, tout bonnement pragmatique.

    • gerard dit :

      Merci Jean-Claude. Je rappelle que je n’oblige personne à épouser mes avis. Au contraire, chacun à le droit d’avoir une opinion différente.

  2. oswaldo dit :

    cette actualité nous enfonce dans une médiocrité encore. Comme si’il n’y en avait pas assez du reste. J’aime tes coups de gueule. Je suis à peu près d’accord avec toi sur la majeure parti de ton discours Même si ça ne sert à rien , ça fait du bien !!!

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