Archive for octobre, 2020

Raimondorama 53

Posted in Oulibouf on octobre 20th, 2020 by gerard – 3 Comments

Henri
Tout avait commencé par le léger toucher
D’une fouineuse main dans son décolleté.
Tante Emma fut surprise et néanmoins ravie
De la tendre attention de son neveu Henri,
Ce jeune adolescent qui, dans les chants d’amour
S’était toujours montré un fervent troubadour,
En mêlant à fois, douceur et volupté.
Il savait caresser, ce délicieux fripon
Et donner de la vie à son petit bouton,
Faire vibrer tout son corps, par ses mains chaleureuses,
Ses baisers passionnés sur sa peau duveteuse,
Eveiller du désir, par les affleurements
Qui vont les amener à l’orgasme brûlant.
Sans doute avait-il lu dans l’Art d’aimer d’Ovide
Les conseils avisés le rendant intrépide,
Capable d’engendrer le plaisir savoureux
Grâce aux cajoleries de ses gestes amoureux
Ce fougueux ménestrel variait souvent le ton
En trouvant pour se faire d’autres intonations
D’autres refrains charmants, d’autres gentils couplets
Comme le soubresaut du tigre bengalais,
La joute retournée de l’evzone éolien
Et les effleurements sur son antre pubien.
A ces tendres romances, ces chaudes mélopées
Tante Emma répondait par le fervent baiser,
L’avide va-et-vient de sa bouche friponne
Qui berce chaudement une bite mignonne,
Ou celui de ses seins, veloutés et moelleux
Qui redonne la vie au sexe langoureux.
Durant de longs moments, sur les draps de linon
Ou bien sur l’ottomane en un coin du salon,
Sous la voute céleste, durant les soirs d’été,
A l’abri des regards, sous les oléacées,
On modulait ainsi, et un long crescendo
Venant parachever le succulent duo.
Raimondo – 2020

Gertrude IV
Ce jour là, Tante Emma et sa nièce Gertrude
Devisaient au salon, et comme à l’habitude,
Evoquaient de leur vie, quelque peu agitée,
Toutes les fantaisies qu’elles avaient rencontrées.
Emma, en souriant, contait les émotions
Qu’elle avait suscité chez son oncle Léon
A la vue des rondeurs qu’un pourpoint échancré
Laissait apercevoir en toute liberté.
Emma, c’est bien connu, ne se refusait point
Le plaisir d’exhiber les contours de ses seins,
Dont la vue ravissait, tous ses admirateurs
Qui pouvaient contempler ces splendides rondeurs.
L’oncle Léon était un vieux célibataire
Qui auprès de ces dames avait fait maintes guerres
Mais qui n’avait jamais, à son grand désespoir,
Eut les faveurs d’Emma, cette blonde aux yeux noirs
Qui détestait chez lui, et la pédanterie
Et son verbe pompeux empreint d’affèterie.
Emma n’avait jamais écouté ses avances
Qu’elle repoussait toujours et avec véhémence,
Mais elle aimait aussi parfois le provoquer
En exhibant les fruits de ses décolletés.

Et Gertrude à son tour fit alors le récit
De quelques jeux d’amour avec le beau Rémi
Qui lui avait appris un soir de carnaval
Le truculent galop du joyeux orignal.
Comme à l’accoutumée, cela se termina
Par quelques doux touchers, en préludes aux ébats ;
Et comme à chaque fois, la nièce et la tantine
Entonnèrent le chant de la gousse mutine
Dont les couplets nombreux et les refrains fleuris
Mettaient toujours en joie ces fidèles amies.
On joua du pipeau, de la viole d’amour,
Du cistre langoureux, du théorbe glamour,
Et une volte face apporta à ces jeux
Le fulgurant plaisir de l’orgasme amoureux.
Raimondo – 2020

Célestin IV
La main de Célestin devenue fureteuse
S’était soudain glissée sous la robe soyeuse
Poursuivant son chemin vers la courte culotte
Afin de dénuder une pileuse motte.
Tante Emma apprécia l’exquise privauté
De ce coquin neveu au sublime doigté.
Elle aimait Célestin, c’était un bon amant
Qu’elle avait éveillé quand il avait seize ans,
Et dès ce moment là, elle avait bien compris
Qu’il serait un prodige au sujet du déduit.
Ils se voyaient souvent et c’était chaque fois
De fabuleux instants qui rythmaient leurs ébats.
Célestin initiait la tendre ritournelle
Caressant au travers d’une fine dentelle
La chaude intimité offerte à ses désirs,
Prélude délicieux éveillant le plaisir.
Après cet adagio, un doigt inquisiteur
Se glissait tendrement vers la chaude moiteur
Et d’un doux va et vient il allumait un feu
Précédant les folies des ébats amoureux,
Et le sol fut bientôt jonché de fins tissus
Que l’on avait ôtés pour se mettre tout nu,
S’étreindre longuement, se sentir peau à peau,
Eprouver du plaisir l’exquis rinforzando.
Les langues se goutaient, et les doigts lutinaient
La moindre intimité de tous les coins secrets ;
On chercha pour s’aimer diverses positions :
L’heureux renversement du chevalier teuton,
L’alerte chevauchée de la grecque en furie
Ou les chaudes pressions de l’ibère attendrie,
Jusqu’à l’heureux moment ou les amants soudés
Laissèrent s’exprimer l’intense volupté.
Raimondo – 2020

Actu-m’en diras tant Octobre 2020

Posted in Actualités & hors-série on octobre 10th, 2020 by gerard – 3 Comments

Le saviez-vous ?

1/ Les branleurs : Pendant le 1er confinement qui dura du 17 Mars au 11 Mai 2020, il y a un événement incroyable qui s’est produit : 40 000 personnes dépendant du Ministère de l’Education Nationale ont disparu de tous les écrans-radars possibles et imaginables. Les médias y ont peu fait allusion ( j’en ai entendu parler UNE fois pendant quelques secondes sur un journal national du 20 heures, je crois que c’était TF1…), quant aux syndicats enseignants, ce fut le mutisme le plus absolu. Vous allez me dire : « Mais qu’est-ce que c’est que 40 000 gus à côté des 1 145 300 personnes qui émargent à ce même ministère ? » D’accord, mais là on parle d’hommes et de femmes qui n’ont pas levé le petit doigt pour se signaler à leur hiérarchie ; il y a eu les malades, les positifs, ceux qui sont revenus dans les établissements, ceux qui ont oeuvré au télé-enseignement, ceux qui se sont rappelé à leur chef d’établissement pour soit leur dire « Qu’est-ce que je peux faire ? », soit pour annoncer tout simplement qu’ils étaient toujours présents. Mais là les loulous , on parle de QUARANTE MILLE GOUGNAFIERS qui ont fait le canard, qui sont partis Dieu sait où en « vacances de piratage » et qui se sont fermés à toute sollicitation (téléphone, courrier, mails, etc…) de leur Directeur, voire même de leurs collègues. Je trouve ça lamentable, écoeurant, je ne leur souhaite pas d’attraper la covid mais la pire des douloureuses pestes pour qu’ils crèvent dans d’atroces souffrances ! Mais p… de b… de m… ? Où est-il le temps des hussards noirs de la République ? On enseignait aux classes laborieuses, dont on était issu dans plus de 90% des cas, c‘était là l’engagement d’une vie. On sacrifiait beaucoup de choses pour « le plus beau métier du monde » ! Les Ecoles Normales étaient, dans chaque département, les séminaires laïques où le creuset de la connaissance était façonné. Plus que tout, on avait ce dont aujourd’hui on se gausse : la conscience professionnelle !

Tout cela disparut après les événements de Mai 68. Aujourd’hui, on a des IUFM, on recrute après un concours un peu sélectif (mais sans épreuve de motivation ou d’avis à donner sur une pratique pédagogique) des étudiants de niveau universitaire avec bac+n, master de ceci, voire thèse de cela… Les enseignants de ces instituts constituent une bande de cons qui délivrent un savoir théorique et qui, à 99%, n’ont jamais enseigné en primaire. Imaginez, ils s’y feraient chahuter comme du poisson pourri et ce sont eux qui donnent des conseils aux futurs professeurs des écoles ! On marche sur la tête ! Quant aux élèves-professeurs, j’admettrais, dans ma grande bonté, qu’il y en a un tiers qui envisage ce métier comme un accomplissement de soi. Mais j’affirme que les deux tiers restants n’y voient que la sureté et la pérennité de l’emploi, les longues vacances et, tant bien que mal, de faire une carrière même, s’il le faut, à l’ancienneté avec une palanquée de congés-maladies.

J’ai trop aimé ce métier pour ne pas m’insurger sur ce qu’il devient depuis des décennies. J’ai eu l’occasion d’être de l’autre côté de la barrière en devenant Chef d’Etablissement de toutes sortes de Collèges (rural, minuscule, en ZEP, dans les beaux quartiers, etc…) : J’y ai vu le meilleur, j’y ai vu le passable, mais j’y ai vu aussi vu le pire !…

Si j’étais Ministre de l’EN, je congédierais immédiatement et sans indemnités ces 40 000 hontes de la France ! Holà Gérard, quelle colère ! Ils n’ont pas jugé bon de se faire remarquer et ils ont pris, en douce, deux mois de congé gratos, c’est humain quoi ! Je ne suis absolument pas d’accord car je connais ce genre de loustics, un Ministère sans couilles essaie même de les justifier en attendant de les absoudre* (cf les quelques références ci-après). Je clame moi que ces 40 000 fumiers ne mériteraient qu’une balle dans la nuque. Si on m’en donnait les moyens (arme appropriée) et la latitude (autorisation et impunité), je me sentirai capable de faire le boulot tant je suis révolté par ces gens-là… Et dire qu’ils peuvent se regarder le matin dans la glace sans gerber, voire qu’ils pourront déclarer en famille ou avec les amis qu’ils sont des pédagogues, c’est-à-dire qu’ils éduquent des enfants… Crevez salopes !  

Rares références trouvées sur le web :

https://www.lci.fr/education/40-000-enseignants-absents-pendant-le-confinement-un-chiffre-polemique-a-nuancer-2156127.html

https://www.aufeminin.com/enfant/pendant-le-confinement-40-000-professeurs-ont-decroche-s4013444.html

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/confinement-et-deconfinement-pourquoi-certains-profs-sont-ils-absents-7800589753

  • = Le Ministère de l’EN dit de ces 40 000 déserteurs qu’ils sont « sanctionnables »(sic). Je serais curieux de connaître le suivi apporté à cette affaire.  Les oubliettes de la rue de Grenelle ne vont pas chômer…

2/ Le père Ubu n’est pas mort : Rappelez vous du livre de René Dumont sur les lendemains immédiats de la décolonisation ( cf « L’Afrique noire est mal partie ! »), on se moquait de ces pays pauvres comme Job qui s’achetaient (avec nos sous) des taxis Mercedes dernier modèle, qui entretenaient des armées où un ancien Caporal de la Coloniale se bombardait Général avec la solde afférente, il y avait presque plus d’officiers que d’hommes de troupe comme dans l’Amérique Centrale des années 30/40. N’ayons pas peur des mots, nous sommes, NOUS AUSSI, une « république bananière ». Si, avec tous ces directeurs, commissaires, conseillers, etc… vous trouvez le moyen d’être malade, cela signifie que vous êtes un rebelle.

Mais n’oubliez pas de casquer quand même…!

Cette épidémie a fait découvrir que nous avions en France :
-Le Ministre de la Santé
-Le directeur général de la Santé
-La direction de Santé Publique France
-Le Directeur de la Haute Autorité de Santé
-Les Directeurs des Agences Régionales de Santé
– Le Directeur de l’Agence Nationale Sanitaire
– la Direction de l’Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé : Épidémiologie-France
– Le Centre National de Recherche Scientifique en Virologie Moléculaire
– L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et de la Santé.
– Un nombre d’infectiologues parisiens incroyablement et anormalement élevé, probablement lié au fait que les virus et bactéries descendent de l’avion à CDG et ouvrent leur siège social près de la place de l’étoile.
-Mais comme tout cela ne suffit toujours pas !
-Et suite à cette Épidémie , nos chers politiques, monstres d’efficacité, de pragmatisme, toujours soucieux d’économiser les finances publiques, vont créer :
– le Haut Commissariat de Lutte contre les Épidémies
– Le Haut Conseil de Veille Sanitaire
– L’Agence Nationale de Sécurité de Logistique Médicale .
– 5 000 fonctionnaires en plus (et les petits copains à placer) et où ça ? : à Paris, évidemment !

La prochaine fois, on aura peut être des masques, mais il va manquer les gants ! Cool… N’oubliez pas aussi la vaseline pour nous le mettre encore plus profond. La médecine française croule en effet sous « l’administratif centralisé »… géré par des technocrates dits « experts », mais totalement incompétents ! Alors, SVP, faites consciencieusement votre déclaration d’impôts !… il va falloir payer grassement tout ce petit monde ! On compte sur vous.

3/ L’art difficile de jouer sur le fil du rasoir: Danièle Obono, 40 ans, députée de LFI, est passé maîtresse dans le petit jeu de « ça je l’ai dit-ça je l’ai pas dit ». Il n’empêche que quelques faits sont avérés et reconnus par elle : Primo, son soutien appuyé au chanteur Saïd Bouamama, l’auteur de « Nique la France ». Secundo, l’affirmation haut et fort de son panafricanisme. Tertio, ses réticences nombreuses à partager des valeurs de la République (ne fut-ce tout simplement que de clamer « Vive la France ! »)… Alors, bien sur, il y a le faux-pas de l’article de Valeurs Actuelles du 27 Août dernier. Même si le texte n’était pas agressif, le fait de la dessiner en esclave avec des fers est inadmissible. Mais on ne peut pas jouer indéfiniment avec le feu sans s’y brûler un jour ou l’autre. Personnellement, je trouve cette femme intelligente parfois, et je pense qu’elle devrait se mettre en accord avec ses convictions; puisqu’elle hait si fort la France, pourquoi ne pas retourner dans son Gabon natal dont elle a toujours la double nationalité ?

4/ Les mouches (à merde) du coche : Il a toujours existé en France des sieurs « Y’qu’à » et « Faut qu’on ». Il y a les politiques, plus faux-culs que jamais, de tous bords dans l’affaire des fermetures d’établissements à Marseille. Ils se retrouvent pour faire cause commune contre un gouvernement qu’ils combattent. C’est de bonne guerre, Vassal (LR), Rubirola (EELV), Joissains-Macini (LR), Ravier (RN) et, au-dessus du lot, l’inénarrable comique Muselier (LR)… qui feraient exactement pareil s’ils étaient aux manettes dans une crise encore jamais vécue dans notre Histoire. Entre nous, ils s’en foutent bien pas mal que les troquets soient ouverts ou fermés, du moment qu’on fait un peu de populisme et beaucoup de démagogie. Donc, tout cela est bien du domaine politique.  Mais il y a plus grave, c’est quand les peoples se mettent de la partie. Je mentionnerai uniquement pour mémoire les injonctions « à-la-mords-moi-le-zgaï » de Nicolas Bedos (Rappelez-vous son mot d’ordre : « Tombez malade ! »_ difficile de faire plus con_), qui s’est d’ailleurs fait vertement étrillé par les internautes. Le plus pitoyable de ces « amuseurs » reste Bigard. Refoulé il y a peu d’une manif’ de gilets jaunes, il vient de tirer à boulets rouges sur la gestion gouvernementale de la covid19, et notamment sur le Ministre de la Santé qu’il appelle Olivier « Véreux » et qu’il traite de connard. Le gugusse aurait, laisse t-il sous-entendre, des ambitions présidentielles pour 2022. Naturellement, c’est uniquement pour faire le buzz (Pensez donc ! Son leit-motiv de campagne ferait dans la soie et la dentelle avec : « Allez tous vous faire e… ! »)  Il n’ira pas loin _ n’est pas Coluche qui veut _ et il risque gros pour sa carrière ( Du genre Dieudonné qui végète maintenant dans une médiocre marginalisation ). Mais, déjà, ce besoin de faire parler de lui en faisant n’importe quoi en dit long sur ces artistes condamnés au « chômage technique ». Il me fait penser à la non moins pitoyable Ségolène qui s’agite sans cesse sur les médias et qui dit tout et son contraire pourvu qu’on ne l’oublie pas… Lamentable !

Cinéprovence 13

Posted in Actualités & hors-série on octobre 10th, 2020 by gerard – 2 Comments

Blagues Octobre 2020

Posted in Actualités & hors-série on octobre 1st, 2020 by gerard – 3 Comments

Hors-série : Les accordéons

Posted in Actualités & hors-série on octobre 1st, 2020 by gerard – 2 Comments