Raimondorama 52

René III
Permettez chère Emma que mes curieuses mains
S’en viennent caresser les très jolis tétins
Que l’on voit poindre ici sous le léger tissu
Dont en ce jour d’été votre buste est vêtu.
René avait toujours dans ses propos galants
Un langage affecté, précieux et redondant
Qui faisait rire Emma mais ne l’empêchait point
D’accéder volontiers aux vœux de son cousin ;
Et sans perdre de temps, elle ôta son bustier
Mettant à nu ses seins, pour la joie de René.
Allez mon cher cousin et ne vous gênez pas,
Caressez mes nichons sans faire de tracas ;
Au langage affété de son gentil cousin
Emma savait user de propos philistins
Qui certes le troublait, mais ne lui coupait pas
L’envie de vénérer les délicieux appâts.
René s’y employa et sa main audacieuse
Se mit lutiner les courbes généreuses
Offertes à ses désirs, et qui soudainement
Furent tourneboulés par ce doux traitement.
Et Emma poursuivit en ôtant sa jupette :
Continuez mon cousin, dénudez ma minette
Admirez, je vous prie une pileuse motte
Que vous découvrirez en baissant ma culotte ;
Voyez également, je vais me retourner,
Les charmantes rondeurs de mon gracieux fessier
Que très communément on appelle le cul
Chez les petites gents au parler incongru.
Allez mon cher cousin, ne soyez pas timide
Mettez-moi dans le con votre bite turgide,
Arrêtez le phrasé et faites moi jouir
Car j’ai un grand besoin d’éprouver du plaisir.
Ainsi était Emma, elle savait user
Et de la distinction et du laisser aller.
Emma utilisait suivant les occasions,
Ou les mots du poète ou ceux de la Fanchon.
Raimondo – 2020

Ferdinand II
Comme le fit Tartuffe, je ne vous dirais point
Tante Emma je vous prie, veuillez cacher ce sein,
Car je dois l’avouer votre décolleté
Me ravit la pupille et il me fait bander ;
Je trouverais dommage, pour ces simples raisons,
Que nous soyons privés de ces jolis fleurons.
Une autre, à ce propos aurait pu s’insurger,
Le trouvant désinvolte et quelque peut grossier
Mais Emma agréa le gentil compliment
Que lui fit ce jour là son neveu Ferdinand.
Elle aimait qu’on admire ses magnifiques sphères
Qu’elle montrait volontiers sans faire de manière
Et ne repoussait pas la délicate main
Qui venait quelquefois se poser sur ses seins.
Ce jour là Tante Emma, avait pu remarquer
Que soudain Ferdinand s’était mis à bander
Et en passant ses doigts dessus le pantalon
Constata en effet une belle érection,
Qu’il fallait satisfaire d’un geste convenant,
Un va et vient heureux comme le fit Onan,
Afin de mettre un terme au trouble passager
Qu’on devait urgemment bien vite soulager.
Mais au moment d’œuvrer d’une dextre câline
Elle préféra offrir à la bandante pine
Un accueillant minou toujours prêt à servir
Et à se démener pour donner du plaisir.
Ce fut la grande fête, le grand tressaillement
De deux sexes unis pour un heureux moment,
Le branle impétueux, l’ardente symphonie,
Le grimper au rideau de ces êtres en folie
Qui les mena ensemble aux rives enchanteresses
A l’ile des amours où l’on trouve l’ivresse.

Tante Emma fit entendre un cri de volupté,
Et son jeune neveu se mit à débander.
Raimondo – 2020

Edouard II
Emma se faisait belle ; sur sa peau satinée,
Elle s’enduisait d’un baume à la senteur musquée.
Elle veillait à son corps qu’elle crémait longuement
Afin de contenir les outrages du temps,
Et demeurait ainsi tout au fil des années
Toujours aussi splendide et toujours convoité.
Elle attendait ce jour son grand ami Edouard
Et souhaitait être belle afin de l’émouvoir,
Lui offrant sa peau lisse et son corps odorant,
Parée de beaux atours en soyeux tissu blanc.
Ils avaient tous les deux, durant l’adolescence
Découvert les plaisirs de la concupiscence
Et avaient apprécié durant ces années folles
Toutes les griseries, toutes les cabrioles
Que l’on fait à seize ans quand les sens impérieux
Ont hâte de goûter aux plaisirs luxurieux.
Ils avaient en l’esprit quelques énormités
Qu’on réalise enfin en ces moments rêvés
Et connurent ainsi les sursauts de la daine
Et les frémissements de la louve italienne ;
Ils furent éblouis lorsqu’ils imaginèrent
Les fervents demi tour de Margot l’écuyère,
Les tendres lècheries ou le doigt fureteur
Ainsi que les élans du joyeux balayeur.
Ils firent un moment projet de mariage
Une idée saugrenue qui surgit à cet âge
Mais restèrent amis et quelquefois amants
N’ayant pas oublié les jeux de leurs seize ans.

En étalant l’onguent sur ses splendides seins
Emma imaginait déjà que d’autres mains,
Débordantes d’ardeur, avec exaltation,
Titilleraient bientôt ses délicieux tétons
Et songeait au plaisir que sa bouche suceuse
Gouterait recevant une sève moelleuse.
Raimondo – 2020

  1. Jean-Claude Romera dit :

    Un poète de race le Raimondo. Un talent rare. Concernant grand corps malade, je pense qu’il apporte à la jeunesse. A l’inverse des rappeurs de pacotilles, ses slams sont dénués de haine. Il peut, à certains, donner l’envie de s’intéresser aux textes. Naturellement, il est à cent lieux du génial et inimitable Raimondo.

  2. La poésie érotique est je crois une des choses les plus délicates et il faut rendre gràce à Raimondo de ne jamais tomber dans la vulgarité.
    Je l’admire pour cela mais il il est certain qu’il ne convient pas aux personnes coincés et dieu sait qu’il y en a

    Bon courage pour la suite et encore toutes mes félicitations à toute votre équipe qui apporte un peu de divertissement en ces temps bien difficiles que nous vivons.

  3. oswaldo dit :

    Les contes de Raimodo vont me manquer!

    Il est irremplaçable. Ses poésies coquines, jamais triviales, sont réjouissantes. Elles apportent un peu de rêve dans nos mornes journées plombées , en plus, par ce p…. de Covid….

    Courage à toi mon Gégé, continue encore à nous faire rire … Je souhaite une retraite paisible à ce talentueux Raimondo.

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