Raimondorama 51

Simon
C’était un tête-à-queue torride et sulfureux
Que vivaient Tante Emma et Simon son neveu.
Ils étaient dévêtus et sur les draps de lin
Echangeaient des caresses et de très chauds câlins,
Et Simon découvrait pour la première fois
Cette belle façon de créer de l’émoi.
Avec la Tante Emma il avait tant appris :
Le vol du chat huant, celui du canari
La levrette à genou, la joyeuse sucette
Et les frémissements du mousquetaire en fête
Toutes ces griseries qu’il ne connaissait point
Et n’avait pas connu avec d’autres trottins.
Il avait côtoyé bien des femmes légères
Quelques jolis tendrons, des femmes adultères,
Qui avaient un instant accompagné sa vie
Soulageant ses désirs et calmant ses envies,
Mais aucune n’avait, comme la Tante Emma
L’art de la bagatelle et des joyeux ébats.
Certaines étaient jolies, mais par trop réservées,
Elles s’offraient tendrement mais sans vivacité,
Et même bien souvent les efforts de Léon,
Ne les menaient jamais à la satisfaction,
D’autres manquaient de fougue, d’un peu de frénésie
Qui auraient apporté une once de folie ;
C’est pourquoi en ce jour avec sa Tante Emma
Simon fut à la noce et il se régala :
Comme à l’accoutumé il eut droit aux prouesses
De deux seins plantureux et deux rondes fesses,
Ainsi qu’au va et vient d’une main chaleureuse
Excitant les désirs de sa bite amoureuse,
Et la volte d’amour qu’ils goutèrent enfin
Annonça la venue du plaisir souverain.
Raimondo – 2019

Edmond II
Comme il faisait très chaud Emma était vêtue
D’une robe légère faite de fin tissu
Et son décolleté bien plus qu’à l’ordinaire
Exhibait les rondeurs de ses globes mammaires.
Les femmes la trouvaient quelque peu indécente
Mais au fond jalousaient ses formes ravissantes ;
Les hommes à contrario ne quittaient pas des yeux
L’affriolante vue de ses seins généreux,
Ainsi que ce sillon entre lequel certains
Auraient aimé glisser une curieuse main.
Ce fut le cas d’Edmond, dont la dextre friponne
Se montra sur les seins, quelque peu polissonne,
Avec tant de douceur et de délicatesse
Qu’en cet instant Emma fut emplie d’allégresse
Et qu’à leur tour, ses mains allèrent musarder
Vers des recoins secrets qui étaient à portée.
Lors, Edmond ressentit à cette palpation
L’imminente venue d’une belle érection :
Il fallait urgemment se trouver un endroit
Afin que de pouvoir apaiser leurs émois.
C’est dans un champ de blé, au milieu des épis,
Qu’ils ont dans le secret fait mille fantaisies :
On goûta aux transports de la folle levrette,
Aux élucubrations du troubadour en fête,
A la fougue éperdue du boa constrictor
Et aux frémissements du joyeux picador.
On ne négligea point les tendres à-côtés,
Les petits doigts frondeurs et les baisers mouillés,
Et bientôt les blés d’or agités par le vent
Ont recueilli les cris poussés par ces amants.
Raimondo – 2019

Célestin III
Tante Emma, ce jour là, prenant les choses en mains
Branlait avec vigueur son neveu Célestin.

Tout avait commencé d’innocente façon
Alors qu’ils devisaient dans le petit salon,
Où la douce tiédeur d’un feu de cheminée
Apportait en ce lieu de la sérénité.
Ils se contaient alors les dernières nouvelles
De l’oncle Sébastien et de la tante Adèle,
Des frasques de Léon et celles d’Aglaé,
Bref, on parlait de tout avec joyeuseté.
On s’agitait aussi, on riait un peu trop,
Et naturellement on eut très vite chaud :
Tante Emma dégrafa son bustier de satin
Pour donner un peu d’air a ses deux jolis seins.
Célestin cependant à ce tableau charmant
Resta sans réaction, et trop indifférent.
Tante Emma ulcérée par autant de froideur
Montra sans hésiter de la mauvaise humeur :
Mais enfin Célestin, je vous croyais hardi,
Et vous trouve en ce jour pour le moins amolli,
Car d’autres, à la vue d’un buste dévêtu
Auraient depuis longtemps, montré moins de vertu.
Célestin n’était pas à ce point insensible
Mais il était timide et restait impassible,
Médusé semble-t-il à l’offre merveilleuse
Que proposait alors la tante généreuse.
C’est pourquoi Tante Emma prenant les choses en main
Branla avec vigueur son neveu Célestin.

Il y prit grand plaisir, mais restait réservé
En ne répondait pas aux caresses empressées ;
Tante Emma eut aimé que ce garçon frileux
Se montre cependant un peu plus belliqueux
Et qu’il ose à son tour user d’empressement
Pour se conduire enfin comme un parfait amant.
C’est pourquoi Tante Emma en lui prenant les mains
Les posa doucement sur ses deux jolis seins.

Les choses allèrent mieux, il devint cavalier,
Caressa les tétons, les couvrit de baisers,
Laissa aller ses paumes avec délicatesse
Sur les rondeurs mafflues de ses splendides fesses
Mais n’osa point hélas, sur le petit bouton
Montrer de l’intérêt et un peu d’attention.
C’est pourquoi Tante Emma prenant le vit en main
Sut lui montrer alors un merveilleux chemin.
Raimondo – 2019

  1. Jean-Claude Romera dit :

    Quel talent ! des textes ciselés, affriolants. Nulle vulgarité, point de malséance, du travail d’orfèvre. Encore, encore et encore.

  1. There are no trackbacks for this post yet.

Laisser un commentaire