Raimondorama 50

Albin
Tante Emma haletait ; elle sentait venir
Sous les assauts d’Albin, l’arrivée du plaisir.

Le neveu, ce jour là, de façon incongrue
Avait, de Tante Emma tâté le joli cul ;
D’ordinaire il avait des gestes policés,
Faisait le baisemain avec aménité,
Et même quelquefois par une révérence,
A sa tante il montrait toute sa déférence,
Mais jusqu’à ce jour d’hui, n’avait jamais osé
Poser sa main impie sur ses rotondités.
Tante Emma fut ravie en constatant qu’enfin
Il se dévergondait et se montrait coquin,
Et pour le remercier de cette flatterie
D’une main baladeuse elle caressa son vit.
Le jeune adolescent, puceau assurément,
N’avait jamais connu si gracieux traitement
Et il put remarquer que la suave caresse
Apportait à son sexe une belle allégresse,
Pour notre Tante Emma une telle érection
Méritait qu’on y prête une grande attention.
Aussi sans hésiter c’est sur un grand sofa
Que tous deux poursuivirent de torrides ébats.
La tante s’y montra prêtresse de l’amour
En offrant de son corps tous les moindres contours,
Elle usa de baisers, cajola longuement
D’une bouche avertie un sexe grandissant,
Se montra conseillère, prévenante égérie
Apportant sa lumière aux doux jeux du déduit,
Et quand vint le moment d’accéder au bonheur
Elle guida l’ingénu vers sa douce moiteur.

Tante Emma haletait ; elle sentait venir,
Sous les assauts d’Albin, l’arrivée du plaisir.
Raimondo – 2019

L’oncle Valentin
Arrêtez, arrêtez, cher tonton Valentin,
Arrêtez, je vous prie de peloter mes seins ;
Je vous l’ai déjà dit et à maintes reprises
Que vous deviez cesser toutes ces gaillardises,
Car vous êtes marié et la belle Eugénie
A de quoi satisfaire vos lubriques envies
Et vous avez je pense en votre intimité
L’occasion d’approcher de semblables beautés.
*
Les rondeurs d’Eugénie, bien malheureusement,
N’ont rien de comparables aux tiennes, assurément,
Car elles manquent d’ampleur et chaque fois mes mains
N’ont pour se régaler qu’un modeste festin,
Alors que tu possède, il faut en convenir
Un buste généreux, éveillant le désir.
*
J’en conviens, il est vrai, mais il faut respecter
Les règles en usages en matière d’hyménée ;
Vous avez pris épouse et vous avez promis
De lui rester fidèle au long de votre vie,
Aussi ne cherchez point pour calmer vos émois
A trouver un ailleurs, quand on a un chez soi.
*
Emma te souvient-il, qu’autrefois tous les deux,
Nous avons partagé des moments merveilleux ;
Tu n’étais point, alors, rebelle à mes caresses,
Et m’offrais sans faillir ton buste de déesse,
Qui faisait mon bonheur ; tu me laissais palper
Les splendides tétons que je pouvais baiser
Et très souventes fois, tes beaux seins rebondis
D’une sève brulante ont soulagé mon vit.
Pourquoi donc en ce jour es-tu si rigoureuse
Refusant les assauts de mes mains amoureuses ?
*
Ne me rappelez point ces caresses d’antan :
Vous étiez libre alors et moi j’avais vingt ans,
Cet âge bienheureux où tout vous est permis :
On allait au combat pour conquérir la vie
Et je le dis bien fort, de cette époque là
Je garde un souvenir heureux de nos ébats.
Mais ce temps là n’est plus, sachez en convenir
Et vous montrer dès lors plus sage à l’avenir.

Ce fut l’unique fois, en sa vie dissolue
Qu’Emma osa montrer un soupçon de vertu.
Raimondo – 2019

Agénor
Tout comme en d’autres temps l’Andromaque d’Hector,
Tante Emma chevauchait son neveu Agénor
Offrant à son amant ses beaux seins généreux
Au doux titillement de ses doigts chaleureux.
Ils aimaient faire l’amour dans cette position
En laquelle ils trouvaient grande satisfaction.
Tante Emma ressentait à ces tendres caresses
Sur ses tétons dressés, une vive allégresse,
Son corps vibrait alors et son petit bouton
Sentait soudain monter un délicieux frisson.
Alors elle initiait la lente caracole,
Un va et vient subtil, exquise farandole
Qui progressivement allumerait le feu
De leurs sens avivés par ces jeux délicieux.
Et les mains d’Agénor se faisant plus ardentes
Excitait les tétons d’une pression fervente,
Savoureux chatouillis, délectable prélude
Qui mènerait bientôt à la béatitude.
Tante Emma gémissait sous ces effleurements
Qui créaient en son corps un vif enchantement
Et le vit d’Agénor en la tiède moiteur
Allait bientôt jeter sa moelleuse liqueur.
Le plaisir les saisit, ils furent secoués
Par l’orgasme puissant qui les fit chavirer :
Tante Emma se crispa, à son tour Agénor
Dans un souffle haletant exulta son transport.
Apaisés et ravis, étroitement unis,
Attendant d’autres jeux, ils se sont assoupis,
Et les songes d’amour qui ont surgi soudain
Préludaient aux ébats de joyeux lendemains,
Où, bien d’autres folies, d’autres égarements
Apporteraient alors de tout nouveaux élans ;
On se réjouirait d’exquises griseries :
L’alerte chevauchée des blondes Walkyries,
Les pérégrinations du soudard en goguette,
Et la fille du port jouant la turlurette ;
On prendrait du bon temps, et une fois encor
On connaîtrait les joies de la petite mort.
Raimondo – 2019

  1. Jean-Claude Romera dit :

    Des textes toujours aussi émoustillants. Une belle écriture, quel talent. Un régal.

  2. oswaldo dit :

    Au fond Raimondo raconte toujours les mêmes choses! Mais avec quelle imagination des situations et quel talent de versificateur il nous les fait rêver !

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