Racconti della settimana 04

Giovedi

                Ce matin là, dans la réserve de ce magasin de vêtements, on entendit un hurlement : Sébastien venait de se prendre un violent coup de genoux dans l’entre cuisse ; et bien sûr, il en ressentit une profonde douleur.
L’agresseuse n’était autre que Catherine, une vendeuse venue dans la réserve pour y chercher la robe d’une cliente, qu’on avait dû retoucher.
Catherine avait une fort jolie poitrine, qu’elle n’hésitait pas à mettre en valeur par de savoureux décolletés qu’il était permis d’admirer mais surtout pas de toucher ou même de frôler, privilège auquel seul son époux pouvait prétendre. Sébastien le savait pourtant ; il avait déjà reçu quelques rebuffades, quelques gifles aussi, mais ce téméraire irraisonnable, perdit la tête, une fois de plus ce matin là et la réaction fut foudroyante. Comme si de rien n’était, Catherine poursuivit sa tâche, s’occupa de sa cliente qu’elle raccompagna jusqu’à la sortie en y mettant tout le zèle qui convient, ainsi qu’il était demandé à toutes les vendeuses de cette enseigne.
Quant à Sébastien, il dut s’asseoir durant de longues minutes avant que la douleur ne s’estompe. C’est ainsi que la gérante le trouva et qu’il dut lui avouer sa mésaventure. Elle avait cependant sermonné à plusieurs reprises cet ouvrier aux mains baladeuses, le priant de se conduire convenablement avec le personnel féminin, mais c’était plus fort que lui, il adorait faire des gentillesses que ses collègues n’appréciaient pas toujours, et Catherine, moins encore que quiconque. Pour s’éviter des tracas la patronne aurait aimé s’entourer des services d’une femme, mais ses essais furent consternants, car seul Sébastien se révélait un retoucheur hors paire : compétant, rapide, scrupuleux.
Ce fut l’unique événement de la journée. Connu de tous, il fut jugé diversement : d’aucunes estimaient la réaction violente voire dangereuse, d’autres pensaient qu’une petite caresse est toujours agréable à recevoir.
Catherine conta l’aventure à son époux qui s’en amusa et surtout félicita sa femme de ne point offrir à d’autre des trésors qui lui étaient consacrés. Le soir, avant de s’endormir, telle l’Andromaque de la mythologie, elle le chevauchait offrant à son regard et à ses caresses les beautés de son buste, intermède qui faisait toujours la joie du couple et constituait souvent la façon de se souhaiter une bonne nuit.

             Le lendemain Catherine se montra magnanime en allant voir Sébastien pour lui demander des nouvelles de sa santé ; elle reconnut que sa réaction avait été un peu vive et elle s’en excusa. Il battit sa coulpe également et promit d’avoir désormais une conduite irréprochable. Tout était pour le mieux, dans le meilleur des mondes.
Par la suite, Sébastien tint ses promesses et se montra discret avec Catherine, regrettant tout de même de ne pas pouvoir caresser cette somptueuse et fascinante poitrine. Il fut beaucoup moins réservé avec d’autres collègues et en particulier avec Rosette, en manque de caresses sans doute, qui ne dédaigna pas les mains baladeuses de ce coquin, acceptant même avec plaisir l’intrusion d’une dextre curieuse sous sa jupe.
Catherine avait remarqué que Rosette se rendait très souvent à la réserve et conclut, à juste titre d’ailleurs, qu’il devait y avoir entre ces deux là une agréable connivence. Cette pensée la taraudait et, à la longue, la rendait folle de jalousie, car elle trouvait inepte qu’un beau garçon comme Sébastien puisse être attiré par cette quinquagénaire maigrichonne à la poitrine aussi retreinte. Avec le temps, elle en vint à regretter d’avoir refusé les attentions de ce beau garçon, qui lui auraient apporté une expérience nouvelle dans sa sexualité. Elle avait, avant son mariage, mené joyeuse existence avec de nombreux amants attirés par son buste enchanteur, mais menait désormais une vie exempte de toute aventure extra conjugale. Aussi, le regret qu’elle ressentait après s’être refusée à Sébastien la troublait quelque peu ; elle se voyait mal trompant son époux, mais…..
…mais dans les jours qui suivirent Catherine n’hésita plus à se montrer coquette. Lorsqu’elle rencontrait Sébastien elle n’hésitait pas à se pencher suffisamment afin qu’il puisse découvrir dans son décolleté un panorama toujours très agréable à percevoir. Quand elle se relevait, son sourire coquin semblait vouloir dire :
– Tu as vu mes jolis seins : ils sont à ton goût n’est-ce pas et tu aimerais bien les peloter.
Sébastien restait de marbre, en apparence du moins, car le magnifique spectacle ne l’avait pas laissé indifférent et ses mains le démangeaient terriblement.
Elle renouvela la pause assez souvent et Sébastien en devenait fou ; il avait abandonné ses petits flirts avec Rosette, qui bien sûr, délaissée faisait une tête d’enterrement. Quant à la gérante, elle percevait que tous ces événements nuisaient à la bonne marche de son commerce, les vendeuses mettant moins de zèle pour pousser la clientèle aux achats ; aussi fut-elle directe et somma Catherine de choisir : ou elle répondait aux désirs de Sébastien qui en mourrait d’envie, ou elle se verrait obligée de se passer de ses services.
De deux maux, il faut choisir le moindre. Et Catherine fit un choix.

***

              Elle fit un choix après avoir mûrement réfléchi, après avoir passé en revue les diverses possibilités qui lui étaient offertes. A priori, elle avait grande envie de laisser Sébastien lui caresser les seins ne serait-ce que pour le récompenser d’avoir tenu sa promesse de ne plus l’importuner. Vis-à-vis de son mari, accepter un petit pelotage ne constituait pas une tromperie conjugale. Cependant elle se doutait bien que Sébastien demanderait plus et là on se dirigeait vers le coup de canif dans le contrat qu’elle ne souhaitait point. Donc, on en arrivait à devoir se plier aux injonctions de la gérante, à savoir, quitter son emploi ; ce qui en période de chômage ne semblait pas raisonnable.
Catherine retournait ces pensées dans son esprit et ne trouvant pas le sommeil elle était très agitée, ce qui réveilla son mari. Que faire dans ces cas ? L’amour bien sûr ; et c’est ce qu’ils firent avec brio, avec cette énergie capable de laisser trace dans les rêves.
Catherine aperçut Sébastien en songe : elle offrait à sa caresse ses seins dénudés tandis que de sa main friponne elle le masturbait passionnément.

***

              C’est ce qui se produisit le lendemain…. dans la réalité…

Raimondo – 2020

  1. Jean-Claude Romera dit :

    Si Gigaproduction n’est pas un site Gay, il a la faculté de nous égayer. Toujours aussi jubilatoires et égrillardes, les histoires de Raimondo. Un must

  2. oswaldo dit :

    Raimondo, ou l’éloge de la persévérance. Même si » après coup » sa paire s’avère rance.

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