Raimondorama 49

Joyeux trio
Ils étaient tous les trois couchés sur le gazon,
Il y avait Emma, Sidonie et Jason,
Jeunes adolescents au printemps de leur vie
Qui devisaient gaiement en riant à l’envie.
Ils racontaient alors bêtises et fadaises
Quelques joyeux propos qui les mettaient à l’aise,
Balivernes, sornettes, autres billevesées
Provoquant les éclats de leur hilarité.
Et soudain, sans savoir ni comment ni pourquoi
Jason glissa sa main sur la cuisse d’Emma,
Poursuivant son chemin vers d’intimes tiédeurs
Où ses doigts curieux erraient avec ardeur.
Elle était enchantée de la tendre caresse
Qui fit naître chez elle une vive allégresse ;
Emma, on le sait bien, acceptait volontiers
Qu’on vienne faire visite à son intimité,
Et son petit minou ressentit un frisson
Lorsqu’il fut cajolé par les doigts de Jason.
Sidonie à son tour se mêla à la fête
Et se mit en devoir d’œuvrer sur la quéquette
Afin de lui donner par un doux traitement
Une très fière allure et un raidissement,
Capable d’éveiller chez nos adolescentes
Le désir d’y poser une bouche fervente ;
Cela se produisit, et ces jeunes galantes
Savourèrent les jets d’une sève brûlante.
Jason était repu et les filles à leur tour
Se sentaient grande envie de jouer aux amours :
Et elles se mignotèrent ; caressant leurs rondeurs,
Elles sentirent bientôt une onde de bonheur.
Et lorsqu’il s’éveilla, Jason put contempler
Les heureux soubresauts de ce couple enlacé.
Raimondo – 2019

Florentin II
Ma chère Tante Emma, lui disait Florentin,
Vos très légers atours laissent entrevoir vos seins,
Et il me vient l’envie contemplant ces beautés
De les combler d’amour et de les caresser.
Tante Emma fut touchée par ce beau compliment,
Et elle dégrafa sa robe, lentement,
Afin de mettre à nu son buste généreux
Exhibant ses rondeurs à ce charmant neveu.
C’était l’heureuse époque où les seins de la femme
N’était point enfermés dans des bonnets infâmes
Les privant de leur charme en masquant les tétons
Source de volupté, forçant l’admiration.
Florentin découvrant les sublimes joyaux
Aux brunes aréoles sur une blanche peau,
Posa doucettement ses doigts inquisiteurs
Sur les deux mamelons offerts à sa ferveur ;
Ce chaud titillement provoqua chez Emma
Une onde de plaisir qui lors la submergea,
Et ce fut le début d’un assaut passionné
Menant les combattants vers la félicité.
Sur un moelleux divan, paré de fin velours
Ils s’étaient mis à nu pour y faire l’amour,
Se grisant de caresses et de fervents baisers
Mignotant tendrement leurs sexes enfiévrés ;
Ainsi ils s’adonnèrent au brûlant tête-à-queue,
Au petit doigt câlin du trouvère amoureux,
Aux élans sulfureux du dragon cévenol
Et aux attouchements de la belle espagnole.
Durant de longs moments les amants échangèrent
Mille cajoleries, mille folles manières
Jusqu’à l’heureux moment où tous deux enlacés,
Le plaisir fulgurant s’en vint les submerger.

Etroitement serrés, apaisés et ravis
Et les sens en repos, ils se sont endormis.

Raimondo – 2019

Plaisirs d’enfance

On le sait, Tante Emma était bonne branleuse
Qui savait contenter les bites quémandeuses ;
Elle était devenue dans l’art de la branlette
Artisane accomplie et véritable esthète,
Et ce, dès son jeune âge, quand avec ses cousins
Ils s’étaient initiés à des loisirs coquins.
Ils étaient jeunes encor et ces amusements
N’avaient ni le brio ni le bouillonnement
Qu’ils découvrirent ensuite à leur adolescence
Et savourèrent alors avec concupiscence ;
Mais en leur jeune temps ces petits jeux de pine
Ravissaient les cousins et l’accorte cousine,
Qu’en des recoins secrets ils aimaient partager
A l’ombre des grands bois sous les genévriers
Ils s’amusèrent ainsi dans leur petite enfance,
Badinages puérils encor plein d’innocence
Qu’Emma, sans hésiter, à tous ses compagnons,
Dispensait pour la joie de ces joyeux lurons.
Et ces plaisirs d’enfance, simples frivolités,
Se poursuivirent alors quand vint la puberté
Avec d’autres attraits d’autres effets aussi
Apportant les délices aux bites réjouies.
On découvrit alors la fusante liqueur
Qui provoque soudain un frisson de bonheur,
On trouva d’autre jeux, d’autres façons d’aimer
D’autres combinaisons qui vous font exulter,
Mais on n’oublia pas les divertissements
Qui avaient émaillé toute une vie d’enfant,
Et devenus adultes quand ils se retrouvaient
Tous ces doux souvenirs parfois leur revenaient.
Raimondo – 2019

  1. Jean-Claude Romera dit :

    QUEL PLAISIR DE RELIRE LA PROSE DE RAIMONDO. JE NE M’EN LASSE PAS. QUEL TALENT.

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