Archive for mars, 2020

Raimondorama 48

Posted in Oulibouf on mars 20th, 2020 by gerard – 1 Comment

Le jardinier poète
Seule dans sa maison, depuis trois jours déjà,
Aucun n’était venu visiter Tante Emma ;
Ni neveu, ni tonton, ni quelques vieux amis
N’avaient pour la trouver visité son logis.
Emma était donc seule, en manque évidemment,
Et son petit minou éprouvait du tourment.
Certes, le soir venu, sur sa couche de lin
Elle s’était caressée d’un petit doigt coquin,
Mais, il faut l’avouer, cette façon de faire,
N’ayant au demeurant rien qui puisse déplaire,
Manquait, à dire vrai, de ce petit frisson,
Que procure le corps ardent d’un beau garçon.
Un vit bien érigé, une amoureuse main
Qui viennent musarder dans les moindres recoins,
Une bouche goulue, une langue fouineuse
Apportant au minou une onde bienheureuse,
Tout cela lui manquait. On était en été,
Tout portait à l’amour et à la volupté ;
Tante Emma revêtue de tissu vaporeux
Qui laissait deviner son buste généreux,
Prenait l’air au jardin parmi toutes les fleurs
Qui répandait alors de suaves senteurs ;
Là, elle rencontra le fils du jardinier
Cultivant avec art ces florales beautés
Qui présenta alors une rose en bouton.
Dont il avait ôté les traitres aiguillons.
Madame, permettez qu’entre vos jolis seins
Je glisse cette fleur que je tiens en la main ;
Elle est certes jolie mais jamais n’atteindra
La sublime beauté de vos gracieux appâts,
Et c’est lui faire honneur, qu’en ce charmant sillon
Elle découvre enfin un vase d’exception.
Cette attention charmante, ce sublime phrasé
Troublèrent Tante Emma, qui d’un tendre baiser
Remercia le poète, tandis que sa menotte
Du barde radieux effleura la culotte.
On devine la suite, en un endroit discret,
Ils en vinrent tous deux à des jeux plus concrets ;
Ce furent des touchers, des intimes baisers,
Diverses positions qui les firent exulter,
Allant de la levrette à l’essor du fleuriste,
Et au coquin sursaut du nain antipodiste
Et tout se termina par ce cri de bonheur
Qui marqua le plaisir des valeureux jouteurs.
Enfin, songea Emma, cette bite vaillante
Dissipe les effets d’une trop longue attente ;
Diantre que ce fut bon ! Combien j’ai apprécié
Les élans vigoureux de ce beau jardinier.
Ils allaient se quitter quand Emma tout à coup
Ranima de sa bouche un vit encor trop mou
Et par l’exquis labeur d’une langue gourmande
Assura la venue d’une sève brûlante,
Ce joyau de l’amour ce nectar délicieux
Qu’en l’Olympe déjà appréciait tous les dieux.
Raimondo – 2019

Ode à Emma II
Auprès de l’âtre en flamme, ce soir là Tante Emma
Afin de s’égayer faisait du canevas ;
C’était en ce temps là, façon de se distraire,
Et les femmes souvent dans les soirées d’hiver,
S’adonnait au plaisir de la tapisserie
Composant des tableaux en fine broderie.
Comme ses mains tissaient, son esprit vagabond
Songea, en souriant, à l’oncle Siméon,
Ce fripon, bien connu dans toute la famille,
Pour ses mains qui trainaient sur les fesses des filles.
Toutes n’appréciaient pas, de ce fieffé coquin,
Les gestes délurés de ses fouineuses mains,
Et bien souventes fois un soufflet vigoureux
Venait morigéner ce faquin licencieux.
Tante Emma souriait lorsque son joli cul
Avait les attentions de ce vieillard chenu :
Elle était charitable, et aimait satisfaire
Les puériles envies de cet octogénaire,
Ne lui refusant pas, les petits agréments
Qu’il pouvait ressentir en palpant son séant,
Et même quelquefois elle ouvrait son pourpoint
Pour qu’il puisse à loisir lui caresser les seins.
Emma le savait bien, que ses rotondités
Faisaient l’admiration de tous ses affidés,
Que ce soit les neveux, les oncles ou les amis
Elle laissait libre cours à toutes leurs envies.
Les femmes évidemment la traitaient de catin
Mais elle s’en moquait car elle savait bien
Que ses amants trouvaient dans ses bras accueillants
Et de la jouissance et du contentement ;
Elle y prenait plaisir et aimait moduler
Les figures d’amour créant la volupté :
Que ce soit la levrette, le tête-à-queue brûlant
Le galop d’Andromaque, l’amble de l’alezan
Toutes les galipettes et les agaceries
Qu’elle dispensait alors avec afféterie.

C’est pourquoi le poète aime à vous raconter
Les exploits fabuleux de cette haquenée.

Raimondo – 2019

La Tante Eugénie

Tante Emma ce jour là s’ennuyait quelque peu.
Seule dans son logis, aucun de ses neveu
N’étant venu la voir pour faire la causette
Ou se détendre un peu avec des galipettes,
Elle décida alors pour tromper son ennui
D’aller rendre visite à la tante Eugénie,
Une quinquagénaire qui avait en son temps
Mené joyeuse vie avec bien des amants.
Très tôt on la maria, mais le bel épousé
Ne lui apportant pas les plaisirs espérés
Elle se donna bien vite à un beau damoiseau
Qui la fit frissonner et grimper aux rideaux.
Pour la première fois, elle connut ainsi
Le plaisir délicieux qu’apporte le déduit.
Et la belle Eugénie que l’on croyait bien sage
Devint rapidement une femme volage ;
La nuit elle se montrait une épouse parfaite
Mais le jour très souvent elle faisait la fête
Avec tous les époux avide de trouver,
Dans leur vie amoureuse un peu de nouveauté.
Eugénie découvrit les belles positions
Qui apportent aux sens un délicieux frisson,
Depuis le tête-à-queue ou la dive levrette
Jusqu’au saut débridé du hussard en goguette,
La roulade du prince, l’étreinte crapuleuse
Et les doux stimuli de la dextre fouineuse,
Toutes ces griseries et ces embrasements
Qu’en toute intimité partagent les amants.

Il arriva qu’un jour, une langue vilaine
Avisa le cocu de toutes les fredaines
De celle qui avait promis fidélité
Mais qui se comportait comme une dévoyée.
L’affaire fit grand bruit, on cassa cette union
Et Eugénie reçut lourde condamnation.

En ce jour Tante Emma alla la visiter
Dans le couvent voisin où on l’avait cloitrée.
Raimondo – 2019

Actu-m’en diras tant Mars 2020

Posted in Actualités & hors-série on mars 10th, 2020 by gerard – 2 Comments

Les images 7 et 8 sont des affiches authentiques de la campagne actuelle des Municipales. Vous trouverez aussi la dernière allusion aux discours soporifiques du sieur Gaudin puisque le mois prochain il devrait disparaître du paysage politique phocéen.

En supplément gracieux, je vous joins un florilège d’autres élections antérieures (comme l’image 6 ci-dessus) où vous trouverez des patronymes étonnants, des trombines photoshoppées à mort (le Taïeb, la Weber-on-sait-pas-trop-si-c’est un travelo, et surtout l’inénarrable Joly, MDR !), des slogans à la ramasse et bien d’autres drôleries:

Tant pis si ça vous gêne, moi, Macron, je kiffe (…par défaut) ! On a connu des déchaînements anti-présidentiels depuis bien longtemps. Mais voilà que le Président de la République actuel semble polariser des mécontentements de tous bords. Les paysans, sur-représentés par les élus, crachent dans la soupe « Europe » après en avoir largement profité. Ils semblent n’avoir toujours pas compris qu’ils sont encore trois fois trop nombreux. L’heure des regroupements et d’une industrialisation poussée de l’Agriculture est indispensable si on veut encore être concurrentiel. Et qu’on ne vienne pas me faire suer avec les poulets élevés au grand air ou leur retour à la terre « bio ». Ou alors, disparaissez doucettement sans piper mot ! C’est vrai quoi m… ! Il y a seulement 3 ou 4 générations, nous étions très majoritairement des paysans; pour ceux qui le sont resté, je leur dit tout simplement « Ouvrez les yeux les mecs ! On est en 2020 ! Le temps des riches heures du Duc de Berry et de l’angélus de Millet, c’est fini ! Faut s’adapter en permanence ! » Les personnels de santé tombent aussi à bras raccourcis sur le patient Macron. Mais renseignez-vous, qui a fait des coupes drastiques dans vos rangs ? Mais oui, Sarkozy et Hollande ! Je ne vous parle même pas des assimilés de fait-fonctionnaires de la SNCF, la SNCM, la RATP, etc… dont le contribuable paie les déficits chroniques pour conserver les privilèges de ces gens-là.  Et les enseignants plus faux-culs que jamais en réclamant plus de moyens pour des diplômes qui ne valent pas tripette. Les jurys du bac font réussir à des pourcentages extraordinaires une majorité de tarés qui va encombrer (et coûter un pognon fou) toutes les « première année » de l’Université. On donne l’illusion que nos gamins sont plus intelligents et plus instruits alors que 90% d’entre eux échoueraient lamentablement aux épreuves d’un Certificat d’Etudes d’il y a 40 ans ! Les doux-gagas (souvent gauchos) vont se ruer sur la Psychologie, la Sociologie, voire l’étude de la civilisation moldo-valaque ou avoir leur Master de Macramé : Que de débouchés mes barons, quel réalisme dans vos projets de carrière !

Mais il y a d’autres râleurs, plus redoutables car se sentant investis de la « vox populi ». A commencer par les insidieux gilets-jaunes où seulement quelques personnes pures et dures avaient un ras-le-bol bien compréhensible. Le reste était un ramassis de frustrés, de jaloux, d’incultes, bref de ce qu’il faut bien appeler des cons ! Certains ne savaient même pas exprimer le pourquoi de leur présence pour peu qu’on leur présentât un micro. Pensez donc, bloquer un rond-point, envahir des guérites d’autoroutes, casser des radars (que nous finiront tous par remplacer avec nos impôts… pour ceux qui en paient), pratiquer l’omerta pour favoriser des black-blocs qui défonçaient les vitrines et pillaient les magasins, etc… voilà qui vous pose en contestataires adorant plastronner devant les caméras de télévision (surtout étrangères d’ailleurs… pour mieux écorner l’image de la France je suppose). En résumé, un vaste foutoir éclatant en dizaines d’avis divergents, voire contradictoires.

Puis vint la réforme des retraites. Ah ! En voilà une pierre d’achoppement qu’elle est bonne ! Mais vous aurez remarqué que tous les partis de l’opposition critiquent la forme mais pas le fond. Oui, pour être honnête, un seul parti éreinte le fond, c’est la France-Insoumise car ils sont les seuls à proposer une alternative : faire payer les riches, taxer les entreprises… toujours les mêmes irréalismes qu’on entend depuis des années avec le PC à la traîne comme un petit toutou. Mais TOUTES les autres familles politiques se gardent bien de dire qu’ils ont une autre solution miracle. Tout simplement parce que ces connards velléitaires ont été au pouvoir et, sachant qu’on allait à la catastrophe, ont eu la chiasse de prendre des mesures qui auraient forcément déplu. Honte à Giscard d’Estaing, soit-disant économiste brillant qui a si mal géré les premiers chocs pétroliers, honte à Mitterrand qui a pris la République comme une chasse-gardée ne faisant rien pour mécontenter le petit peuple (mais faisant tout, en sous-main, pour contenter ses aspirations privées) les données démographiques étaient alarmantes et présageaient l’incendie sans mesures préventives adéquates, honte à Chirac qu’un immobilisme frileux a rendu incapable de prendre des mesures radicales de politique intérieure alors que le feu était déjà largement établi dans la maison France, honte à Sarkozy gnome épileptique qui ne pensait, comme le benêt à moitié idiot de Hollande, qu’à une seule chose : se faire ré-élire, et donc caresser dans le sens du poil les travailleurs (surtout pas se les mettre à dos !), le résultat fut deux échecs retentissants puisqu’ils furent vomi par l’électorat. Alors, bien sur, Macron fut élu par défaut (On allait tout de même pas se coltiner la Marine avec son lot d’anti-Europe, d’anti-étrangers, d’anti-démocratie affichée…). Devant la faillite du système de la retraite par cotisations des actifs (ce que, tout de même, on veut quasi unanimement bien reconnaître _j’exclu la F.I. toujours à côté de ses pompes_), il a été obligé de prendre des mesures sévères. Bien sur, on aurait pu continuer un certain temps avec le système actuel, mais la dette _déjà colossale_ serait devenue abyssale et, à moyenne échéance, nous n’aurions plus été qu’un pays de seconde zone livré au bon vouloir du monde de la finance. Macron, un peu forcé par l’urgence et la nécessité, a été le seul à avoir le courage de solutionner le problème. Et les peigne-culs hypocrites d’opposition qui montent au créneau contre le 49-3, un peu comme si on faisait un croc-en-jambe aux pompiers venus éteindre un sinistre. Quel cirque, alors qu’eux-mêmes (PS ou UMP/LR) ont fait usage dudit article !

Tout cela est bien désolant, et le paysage politique français s’en ressent douloureusement. Les manoeuvres de Sarkozy et de Hollande pour phagocyter d’éventuels rivaux ont amené le sabotage de leur propre parti, laissant ainsi une large brèche au centre. La France n’aurait donc que le choix des extrêmes. Je suis viscéralement contre l’extrême droite; si, pour le malheur de la France et de l’Europe, ces gens venaient à accéder au pouvoir, il ne faudrait pas longtemps pour comprendre ce qu’est le vrai arbitraire et réaliser la perte de bon nombre de valeurs de la « douce France ». Mais il sera trop tard, souvenez-vous qu’Hitler est arrivé au pouvoir tout à fait légalement par la force des bulletins de vote… A l’extrême gauche, on nagerait dans une sorte de bouillasse socialo-anarcho-laxiste. Après un certain temps d’euphorie du genre « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », les patrons et les capitaux foutraient le camp, le chômage atteindrait des sommets, les mécontents multi-tendances seraient légions. Un climat peut-être pas de guerre civile mais certainement d’insurrections permanentes s’installerait dans un pays quasiment en faillite. C’est bien pourquoi je ne vois que le mouvement du Président actuel pour continuer à faire tourner, tant bien que mal, la baraque. Et tout le reste est littérature…

PS : Il y a une forte probabilité pour que vous ne soyez pas d’accord avec mes dires. C’est normal, et je vous en suis reconnaissant, j’honore d’avance vos convictions; elles font de vous ce que vous êtes : des hommes libres ! Pourvu que nous puissions le rester !

Racconti della settimana 03

Posted in Oulibouf on mars 10th, 2020 by gerard – 1 Comment

Mercoledi

Tous ses amis, hommes ou femmes reprochaient à Josette son état de veuve inconsolable dans lequel elle semblait se complaire depuis trois ans.
Lorsque son mari, victime d’un accident de la route disparut après 30 années d’un bonheur sans nuages, elle déclara vouloir lui rester fidèle et de ne point ouvrir son lit à d’autres hommes. Elle n’avait pas pensé que le corps a parfois des réactions que l’esprit semble ignorer et se rendit compte, les années passant, que le vide sexuel auquel elle s’obligeait devenait de plus en plus pénible à supporter. Elle constatait un état de nervosité permanant qui préoccupait d’ailleurs son entourage.
Son amie Anna lui conseilla de prendre un amant. Point n’était question d’envisager un mariage, mais au moins de se donner l’occasion de trouver des moments d’intimité avec un homme qui éteindrait ce stress permanent qui la submergeait. Et devant le rejet d’une telle proposition, elle lui conseilla la masturbation.
Josette connaissait l’expression ; elle savait que les hommes, par les va et vient de leurs mains caressantes arrivaient à provoquer un orgasme libérateur de leur tension. Mais elle ignorait qu’une telle pratique puisse convenir aux femmes, et d’ailleurs elle se demandait comment s’y prendre. Il faut bien le dire, la vie sexuelle avec son défunt mari n’avait rien eu d’exaltant. La position du missionnaire constituait leur quotidien : elle était jouissante, mais pas tellement réjouissante ; Josette n’avait jamais connu les fulgurantes montées aux rideaux dont ses copines se targuaient et ses préliminaires se bornaient à quelques bisous d’adolescent.
Elle se tourna vers la faculté et son médecin traitant lui conseilla de consulter une psycho-sexologue de renommée qui pourrait utilement lui venir en aide.
Josette fut judicieusement conseillée et même pourrait-on dire, initiée. Elle apprit qu’il existait en effet pour les femmes un geste masturbateur consistant à bichonner avec son doigt, le clitoris. La praticienne poussa même la conscience professionnelle jusqu’à exécuter devant cette façon de procéder ; elle n’hésita pas à relever sa jupe, baissa un mini string et d’un doigt alerte s’occupa de son petit bouton d’amour. Le soir, dans son lit, Josette s’adonna aux travaux pratiques que lui avait ordonnancés la thérapeute. Cela fut long, un peu fastidieux, mais sa persévérance fut récompensée et elle ressentit un petit frisson qui n’était pas désagréable du tout, le premier depuis quelques années. Satisfaite des conseils de cette femme, elle retourna la consulter assez souvent. Sur ses suggestions elle acquit divers petits gadgets destinés aux jeux sexuels, qu’un catalogue lui avait fait découvrir et en particulier ces jouets de diverses formes dont les vibrations bénéfiques faisaient surgir de multiples et bienfaisantes sensations.

.Quelques temps après, Josette invita son amie Anna afin de lui faire part des changements intervenus dans sa vie. Elle lui confia tout simplement que, suivant ses conseils, plusieurs fois par semaine, elle se donnait du plaisir.
– Tu te…. ?
– Oui, je me masturbe.
Les deux amies éclatèrent de rire et Josette poursuivit :
– Avec mon petit doigt, mon petit canard ou autre sextoy.
Curieuse, Josette demanda à voir ces mirifiques objets dont elle connaissait, certes l’existence, mais qu’elle n’utilisait pas, son mari suffisant à lui donner tout le bonheur qu’elle pouvait désirer au cours de leur intimité amoureuse.
Les deux amies s’amusèrent comme des petites folles avec ces stupéfiants gadgets, n’hésitant pas à se mettre à l’aise pour mieux en ressentir les effets. Les slips volèrent, les seins quittèrent leur nid ; on se permit en outre quelques papouilles et des orgasmes inattendus se produisirent. Josette en arriva à se demander si elle n’était pas devenue lesbienne. Anna la rassura, ces petits amusements féminins n’étant pas aptes à changer les orientations sexuelles profondes. Elle lui conseilla, une fois encore de répondre aux avances que de nombreux hommes de son entourage lui avaient faites à maintes reprises.
– D’ailleurs, ajouta-t-elle, tu as des seins magnifiques capables de faire une bonne branlette espagnole.

***

Restée seule, Josette, nue devant son miroir, contemplait ses seins dont l’opulence n’avait guère abuse séduit son défunt mari, essayant d’imaginer la signification de cette expression inconnue pour elle. Une fois encore il s’apercevait que son gentil mari ne l’avait pas suffisamment éclairée en matière d’amour. Elle se décida donc de répondre aux sollicitations répétées de Serge, un ami d’enfance qui avait été son premier soupirant et avec lequel elle avait gardé des contacts amicaux. Ils partirent en week-end dans une de ces charmantes auberges de province où l’on bénéficie d’une bonne cuisine et d’un cadre idyllique.
Ils n’attendirent pas la nuit pour se donner l’un à l’autre : Serge prit tout son temps pour éveiller par de subtiles caresses le corps de cette femme qu’aucun homme n’avait touché depuis des années. Josette s’abandonna aux mains chaleureuses qui parcouraient son corps, répondit aux sollicitations et aux moindres désirs de cet amant, avec lequel elle ressentit alors une intense jouissance, un plaisir tout nouveau pour elle, une satisfaction qu’il ne lui était jamais arrivé de connaitre jusqu’ici.
Alors qu’ils reposaient, dans l’attente d’autres folies, Josette osa quémander quelques lumières sur cette branlette ibérique qu’Anna avait évoquée ; loin de se moquer de son ignorance, Serge, le moment venu, se montra pédagogue averti qui sut apprécier à sa juste valeur cette offrande amoureuse.

Ce mercredi là, Josette apprécia le grand plaisir d’offrir à son ami Serge, une branlette espagnole, dite aussi cravate de notaire, plus communément appelée dans les milieux scientifiques : « Mazophallation »…

Raimondo – 2020

Blagues Mars 2020

Posted in Non classé on mars 1st, 2020 by gerard – 1 Comment

Hors-série Marseille 22

Posted in Actualités & hors-série on mars 1st, 2020 by gerard – 2 Comments

Un octogénaire s’en va, très voûté, la démarche chaloupée qui nécessite soit plus qu’une canne, soit un assistant costaud. Dans n’importe quelle occasion où il est tenu d’être présent, son chauffeur le mène au plus près pour qu’il ait le moins de mètres à parcourir. La police des lettres de ses discours atteint des tailles record, tout çà pour satisfaire la coquetterie de ne pas porter de lunettes. Des oublis, des somnolences et des actes manqués nous rappellent que Jean-Claude Gaudin a eu 80 ans le 8 Octobre dernier. Déjà en 2013, Patrick Menucci disait de lui : « Il passe son temps à dormir. Et quand il ne dort pas, il est au Sénat ». Ce qui n’est pas tout à fait vrai, puisqu’au Sénat J-C Gaudin a su se préserver beaucoup de minis pénéquets aux dires de ses collègues. L’homme politique le plus riche de France garde cependant un atout : de temps en temps, il donne de sa grosse voix qui a tant impressionné ses amis et ses ennemis.

Son départ a révélé bien des paradoxes. Qu’il soit encensé par ceux de son camp est sans surprise, mais que les opposants s’émeuvent en parlant de « l’enfant de Mazargues » presque avec tendresse m’a estomaqué. Gaudin a toujours brandi comme un étendard qu’il venait d’un milieu pauvre. Fables que tout cela ! Son père ne roulait sans doute pas sur l’or, mais il était ARTISAN-maçon assez aisé pour payer l’entière scolarité (primaire & secondaire) de son fils dans une école privée et l’emmener passer les vacances dans le seul cabanon à un étage de toute la calanque de Sormiou (bâti sans permis de construire de ses mains et de celles de ses compagnons) en payant, comme les autres privilégiés, un loyer ridiculement symbolique.

Certes, je ne nie pas que Gaudin ait aimé Marseille, mais à sa façon; c’est-à-dire comme chacun d’entre nous l’aimons à la nôtre. Par contre, qu’on ne vienne pas me dire qu’il aime tous les marseillais, c’est faux, archi-faux ! Il aime une certaine catégorie de marseillais… si possible à droite, si possible catholique, si possible capable de l’introduire dans le milieu d’affaire qu’il convoite et surtout non-contestataire, il déteste par-dessus tout ceux qui ne sont pas, peu ou prou, de son avis. Le masque du pseudo-démocrate cache une vraie nature de sectaire. Renaud Muselier, Bruno Gilles et quelques autres en ont raconté de savoureuses à ce propos…

Quant au bilan, dont l’équipe municipale se gargarise, il faut relativiser. Et, avant tout, on ne saurait négliger le double rapport de la Chambre Régionale des Comptes pour la période 2012-2018 qui étrille une nouvelle fois la déplorable gestion Gaudin. Ensuite, il nous faut tout de même parler de l’ inauguration d’un bout de la L2 avec le Président Hollande. Mais lorsque cette même L2 a été achevée, Gaudin n’est pas venu couper un quelconque ruban sachant combien les automobilistes en avaient gros sur le coeur des retards à n’en plus finir. Il se serait fait conspuer de la belle façon.

Le MUCEM, la villa Méditerranée, les terrasses du port, les gratte-ciel de Saint-Lazare, etc… Oui, oui, très bien, mais dites-moi, on avait là tout le programme de Robert Vigouroux, non ? C’est pas joli-joli d’emprunter les idées d’un tiers, mais c’est franchement odieux de s’attribuer la paternité des projets.

Alors oui, il y a la couverture du stade ex-vélodrome. Point positif également, et non des moindres car c’était très difficile à Marseille, il a mis en place de puissants leviers pour empêcher que le chômage ne progresse, et même qu’il recule… Là, je dis bravo monsieur le Maire ! D’autres choses fort sympathiques sont encore à mettre à votre actif, j’y souscris et vous en suis reconnaissant.

Mais avouez qu’il y a, à Marseille, de sacrés problèmes qui auraient mérités qu’on s’en occupe sérieusement : la propreté, la sécurité, la vétusté (logements & infrastructures _ écoles primaires, piscines…_), la circulation pour ne citer que ce qui est chaud-bouillant ! Mais au-dessus de tout, j’ai nommé la fracture Nord-Sud de la ville. A sa décharge, je reconnais qu’il n’est pas le premier responsable (Gaston Defferre l’est), mais il n’a rien fait pour arranger les choses !

Fort modestement, vous allez vous retirer dans votre maison natale du quartier de Mazargues, en précisant que vous aurez vos aises puisque vous avez acquis les habitations mitoyennes ainsi qu’un parking privilégié sur un espace que je crois public (…mais je peux me tromper), par contre j’ignore si vous avez toujours votre cabanon à Sormiou, il y a encore votre villa de Saint-Zacharie où, un beau jour, on retrouva le cadavre d’ un factotum-homme de couleur dans la piscine. Vos pressions sur les médias locaux pour étouffer ce fait divers commencent à disparaître des mémoires (les gendarmes ont été mutés depuis belle lurette, quant aux sapeurs-pompiers intervenus dans cette histoire, ils commencent à atteindre des âges avancés et vont bientôt disparaître). Qu’à cela ne tienne, je vous souhaite une bonne retraite monsieur Gaudin ! Que les huit morts de la rue d’Aubagne ne troublent en rien votre repos !