Raimondorama 46

Florimond
Emma nue dans son lit, sur ses draps de satin.
S’éveillait lentement en ce petit matin.
Près d’elle Florimond dormait profondément :
La nuit avait été fertile assurément ;
On n’avait lésiné sur aucune prouesse
Et subit maintes fois le feu de l’allégresse.

C’est après le souper, que sous les frais ombrages,
Emma pour s’aérer entrouvrit son corsage
Laissant apercevoir ce sillon délicieux
Qui sépare les seins et qui charme les yeux.
La nuit était tombée, la lune avait jeté
Une pâle lueur propice aux privautés
Et de sa douce main Florimond caressa
Les splendides rondeurs qu’alors il dénuda.
Tante Emma lui dit-il, malgré le temps qui passe
Votre buste a toujours, sa beauté et sa grâce
Et en l’apercevant je ne puis résister
A l’indicible envie de vouloir le choyer.
Cette adresse amoureuse, et ces mots pleins de charme
Firent à Tante Emma échapper une larme
Et pour les remercier de ce doux compliment
Sur ces lèvres elle posa sa bouche tendrement ;
Un long baiser d’amour, le baiser onctueux
Qu’échangent avec passion les couples amoureux.
Longuement, ce soir là sous le ciel étoilé
Tous deux ont savouré caresses et baisers
Avant que de goûter, tous nus sur les draps blancs,
Quelques autres folies et des enchantements.
Tante Emma se montra comme à son ordinaire
Adepte des amours de la troublante ibère,
Artisane affirmée du va et vient charmant
Eveilleuse de vit, technicienne du gland
Déesse de l’amour, videuse de quéquette
Par les soins diligents d’une alerte levrette.
Ils goûtèrent aussi au frisson de la daine,
A l’élan du mouflon et à la turlutaine,
Ils chantèrent à tue-tête d’une voix se stentor
La complainte alanguie du fringant matador
Et avant de sombrer dans les bras de Morphée
C’est un chaud tête-à-queue qui les fit exulter.
Raimondo – 2019

Justin
Tante Emma avait pris dans sa très douce main
Le vit encor moelleux de son neveu Justin
Ce geste annonciateur de brûlantes folies
Sans trop savoir pourquoi c’était soudain produit.
La Tante ressentait pour cet adolescent
L’irrésistible envie d’en faire son amant
Pour qu’il connaisse enfin les folles sensations
Que l’on peut ressentir dans la copulation.
Pour lui elle enleva peu à peu ses atours
En offrant de son corps tous les gracieux contours
Et elle guida ses mains vers les rotondités
Qu’avec ravissement il se mit à flatter ;
Il découvrait enfin ces merveilles sublimes
Ces splendides joyaux, gracieux membres intimes
Si longtemps convoités, qu’il pouvait à présent
Avec tant de passion mignoter tendrement,
Et Tante Emma sentait à ces fervents touchers
Monter la fièvre aiguë des amants passionnés ;
Elle brûlait de désir, et sa chaude minette
Souhaitait impatiemment qu’on lui fasse la fête
Aussi elle attira en cet antre mouillé
Le sexe de Justin amplement érigé.
Intimement soudés tous les deux initièrent
Cet heureux va et vient, la merveilleuse guerre,
Qu’avec exaltation se livrent les amants
Afin de parvenir au frisson délirant.
Justin connut alors pour la première fois
Le bonheur de goûter ce succulent émoi.
Emma montra sa joie sachant qu’à l’avenir
D’exquises nouveautés donneraient du plaisir
Et qu’elle apporterait à ce jeune neveu
Quelques charmants fleurons du plaisir amoureux.
Raimondo – 2019

Ode à Emma I
Emma aimait sucer ; ses amis, ses cousins
Dès leurs jeunes années en furent les témoins.
Ce n’était pas encor la superbe explosion
C’était un petit jeu gentil, sans prétention
Et l’on ne savait pas que cet amusement
Apporterait un jour plein d’émerveillements.
Durant quelques années les choses allèrent ainsi
On se divertissait comme font les petits,
Ne cherchant pas d’ailleurs un autre passe-temps,
Celui-ci était à l’époque convenant.
Et les années passèrent et le buste d’Emma
De deux splendides seins alors il se para
Et les jeux des cousins à cette nouveauté
Furent, non sans raison, quelque peu modifiés
Et les oncles à leur tour, au vu des changements
Regardèrent Emma, tout à fait autrement.
La plupart des tontons, presques sexagénaires
N’avaient pas, tant s’en faut, la quéquette princière
Oui, mais ils possédaient au jeu du trou madame
Une belle expérience à faire chavirer l’âme,
Et c’est ainsi qu’Emma rapidement apprit,
Des plaisirs de l’amour toutes les gâteries.
En parfaite égérie elle en fit profiter
Ses amis, ses cousins et tous ses affidés.
Plus tard, tous ses neveux et quelques damoiseaux
S’initièrent aux plaisirs de la bête à deux dos,
A bien d’autres ébats créant l’alacrité
Comme le doigt errant dans le sillon fessier
Ou le grand saut carpé de l’altesse grivoise
Et celui éthéré de l’allègre chinoise.
Toute sa vie Emma se montra généreuse
Ranimant au besoin les bites paresseuses
Initiant les puceaux, choyant les vétérans
Par des cajoleries sur leur vit indolent,
Conseillant les donzelles, les épouses trompées
Les vieilles filles aussi, pour les réconforter ;
Elle avait pour l’amour un talent remarquable,
C’est pourquoi le poète en des vers mémorables,
D’une plume diserte, conte tous les exploits
De cette enchanteresse dite la Tante Emma.
Raimondo – 2019

L’oncle Mathieu
Permets-moi, chère Emma, disait l’oncle Mathieu,
De flatter de ma main, ton beau cul généreux.
Cet oncle un peu coquin, vieillard octogénaire,
Dont le vit, il est vrai, n’était plus téméraire
Conservait malgré tout un esprit égrillard
Le conduisant ainsi à se montrer paillard.
Il aimait, chez Emma la rondeur de ses fesses
Qui provoquait chez lui une ardente allégresse ;
A maintes occasions, c’est-à-dire souvent,
Il souhaitait honorer ces glorieux ornements
Et passant derrière elle, laissait errer sa main,
Avec délectation sur le bel arrière train.
Emma ne refusait jamais une telle attention
Qu’elle recevait toujours avec satisfaction ;
Depuis sa tendre enfance elle offrait sans compter,
Aux amis aux cousins, ses fesses à caresser ;
Que ce soient Adhémar, Gérard ou Gaétan
Tous, ils avaient posé la main sur son séant.
C’est pourquoi, en ce jour elle accepta d’offrir
A cet oncle gaillard l’objet de son désir,
Et comme ils étaient seuls tous deux dans le salon
La nièce retroussa son léger cotillon,
Laissant l’oncle Mathieu étonné et surpris,
Car, comme bien souvent, Emma avait omis,
De mettre une culotte, laissant ainsi à nu
Le galbe délicieux de son ravissant cul.
L’oncle Mathieu alors fut tout émerveillé
Découvrant ces rondeurs et cette peau nacrée
Qui rappelaient en lui les folies de naguère
Du temps qu’il lutinait dans sa gentilhommière
La bourgeoise esseulée ou le joli tendron
Venues auprès de lui chercher satisfaction.
Il se souvint alors qu’avec la belle Huguette
Ils avaient partagé les joies de la levrette
Et il aurait aimé avec sa nièce Emma
Faire telle folie tout comme en ce temps là,
Mais hélas aujourd’hui sa pose favorite
Lui était désormais tout à fait interdite.
Raimondo – 2019

  1. JPingouix dit :

    Sublimes alexandrins ! *****

  2. Jean-Claude Romera dit :

    Quel entrain le Raimondo, ses textes sont toujours aussi jouissifs et parfaitement rédigés. Un régal.

  3. oswaldo dit :

    Quelle verve !

    Que n’ai-je connu Tante Emma du temps où…….j’aurais pu l’honorer comme ils e doit (snif)

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