Raimondorama 44

Egaré dans les tréfonds de ma bécane, j’avais omis de publier cet exploit de tante Emma d’il y a deux ans. Je répare cet oubli en présentant mes excuses à Raimondo.

Souvenirs
On était en hiver et la neige tombait ;
Tante Emma au salon près de l’âtre, brodait :
C’était durant ce temps la seule occupation
Qu’on pouvait espérer pendant l’âpre saison.
Dedans la cheminée les bûches pétillaient
Et tout en travaillant Tante Emma contemplait
Les flammes qui créaient sur les murs tapissés
Des reflets lumineux qui la faisaient rêver.
Elle se mit à penser, comme elle faisait souvent,
A ces jeux sulfureux qui la ravissaient tant,
Ces caresses d’amour qui vous mènent soudain
Au monde merveilleux des plaisirs libertins.
Cessant sa broderie, ses mains inoccupées
Se glissèrent bientôt vers des recoins cachés :
Un minou esseulé, ou un téton brûlant
Attendant la venue d’un spasme bienfaisant.
Emma rêva alors aux amants d’autrefois
Qui dans l’adolescence lui apportaient la joie,
Ses amis ses cousins et ses oncles aussi
Qui trouvaient avec elle un brin de fantaisie.
Il y avait Hector, dont les mains baladeuses
Caressait tendrement ses rondeurs généreuses
Et qui s’aventuraient en dessous des jupons
Pour aller titiller son gentil petit con ;
Et Emma apprécia ces doux attouchements
Qui provoquèrent alors ses premiers agréments.
Elle laissa Emilien entrouvrir son bustier
Pour entrevoir ses seins et pour les caresser.
Bien sûr elle évoqua cet oncle de passage
Qui un soir de printemps lui prit son pucelage,
Ainsi que Mélanie, conseillère émérite
Qui lui montra comment il faut sucer les bites ;
Elles étaient toutes deux dans un coin retiré
Lorsque soudainement Germain vint à passer,
Et Mélanie lui fit une bonne succion
Pendant que ses menottes agitaient les roustons,
Aussi le lendemain, rencontrant Casimir
Emma œuvra ainsi pour lui donner plaisir.
Le grand oncle Fernand la monta en levrette
Accompagnée bientôt d’une belle enculette.
Elle avait donc appris entre quinze et seize ans,
Pour jouir en amour, les premiers rudiments.
Et comme elle ne manquait pas d’imagination
Elle songea à parfaire diverses positions :
L’étreinte du panda, la fougue du dauphin
Ainsi que le galop de l’onagre abyssin,
Et il est attesté dans quelques vieux ouvrages
Qu’Emma imagina l’art du déshabillage,
Ce spectacle apprécié par ses cousins heureux
Découvrant des appâts dénudés peu à peu.

Ces images lui vinrent en faisant naitre alors
L’orgasme bienfaisant qui soulagea son corps.
Raimondo – 2017

Simon
Tante Emma et Simon qui s’étaient rencontrés
Se promenaient tous deux sous les vertes ramées.
L’air était suffocant, l’orage menaçait,
Et nos deux promeneurs, qui bien sûr le craignaient,
Afin de s’abriter trouvèrent en chemin
Le refuge espéré, en une grange à foin,
Et sur l’herbe séchée, cette natte moelleuse,
Il leur vint des idées quelque peu crapuleuses.
Tante Emma dégrafa son bustier de satin
Offrant à son neveu ses magnifiques seins
Que Simon caressa d’une main empressée
Baisant avec ferveur les tétons érigés.
Agréable début, prélude chaleureux
A d’autres griseries, d’autres jeux amoureux.
Tante Emma releva son jupon de pilou
Dénudant les secrets de son gracieux minou,
A la pilosité douce comme la soie
Et prêt à entonner le menuet du roi.
En voyant ce joyau, le neveu ébahi
Caressa tendrement le sexe épanoui
Tout suintant de cyprine et le petit bouton
Réclamant la venue d’un petit doigt fripon
Dont le doux va et vient allait en un instant
Provoquer on s’en doute un grand chambardement.
Et alors que le ciel était chargé d’éclairs,
Et que retentissait les échos du tonnerre,
Que la pluie tombait dru sur le chaume du toit
Tante Emma et Simon s’en donnaient à cœur joie,
Et comme dans l’azur tous deux vivaient alors
L’orage impétueux qui agitait leurs corps.
Cette joute d’amour sur le foin odorant,
Ce délicieux combat mené tambour battant
Fait de maintes figures, de gestes glamoureux,
Telles les coquineries du ouistiti joyeux,
Ou le doux feulement de la jeune panthère
Leur fit atteindre alors les rives de Cythère.
Raimondo – 2019

Antonin
Antonin reposait. Avec la Tante Emma
Tous deux avaient vécu de délirants ébats.

Tante Emma avait pris dans sa main caressante
Une bite avachie et encore indolente,
Et par l’heureux effet, de ce doux frôlement
Le membre s’éveilla et devint flamboyant.
A son tour, le neveu, soulevant les dessous
De la tante chérie mignota son minou.
Tout commença ainsi, des élans glamoureux
Qui donnèrent le branle à des jeux savoureux.
Emma se dévêtit offrant à Antonin
La splendide beauté de son corps vénusien,
Son buste généreux, ses fesses plantureuses
Qui firent le bonheur de ses mains fureteuses.
Longuement il palpa ces galbes avenants
Titillant les tétons de ses doigts envoutants
Effleurant à loisir les cuisses fuselées,
Blanches comme la nacre, à la peau satinée.
Ils éveillèrent ainsi par ces minauderies
La fièvre dans leur corps et la très grande envie
De trouver d’autres gestes et d’autres positions
Afin de s’enflammer au feu de la passion.
Alors on s’élança dans une chevauchée
Et les sens en furie se mirent à vibrer :
Du joyeux tête-à-queue à la douce levrette
Du fougueux soubresaut de l’écuyer Helvète
Suivi du doigt coquin s’égarant ça et là
Tout fut alors tenté aux cours de leurs ébats.
Cela fut délicieux, et comme à l’habitude
Le combat fut torride et l’empoignade rude ;
Ils prirent tout leur temps avant que d’exulter
Et parvenir enfin à la félicité,
Aussi quand le plaisir soudain se produisit
Ils clamèrent leur joie en poussant de grands cris.
Raimondo – 2019

Gertrude III

Gertrude ce jour-là passa voir Tante Emma ;
Elles ne s’étaient point vues depuis longtemps déjà
Et c’est avec plaisir, quand venait l’occasion
De trouver un moment pour la conversation.
Bien souvent cependant au lieu de papoter
Elles aimaient tendrement pouvoir se cajoler
Se faire des mamours et user de tendresse
En parcourant leurs corps de ferventes caresses.
Tante Emma prisait fort qu’une avenante main
S’en vienne se poser sur ses deux jolis seins
Et délicatement qu’un délicieux doigté
Mignote ses tétons avec suavité
A ce jeu là Gertrude avec plein de douceur
Apportait à ces membres un frisson de bonheur.
Tante Emma, à son tour, de sa main chaleureuse
S’égarait dans les plis d’une toison pileuse
Apportant au minou de la nièce mignonne
L’attouchement exquis d’une dextre friponne.
Comme elles étaient heureuses et comme longuement
Elles passaient toutes deux de savoureux moments ;
Que ce soit au salon, sur les draps de satin,
Dans des recoins secrets à l’écart des témoins,
Ces femmes échangeaient les gestes passionnés
Les menant peu à peu vers la félicité.
Et ce jour là, ce fut sur un douillet sofa
Qu’un heureux tête-à-queue enflamma leurs ébats
Et provoqua alors la délirante ivresse
Causée par les effets de leurs tendres caresses.
Côte à côte lovées, elles aimaient se blottir
Savourant la torpeur qui succède au plaisir,
Songeant à d’autres jeux et à d’autres émois
Qu’elles vivraient toutes deux une prochaine fois.
Raimondo – 2019

  1. Jean-Claude Romera dit :

    Cette tante Emma est insatiable. Qui n’aimerait point avoir une tantine aussi friponne ? Ces textes de haute qualité pourraient servir de dialogue à des films porno-soft. Cela relèverait le niveau du genre. Il y a beaucoup de poésie dans cette prose; je ne m’en lasse pas.

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