Archive for mars, 2019

Pêle-mêle des à-peu-près de tiers

Posted in Oulibouf on mars 20th, 2019 by gerard – 2 Comments

Cela fait des années que je collecte des à-peu-près. Après vous avoir servi ceux de mon cru [Dans « search » (=recherche) faire le tag « à-peu-près » pour revoir les articles antérieurs], je me propose aujourd’hui de vider ce tiroir plein de joyeusetés faites par d’autres. Souvent, l’auteur est inconnu de moi et je compte sur son indulgence de le citer sans sa permission. De la même façon, vous trouverez à la fin un court texte drolatique que je trimbale depuis des décennies. Pardon de ne pas citer son créateur, mais je ne le connais point.

1/ Amas d’à-peu-près et de jeux de mots bancals trouvés sur le net ou ailleurs:

a/ Auteurs connus:  Pauvre France ! Où est l’Augias qui te guérira de ton incurie !  (Alphonse Allais)

D’vant un monceau d’radis, Adam v’nait de s’installer,
Quand, avec sa chèr’femme, on l’pria d’s’en aller :
Adam et Eve chassés du tas d’radis.
Eugène Rimbault (1880-1952)

Le convoi des pionniers passe dans la prairie ;
De ma hutte, je me vois cherchant des calories.
Le poêle à bois et la caravane passe (Léo Campion)

L’amant de Proust, je le dis tout net,
Est charmant, désuet et tapette. (GC)
Reynaldo Hahn a fait « Ciboulette »,
Avec son « Mozart », cela fait sept ! (Willy)

b/ Calembours en situation: -Tu te souviens quand t’as bu la tasse?
-Les thés derniers?
-Non, c’est théière…

N’oublions pas que les salles obscures sont nées grâce aux frères Lumière…ça m’a traversé la bobine comme çà !

Mon cordonnier dit qu’il n’est pas curieux, pourtant il semelle de tout…

Certains silences restent sans comment taire.

-Monsieur, il y a une plinthe contre vous. Vous allez être différé au parquet et vous risquez une peine plancher…
– J’en ai rien à cirer! On ne pourra m’avoir qu’à coups de latte ! Patin couffin…

Ce n’est pas parce que deux chauves complotent, qu’ils sont de mèche.

– T’es pâtissier ?    – Oui, ze k’ois que z’ai soppé une gast’o. Mais z’ai tiré la sasse !

La Croatie, c’est mieux qu’une Heineken debout. (ne sera comprise que par des amateurs de bière)

Les ampoules basse consommation, vu le temps qu’elles mettent à chauffer, on peut aisément appeler ça des préluminaires.

c/ Jeux de mots approximatifs: Constipation : Quand la matière fait cale
Chandail : Jardin plein de gousses
Saint Ignace : Fête des cheveux
Syntaxe : Fête des impôts
Fêtard : Il faut rentrer se coucher
Mercato : Maman pratiquante
Sismique : Salaire élevé car correspondant à six fois le salaire minimum en France
La moustache : Le ketchup aussi
Patois Nîmois : Mais c’est qui alors ?
Groupe sanguin : Les losers du Loto
Pomme dauphine : Pomme de terre arrivée deuxième à Miss Patate
Un skieur alpin : Le boulanger aussi
Considéré : Tellement il est con, il n’en revient pas lui-même
Chinchilla : Emplacement réservé aux chiens pour faire leurs besoins
Portail : Cochon Thaïlandais
Gabon : Mec vraiment trop sympa
Liban : Canapé clic-clac
Perroquet : Accord du paternel
La maîtresse d’école : L’institutrice prend l’avion
Les ciseaux à bois : Les chiens aussi
Les tôles ondulées : Les vaches aussi
La camisole : La drogue rend solitaire
Aventurier : Maintenant tu ne ris plus
Un enfoiré : Une année de perdue
Le mascara : Déguisement pour rongeurs
Chauffeur de corbillard : Pilote décès
Téquila : Interpellation d’un inconnu chez soi
Ingrid Betancourt : Femme qui ne comprenait rien à l’école
calamité : village du Var envahi par les mites
Toulouse : ce que fait le loser
vélo : cri d’un marseillais qui aperçoit la mer
scélérat : excuse d’un petit goinfre qui a mangé tout le fromage
perruche : flatulence d’un portugais à Moscou
baliverne : suite de Michel Strogoff qui se passe en Indonésie
colombes : abdomens partagés ou collectifs
bavardage : vieillards logorrhéiques du côté de Toulon
crémation : nom commercial d’une usine de laitages en Suisse
charcuterie : véhicule qui fait rigoler ton derrière
palefroi : mort exsangue et tout décoloré
abruti : un i très penché
mayonnaise : vêtement de bains porté à Eze (sur mer).
crocodile : sorte de saurien qui bouffe une dame
morfale : pénis décédé
glacier : sonnerie de cloches funèbre interrompue
authentique : c’est loin d’être du bas en toc, hottentote haute en tics
couloir :  partie du corps d’un petit rongeur
ambassade : lieu privé d’air où les gens se font plein de bises
calissons : ça ne risque plus rien, l’auto ne partira pas toute seule
Parthénon  : ordre de s’en aller et contrordre

2/ Petite amusette que je ne savais où caser:

Je ne me rappelle plus son prénom, mais c’était un lointain descendant du célèbre Cartouche, il venait d’Houilles dans le 78. Lors d’un séjour à Grenade il avait rencontré une troupe de Romanichels venue de la lointaine Tyr et était devenu leur homme obus, un soir où ils se produisaient à Vincennes, près de la cartoucherie, après qu’il eut crevé le ciel du chapiteau, en amorçant sa descente, il vit dans sa ligne de mire une superbe, mais vraiment superbe, femme belle à couper le souffle.
C’était la soeur d’un footballeur d’Arsenal, elle travaillait comme calibreuse à la manufacture d’armes et de cycles de Saint-Etienne, elle croyait au coup de foudre, aussi, lorsque elle eut entendu la détonation de départ qui sonnait comme un coup de tonnerre (de Brest), crac boum, son pouls s’emballa.
Lui amerrit dans son baquet, sentit que son coeur allait exploser, Bertha, car tel était son nom, voyant sa mine eut un mouvement de recul, mais se réarma de courage et vint vers lui, elle allait droit au but, aussitôt une relation s’amorçât, leurs âmes cognaient à l’unisson tel un barrage d’artillerie, ils prirent la poudre d’escampette, convolèrent à Navarone et eurent des enfants de tous les calibres qui furent le mortier éternel de leur relation.
L’un devint artilleur à Metz (qui vaut bien Paris) un autre fut nommé lieutenant-colonel de D.C.A. et la troisième, missionnaire en Terre de Feu où elle finit au fond d’une marmite ce qui lui valu d’être canonisée.
Ainsi finit l’histoire de l’Homme-Obus et de la Femme Canon.

 

Actu-m’en diras tant Mars 2019

Posted in Actualités & hors-série on mars 10th, 2019 by gerard – 2 Comments

Heureux hasard qui m’a fait redécouvrir sur mon ordi une image de ma composition de Décembre dernier (cf n°2), mais surtout une illustration, qui n’a pas pris une ride, du regretté Adhémar sur Manu Ier dit « le hautain »(cf n°1):

Les contes de la semaine 04

Posted in Oulibouf on mars 10th, 2019 by gerard – 2 Comments

Jeudi

             Alerte quadragénaire, Germaine, ce jeudi là, se fit toute belle. Elle avait rendez-vous avec « Prince charmant », un correspondant trouvé sur un site de rencontre, en ligne.

             Germaine était célibataire ; elle n’avait jamais trouvé utile de partager sa vie avec un homme dans un même espace et tenir lieu de bonne attitrée. Elle vivait donc seule dans un appartement de la capitale qu’elle avait acquis moyennant un prêt sur 20 ans dont elle était sur le point d’achever le remboursement.

             Sa vie sexuelle avait toujours été des plus confortables ; jeune et jolie, elle était très courtisée et les années passant, toujours aussi ravissante et dotée d’une belle expérience amoureuse, elle ne manquait pas de prétendants chargés d’éteindre son feu intérieur. Et puis, en cas de carence, elle savait se débrouiller seule, ce qui constituait pour elle un dérivatif ne manquant pas de saveur.

             Ayant fait le tour de ses amis et connaissances qui avaient partagés ses nuits d’amour, Germaine devint adepte de cette méthode nouvelle qui consiste à rechercher l’âme sœur sur internet. Elle fit quelques bonnes expériences, de moins bonnes également, mais ne dédaigna pas pour autant ce moyen moderne et pratique pour trouver les compagnons d’un moment.

             Et c’est ainsi qu’elle découvrit « Prince Charmant » avec lequel, ce jour là, elle avait rendez-vous.

             Elle se doucha, s’épila, créma son corps, mit quelques rouleaux dans ses cheveux afin de donner à sa coiffure un élégant gonflant. Elle réfléchit un long moment avant de décider de quelle lingerie elle se parerait, optant finalement pour un deux pièces en dentelle de couleur violette ayant pris le parti de ne point mettre de bas en ce mois de juin assez chaud. Une légère robe sans manche au décolleté laissant apparaitre l’élégant sillon situé entre ses seins compléta sa tenue. Elle se trouva à son goût pensant que « Prince Charmant » qui malheureusement ne lui avait pas transmis sa photo, n’aurait pas à rougir de l’avoir choisie.

             Ils s’étaient donné rendez-vous dans une brasserie proche de l’Hôtel de Ville, tous deux ayant en main une rose rouge en signe de reconnaissance. Germaine arriva la première, nul parmi les clients attablés n’arborait une rose.

             Soudain apparut devant elle, une femme à la mise élégante, au gracieux sourire.

– Je suis « Prince Charmant ».

             Et devant l’air étonné de Germaine, elle exhiba une magnifique rose rouge que momentanément elle avait cachée.

             Germaine s’était levée, déterminée à mettre fin à un quiproquo auquel elle n’avait pas songé, mais la jeune femme poursuivit d’une voix douce :

– Je vous en prie, ne partez pas. Déjeunons ensemble, faisons connaissance afin peut-être de devenir amies ; qu’en pensez-vous ?

             Pourquoi pas, après tout pensa Germaine. Cette femme avait un physique agréable, un phrasé impeccable au ton modulé et elle ne jugea pas opportun de l’éconduire.

             Elles s’installèrent donc et commandèrent le repas au cours duquel elles échangèrent des propos sur leurs vies, leurs professions et le tutoiement aidant, des pensées intimes, plus qu’elle ne l’avaient fait sur internet.

             Cette femme, « Prince Charmant », avouait sans ambages son homosexualité.

– Dès que j’ai reçu ta photo je suis tombée amoureuse de toi et j’ai eu l’envie folle de te rencontrer. Il m’est venu à l’esprit que nous pourrions devenir amies à défaut d’être amantes.

             Germaine fut touchée par cette déclaration d’une femme sensible et pleine de charme qui sut l’amuser en lui contant les aventures plus ou moins cocasses que ses recherches sur internet lui avaient procurées. A la fin du repas, comme il est de coutume pour les femmes, elles se rendirent aux toilettes afin de se refaire une beauté.

             Comme Germaine était penchée et que son buste se reflétait dans la glace, son amie entrevit sa généreuse poitrine et ne se gêna pas pour le lui dire :

– Tu as des seins magnifiques.

             Une remarque qui la fit presque rougir à laquelle s’ensuivit un amical frôlement de leurs lèvres ; ce n’était pas le baiser passionné de l’amour, mais ce fut un élan de tendresse que ces femmes avaient échangé spontanément et qu’elles apprécièrent.

             N’éprouvant pas le besoin de se quitter, elles se promenèrent longuement dans les rues adjacentes et bientôt remontèrent la rue du Roi de Sicile, bordée de ces immeubles du vieux Paris, qui malgré le temps gardent un certain attrait.

– J’habite ici, au deuxième côté cour. Je t’offre quelque chose ?

              Germaine se doutait bien que cette invite laissait supposer une autre suite. Elle cherchait une raison pour s’éclipser mais finalement la curiosité l’emporta ; sans se l’avouer, elle souhaitait découvrir comment se passaient les rapports entre femmes. Elle accepta.

***

             Après le thé, un long baiser au goût de bergamote unit les deux amies. Germaine se laissait emporter par des sensations, nouvelles pour elle, mais qu’elle ne repoussait pas. Elle sentait monter en elle un trouble délicieux que les douces mains de sa compagne faisaient éclore par les tendres attouchements sur sa peau. Elle se laissa dévêtir, accepta les lèvres gourmandes qui goûtaient ses seins, la langue coquine qui enflammait ses mamelons, le doigt curieux qui envahissait son intimité.

             Elle explosa et cria son bonheur accompagné de longs sanglots générés par l’extase, ne cherchant pas à savoir pourquoi son corps avait accepté ces caresses méconnues mais délicieuses. Elle songea alors que les amours lesbiennes pouvaient avoir leur charme. A son tour elle entoura son amie de toute sa tendresse, se délecta à embrasser la peau des cuisses que des bas laissaient nue, la mordillant avec ferveur.

             A son tour, Prince Charmant se régala de cette bouche caressante qui venait d’envahir son intimité.

Raimondo – 2019

Blagues Mars 2019

Posted in Actualités & hors-série on mars 1st, 2019 by gerard – 2 Comments

Hors-série Ciné & TV 02

Posted in Actualités & hors-série on mars 1st, 2019 by gerard – 2 Comments