Raimondorama 35

Eole
Tante Emma avait mis en ce beau jour d’été
Un très court vêtement en satin damassé,
Et comme il faisait chaud, elle s’était abstenue
De mettre les dessous parant son petit cul ;
Elle aimait être ainsi quand le temps était doux
Pour sentir les effets du vent sur son minou,
Et elle était ravie lorsqu’un souffle léger
S’en venait parcourir sa douce intimité.
Elle allait et venait dessous les frondaisons
Lorsque soudain Eole, ce petit polisson,
Soufflant un peu plus fort, souleva ses atours,
Dénudant un fessier aux délicieux contours.
Ce spectacle charmant n’avait pu échapper
Au timide Gontran marchant à ses cotés,
Qui fut émerveillé alors, en découvrant
Ces charmantes rondeurs dénudées par le vent,
Et qui sentit bientôt que dans son pantalon
Son vit était soumis à des transformations.
Ma tante, lui dit-il, il me faut l’avouer,
La vue de votre cul m’a fait soudain bander.
Des fessiers j’en ai vu, et à plusieurs reprises,
Le gros de Mélanie, le petit de Louise,
Mes aimables cousines aux gestes impudents
Qui, sans faire de manières, exhibent leur séant ;
Mais je le dis ici, ma très chère tantine,
Le vôtre seulement peut exciter ma pine,
Et dans ce coin désert, nous pourrions à loisir,
Fêter l’événement en nous faisant plaisir.
L’invite était directe et plut à Tante Emma
Qui, des cérémonies, ne faisait jamais cas ;
Et l’on trouva alors un bel endroit herbeux
Où l’on put s’adonner à divers petits jeux :
Ces passe-temps d’amour, ces chatouillis troublants
Qu’avec avidité s’échangent les amants.
Et puis l’on s’essaya à d’autres amusettes :
Le petit doigt coquin, la friponne levrette
Et ce doux va et vient qui marqua pour tout deux
L’éclosion espérée du plaisir amoureux.
Voilà comment vêtue d’une robe légère
Et grâce au vent coquin soufflant dans les bruyères
La belle Tante Emma et son neveu Gontran
Voguèrent tous les deux au pays des amants.

On rendit grâce au vent, Eole fut remercié
Pour avoir présidé à ces frivolités.
Raimondo – 2017

Siméon ou Hector
Derrière la porte close on entendait des bruits,
Quelques ahanements et soudain un grand cri :
Tante Emma jouissait et sa nièce Isabelle
Soudain se demanda qui était avec elle.
Siméon ou Hector ? Ces deux petits coquins
Etaient assurément de fieffés libertins
Et Tante Emma avait, pour ces dévergondés
Un regain d’attirance et de lubricité.
Cela était connu dans toute la famille,
Ces deux là aguichaient ainsi toutes les filles,
Et il faut l’avouer, chacune très souvent
Acceptait volontiers leurs hommages fervents.
Siméon, quelquefois, de façon caressante
Avait porté ses mains sur sa gorge naissante,
Mais Isabelle alors, étant bien éduquée
Repoussa les assauts de ce vil dévoyé.
Et Hector, quant à lui, relevait son jupon
Pour aller mignoter son gracieux petit con,
Geste qu’elle abhorrait, et que son confesseur
Lui avait interdit avec force et vigueur.
Isabelle acceptait qu’on lui baisât la main
Mais elle ne souhaitait pas que l’on aille plus loin,
Réservant les trésors de son intimité
A l’homme de sa vie, lors de son hyménée.
Qui donc, en ce jour d’hui, avec la Tante Emma
Partageait au salon ses délicieux ébats ?
Isabelle, a vrai dire, se demandait encor :
Etait-ce Siméon ou ce fripon d’Hector ?

Ce jour là, Tante Emma, seule dans sa maison
N’eut pas besoin d’Hector ou bien de Siméon,
Car elle savait aussi se donner du bon temps
Par l’exquise douceur de ses doigts caressants.
Raimondo – 2017

Albin II
Tante Emma, j’ai envie de votre beau minou ;
J’aimerais, une fois encor, caresser ce bijou,
Ce petit coin secret dont la pilosité
Est si douce à mes mains que j’en viens à bander.
Souventes fois, Albin, s’adressant à Emma
Quémandait le plaisir d’un toucher délicat,
Et la Tantine émue, à ces propos fleuris
S’offrait sans hésiter à toutes ses envies.
Tous deux se retrouvaient dans un petit salon
Où ils se mignotaient avec délectation ;
Ils se mettaient à nu afin de mieux goûter
A leur peau, à leur chair, avides de baisers,
De caresses friponnes et de touchers coquins
Qu’ils dispensaient alors avec beaucoup d’entrain.
Longuement ils jouaient sans jamais éviter
La moindre position qu’ils pouvaient inventer,
Et c’est ainsi qu’Albain imagina alors
Le délirant galop du grand conquistador,
L’exquise randonnée du félibre amoureux,
La gavotte bretonne du fier cornemuseux.
Tante Emma répondait à ces amusements
Par d’autres griseries et d’autres agréments,
Par des gestes choisis, par ces tendres caresses
Qui font vibrer les corps et apportent de l’ivresse.
Ce jour là elle offrit sa bouche libertine
Et les frétillements d’une langue mutine,
Joignant à la douceur, une coquinerie
Qui bientôt fit merveille et éveilla le vit ;
Et le membre explosa livrant avec vigueur
Le flot discontinu d’une chaude liqueur.

Et pendant ce temps là, d’une main chaleureuse
Le neveu caressait cette région pileuse
Ou un gentil minou se cache en attendant
Le tendre chatouillis du chevalier servant.
Raimondo – 2017

Fernand
C’était un tête-à-queue, magnifique et brûlant
Que vivaient Tante Emma et son neveu Fernand.
Heureuse position, charmant avant propos
Qui devait les conduire vers d’autres scénarios.
Pour l’heure ils ressentaient en la façon de faire
La montée du plaisir, le bien-être incendiaire,
Mais ils ne voulaient point céder rapidement
Avant que de goûter divers amusements.
Ils essayèrent donc d’autres dispositions,
Telle la dive levrette et le vol du bourdon
Le va et vient fripon du sapeur ibérique
Le frou-frou du lancier, la panthère lubrique,
Sans omettre bien sûr le galop du hussard
L’essor de l’épervier et du grand balbuzard.
Ils usaient de caresses, et de touchers coquins,
Et les doigts s’égaraient dans de sombres recoins,
Partant à l’aventure afin de découvrir
De nouveaux horizons où donner du plaisir.
Tante Emma appréciait sur ses seins généreux
Tous les titillements de son charmant neveu,
Ses fervents chatouillis, ses caresses mammaires,
Qui la faisaient frémir de façon singulière.
Et même elle accepta qu’une bouche vorace
Laisse sur son fessier une amoureuse trace ;
Elle qui détestait ces marques incongrues
Accepta ce jour-là que l’on suçât le cul.
Tante Emma ressentit bientôt à tous ces jeux
L’envie de s’adonner au joyeux tête-à-queue,
On y mit de l’ardeur, une folle passion,
Soucieux de provoquer une belle explosion
Et lorsque celle-ci s’est enfin se produisit
Tous les deux exultèrent en poussant de grands cris.
Et c’est précisément, ces cris hors du commun
Qu’entendit Florimond qui passait dans le coin ;
Il comprit aussitôt que dans la chambre close
Il devait se passer de bien coquines choses
Et cela le rendit pour le moins désireux,
De vivre lui aussi quelques instants heureux.
Comme elle passait par là, ce fut la chambrière
Qui lors bénéficia de la fougue guerrière
Du fringant jouvenceau dont les mains empressées
Sur toutes ses rondeurs allèrent s’égarer.
Alors rapidement elle ôta sa culotte
Offrant à Florimond sa quémandeuse motte ;
Et lorsque le plaisir enfin est arrivé,
C’est avec discrétion qu’ils surent exulter.
Raimondo – 2017

Le vieil Eugène
Que veux-tu chère Emma, lui disait l’oncle Eugène
Je n’ai pas fait l’amour depuis plusieurs semaines ;
Celle qui me comblait, ta tante Rosalie,
M’a quitté, tu le sais, pour l’un de mes amis
Elle m’a honteusement trompé et sans pudeur
S’est jetée dans les bras de ce vil séducteur.
Tous deux ont disparu et seul je reste ici
Avec tous mes tourments et toutes mes envies.
Certes, j’ai essayé, avec la belle Anna
De calmer mes désirs et trouver dans ses bras
Un peu de réconfort, un brin de compassion
Une once de pitié, de commisération,
Mais quand j’ai mis ma main sur son charmant fessier,
Se servant de la sienne alors, elle m’a giflé.
Ma voisine Amélie, une fort belle femme
Aux seins volumineux a avivé ma flamme,
Mais son mari jaloux surveille étroitement
Toutes ses promenades et ses déplacements.
Bien sûr, pour apaiser mon trop plein de vigueur,
Il m’arrive parfois de calmer mes ardeurs
Par quelques griseries qu’on fait en solitaire
Mais qui n’égalent pas d’autres façons de faire :
Celles de ressentir sous ses mains empressées
Les formes d’une femme, une peau satinée,
Cette pilosité qui recèle un trésor
Où l’on va se couler pour la petite mort.
Alors, très chère Emma, je suis venu vers toi
Car j’ai en mon esprit nos doux jeux d’autrefois,
Lorsque tu me laissais, en des coins retirés,
Toucher ton jeune corps aux sublimes beautés.

Emma, se rappelait qu’autrefois l’oncle Eugène,
Quand elle était jeunette, ayant douze ans à peine,
S’amusait à glisser ses petits doigts fouineurs,
Sur un buste attirant qui prenait de l’ampleur
Et très souventes fois, soulevant son jupon
Il avait titillé son gentil petit con.
Eugène était connu car dans cette famille
Il avait tripoté un grand nombre de filles
Nièces et belle sœur et l’on a même dit
Qu’une aïeule avec lui avait passé la nuit.

Mais Emma, ce jour-là, n’était pas décidée
A calmer les ardeurs de ce vieil obsédé ;
Elle laissa le vieillard à son triste destin
Obligé désormais d’utiliser ses mains.
Raimondo – 2017

  1. Romera dit :

    Un régal. De la poésie parti-culière apte à émoustiller un eunuque. Une plume inspirée trempée dans une fissure voluptueuse.

  2. Oswaldo LONG dit :

    Quand Emma -gazine des souvenirs…. C’est ce qui reste.

    Heureusement Raimondo nous les réveille avec ses récits coquins !

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