Raimondorama 33

L’oncle Hector
Vraiment, ma chère Emma, il faut bien l’avouer
Ton cul est ravissant et il me fait bander.
Ainsi parlait Hector, oncle sexagénaire,
Soulevant le tissu de sa robe légère.
Hector était ainsi ; n’étant pas raffiné
Il n’avait pas toujours les mots appropriés,
Son verbe était médiocre et quelquefois trivial,
N’ayant évidemment rien de très magistral.
Ajoutez à cela que ses mains baladeuses
Se faisaient aisément assez aventureuses
Et s’en allaient chercher quelques rotondités
Qu’il tâtait longuement de ses mains empressées.
Hector avait ainsi dans toute la famille
Tripoté les appâts des femmes et des filles
Et bien souventes fois s’était fait rabroué
Pour avoir pratiqué ces gestes insensés.
Il reçut très souvent, pour calme ses ardeurs,
Quelques coups fustigeant ses roupettes en chaleur,
Mais il ne cessa point, malgré le temps qui passe,
De poursuivre toujours ses manières salaces.
Tant Emma cependant, en nièce généreuse
Ne repoussait jamais ses façons chaleureuses
Et même quelquefois se montrait complaisante
Caressant avec art une bite bandante
Afin de lui offrir cette félicité
Qu’une obligeante main pouvait lui apporter.
Elle ajoutait parfois pour varier les plaisirs
Le joyeux tête-à-queue de l’affable vizir,
Le doigt itinérant, la sublime lichette
Ou le galop furieux de la troyenne en fête.
Mais hélas ce jour-là, dans le grand corridor
Ou Emma se tenait avec son oncle Hector
Le petit Philémon vint alors à passer
Obligeant la Tantine à vite rabaisser
La robe de satin alors que le tonton
Remisa ses outils dans son grand caleçon.

Implacable destin, cruelle déception
Qui priva l’oncle Hector d’une masturbation.
Raimondo – 2017

Manon
Ce jour-là Tante Emma et sa nièce Manon
Dans le fond du jardin près des rhododendrons,
Devisaient toutes deux, de la pluie, du beau temps,
Des beautés de la vie, de ses désagréments,
Bref, de ces faits divers qui rythment l’existence,
Et donnent à la vie certaine consistance.
Tante Emma racontait ses dernières fredaines
Avec un jeune amant, de dix huit à peine,
Qui, aux jeux de l’amour lui avait apporté
De folles sensations qui, fort l’avaient troublée.
Que ce soit en levrette ou en d’autres postures
Tous deux avaient vécu une belle aventure
Et Tante Emma songeait qu’elle aimerait revoir
Ce délicieux amant qu’elle n’avait vu qu’un soir.
Il bandait comme un turc disait-elle à Manon,
Avec lui j’ai sauté maintes fois au plafond
Et pour le remercier, de ma bouche gourmande,
Je lui ai prodigué de très chaudes offrandes ;
Mes doigts ont parcouru quelques chemins secrets,
Ma paume a caressé ses charmants coussinets,
Durant de longs moments nous avons déliré
Echangeant des caresses et de brûlants baisers.

Mais Manon cependant à ce très chaud récit
Songeait avec tristesse à sa bien morne vie.
Son mari vieillissant devenu indolent
Se montrait au déduit pour le moins nonchalant
Il n’avait plus l’ardeur qu’il montrait autrefois
Et la pauvre Manon se demandait pourquoi.
Elle était toujours belle en sa maturité,
N’ayant point sur son corps d’effets non désirés
Et gardait au contraire un charme remarquable ;
Elle était ravissante et toujours désirable,
Mais hélas son époux, n’avait plus cette audace
Qu’il montrait autrefois et le rendait pugnace.
Auprès de Tante Emma, alors, évidemment,
Manon confia sa peine ainsi que son tourment,
Quêtant quelques conseils, la conduite à tenir,
Afin de recevoir un frisson de plaisir.
Tante Emma n’était pas, en pareille occurrence
De celles qui patientent et souffrent en silence,
Et conseilla plutôt d’agir très fermement
S’offrant pour exulter les faveurs d’un amant.
C’est ainsi que Manon, sagement conseillée
Se donna à Léon, son cousin préféré,
Qui sans tergiverser sut par maintes caresses
Ramener à ses sens, enfin, de l’allégresse.
Avec lui, ce fut bon, cela fut vraiment beau
Et Manon découvrit bien des gestes nouveaux :
Le joyeux tête-à-queue et le vol de l’aigrette,
Le doigt aventureux et la dive sucette ;
Elle apprit qu’en amour, il faut toujours donner
Afin de recevoir et mieux se régaler.

Et quand au vieux mari, en épouse parfaite,
Manon lui accordait parfois une branlette.
Raimondo – 2017

L’anniversaire de Léon
Tante Emma ce soir là, d’une main caressante,
De Léon cajolait la bite turgescente,
Et ce doux va et vient sur le membre affolé
Apportait grand bonheur à ce neveu comblé.
Emma avait promis, pour son anniversaire
De rester avec lui durant la nuit entière.
C’était là un cadeau, il faut bien l’avouer,
Qu’on ne refuse pas car il donne à rêver.
Donc, de sa douce main, Tante Emma caressait
Ce vit énamouré qui soudain s’érigeait.
Ce n’était qu’un début, et l’on imagina
Bien d’autres griseries et bien d’autres ébats,
Car après la branlette, Tante Emma lui offrit
Une étreinte sublime entre ses seins fournis,
En variant la pression ainsi que le tempo
Qui alla du lento jusqu’au fortissimo
En y mêlant parfois quelques pizzicati,
Un brin d’allegretto et de presto aussi.
Mais il fallu alors se modérer un peu,
Et ne point se presser pour achever le jeu,
Car il faut en amour savoir se ménager,
Si l’on veut aller loin avant que d’exulter.
Depuis longtemps Emma avait pour ses neveux
Fixé quelques mesures aux plaisirs amoureux :
Ne jamais se presser, et prendre tout son temps,
Pratiquer une pause, s’arrêter un instant,
Et durant ces repos dispenser des caresses
Dans le cou, sur les seins ou sur les rondes fesses,
Donner à ses envies le temps de s’exprimer
Pour reprendre à nouveau la tendre échauffourée.
On s’essaya ensuite au galop du zébu,
A la course effrénée du cavalier barbu,
A la feuille de rose, au charme trépident
De l’écuyer maltais et du barde flamand,
Enfin on se fondit en l’exquise levrette,
Sublime position de l’ostrogoth esthète
Et l’on parvint bientôt à l’étape dernière
Ou chaque combattant poussa son cri de guerre.
Et la nuit fut de feu ; ils ont même tenté
Le trémolo vibrant de l’arbalétrier,
Le brûlant tête-à-queue du mercenaire breton
Et l’index filant au milieu du buisson.

Lorsque vint le matin Emma vit que Léon,
Avait comme il se doit, une belle érection
Dont elle profita avec délectation.
Raimondo – 2017

Samson
Embrasse ma minette, caresse mon bouton
Suppliait Tante Emma à son neveu Samson ;
Depuis dix jours déjà, nul n’est venu me voir
Me laissant esseulée et dans le désespoir.
Oui, j’ai été privée d’une raide quéquette,
De ces câlineries qui vous mettent en fête,
Des va-et-vient hardis, des suaves frôlements,
Des baisers enfiévrés sur mes tétons brûlants ;
Je n’ai pas pu hélas, durant ces jours maudits
Laisser errer mes mains sur un délicieux vit,
Empalmer tendrement de rondes coucougnettes,
Régaler de ma bouche une verge en goguette,
Tout cela m’a manqué et je veux à présent
Rattraper avec toi, la perte de ce temps.
Calme je t’en supplie par tes tendres caresses
Un corps désespéré qui cherche l’allégresse,
Un minou délaissé qui souhaite la venue
D’un sexe conquérant, au charme bienvenu.

O chère Tante Emma, vous qui m’avez appris
Tous les jeux délirants des amants en folie,
Vous dont le corps exquis apaisa mes désirs,
Vous qui m’avez un jour éveillé au plaisir,
Laissez-moi aujourd’hui répondre à tous vos vœux
En calmant vos ardeurs de mes soins amoureux.
Laissez-moi dénuder ces deux seins ravissants,
Et de mes douces mains user d’effleurements
Pour qu’ils se réjouissent que naisse soudain
L’exquise griserie créée par ce câlin.
Laissez errer mes doigts sur votre intimité,
Qui se mouille et s’éveille à la lubricité
Afin de recevoir une bite flambante
Soulageant l’affliction d’une trop longue attente.
Laissez-moi aujourd’hui, vous combler de bonheur
Vous qui avez toujours, de vos doigts enchanteurs
Satisfait tous mes vœux et toutes les envies
Que créait votre corps à mes yeux éblouis.

Ils s’aimèrent alors sans jamais repousser
Les moindres volontés de leurs corps enflammés
Et lorsque Tante Emma cria sa jouissance
En un long lamento de la concupiscence,
Le neveu à son tour, la serrant dans ses bras,
D’une sève brûlante alors se libéra.
Raimondo – 2017

Edmond
Te souvient-il Emma, quand nous étions enfants
De ces jeux interdits qui nous amusaient tant ?

Ainsi parlait Edmond à sa cousine Emma
De ces amusements qu’ils avaient autrefois.
Ayant dix ans à peine, Emma n’hésitait point
A montrer son fessier à ce jeune cousin
Et même sans pudeur elle allait caresser
Un vit encor flaccide qu’elle aimait embrasser.
Emma avait déjà de l’imagination
Pour créer de la joie et quelques sensations
Qui fort les ravissaient sans jamais les lasser,
Echangées en secret en des coins isolés.
Ils se faisaient ainsi maintes câlineries,
Des baisers, des caresses et des cajoleries.
Mais hélas ces doux jeux ne perdurèrent point
Car Edmond la quitta pour des pays lointains,
Et il n’assista pas aux divers changements
Qui fit d’elle une femme et non plus une enfant.
Elle prit avec les ans, un buste épanoui
Que d’aucun caressait d’une main réjouie,
Et sous le fin jupon un minou enchanteur
Savait émerveiller les sexes en chaleur.
Edmond ne connu point cette transformation
Qui changea la chenille en gracieux papillon,
Et il n’eut jamais l’heur de connaitre avec elle
Ces intimes moments de fièvre passionnelle.
C’est pourquoi en ce jour il déposa ses mains
Sur toutes les rondeurs qu’il découvrait enfin.
Une telle attention ne choqua point Emma
Qui se souvint alors des beaux jeux d’autrefois
Et s’offrit sans détours à ces tendres caresses
Sur ses seins opulents ses tétons et ses fesses.
On joua du pipeau et de la turlurette
Et l’on se délecta à la tendre sucette
On s’offrit du bonheur et de la volupté,
On goutta aux bienfaits de la lascivité ;
Et lorsqu’on atteignit ce moment bienvenu
Ou l’on souhaitait enfin le plaisir éperdu,
Emma se retourna et lui laissa choisir
Quel antre délicieux il souhaitait envahir.
Raimondo – 2017

  1. jean-claude romera dit :

    Dieu soit loué, Raimondo reprend du service. Ses textes sont tellement bandants qu’ils engagent au coït ou à la masturbation. Notre malicieux écrivain préféré à bien compris que si le cul rappelle la rondeur de la planète, il n’a pas fini de faire tourner le monde.

  2. Oswaldo LONG dit :

    Le talentueux Raimondo a commis, ici, une série fidèle à ses « zobjectifs »:
    distraire , rappeler de bons moments, tout cela dans sons style habituel : enlevé, mutin avec un vocabulaire riche et coloré.

    Bravo !

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