Raimondorama 30

Gertrude
Tante Emma, quelquefois, changeant ses habitudes
Acceptait les amours de la jolie Gertrude
Elles jouaient toutes deux à la lèche minette
Et au doigt sulfureux au fond des oubliettes.

Elles avaient pris ce pli, une nuit de juillet :
La pluie tombait à seau et l’orage tonnait ;
Après de très longs jours de chaleur étouffante
Se déclara soudain une nuit d’épouvante.
Jupiter courroucé avait en un instant
Fait jaillir dans le ciel des éclairs flamboyants.
Gertrude épouvantée s’en vint vers Tante Emma
Et tremblant de frayeur se jeta dans ses bras,
Cherchant le réconfort et un apaisement
Auprès d’une tantine au cœur compatissant.
Tante Emma réussit à la tranquilliser
Par des mots rassurants, des gestes d’amitié,
Telle une tendre main caressant ses cheveux
Ou la peau satinée d’un visage gracieux.
Et sans savoir pourquoi, elles sentirent bientôt
Une onde inattendue qui parcourait leur dos
Un frisson délicieux qui éveilla soudain
L’irrésistible envie de faire aller leurs mains
Sur les plus chauds recoins de leur intimité,
Sur leurs seins, leur minou ou leur gracieux fessier
Qui souhaitaient la venue d’une main caressante
Pour calmer les ardeurs de leur chair frémissante.
Lors, se mettant à nu, rejetant leurs atours,
Elles furent emportées par les feux de l’amour,
Et durant un long temps s’offrirent avec tendresse
Toutes les privautés de leurs folles caresses.

Et depuis ce soir là, variant ses habitudes,
Tante Emma, quelquefois, et la belle Gertrude,
S’amusent toutes deux à la lèche minette
Et au doigt sulfureux au fond des oubliettes.
Raimondo – 2016

Gertrude II
Tante Emma quelquefois, et sa nièce Gertrude,
Pour varier les plaisirs avaient pris l’habitude
De s’amuser un peu, se donner du bon temps,
Se faire frotti frotta avec beaucoup d’allant.
Certes, ces gâteries les privaient de quéquettes
Mais ces joyeusetés, toutes ces galipettes
Leur apportaient toujours des instants de délice
Qui ravissaient alors ces gentilles complices.
Elles avaient inventé pour ces moments choisis
Quelques jeux ravissants, de tendes griseries,
Apportant à leurs corps et la relaxation
Et le soulagement d’un sexe en éruption.
Elles aimaient les transports de la suce minette,
Le charme distrayant du téton en goguette,
Le plaisir savoureux d’un joli tête-à-queue
Accompagné alors du doigt aventureux,
Allant de ci de là dans les moindres recoins,
Se comportant toujours comme un joyeux lutin.
Et quand soudainement arrivait le plaisir
Lorsque s’accomplissaient enfin tous leurs désirs,
Très amoureusement serrées avec tendresse
Elles feulaient, emportées dans une folle ivresse.
Comblées, elles reposaient attendant la venue
Du feu envahissant leur intime vertu
Pour reprendre leurs jeux et ces joutes entre femmes
Capables d’allumer de délicieuses flammes.
Or, il advint qu’un jour, durant ces apartés,
Leurs cris un peu bruyants vinrent à alerter
Le petit Siméon trainant dans les parages
Qui s’étonna alors de ces clameurs sauvages ;
Il était innocent ce petit chérubin
Et ne connaissait pas tous ces bonheurs coquins,
Ne sachant même pas que pouvaient exister
De telles fantaisies et semblables équipées.

Il faut, même en amour, laisser le temps au temps,
Attendre que surviennent un savoureux moment
Ou Siméon, sans doute avec sa Tante Emma,
Connaitra à son tour ces succulents ébats.
Raimondo – 2016

Solitude 1

Tante Emma ce soir là, seule dans sa chambrette
Se trouvait déprimée et quelque peu seulette ;
Depuis quelques semaines elle n’avait point baisé
Et cette continence semblait fort lui peser.
Alors elle eut recours à des moyens factices
Afin de soulager ses ardeurs d’entrecuisse
Et d’une agile main sur son petit bouton
Commencèrent les jeux des circonvolutions.
Elle fantasma bientôt, songea spontanément
Aux tendres gâteries que firent ses amants.
Elle se remémora la langue caressante
De son cousin Albert et celle aussi pressante
De son neveu Gaston dont le doigt curieux
Ajoutait au suçon un parcours sinueux
Qui la faisait frémir et crier d’allégresse
Quand l’index furieux s’immisçait dans ses fesses.
Elle vécut en pensée les moments d’émotions
Que procura Hector titillant ses tétons
Et ceux que Mélanie apportait quelquefois
En flattant son minou qui sursautait de joie.
A la longue bientôt ces très belles pensées
Eurent sur Tante Emma le succès escompté
Et elle sentit venir une onde bienfaisante
Qui soulagea son corps de sa tension pesante.

Quand elle reprit son souffle, elle se dit que demain
Allant se promener, au détour d’un chemin,
Elle trouverait sans doute un très joli garçon
Auquel elle offrirait la moiteur de son con,
Afin de s’éviter les moyens frelatés
Et par trop contrefaits, pour pouvoir exulter.
Oui, elle se donnerait, quémandant des caresses
Sur ses seins, sur son sexe et sur ses rondes fesses ;
Elle prendrait en sa bouche un membre turgescent
Charmé de recevoir ce cadeau ravissant,
Bref, elle songeait alors que dès ce lendemain,
Elle allait retrouver un tout autre destin.

Mais hélas au matin quand elle fut éveillée
La jolie Tante Emma était indisposée…
Raimondo – 2016

Solitude 2
Quelquefois Tante Emma se trouvant trop seulette
Sacrifiait à l’attrait d’une bonne branlette.
Certes elle eut préféré une bite guerrière
Se lovant dans les plis de ses rondeurs fessières,
Ou la langue goulue titillant à loisir
Sur son petit minou, le bouton du plaisir.
Mais comme elle était seule, il lui fallait palier
Les pénibles moments de son corps esseulé,
Aussi ses petits doigts se firent fureteurs
Et allant ça et là, se montrèrent charmeurs
Afin de provoquer par ces touchers ardents
Un brin de volupté et de ravissement.
Elle ne rechignait point à ces jeux solitaires :
Elle y trouvait toujours un bonheur salutaire
Qui calmait les ardeurs de ses sens enfiévrés
Par l’orgasme furieux qui venait la calmer.
Quand elle avait vécu ce moment d’euphorie,
Que son corps en repos se trouvait assouvi,
Calme, enfin détendue et le sexe apaisé
Elle vivait en esprit des images passées
Que sa vie amoureuse avait gravées en elle,
Souvenirs délicieux de sa vie sexuelle.
Elle revoyait alors tous les gestes charmants
Prodigués autrefois par ses nombreux amants
Et elle se rappelait des instants de folie
Qui s’étaient déroulés tout au long de sa vie.
Elle songeait qu’aujourd’hui le beau Timoléon
N’était pas auprès d’elle pour lutiner son con
Comme il savait le faire avec tant de chaleur
Pour provoquer en elle un frisson de bonheur.
Et elle se souvenait que pour le remercier
Elle aimait caresser son sexe redressé
Puis le prendre en sa bouche ou soudain jaillissait
La sève de l’amour qu’alors il lui offrait.
L’esprit de Tante Emma bouillait de souvenir
Sa vie ayant été émaillée des plaisirs,
Et si, en ce jour d’hui elle se trouvait seulette
Elle savait que demain naitrait une autre fête,
Avec d’autres amants et d’autres corps frustrés
Quémandant un instant de bonheur partagé.
Raimondo – 2016

Albin
Tante Emma ce soir là, et Albin son neveu
Dans le jardin en fleurs se promenaient tous deux
Au ciel la lune pleine éclairait les sentiers
Dans lesquels tous les deux ils allaient musarder.
Soudain ils virent au ciel comme un trait lumineux
Qu’une filante étoile, dessinait dans les cieux,
Et chacun en esprit vint à imaginer
Un vœu, qu’il sied de faire en ces moments rêvés.
Ma Tante, dit Albin, oserais-je vous dire
Ce que vient de songer mon esprit en délire ?
Je ne veux surtout pas être présomptueux
En avouant ici la teneur de mon vœu,
Mais j’aimerais poser durant un court instant
Ma main sur la peau nue de votre beau séant.
Tante Emma répondit au souhait inattendu :
Vous aimeriez, mon cher, me peloter le cul !
Et sans perdre un instant Tante Emma souleva
Sa robe de satin et montra ses appâts.
Albin très longuement posa ses chaudes mains
Sur les belles rondeurs du gracieux popotin
Et il s’enhardit même jusqu’à y déposer
Ses deux lèvres goulues  pour un fervent baiser.

Albin était aux anges, pour la première fois,
Il avait les honneurs du beau fessier d’Emma.
Et c’est en ce moment de tendre privauté
Qu’il osa à la Tante, alors lui demander :

Ma chère Tante Emma quel vœu vint à l’esprit
Au vu du météore qui traversa la nuit ?

Tante Emma ne dit rien, mais une main coquine
Alla de son neveu lui dénuder la pine
Et d’une avide bouche avec célérité
Très amoureusement se mit à la sucer.
Raimondo – 2016

Jérémie
Tante Emma était bien connue dans la famille
Pour avoir initié les garçons et les filles
Aux doux jeux de l’amour, à la façon d’aimer
Et à tous les plaisirs qu’on en peut retirer.
Par un beau jour d’été, Jérémie son neveu
Baisa avec Emma dans un sentier herbeux.
Le temps était superbe, on était peu vêtu
Tant le soleil brûlait, tout là-haut dans la nue.
Tous deux se promenait dedans un vert bocage
En un coin isolé, à l’abri des feuillages
Et Jérémie soudain eut les yeux attirés
Par le bustier d’Emma largement échancré
Ma tante, lui dit-il, avec cette vêture
De vos très jolis seins on peut voir la courbure
Qui enchante mes yeux, et je le crois aussi
Provoque entre mes cuisses un effet inouï.
Que me dites-vous là, laissez-moi regarder ;
Je crois mon cher neveu qu’en ce jour vous bandez,
Et je pense qu’il faut, à cette occasion
Faire cesser aussitôt la folle  bandaison.
Jérémie n’était pas expert en la matière ;
Emma l’ayant compris fut très hospitalière
Et usant de finesse et de sagacité
Lui prit le sexe en main afin de le branler.
Il faut en convenir, un tel  geste charmant
Apporta, on s’en doute un émerveillement
A ce jeune puceau qui soudain  découvrit
L’effet qu’une branlette provoque sur un vit.
C’était un bon début, mais ces préliminaires
N’étaient en vérité que gestes secondaires
Et Tante Emma offrit après cet aparté
La très chaude moiteur de son intimité.
Raimondo – 2016

  1. Romera dit :

    Un Raimondorama de belle facture. Une tante Emma, tentatrice s’il en est. Certes, des  »resucées », mais délectables.

  2. Oswaldo LONG dit :

    Coït qu’il en soie, je reste sur ma faim. J’aurai tant aimé partager certains moments de vit intime avec Emma et Gertroude….

    Bon je déraille un peu , mais c’est la faute à Raimondo, ce poète coquin….qui nous fait rêver…
    Il ne reste d’ailleurs plus que cela.

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