Actu-m’en diras tant Mai 2018

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003):

1/ Messieurs, un peu de Respect que diable : Vous vous êtes sans doute aperçu que je n’étais pas spécialement fan de Monsieur Macron et encore moins de Monsieur Pernaut (TF1). Pourtant je me dois de leur tirer mon chapeau en ce qui concerne l’interview du jeudi 12 Avril au niveau de la forme. Pour ce qui est du fond, chacun a son opinion et il y a fort à parier qu’elle n’évoluera pas beaucoup pour ce qui est de soutenir ou d’enfoncer l’actuel hôte de l’Elysée. Mais le look est là : costumes, cravates, déférence et respect.

Tout à fait différente fut l’interview du dimanche 15 Avril par Bourdin (BFMTV-TMC) et Plenel (Mediapart), les deux gugusses étaient attifés comme des as de pique, Bourdin était plein de tics et Plenel affaissé sur la table comme une bête qui se rencogne. Mais c’est surtout en ce qui concerne le langage que j’ai été très choqué : Jamais ils ne se sont adressé à Emmanuel Macron en lui donnant son légitime titre de Monsieur le Président de la République Française. Ils ont été fort grossiers en lui coupant plusieurs fois la parole. Ils ont essayé de l’acculer à la faute (du genre énervement, signe d’agacement, paroles qu’il aurait pu regretter, etc…), je dois reconnaître que notre Président a été très patient et qu’il a su rester « sage ». Ce sont finalement les deux rustres qui en seront pour leurs frais. A part les inconditionnels de Mélanchon, un français objectif et lucide aura pu juger de tout ce qu’avaient de discourtois, donc d’impolis et de vulgaires les dires des deux journalistes.

Cette opinion, je le répète SUR LA FORME, n’engage que moi !

2/ « Une nation de grévistes » : Voilà se que déclare le Der Tagesspiegel, quotidien berlinois. Mais ce journal, ainsi que La Repubblica italienne orientée à gauche, El Mundo espagnol et le très sérieux britannique The Times, y voient aussi deux affrontements colossaux.

Et d’abord un conflit syndical où la jadis hégémonique CGT ne cesse de perdre des points devant d’autres représentations, en général plus modérées. Philippe Martinez, qualifié de « dur de dur » par le journal espagnol, est effectivement talonné, notamment par la CFDT.

L’autre duel oppose cette même CGT au Président Macron : « Les enjeux sont immenses, résume le journal londonien, D’un côté une capitulation du locataire de l’Elysée lui ôterait toute crédibilité et viendrait compromettre d’autres réformes. De l’autre, si la CGT venait à céder, cela entérinerait le déclin que le syndicat enregistre depuis les années 1990 ».

J’ai trouvé la substantifique moelle de cet article dans le Courrier international (n°1432 12/18 avril 2018). Tout ce que je peux commenter, c’est qu’entre ces deux marteaux-pilons se trouvent une quantité jugée négligeable, et qu’on appelle les usagers.

  1. Romera dit :

    Cher Gérard, commenter l’actualité à ta manière, voilà une belle idée. Avec ta pratique exercée de la rhétorique tu devrais poursuivre dans cette voie. Enfin tu fais comme tu veux. En tout cas, moi je trouve ça très réussi.

  2. segura dit :

    Tout à fait d’accord avec votre commentaire

  3. Oswaldo LONG dit :

    Bonne analyse des comportements lamentables des deux journalistes, qui ont fait leur numéro en espérant mettre en difficulté Le Président Macron et ont rivalisé d’impolitesse et de grossièreté.
    On peut ne pas être d’accord avec ce Président; cela ne doit pas empêcher de respecter certaines formes de civilité ….

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