Ingratitude

HAUTE31

Mon ami, disait la Comtesse,
Pendant qu’elle branlait son mari
Je vous trouve d’une paresse
Et d’une inaction qui m’ennuient.

Autrefois, quand mes chaudes mains
Tripotaient un vit triomphant
Vous saviez de vos doigts câlins
Me donner du contentement.

Car vous n’hésitiez pas naguère,
Tant alors vous étiez curieux,
D’investir mes rondeurs fessières
De quelques touchers délicieux.

Vous exploriez avec tendresse
Cet intime  recoin secret
Et cette sublime caresse
D’un grand bonheur me ravissait.

Avec des gestes passionnés
Vous effleuriez mes seins pulpeux
Usant d’un habile doigté
Sur leurs tétons voluptueux.

Ces merveilleuses palpations
Me comblaient, faisant naitre en moi
Une grande jubilation
Qui suscitait un grand émoi.

Bientôt un orgasme naissait
Alors que le membre excité
Avec vigueur éjaculait
Une belle liqueur nacrée.
Désormais vous restez figé
Attendant que je vous procure
Le plaisir que vous espérez
Sans vous soucier de ma nature.

Le Comte ayant éjaculé
Il s’endormit profondément
Sans le moindre remerciement
A celle qui l’avait branlé.
Raimondo – 2015

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