Conte d’autrefois

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Comme elle se promenait dans les bois du château
La Comtesse croisa un charmant damoiseau
Qui sur son destrier parcourait les chemins.
Il était jeune et beau, revêtu de drap fin
Et l’on pouvait penser, de par son élégance,
Qu’il était à coup sûr de très bonne naissance.
Sautant de son cheval, il prit courtoisement
La main de la Comtesse qu’il baisa galamment.
Se présentant alors avec civilité :
Je suis le fils du Roi, son enfant premier né,
Je ceindrai en son temps la couronne royale
Ainsi que le manteau paré des fleurs liliales.
En parcourant ces bois, je me suis égaré
Mais je bénis le ciel d’avoir pu rencontrer
Une femme si belle au regard  séducteur
Qui trouble mon esprit et fait battre mon cœur.
Et la Comtesse émue par ce doux compliment
Invita au château ce fils du Roi régnant.

Il y resta trois jour  et durant tout ce temps
Auprès de son  hôtesse il se montra galant,
Et un soir sous la lune dans la cour du manoir
Cette femme jolie se laissa émouvoir
Et s’offrit sans réserve à ce bel enjôleur
Qu’elle accueilli en elle avec grande chaleur.
Il se passa du temps et quelques mois plus tard
La Comtesse enfanta un fils au doux regard
Et le Comte exulta tant il était comblé
De transmettre son titre à un bel héritier ;
Il ne se doutait pas qu’en ce beau chérubin
Coulait un sang royal, celui d’un souverain.

Et les années passèrent…

Lorsque le Roi mourut, il eut pour successeur
Celui qui séduisit la Comtesse au grand cœur.
Le nouveau souverain,  ignora à son tour
Qu’il avait engendré un enfant de l’amour.
Raimondo – 2015

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