Actu-m’en diras tant Janvier 2016

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Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » (Jean Brasier 1910-2003):

1/ On nous anesthésie : Une méga-ultra extrême droite fascisante a gagné les Régionales en Corse ! On nous bourre le mou, ce qui vient de se passer en Corse est de première importance : Discours en langue corse sous le drapeau tricolore de la République, lors des incidents de Noël à Ajaccio les nervis, enrôlés sous la bannière à tête de maure, ont aussi crié (on peut le vérifier dans plusieurs vidéos) « Les français dehors ! » Je répète ce que j’ai toujours dit : Je suis absolument d’accord pour l’indépendance de cette île. On leur laissera tout : les infrastructures de communication, les monuments, les bâtiments publics, et même les sites militaires… Rien ne sera détruit, en retour, une seule et unique condition : IL NE DOIT PAS Y AVOIR DE DOUBLE NATIONALITE ! Car sinon, ça ne servirait à rien et les abus actuels continueraient: Un binational pourrait alors bénéficier des pensions, des allocations diverses et de la protection sociale de la France en se la coulant douce au pays. Ne rien faire et profiter des largesses de la République est le sport national de trop de personnes là-bas. Le nombre superfétatoire de fonctionnaires est honteux : Cela obligera ces fainéants à se reconvertir, dans le tourisme par exemple … « On est chez nous ! » clament-ils ; d’accord messieurs, mais si on va au bout de votre logique, il faut refuser ce qui ne vient pas de chez vous ! Bonne chance !

2/ « Le grand jeu » de Nicolas Pariser: Ce film français est sorti en Août 2015, je ne l’ai pas vu, mais, au cours de mes lectures, j’ai découvert une critique féroce de Philippe Carrese qui vaut son pesant d’acide nitrique. Je vous la livre in-extenso, c’est tellement « too much » que ça donne presque envie de le voir:

« A un moment, y’a un long fondu au noir. Après, on se retrouve avec une communauté de nouilles de l’ultragauche qui arrivent quand même à clouer deux planches ensemble après avoir théorisé trois heures sur les maoïstes léninistes dissidents autour d’un potage bio sans gluten. A un moment, ils dansent mais c’est vraiment bizarre, ça doit être l’effet du potage bio communautaire. A un moment, y’a un type qui se casse au Brésil, j’ai pas compris pourquoi, mais comme c’est au début, ça devait avoir une importance. A un moment, mais là, c’est vers la fin, y’a une poursuite ridicule où quatre mecs énervés courent après un autre, mais heureusement y’a un renfoncement dans une porte. A un moment, y’a une fille, tu crois qu’elle est morte debout, mais en fait, non, juste elle joue l’émotion amoureuse d’une gourde de l’ultra-gauche-anarchiste-bio-communautaire. A un moment, y’a aussi une librairie, rayon philo, mais c’est les soldes. Et c’est vraiment pas sexy, une librairie au rayon philo. Surtout au cinéma. Y’a aussi une galerie d’art alternative, un coup oui, un coup non. Là, c’est plutôt non. Y’a un général mais en civil et dans un salon à dorures. Y’a aussi un écrivain qui a écrit un livre et qui arrive à vivre dix ans sur ses droits d’auteurs, et là tu vois que c’est vraiment une fiction. Y’a Robert Boulin qui se noie dans un verre d’eau. Y’a aussi une lumière pourrie et une image un peu minable qui rappelle les reportages de la télé régionale quand ils tournaient encore en 16mm inversible et qu’ils mettaient le flash dans la gueule des gens qu’ils filmaient. Y’a des vagues comédiens qui articulent tellement pas que tu captes rien aux dialogues, mais comme c’est du charabia de révolutionnaires de la rive gauche, tu te doutes bien du contenu. Y’a aussi le plan moyen le plus long de l’histoire du cinéma avec le couple le moins charismatique du début du XXeme siècle qui énonce des banalités à un point qu’on en perd le fil et ses camarades de projection qui s’enfoncent dans un profond sommeil. Y’a aussi la première femme du héros qui ne sourit jamais, mais quand tu écoutes la rhétorique rébarbative du héros, tu comprends pourquoi d’une elle sourit jamais et deux pourquoi elle a divorcé. Et puis y’a André Dussolier qui est génial (mais vraiment) dans son rôle, et là tu te dis que c’est un grand gâchis. A partir d’un sujet en or et d’une situation à la fois d’actualité et passionnante, arriver à gâcher un film à ce point, c’est désespérant.
Ça s’appelle ‘le grand jeu », ça aurait pu être le film nécessaire du cinéma français actuel qui te raconte la classe politique d’aujourd’hui avec ses aberrations et sa bande de branlos prêts à déclencher une guerre civile pour des histoires d’ego et de petits pouvoirs, scénarisé à partir d’un fait réel et contemporain, l’affaire de Tarnac, mais non, c’est juste un navet. »

 

  1. oswaldo dit :

    Ah Carrèse et ses critiques au vitriol ! Effectivement , un nanar pareil doit valoir son poids en cacahuètes!

    Mais, je vais rarement au cinéma. Alors, quand je me déplace, je préfère « rentabiliser le prix du ticket « en choisissant de voir un…………………. » beau film ».

    C’est d’ailleurs pour cela que j’y vais aussi peu souvent…..

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