Raimondorama 18

Il reste encore bien des poèmes divers et variés de Raimondo. Mais, du fait que j’en ai trop souvent parlé, il est temps de rouvrir le chapitre « La gent nobiliaire ».

Leçon d’étymologie

Comme il faisait très chaud ce soir là Sidonie
Ne mit pas pour dormir sa chemise de nuit
Et nue sur la couchette ses beaux seins dénudés
Fascinèrent l’époux qui vint la saluer.
Ces deux là, en effet, gents de haute noblesse,
Il était né baron et elle était comtesse,
Dormaient chambres à part, faisaient lits séparés,
Ainsi qu’il est coutume chez ces nobles titrés.
Cependant chaque soir, en époux fort poli,
Il s’en venait la voir et souhaiter bonne nuit,
Usant à l’ordinaire  d’un discret baisemain,
Façon pour la noblesse de se dire : « à demain ».
Mais ce soir là, voyant ces jolis seins mignons,
Il eut subitement une belle érection,
Chose qui arrivait très rarissimement
Le baron préférant d’autres amusements
Auprès des ses amis, bandes de gays lurons
Desquels il retirait d’autres satisfactions.
La comtesse en avait bien sûr, pris son parti,
Sachant depuis longtemps tirer très bon profit
De sincères amis qui savaient lui donner
Toutes les fantaisies qu’elle pouvait réclamer.
Mais pour l’heure, à la vue du membre turgescent,
Songeant à profiter de cet évènement,
Elle prit en sa bouche avec avidité
Le membre qui soudain s’était bien redressé.
Durant de longs moments ses lèvres purpurines
Se mirent à sucer cette élégante pine
Avec un soin jaloux, avec application,
Attendant la venue d’une éjaculation.
Mais comme celle-ci, tardait à s’exprimer
Elle s’essaya alors à d’autres procédés
Qui furent cependant couronnés d’insuccès
Malgré tout le doigté que Sidonie mettait.
Mais l’homme nonobstant  trouva la solution,
Agissant avec elle comme avec un garçon
Et c’est dans les recoins de ces rondeurs fessières
Qu’il s’écoula enfin  de fort belle manière.

C’est ainsi  que naquit  l’expression bien connue
Que l’on dit quelquefois : « avoir des couilles au cul ».
Raimondo – 2014

haute06

Les nouveautés de la Baronne
Baron, lui disait la baronne,
Vous vous êtes trompé de trou,
Et j’ai beau être un peu friponne
Cela n’est pas très à mon goût.
D’ailleurs en telle circonstance
On prend soin d’enduire la pine
Facilitant la pénétrance
Avec un peu de vaseline
Ou un brin d’huile de ricin
Qui a une excellente action
Sur  les fragiles intestins
Et combat la constipation.

Baronne, répondit le baron
Arrêtez-vous donc de gloser
Et vous n’êtes plus un tendron
Pour aujourd’hui vous offusquer.
Je vous le dis, ma chère amie,
Il faut bien se renouveler
Combattre la monotonie
Usant de quelques nouveautés.
Avouez que le missionnaire
Devient à la longue ennuyeux
Et que d’autres façons de faire
Ont le goût d’un fruit délicieux
Dès lors, comme je suis en  place
Cessons de nous poser question
Laissez-moi comme un lovelace
Aller au bout de notre union.

Et après quelques va et vient
La baronne éprouva grand bien.
Raimondo – 2014

Note de l’auteur : De plus en plus scabreux et, à supposer que tout ça se passe aux environs du XVIIIème siècle, un tantinet anachronique (Vaseline : Marque US déposée en 1872)

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Les après-midi de la Duchesse
Madame la Duchesse était nue  sur le lit
Dans la chambre à coucher de son petit ami ;
Ils avaient ce jour-là vécu des heures durant
Les fulgurants plaisirs qu’on se donne entre amants,
Ils avaient fait l’amour sans jamais se lasser
S’offrant maintes douceurs et maintes privautés.

Un Bal de charité les avait réunis
Et depuis ce jour-là, souvent, l’après midi,
Ils passaient à baiser des moments fabuleux
Avec cette furie propre aux gents amoureux.
Duchesse, disait-il, ton joli cul râblé
M’excite tellement que j’en viens à bander
Quant aux tétons dodus qui ornent tes nichons
Ils ravissent les yeux et me rendent cochon.
Certes les expressions manquaient de qualité
Mais la Duchesse aimait entendre ce phrasé
Qu’employait cet amant de souche roturière
Mais qui savait baiser d’une façon princière.
Car cette femme-là, mariée par convention,
Découvrait avec lui les feux de la passion :
Il  portait cette ardeur, fleuron de la jeunesse,
Où se mêlent à la fois folie et allégresse,
Ne lésinant jamais pour combler son amante
A créer pour lui plaire des attentions charmantes.
Et ainsi  la duchesse au cours de leurs ébats
Apprit des gestes fous qu’elle ne soupçonnait pas,
C’est pourquoi elle happa d’une façon ardente
Un sexe redressé dans sa bouche accueillante,
Poursuivit jusqu’au bout ses tendres va et vient
Libérant la tension de ce  membre pelvien.

Lorsque vint le moment où l’on dut se quitter
La Duchesse, s’étant alors remaquillée,
Bichonné, pomponné, vêtue de ses effets,
Déposa sur les draps souillés quelques billets.
Raimondo – 2014

haute08

La Fiévreuse Baronne
I
Ce soir-là au château, le Baron vint frapper
A l’huis de la chambrette où dormait Dorothée,
Sa très fidèle épouse et jolie roturière
A qui il conféra son titre nobiliaire.
La Baronne en ce jour étant indisposée,
Très tôt dans la soirée elle s’était retirée
Et le Baron, galant, comme il passait par là,
S’en vint lui demander quel était son état.
Baron soyez gentil, restez dans le couloir
Je ne suis pas visible, et je fais honte à voir
Car la fièvre  m’a prise et mon corps rubescent
Est loin, croyez-le bien, d’être concupiscent.
Malgré tout, le Baron quelque peu alarmé
Insista fortement pour pouvoir pénétrer ;
Il trouva porte close, le verrou étant mis,
Et ne put s’introduire près de l’épouse, au lit.
Il s’en fut, dépité, et vint dans le salon
Pour regarder un film à la télévision.
C’est là qu’il retrouva la vieille Sidonie,
Qui menait la maison depuis des décennies
Et connut le Baron lorsqu’il était enfant ;
A l’époque, elle osa quelques  attouchements
Lui faisant découvrir les joies de la branlette
Celles du missionnaire ainsi que la levrette,
Disons plus simplement que cette femme mure
Lui apprit de l’amour les nombreuses figures.
Ce soir, en le voyant triste et désappointé
Elle se remémora les jeux du temps passé
Et sans dire un seul mot, en galante soubrette,
Lui fit comme autrefois une bonne sucette.

II
Sidonie le savait, le Baron l’ignorait,
Que ce soir-là l’épouse en douce recevait
Son petit amoureux, le fils du régisseur,
Qui depuis quelques jours,  faisait battre son cœur.
Et si l’accès de fièvre l’avait ce soir l’avait touchée
C’est sur son ventre en feu qu’il était retombé.
Mais fort heureusement pour calmer son tourment
Elle avait découvert un bon médicament :
Une bite bien dure au fougueux va et vient
L’avait fait exulter, lui apportant grand bien.
Et lorsque le Baron, à l’huis, avait frappé
C’est d’un violent plaisir qu’elle était enfiévrée :
Elle venait d’éprouver, avec son fier bretteur,
L’orgasme provoqué par des doigts fureteur
Qui avaient parcouru, le ciel en est témoin,
De son anatomie, tous les moindres recoins.

Le Baron l’ignorait, Sidonie le savait
Oui, mais elle sut se taire et garder le secret,
Et montra au Baron, bien plus que d’ordinaire,
La tendresse infinie, qui était née  naguère.
Raimondo – 2014

haute09

Les divertissements de la baronne
Ce soir-là, la baronne avait le feu au cul.
Depuis longtemps déjà le baron n’était plus
Le mâle  sémillant qui  l’avait éblouie
Et la faisait jouir deux ou trois fois par nuit.
Avec le temps qui passe, l’époux devenu vieux
Aux beaux jeux de l’amour était moins valeureux
Et la baronne alors pour calmer ses désirs
Utilisa ses doigts pour trouver le plaisir.
Mais elle se dit bientôt qu’une bonne quéquette
Serait bien préférable à la fade branlette.
Elle prit des amants, jeunes de préférence,
Afin de satisfaire toutes ses exigences
Et calmer le grand feu d’un sexe quémandeur
Réclamant des caresses et mille autres faveurs ;
C’est ainsi qu’elle connu un comte ravissant
Qui au lit se montra vraiment éblouissant.
En amour il était un très vaillant guerrier
Sachant avec brio toujours se comporter ;
Il lui fit découvrir nombreuses positions
Afin de lui donner sans cesse un grand frisson.
Elle connut ainsi les joies de la levrette,
Celles du tape-cul ou de la gigolette,
Et même elle s’initia un soir de carnaval,
Au   grand vol du gerfaut hors du charnier natal.
Mais ce fut un marquis, un homme d’exception,
Qui sut lui faire aimer la fièvre du tigron,
La grenouille indigène et le crapaud hurleur
Ou les câlineries du python enrouleur.

Et ce soir, la baronne ayant le feu au cul,
Appela sa soubrette, la gracieuse Lulu,
Avec laquelle parfois à défaut d’un amant
Elle aimait savourer de luxurieux moments. 
Raimondo – 2014

  1. RAIMONDO dit :

    Modeste auteur de ces poésies, je les retrouve avec plaisir et suis émerveillé des illustrations que mon ami Gérard a ajoutées.
    Et comme je dis toujours : Ciao. A plus. Raimondo.

  2. Romera dit :

    Bonjour,
    De nouveau des textes grandioses, fignolés à plaisir. Encore, encore, SVP. Félicitations.

    • RAIMONDO dit :

      Merci l’ami pour ces louange. Ma retraite me laisse de longues heures pour m’adonner à l’écriture et j’ai toujours en route quelques historiettes que je je réserve à mes admirateurs;
      Ciao. A plus. Raimondo

  3. oswaldo dit :

    Je ne dirai qu’un mot: » BRAVO ! »

  4. MF Ivara dit :

    Quel talent ! Je me suis revue quelques dizaines d’années en arrière, quand je lisais, en cachette, les contes de La Fontaine, bravo !

  5. gerard dit :

    Raimondo, c’est une pépite d’or! Que dis-je une pépite, c’est une mine aurifère à lui tout seul!

  6. RAIMONDO dit :

    Gérard, je t’envoies des messages qui me reviennent comme non distribués, que se passe-t-il avec ta messagerie ?
    Et j’ai beau t’envoyer, des messages brûlants
    Tu ne me répond pas, ton silence est pesant
    Tu me fuis je le sens, et j’en suis excédé
    Quand voudras-tu enfin te mettre à réparer
    cette putain de machine….
    Ciao. A plus. Raimondo

  7. RAIMONDO dit :

    Bien sûr que huit fois sept font cinquante six ! Et sept fois huit également !

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