Raimondorama 13

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Voilà un bout de temps que les « Artisanes insanes de nos villages » de Raimondo étaient au placard. C’est toujours avec plaisir que nous accueillons une nouvelle fournée et _ Fêtes obligent _ de cinq portraits SVP!monnaie02

 Alexandra l’autre quincaillère

Alexandra juchée sur un grand escabeau

Remisait des produits sur les planches du haut :

Des lessives, des seaux et autres ingrédients

Que sa quincaillerie vendait à ses clients.

Soudain vint un livreur, qui sitôt remarqua

Deux jambes magnifiques que revêtaient des bas

D’un fin nylon ténu, orné de broderies

Que l’homme contemplait de ses yeux ébahis.

Il aurait pu alors en homme délicat

Détourner son regard de cette image là

Mais une forte envie le poussa à flatter

D’une fouineuse main le ravissant fessier,

Une main qui bientôt glissa sous la jupette

Savourant la douceur  d’une cuisse replète.

Alexandra avait un mari négligent

Qui  oubliait souvent de se montrer galant

Et cette gâterie qu’elle trouva raffinée

La changeait des froideurs d’un époux peu zélé.

Aussi pour remercier ce fervent amoureux

Elle l’attira alors en un très discret  lieu

Où elle put à l’abri des regards indiscrets

Lui montrer à quel point ce geste lui plaisait.

Elle envoya valser un string  bien menu

Pour offrir la tiédeur de son sexe velu

Au vit énamouré qui s’était érigé

Tant il était soucieux de pouvoir s’y glisser.

 

Les tendres va-et-vient dès lors les emmenèrent

Sur les rives sacrées qui conduisent à Cythère.     

Raimondo – 2012monnaie03

Lucie la crémière

 Il y a bien longtemps que cela perdurait

Cette intime liaison qui alors existait

Entre le pharmacien et Lucie la crémière,

Le crémier s’en moquant, et laissant Lucie faire.

Partout dans  le village on disait Lucie nique

Avec le pourvoyeur en produits émétiques.

Il faut dire que c’était une très jolie femme

Et beau nombre de gars brûlaient d’ardente flamme

Rêvant de l’entrainer en un coin retiré

Pour lui conter fleurette et surtout la baiser.

Mais à ces soupirants elle préféra celui

 Qui vendait et potions et Fructines Vichy.

Souvent ils s’égayaient au fond de l’officine

Où Lucie embouchait une très longue pine

Afin de lui donner jolie présentation

Pour qu’elle entre aisément dans son humide  con

Car, il faut bien le dire elle aimait les caresses

Qu’elle quémandait souvent pour atteindre l’ivresse

Et comme le potard était célibataire

Pour  ces jeux savoureux il était volontaire.

 

Oui, mais notre crémier las d’être brocardé,

Comme sont d’ordinaire tous  les maris trompés,

Agacé des propos et des plaisanteries

Que par tout le village il circulait  sur lui,

Demanda le divorce et la séparation

Après quelques années d’amour et de passion.

Lucie fut sidérée d’une telle attitude

Car elle pensait poursuivre sa vie de turpitude

Avec son pharmacien, pendant que son mari

Travaillait durement tenant la crèmerie.

Mais malgré son désir de ne point divorcer

Force fut à la loi et elle dut s’éloigner

Du foyer conjugal qui n’était plus le sien.

Elle pensait s’installer auprès du pharmacien,

Mais si ce boutiquier acceptait l’adultère

Il ne désirait pas la vie communautaire

Et Lucie se trouva seule et désespérée

    N’ayant plus désormais de lieu pour l’héberger.

 

C’était cet heureux temps où le bourgeois paillard

Pouvait de délasser dans tous les bobinards

Dans ces antres de stupre  et de fornication

Où l’on pouvait trouver maintes satisfactions.

Lucie s’en vint trouver la mère maquerelle

Proposant pour combler sa riche clientèle

Ses services éclairés pour la galanterie,

Pour le libertinage et la coquetterie.

Dès lors on s’arracha en ce lieu de délices

De la belle Lucie les savoureux services,

Elle, dont tous les vieux content avec grand plaisir,

Les moments de bonheur qu’ils gardent en souvenir.

 

D’aucuns m’ont rapportés que parmi ses clients

Se trouvait le crémier qui venait fréquemment.

                                                                          Raimondo – 2012monnaie04

 Lydie, la fille du boulanger

On était au printemps, c’était fête au village

Car on y célébrait le  pompeux mariage

De la belle Lydie, fille du boulanger

Avec un grand benêt, le fils du poissonnier.

Cette union n’était pas le fruit d’un sentiment

Mais plutôt une entente entre deux commerçants,

Une association vraiment très opportune,

Permettant simplement de grouper deux fortunes.

Lydie n’éprouvait pas pour ce futur mari

De passion dévorante ou de très grande envie,

Mais elle savait bien que dans cette aventure

Elle serait désormais la gagnante à coup sûr.

Qu’importe son époux si on a le grisbi

Disait-elle in petto entrant à la mairie.

Quant à l’intimité elle était assurée

De pouvoir, comme avant continuer à mener

Cette vie libertine que depuis ses quinze ans

Elle vivait au village avec beaucoup d’amants.

Car cette fille là, comme autrefois sa mère 

N’hésitait surtout pas à se montrer légère

Et ne rejetait pas les propos  polissons

Que souvent lui tenaient tous les jolis garçons.

Très tôt elle perdit une virginité

Qui lui semblait vraiment trop dure à supporter : 

Dans le jardin public sous les bouleaux feuillus

Elle laissa son voisin flatter son petit cul

Puis sur le vert gazon s’ouvrit avec passion

Sous l’ardente poussée d’un sexe en érection.

Après avoir connu son tout premier orgasme

Elle renouvela la venue de ces spasmes

Rameutant ses amis et autres connaissance

Qui surent provoquer de folles jouissances. 

Elle rechercha de plus les très doctes avis

D’adultes l’initiant à d’autres griseries,

D’autres galanteries et d’autres positions,

Qui surent éveiller d’infinies émotions.

Même une nuit d’été quand grondait le tonnerre

Elle se réfugia apeurée par l’éclair

Dans le lit de Mina, sa tante préférée

Qui profita alors de cette intimité

Pour lui faire découvrir des caresses de femmes

Provocant le frisson ainsi qu’un vague à l’âme. 

 

En entrant dans l’église envahie par les sons

De la marche nuptiale qu’écrivit Mendelson,

 Lydie, toute pimpante au bras de son papa,

Vêtue d’un habit blanc, qu’elle ne méritait pas

Regardait ses copains venus pour l’acclamer.

Alors en les voyant il l lui vint la pensée

Que pour remercier tous ses fervents amis

Elle pourrait dès demain leur faire des gâteries.

Raimondo – 2012monnaie05

 L’épouse de Firmin, le marchand de vin

 Comme elle était jolie la femme de Firmin

Elle qui possédait  cette chute de reins

Faisant bien  des jalouses et que l’on admirait

Tant cette anatomie confinait au parfait.

Disons plus simplement que son très joli cul

Etait envié des femmes et que les gars du cru

Rêvaient de caresser et d’égarer leurs mains

Sur l’exquise rondeur de ce bel arrière train. 

Mais cette femme-là, l’épouse du Firmin

Qui tenait au pays un négoce de vin,

Etait trop timorée pour accepter l’hommage

De tous les galvaudeux de notre beau village

Tâtant sans retenue et sans délicatesse, 

Sans un peu de doigté, ses attirantes fesses.

Aussi quand un vaurien ou quelque chenapan

Oubliait qu’on se doit d’agir tout autrement

Elle n’hésitait pas de sa rageuse  main

A punir le méfait de cet affreux vaurien.

 

Moi-même quelquefois il m’advint d’éprouver

L’irrépressible envie de venir déposer

Mes amoureuses mains sur ce fruit défendu,

Bref, j’avais grande envie de caresser son cul.

Je l’avoue humblement et sans tergiverser,

Il me vint à l’esprit des impures pensées

Que jamais cependant je ne mis en pratique

Soucieux de me tenir de façon erratique

Face à ces fruits charnus dont les formes splendides

Attirait mes regards d’une façon avide.

 

Une nuit cependant, il me vint d’admirer

Les contours généreux de ce cul désiré

Que la belle pour moi dénuda sans façon

Pour l’offrir aux assauts d’un sexe en érection.

Cela fut merveilleux,  cela fut féérique, 

Et mon corps se vida de sa sève lubrique  

   Entre ces deux rondeurs offertes à mes désirs

En m’apportant enfin un fulgurant plaisir 

 

Mais ce n’était qu’un rêve et mes yeux compassés

Ne trouvèrent au matin qu’une couche souillée.

                                                                        Raimondo – 2012monnaie06

Katy & Lydie, la coiffeuse et son apprentie

Il est dans ce village un endroit ombragé

Où l’on aime parfois venir s’y délasser.

C’est aussi le recoin que les couples d’amants

Choisissent  pour passer quelques très doux moments ;

Et tous les soirs d’été  dessous les frondaisons

 On conjugue le verbe « aimer » avec passion.

Ce soir-là, tendrement allongée sur l’herbette

Lydie avait ouvert très grand sa chemisette

Pour laisser à Katy  la joie de découvrir

De beaux  seins généreux assoiffés de désir

Réclamant les faveurs d’une bouche enflammée

Qui viendrait mordiller ses tétons érigés.

Et Lydie sous l’effet d’une langue insatiable 

Sentait monter en elle une onde irréfragable

Qui la fit haleter et réclamer bientôt

De plus folles caresses sur son ventre tout chaud.

Elle releva bien haut les plis de son jupon

Pour offrir la douceur  de son délicieux con

Qu’elle avait épilé méticuleusement

Pour qu’il puisse exploser au moindre frôlement.

Katy avec ferveur d’une bouche empressée

Baisa ce doux écrin  à la saveur musquée.

Les deux femmes bientôt se mirent en harmonie

En recherchant alors la belle symétrie

Permettant à chacune avec ravissement

D’exciter de la bouche un doux  sexe exigeant.

Dans cette position sous la voûte céleste

Elles connurent enfin des plaisirs manifestes

Qui les fit palpiter les laissant essoufflées 

Mais prêtes cependant à les recommencer.

 

Pour la première fois la coiffeuse Katy

Connut un grand bonheur avec son apprentie

Et s’initia ainsi pour se faire grand bien

Aux plaisirs  tout nouveaux  de ces doux  jeux lesbiens.

                                                                         Raimondo – 2013monnaie07

  1. adhémar dit :

    Je suis jaloux !
    Crésus

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