Raimondorama 11

Et une nouvelle tournée d’artisanes insanes de nos villages! Boum, m’sieur Raimondo, servez very hot!army01

Lettre à ma crémière/1

Je vous le dis jolie crémière

Vos seins pulpeux me font bander

Et votre très charnu derrière

Ne cesse de me fasciner.

 

O combien j’aimerais ma mie

Fiévreusement  les dénuder

Et les caresser à  l’envi

Sans jamais pouvoir me lasser.

 

J’aimerais de mes mains avides

Palper ces troublantes rondeurs

Pendant que mon sexe turgide

Se montrerait l’adorateur.

 

Je souhaiterais poser mes lèvres

Sur vos bruns tétons érigés

Et leur communiquer la fièvre

De tous mes sens  exacerbés.

 

Je voudrais que mes doigts agiles

S’aillent perdre dans des recoins

Et d’une façon fort habile

Vous apportent le plus grand bien.

 

Mais vous vous montrez bien cruelle

Refusant mes empressements

 Et vous n’êtes qu’une  rebelle

A l’égard de mes sentiments.

 

Vous désirez rester fidèle

A cet amoureux d’autrefois,

Etre la compagne modèle

De l’époux guidant vos émois.

 

Mais je vous le prédis très chère

Cet homme un jour vous trompera

Avec l’accorte boulangère

Ou quelque gracieux tanagra

 

Il vous laissera dans la peine

L’affliction et l’abattement

Et vous n’aurez que votre haine

A opposer à ce manant

 

Et moi devant votre tristesse

Je rirai en me rappelant

Le temps où votre sècheresse

Me laissait dans l’accablement

 

Mais je garderai en pensée

Les rondeurs de vos jolis seins

Et celles de votre fessier

Que n’auront pas connues mes mains.

Raimondo – 2013army02

 Hortense la crémière/2 

Elle avait de beaux seins, nul n’en pouvait douter :

Elle les avait montrés à toute la cité.

Que ce soit le boucher,  le maire ou le facteur  

Tout le monde avait vu ces attraits enchanteurs,

Ces très jolis obus aux tétons érigés

Qu’elle offrait aux regards des hommes enthousiasmés.

Dans le village entier la chose était connue,

Qu’Hortense la crémière avait le feu au cul,

Qu’elle avait dans son lit attiré des amants

De par le charme exquis de ses seins ravissants.

Les bigotes s’en vinrent auprès de leur curé

Se plaindre des façons de cette délurée

Dont l’attitude indigne créait dans le village

Et de la zizanie et bien des commérages.

Il se fit deux factions : l’une louant Hortense

Pour son aménité et pour sa complaisance,

L’autre pour condamner sa honteuse attitude,

Pour ses agissements et pour ses turpitudes.

Quant à moi, le poète, je suis le laudateur

De ces seins généreux, magnifiques rondeurs

Que j’ai eu le bonheur de pouvoir cajoler,

Titillant des tétons qu’elle m’a laissé sucer.

Qu’ils furent accueillant ces seins voluptueux

Entre lesquels  glissa mon doux sexe amoureux !

Et combien j’ai aimé leur chaleur bienfaisante

Qui libéra alors une sève brulante !

 

Ô censeur malveillants, pisse-froid pudibonds

Soyez maudits ce jour pour toutes vos actions

Qui nous laissent esseulés et décontenancés 

Car Hortense aujourd’hui a fuit notre  cité

Raimondo – 2014army03

 Sidonie, l’épouse du bottier 

L’aimable Sidonie était dans ce village

La seule qui avait une conduite sage

Jamais le moindre écart ne lui fut reproché,

C’était femme fidèle à son mari bottier.

 

Celui-ci très souvent courait dans la cité

La plupart des jupons qu’on y pouvait trouver

Et même bien souvent dans ses déplacements

Il ne négligeait pas un petit supplément,

Une Ninon dodue aux beaux seins de déesse

Ou une callipyge ayant superbes fesses,

Une accorte suceuse, dont le minois charmeur

Lui laissait espérer de sublimes douceurs.

Bref, ce beau séducteur courait le guilledou

Négligeant la vertu qu’on attend d’un époux,

Et Sidonie fidèle aux vœux du mariage,

Pardonnait au fugueur tous ses batifolages.

 

Mais il advint qu’un jour, au marché de la place,

Elle croisa les pas d’un charmant lovelace

Et son cœur aussitôt vint à battre soudain

A cent dix pulsations et peut-être à cent vingt.

  Eros avait touché la blonde Sidonie

D’une flèche acérée bouleversant ses  esprits.

Elle sourit à l’homme et l’homme galamment

Répondit à son tour par un geste troublant :

Il  prit sa blanche main et comme les marquis

Le faisait autrefois au temps du roi Louis,

Déposa un baiser avec grande tendresse

Qu’il provoqua en elle un frisson d’allégresse.

La suite fut divine et en un coin perdu

Sidonie mit le point final à sa vertu,

En offrant de son corps toute l’intimité

Que cet heureux amant  goûta à satiété.

Ils se firent alors durant de longs moments

Mille gracieusetés et mille attouchements

De leurs bouches avides ou de leurs mains fouineuses

Recherchant les replis des grottes savoureuses

 

Afin d’y provoquer  par d’intimes frictions

Les doux frémissements qui mènent à l’explosion.

A partir de ce jour, l’épouse vertueuse

Aux doux jeux de l’amour se montra curieuse

Et dans tout le village on colporta partout

Qu’au pageot Sidonie était un très bon coup.

 

Et le pauvre bottier eut bien moins de faveur

Car les femmes apprécient les galants séducteurs

Mais il faut avouer qu’il ne s’est  jamais vu

Que l’on prête attention à un pauvre cocu 

Raimondo – 2012army04

 Emilie l’esthéticienne  

 Emilie au village vendait crèmes et parfums

Et tous autres produits dont les femmes ont besoins

Pour être plus jolies, être à leur avantage,

Réparer au besoin  tous les vilains outrages

Qui marquent les visages agressés par le temps

Et qu’il leur faut combattre avec des soins constants.

Les femmes d’alentours  étaient sa clientèle,

Mais les hommes souvent s’en venaient auprès d’elle

Pour lui conter fleurette ou pour lui proposer

Quelques heureux moments en toute intimité.

Emilie  vivait seule et ne rechignait pas

A trouver du bonheur dans les bras d’un beau gars.

C’est pourquoi ce soir-là devant une psyché

Elle se contemplait  de son œil avisé

Pourchassant avec soin les traits inharmonieux

Qu’elle pourrait déceler sur son corps gracieux.

Elle se voulait parfaite afin de recevoir

Cet éphèbe racé aux séduisants yeux noirs

Qui l’avait abordée tout en lui débitant

De beaux vers savoureux et des propos galants.

Elle avait revêtu une robe moulante

Qui laissait entrevoir de façon arrogante

Les  tétons érigés de ses seins plantureux

Cachés sous les replis d’un tissu vaporeux.

 

Découvrant Emilie si joliment parée

Le galant fut saisi devant tant de beauté,

Et il laissa ses mains aller à l’aventure

Soucieuses d’approcher de  gracieuses courbures.

Avec ravissement il constata, ému,

Que sous sa fine robe Emilie était nue.

Alors il retroussa cette étoffe gênante

Pour frôler une peau à la douceur troublante

Et permette à sa  bouche avide de désir

D’atteindre  le bouton où jaillit  le plaisir,

 Qu’il titilla longtemps,  jusqu’au moment divin

Ou l’orage d’amour se déchaîna  soudain.

 

En se retrouvant nus sur un ample sofa

Longuement ils reprirent leurs jeux et leurs ébats

En usant de leurs lèvres et de leurs doigts agiles

Pour exciter du corps les parties érectiles

Et pour faire éclater cette sublime ivresse 

Provoquée par le flux des ardentes caresses

Qu’à nombreuses reprises ensemble ils échangèrent

Goûtant tous les plaisirs que vous donne la chair.

Ils s’aimèrent longtemps sans jamais se lasser

Somnolant quelquefois pour mieux recommencer

Et pour que de nouveau se produise un miracle

Qui les amènerait tous les deux au pinacle. 

 

Et l’on se demanda pourquoi des jours durant

Emilie n’avait pas ouvert ses contrevents. 

Raimondo – 2012army05

  1. Jean-Claude Roméra dit :

    Bonjour,
    Excellent, comme d’habitude. Quelle maestria, de la belle ouvrage, vraiment. Avec admiration.
    Jean-Claude Roméra.

  1. There are no trackbacks for this post yet.

Laisser un commentaire