Raimondorama 08

Je sais que vous êtes friands des célèbres « Artisanes insanes de nos villages » de Raimondo. Alors, let’s go!gifneige

Métella la concierge

Que ce soit le matin ou que ce soit le soir

Ou dans les escaliers ou bien dans les couloirs

Cette accorte concierge aux appâts confirmés

Charmait  tous les garçons de la propriété.

Lorsqu’ils la rencontraient et qu’un œil aguichant

Leur faisait une invite d’un air attendrissant,

Ils ne refusaient pas de lui rendre un hommage

En posant une main ravie sur son corsage,

Et  ne négligeaient pas une opportunité

Pour  faire une tendresse au fastueux fessier

Ondulant de plaisir à cette gâterie

Qu’elle acceptait toujours de son air réjoui.

Il arrivait parfois que dans les escaliers

Si par obligation elle était retournée,

Qu’un  garçon plus coquin et sans trop de pudeur

Simule une levrette avec beaucoup d’ardeur

Et même quelquefois de ses mains empressées

Titille ses tétons avec dextérité.

Alors pour remercier ce garçon intrépide

Elle offrait  une bouche à son membre turgide

Et ne rechignait pas à poursuivre   sans cesse

Jusqu’au ravissement, jusqu’ à la folle ivresse,

Jusqu’au moment bénit qui arrive toujours

Lorsque l’on a franchi le point de non-retour.

Que ce soit le matin ou que ce soit le soir

Ou dans les escaliers ou bien dans les couloirs,

Elle était tous le jour sans jamais rechigner

Au service des gars de la propriété.

Oui, mais il arriva que des esprits grincheux

Soucieux de bienséance se montrèrent fâcheux

Semant le discrédit  sur les agissements

De cette indigne femme aux gestes impudents.

Elle quitta les lieux laissant déconcertés

Tous les adolescents qui savaient l’apprécier.

Nul n’a jamais revu cet ange généreux

Dont la sollicitude avait fait tant d’heureux.

On m’a dit, mais enfin est-ce la vérité ?

Qu’en un bois parisien  on peut la rencontrer,

Prodiguant  avec soin  aux nombreux soupirants

La faveur inouïe de ses doigts caressants

Ou la valse endiablée  d’une langue vorace

Dont le chatouillement se révèle efficace.

Et l’on m’a dit aussi, le ciel m’en est témoin,

Que pour la retrouver en s’en vient de très loin.

 

Braves gens si parfois vos pas  vous  mènent là

Demandez à la voir, son nom est Metella!

En hommage à Meilhac et Halévy les heureux paroliers d’Offenbach.

Raimondo – 2012giffumée

Innocente Ninon 

La petite Ninon étant fille très sage

Garda assez longtemps son précieux pucelage

Mais il vint un moment ou son corps exigeant

S’en vint à quémander les faveurs d’un amant

Elle avait bien parfois de ses mains caressantes

Trouvé quelques bienfaits et quelques complaisances

Mais ce succédané qui calmait ses ardeurs

Se révéla bientôt d’une extrême fadeur

Elle voulait éprouver bien d’autres privautés 

Que procurent les hommes en toute intimité.

Son ami Jérémie à qui elle s’adressa

La laissa sur sa faim car ce grand échalas

Préférait les ébats avec d’autres garçons

Que les joyeusetés que proposait Ninon.

Et quand à son voisin, encor rempli d’acné,

Il ne semblait pas apte à la faire exulter.

Elle n’osait cependant auprès de la famille

Se montrer avenante, aguicheuse et gentille

Mais il  faut avouer que l’oncle Sébastien 

Avait très fière allure et Ninon aurait bien

Succombé aux attraits de ce charmant tonton

Lui offrant la candeur de son très joli con.

Mais la tante veillait, connaissant son époux 

Elle lui mettait très fort la bride sur le cou

Et ne le laissait pas s’approcher de trop près

D’une adorable nièce aux généreux attraits.

Elle pensa un moment au copain de sa sœur,

Un très bel apollon au sourire enjôleur

Dont elle eut volontiers accepté les caresses

Se laissant emporter dans une folle ivresse.

Elle songea aussi, sans trop se l’avouer

A  certains professeurs qui la faisaient rêver

Et même au proviseur frisant la cinquantaine

Qui devait à coup sûr adorer les fredaines.

Mais ces rêves insensés ne virent point le jour

Et Ninon resta vierge, seule et privée d’amour

Jusqu’au moment béni où au bal des pompiers

Elle fut élue leur reine à l’unanimité.

Et c’est de ce jour-là que cette fille sage   

Perdit avec bonheur son précieux pucelage

Et que du Capitaine au plus humble gradé

La caserne apprécia l’honneur de la combler.

Raimondo – 2012gifpluie

Le bazar de Stéphanie

Oui, cette femme-là avait un joli cul

Ses seins également ne m’avaient pas déplu ;

 Comme elle avait aussi un sourire enjôleur,

La belle Stéphanie  faisait battre mon cœur.

Au village elle  tenait un modeste bazar

Où elle vendait de tout, des tissus des foulards,

Mille brimborions et autres affiquets,

Des jouets, des babioles et des colifichets.

J’allais souvent la voir et lui faisais la cour

Débitant des poèmes et quelques beaux discours

 Mais mes propos galants très loin de la ravir

Ne semblaient pas l’atteindre et lui faire plaisir.

Aussi durant des mois j’ai vainement cherché

Pourquoi tous mes propos ne l’avaient pas touchée.

Et un soir j’ai compris, quand je vis arriver

Une élégante dame aux blonds cheveux cendrés

Qui la prit dans ses bras et baisa longuement

Une bouche goulue qui s’offrait galamment.

De loin je les ai vues et leurs doux frôlements

M’ont appris la teneur de leur secret penchant.

Je les imaginais dans leur intimité

Echangeant des caresses et de tendres baisers

Parcourant çà et là de leurs doigts fureteurs

Un corps à la peau douce et  aux tendres rondeurs,

Pour se perdre bientôt en des recoins charmants

Et crier de bonheur en un long feulement.

 

Je maudissais alors le ciel d’être banni

Du désir de ces femmes ayant d’autres envies.

Raimondo – 2012gifbuée

 La boutique de Mode de Rosalie

Ce jour-là Rosalie refaisait sa vitrine

Et sur ses mannequins ajustait les dessous,

Faits de nylon soyeux ou de gaze très fine

De tissu satiné et de coton très doux.

Rosalie en effet vendait des lingeries,

Des nuisettes des bas et des sous-vêtements,

Ces effets de dentelle que par coquetterie

Une femme se pare avec ravissement,

Afin de réveiller des hommes les ardeurs

Et leur donner l’envie lors des doux jeux intimes

D’être les conquérants et farouches jouteurs

Capables en ces moments de se montrer sublime.

Comme elle contemplait le travail accompli

De son regard critique et d’un œil avisé

Un client vint la voir et galamment dit :

 » Oh combien j’aimerais admirer ces parures

Si je pouvais les voir sur votre blanche peau

Et contempler ainsi les gracieuses courbures

Et le galbe troublant de votre corps si beau « .

En entendant ces mots et ces doux compliments

Rosalie fut touchée bien plus que de raison

Elle se dévêtit alors très lentement

Otant son chemiser et son blanc cotillon.

Elle apparut alors tout simplement parée

De ces doux ornements qui masquent la pudeur

S’offrant sans hésiter à cet homme empressé

Afin de quémander un intime bonheur.

Longtemps il effleura les deux  seins opulents

Dont les tétons avides exigeaient des caresses

Mais il se délecta aussi en étreignant

Les contours gracieux de ses très rondes fesses.

Et quand il s’immisça dans son intimité

Avançant au plus loin son membre turgescent

Elle cria son plaisir et sa félicité

Se pressant contre lui alors passionnément.

 

Ils joutèrent ainsi au gré de leurs envies

Variant les figures sans jamais se lasser

Et depuis ce jour-là la belle Rosalie

Ne cherche plus l’amour qu’elle a enfin trouvé.

Raimondo – 2012 giflecture

 Rosette l’épicière

Rosette ce soir-là après longue journée

Dedans son bain moussant venait se délasser.

Elle avait sans compter dans son épicerie

Servi nombreux clients avec sa bonhomie,

Et sur les étagères, aligné les réserves,

Les boites de gâteaux ainsi que les conserves.

Alors pour délasser ses muscles fatigués

Dans son grand jacuzzi elle se laissait masser.

Ayant fermé les yeux, son esprit rêvassant,

Rosette imaginait qu’un beau prince charmant

Etait là auprès d’elle et que ses douces mains

Caressait les rondeurs de ses généreux seins.

Comme le fit Perrette autrefois dans la fable

Elle mima à son tour l’image délectable

Qu’elle  créait en pensée avec ravissement.

Ses longs doigts empressés se mirent en mouvement,

Effleurant des tétons qui aussitôt durcirent

En créant ce frisson prélude à un délire.

Puis, lorsqu’ils s’égarèrent en quelque chaud recoin

Son corps fut submergé par un doux va et vient

Qui provoqua alors ce très bienfaisant spasme

Annonçant pour bientôt l’arrivée d’un orgasme.

 

Ce soir-là, son époux ne sut jamais pourquoi

Rosette  ressentit avec lui tant d’émoi.

Raimondo – 2012

  1. oswaldo dit :

    Quel talent!
    Que ces charmantes choses sont joliment dites.
    Bravo Raymondo!

  1. There are no trackbacks for this post yet.

Laisser un commentaire