Raimondorama 07

Voilà-ti pas que Raimondo nous propose maintenant ses magnifiques « Artisanes insanes de nos villages » avec double détente, je veux dire par là avec de charmantes rallonges?

Léa la quincaillère (1ère époque) 

Cocu, je suis cocu, songeait le quincailler

Cette immonde putain s’est laissé tripoter.

Il avait aperçu, au fond de la remise

Où sont entreposées toutes les marchandises,

Son épouse Léa la jupe retroussée

Qui offrait sans pudeur son généreux fessier

Aux deux mains fouineuses de son jeune apprenti 

Caressant doucement la belle anatomie.

Le quincailler eut pu  signaler sa présence

Mettre fin aux ébats, montrer moins de clémence

Envers ces deux goujats, envers ces malotrus

Qui se moquaient de lui en le faisant cocu.

Mais notre quincailler  se montra bienveillant

Evitant le conflit et silencieusement

Il sortit de l’endroit sans se faire remarquer

Songeant au châtiment qu’il allait infliger.

Et dès le lendemain, au mépris de la loi

De  l’apprenti félon il signa le renvoi

Et pour le remplacer il fit venir séant

Une jeune employée à l’aspect séduisant,

A laquelle il montra beaucoup de prévenance

Pour que se tissent entre eux des liens de connivence,

Jusqu’à ce jour heureux où seuls dans la remise

Sur un moelleux sofa, et à maintes reprises,

Ils s’adonnèrent alors à ces jeux merveilleux

Que l’on goûte à loisir lorsqu’on est amoureux.

Le quincailler connu des moments exaltants 

Découvrant de la belle un corps éblouissant,

Un beau cul, attirant les mains d’un honnête homme,

Et des seins gracieux dodus comme une pomme

 Sans oublier bien sûr ce recoin duveteux

Investit pour les soins de son vit glorieux.

Et durant ce temps-là, se morfondait en pleurs

Cette pauvre Léa, entendant les clameurs

Qui jaillissaient là-bas derrière la porte close

Où les amants semblaient vivre une apothéose.

Raimondo – 2012Léa la quincaillère (2ème époque)

Léa se morfondait alors que son mari

S’amusait follement avec son apprentie

Et que souventes fois cachés dans la remise

Ils s’amusaient tous deux à faire trousse chemise.

Certes, elle avait fauté et l’époux se vengeait

De ce petit écart qu’un jour elle avait fait

Avec ce beau garçon, ce bel adolescent

Qui lui faisait l’amour si merveilleusement

Sachant lui apporter grande satisfaction

En caressant ses  seins  et son très joli con.

Aujourd’hui elle souffrait par trop de solitude

Et naturellement reprit cette habitude

Que la femme parfois use pour adoucir

Le manque qu’à la longue elle peut ressentir.

Alors, d’habiles doigts sur d’intimes replis

Viennent apaiser le feu d’un corps inassouvi.

Léa avait reçu très  bonne éducation

Au couvent des Oiseaux, la noble institution,

Qui l’avait mise en garde à cette époque là

De ces inconvénients qui surviennent parfois

Lorsqu’on s’adonne ainsi à tous ces jeux de mains

Et que l’on qualifie quelquefois de vilain. 

Léa craignait surtout que ces frivolités

S’en viennent à la frapper un jour de surdité.

Elle s’en ouvrit alors à l’omnipraticien

Qui sut la rassurer et lui dire combien

Ces idées surannées et datant d’un autre âge

 Etaient billevesées et n’étaient qu’un chantage

Qu’avait imaginé  les nonnes pour calmer

Les brûlantes ardeurs de leurs sens enflammés.

Le savant praticien apaisa ses frayeurs

Et la persuada de poursuivre sans peur,

Mais il lui conseilla pour pouvoir exulter

    D’utiliser plutôt d’une bite érigée.

Et  à peine avait-il exprimé cet avis

Que Léa au tréfonds de son corps ressenti

Une  douce présence qui progressivement

Léa qui n’avait pas depuis quelques semaines

Fait ni le moindre écart ni la moindre fredaine

Eprouva tout à coup cette illumination

Procurée par l’effet d’une douce invasion.

Elle cria son plaisir sans souci des clients

Qui dans une autre salle attendaient patiemment

Raimondo – 2012Marjorie l’épicière (1ère époque)

Quand vient le samedi les gens de la cité

Mettent leurs beaux habits et s’en viennent danser

Dans la salle de bal qui côtoie la buvette,

Aux sons mélodieux d’un orchestre musette.

Après le dur labeur d’une longue semaine

On vient s’y délasser, ou faire des fredaines.

Pendant que la musique égrène les flonflons

Emis par la trompette ou par l’accordéon.

C’est là que Marjorie, la  charmante épicière

Rencontra Olivier, sémillant militaire

Venu pour quelques jours à l’Hôtel du Grand Lion

Pour trouver le repos durant sa permission.

Ils dansèrent souvent tous les deux se soir-là

Car la belle harmonie accompagnait leurs pas.

 Que ce soit dans la valse ou même le tango

Ces deux-là tournoyaient toujours avec brio.

Puis s’en vint le moment où un slow langoureux

Leur donna le loisir de se serrer un peu

Et de sentir soudain quelques transformations

Qui animaient leurs corps en pleine ébullition.

Marjorie constata qu’au fond de sa culotte

Une tiède moiteur produite par sa motte,

Alors que ses tétons jusqu’ici détendus

Se mirent à s’ériger espérant la venue

De l’intime pression de quelques doigts coquins

Qui pourraient provoquer alors un très grand bien.

Quant au beau militaire il se mit à bander

Et ses fiévreuses mains allèrent rechercher

Les tentantes rondeurs de cette cavalière

Afin de leur montrer un ample savoir-faire.   

Il était temps de fuir et trouver un endroit

Où ils pourraient enfin exprimer leur émoi

Sous le regard discret d’un grand ciel étoilé

Comme Ruth et Booz autrefois en Chaldée.

Et là sans retenue sans aucune pudeur

Ils goûtèrent les joies que deux corps en chaleurs

Echangent avec passion pour atteindre l’ivresse

Sous les titillements et les  folles caresses.

Marjorie le sein nu et les cuisses dressées

S’offrit au conquérant qui vint la pénétrer

Et il lui apporta en quelques mouvements

Cette consolation que cherchent les amants.

Puis pour remercier son généreux vainqueur

Marjorie prodigua la suprême douceur

 Générée les soins d’une bouche gourmande

Jouant avec ferveur sur un sexe qui bande.

Mais l’épicier n’a jamais su

Que ce soir-là il fut cocu.

Raimondo – 2012Marjorie l’épicière (2ème époque)

Marjorie regrettait les doux moments passés

Entre les tendres bras de son bel Olivier,

Qui s’en était allé, appelé par la vie,

Vers d’autres horizons et vers d’autres pays.

Et comme son époux, avec le temps qui passe

N’était plus en amour cet homme aussi pugnace

Qu’elle avait autrefois adoré  follement

Elle  décida alors de trouver un amant.

Comme elle était jolie, la chose fut aisée

Car maintes fois déjà le charmant boulanger

Avaient fait les yeux doux à notre Marjorie

Avec le fol espoir de l’entrainer au lit.

Quelques propos galants et quelques billets doux

Suffirent à susciter un heureux rendez-vous.

Et  très discrètement en un lieu convenu

Sans plus tergiverser ils se trouvèrent nu,

Et très vite leurs mains s’en allèrent chercher

Tous les recoins secrets de leur intimité

Afin de provoquer par ces tendres caresses

La venue du plaisir et de la folle ivresse.

Et quand ils se trouvèrent au bord de l’explosion

La belle Marjorie offrit son joli con

Que l’amant s’empressa d’investir aussitôt

Pressé de découvrir ce fastueux cadeau :

Pour la première fois ils furent emportés

Par le plaisir divin de deux amants comblés.

Repus, ils attendirent les yeux à demi clos,

Que le désir revienne et provoque bientôt

D’autres envies sans doute ou d’autres convoitises,

D’autres galanteries à la saveur exquise,

 De tendres nouveautés, tous ces  raffinements

Qu’avec délectation recherchent les amants.

Marjorie promena ses seins proéminents

Sur le buste velu de son très bel amant

Puis elle emprisonna un sexe en érection

Dans la tendre vallée de ses moelleux nichons

Et pour finir enfin, une bouche gloutonne

Se comporta alors de façon polissonne,

Afin  de recueillir cette sève laiteuse

Produite sous l’effet d’une langue joueuse.

C’est ainsi que naquit cette belle liaison

Que les amants vécurent avec tant de passion

Et qui se prolongea, à ce qu’on peut savoir,

Durant de nombreux mois, jusqu’à ce fameux soir

Où le beau militaire qui avait fait son temps

Reparu au pays quand revint le printemps.

Nul n’a jamais bien su ce qui s’était produit

Ni  pourquoi Marjorie disparut du pays.

Raimondo – 2012Ce qu’il y a de bien avec l’ami Raimondo, c’est que sa besace n’est jamais vide. Je peux donc, d’ores et déjà, vous annoncer que ce n’est pas demain la veille que vous serez privé de ses Artisanes!

  1. adhémar dit :

    Je dirai un seul mot : sublime !
    Adhémariscos

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