Raimondorama 06

Avec Raimondo, explorons la France profonde avec un tas de nouveaux portraits de nos « Artisanes insanes de nos villages ».Loulou la bijoutière

Elle était sur son dard et sa bouche gourmande

Faisait du va et vient sur un sexe qui bande

Qu’offrait un jeune amant à la lubricité

De cette femme-là qui aimait tant sucer.

Ainsi était Loulou, la jolie bijoutière

Qui trompait  son mari de façon régulière

Avec les lycéens et les gars du quartier

Venus  souventes fois afin de quémander

Un soupçon de douceur ou quelques gentillesses

Qu’elle offrait aisément avec grande tendresse.

Elle était ainsi faite, et ne rechignait point

A donner du bonheur à tous les gars du coin

Avec ses jolis seins ou l’opulent fessier

Ou la chaude moiteur  d’un sexe humidifié.

Et quand son corps enfin comblé par l’allégresse

Tressaillait  longuement terrassée par l’ivresse,

Elle offrait à l’amant pour le remercier

L’envoutante saveur  d’un intime baiser

Et pendant ce temps-là, au fond de l’officine

L’homme travaillait l’or, sculptait la tourmaline

Sans même imaginer qu’à l’étage au-dessus

Sa délicieuse épouse en faisait un cocu.

Ainsi le bijoutier taillait la pierre fine

Pendant que sa moitié suçait  les fières pines

Et s’il lui arrivait d’œuvrer sur la citrine

                           Les amants de Loulou baignaient dans la cyprine.

Raimondo – 2012

Et Loulou de conclure (par le truchement de Raimondo) :

A toi Giga lecteur  qui lira ce poème

Ou la lubricité côtoie le calembour

Je suis assez friande de mots ou de phonèmes

Mais ne résous pas à ignorer l’Amour.Perette la fermière

Perrette ce jour-là s’en allait au marché

Vendre ses pots de crème et son lait écrémé.

Perrette était fermière et dans sa métairie

Elevait quelques vaches et des chèvres aussi

Puis elle confectionnait pour les gens du village

Succulents cabécous et bien d’autres fromages

Qui faisaient le bonheur  de ses clients nombreux

Venue pour acheter ses produits savoureux.

Oui mais ce matin-là, au détour d’un chemin

Elle rencontra Simon, le fils de son voisin,

Un beau gars aux yeux verts qui sans ménagement

Lui fit un brin de cour avec empressement.

Perrette fut sensible à ces propos fort doux ;

Elle vivait esseulée depuis que son époux,

Un très grand fainéant, un personnage immonde

Ayant quitté les lieux pour parcourir le monde.

Perrette était bien seule et très confusément

Cette absence agissait sur son tempérament,

Si bien que ce jour-là elle ne refusa pas

Les tendres gâteries que Simon proposa.

Durant de longs instants  ce furent des caresses

La menant au plaisir et à la folle ivresse,

Des baisers, des câlins, et bien d’autres actions

Que suggérait alors leur imagination.

Il fallait se quitter. Perette remisa

Deux seins qui avaient fui leur  nacelle de soie

Puis elle rabaissa son laineux cotillon

Relevé pour offrir à son beau compagnon

Tous les recoins secrets de son intimité

Afin que tendrement il vienne s’y loger.

Perrette ce jour-là arriva en retard ;

Les gens qui l’attendaient virent dans son regard

Tant de béatitude et de félicité

Qu’ils comprirent aisément ce qui s’était passé.

Raimondo – 2012

                                                      Un si joli village

Au village c’est bien connu

Notre boulangère est cocue

Car son mari un grand flandrin

Mignote la femme du Justin,

Justin étant le quincailler,

Lequel a voulu se venger,

Et fricoter avec Annie

La charcutière du pays,

Dont le mari tenez-vous bien

Afin de noyer son chagrin

Avec la très tendre  Mado

S’amuse à la bête à deux dos.

Oui mais alors me direz-vous

Cette histoire à dormir debout

Ne nous a pas bien renseignés

Sur l’épouse du boulanger,

Qui, du fait des évènements,

Se trouve  seule, assurément.

Je vous répondrais : « Que nenni »

Car cette femme très jolie

N’a pas attendu bien longtemps

Pour se découvrir des amants.

Il y a bien sûr le mitron

Qui aime lutiner son con

Ainsi que Paul le médecin

Qui suçote  ses bouts de seins

Alors  que Jojo le facteur

Tâte son  gros cul ravageur,

Et même au cours de sa tournée

S’il se trouve un peu moins pressé

Lui consacre un peu plus de temps

Pour  passer un heureux moment

En pratiquant une levrette

Ou quelques autres galipettes.

Le buraliste s’est vanté

D’avoir un jour bénéficié

D’une bouche qui sans façon

Lui a fourni le  grand frisson ;

Quant à Lucien le cordonnier

Lui d’ordinaire très rangé

N’a pas attendu bien longtemps

 Pour montrer son tempérament.

Et ainsi dans notre village

Si l’on n’est pas toujours très sage

Au plan de la moralité

On peut dire sans hésiter

Que de nombreuses facéties

Font toujours régner l’harmonie.

                                            Raimondo – 2012Suzette la vachère

 Suzette, pas si simplette que ça…

Jules allait ce jour-là mener les vaches au champ

Dans le pré qui jouxtait celui du père André

Avec son chien Pataud qui suivait aboyant

Afin de faire courir quelque bête attardée.

Lorsqu’il eut installé ses vaches en la pâture

Il alla se poser  sous un grand peuplier

Et en sortant un livre poursuivit la lecture

De ce que l’on appelle un magazine osé.

Jules, il faut l’avouer adorait les histoires

Qu’il y découvrait là, savamment illustrées

De ces femmes si belles avec de longs bas noirs

Avec leurs seins à l’air et leur joli fessier.

Vint à passer par là la petite Suzette

Une gracieuse fille au sourire extasié

Qui malheureusement était un peu simplette

Et ne savait pas lire et pas même compter.

Elle aurait tant voulu lire cette brochure

Mais elle ne pouvait pas faute de connaissance ;

Elle savait cependant comprendre les gravures

Et osa les mimer malgré son ignorance.

Elle offrit donc son corps à toutes les caresses

Que Jules avec passion pu alors prodiguer,

Et elle dénuda de fastueuses fesses

Qu’il pénétra bientôt avec  célérité.

Les heureux va et vient firent alors merveille ;

Jules monta au ciel et la Suzette aussi

Et après un moment d’une très courte veille

Ils firent à nouveau quelques douces folies.

Ils tentèrent alors bien d’autres positions

Et Suzette apprécia toutes ces nouveautés

Elle fit même marcher son imagination

Afin de découvrir d’autres modalités.

Ils s’aimèrent ainsi de longues heures durant

Et lorsqu’enfin repus leurs yeux se sont fermés

Suzette retrouva sur son visage blanc

Le sourire béat de son corps apaisé.

  Raimondo- 2011Amélie la confiseuse

Chaque jour de marché la très belle Amélie

Vendait maintes douceurs et des confiseries,

Succulents caramels et dragées aux amandes

Qui faisaient le bonheur des clientes gourmandes,

Venues parfois de loin pour s’approvisionner

Tant ses produits avaient très bonne renommée.

Près de son étalage le  fringant Jérémie

Vendait de fins gâteaux et des viennoiseries.

C’était un bel éphèbe  et Amélie parfois

Souhaitait que ce garçon la prenne entre ses bras

Et que ses doigts curieux se montrant insistant

Fasse naitre soudain des frissons enivrants

Mais malheureusement ce voisin trop poli

Ne semblait guère prêt à faire des folies.

Par pruderie peut-être ou par  timidité

Ce garçon s’avérait  pour le moins réservé

Et la douce Amélie bien sûr se languissait

En voyant qu’on semblait dédaigner ses attraits.

Elle fit tout cependant pour qu’on s’intéressât

A ses charmes affirmés et à tous ses appâts

Se montrant raffinée  et souvent aguicheuse,

Révélant à loisir  ses formes généreuses

Qu’elle n’hésitait jamais à bien mettre en valeur

Sans plus de retenue ni la moindre pudeur.

Comme les jours passait, que le beau Jérémie

Restait indifférent à la belle Amélie,

Elle n’hésita point et elle prit les devants

Pour que ce beau garçon se conduise autrement.

Et par un soir d’été Jérémie le puceau

Se trouva gratifié d’un merveilleux cadeau :

Le corps tout en rondeur de la douce Amélie

Qui lui avait fait don de son anatomie,

De ses doigts caressants, de sa bouche affamée

Et des recoins secrets de son intimité.

Elle lui a tout apprit, comment on doit agir

Pour mener une femme au suprême plaisir

En variant le ton, et les gestes savants

Qu’il faut imaginer pour n’être pas lassant.

Jérémie se montra un amant merveilleux

Et la belle Amélie s’envola jusqu’ aux cieux.

Raimondo – 2012

  1. Amedhar dit :

    Diable de bonhomme! Ce Raimondo me fait penser au fameux « pornocrate » de Brassens!

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