Délires cauchAdhémardesques

Ce mois-ci, c’est le facétieux Adhémar qui s’y colle. On ne pourra qu’admirer l’éclectisme de ses talents de poète ou de prosateur. Pour commencer, voilà-t-il pas qu’il s’érige en censeur docte et érudit pour corriger mes navrantes erreurs dans « Retour au pays ou Mondo ca(r)ne » de http://gigaproduction.fefaine.be/2010/11/20/variations-montastrucoises-02/ :

J’ai admiré la prose raffinée de notre grand spécialiste du Moyen-Age Gérard MANVU-PLUKONT, et je me suis délecté au récit des aventures de son héros Jeannet PLEINLECOUL au cours de son anabase.

Mais je suis très chatouilleux, sous les bras et sur l’exactitude parfaite des récits soumis à notre délectation. Et là, je dois le proclamer, notre historien a commis plusieurs…. disons inadvertances.

Tout d’abord sur le nom et le sexe du canasson. Je peux démontrer que cet animal ne s’appelait pas Mastapur, mais très certainement Groumije, et que c’était une jument. En effet, au livre septième des mémoires de Jupiter Korleonis, le grand écrivain sicilien, on peut lire cette phrase, que je cite d’ailleurs de mémoire : « Korniolos de Katakombos dans son célèbre ouvrage FAMOSS KABALLOSS ANTIKOSS, nous décrit de façon précise les montures des héros de son temps, et nous parle de la rossinante que chevauchait Jeannet PLEINLECOUL, un aventurier du XIII° siècle, une bête maladive « quod nomen Groumija erat et jumenta catastrophica fuit ». Et toc !!!!

Ensuite, le récit de l’arrivée sur ses terres du cadet Jeannet, montre bien que l’auteur G. Manvu-Plukont n’a pas visité personnellement le nord-est de Toulouse. S’il l’avait fait, il aurait remarqué le gros cerisier qui se dresse encore aujourd’hui sur la rive gauche du ruisseau Tranpetoncuq, juste après Castel-Maurou, et qui servait à pendre les ennemis politiques du maître des lieux. Il aurait certainement mentionné ce cerisier géant, d’une espèe inconnue, qui produit certes des cerises, mais aussi des pommes, des meringues, du quinquina et de la ventrèche. Quelques ossements humains accrochés aux branches et depuis longtemps desséchés, montrent encore l’extrême cruauté des moeurs de ce temps-là, et confèrent à l’arbre, par leur fumet, ses propriétés broncho-dilatatrices..

Jeannet PLEINLECOUL s’arrêta sous ce cerisier, pour méditer. Il revit en pensée ses exploits en Terre Sainte, et comment il n’hésita pas à se livrer aux plaisirs de la chair avec l’imam de BAAL-TUMLAMI, pès de BIROUTH, juste à droite en sortant de Nazareth. Ces fantaisies sexuelles furent la cause première des hémorroïdes qui l’affligèrent jusqu’à sa mort, et qui rendirent indispensable l’utilisation quasi permanente de son doigt unique..

Se tournant ensuite vers le nord, il aperçut le monument funéraire de son frère Cassoul-le-laid et n’hésita pas à déféquer sur la pierre tombale, tandis que la jument Groumije empuantissait la forêt de ses pets monstrueux.

Enfin, dernière omission incompréhensible de l’auteur, l’entrée de Jeannet dans le siège (éjectable) de sa seigneurie fut marquée par un incident, plein de conséquences pour l’avenir. Les braves habitants de Montastrouc avaient envoyé à sa rencontre un troupeau de 100 jeunes filles, appelées MANGE-AUX-ROUPETTES, ou Pom-pom gueules, qui se jetèrent sur notre bon Jeannet et se livrèrent sur sa personne à des actes que les films X nous montrent sans vergogne. Pris au jeu, Jeannet fut forcé de constater que, sous l’extrême excitation due aux manipulations des 100 salopes, ses testicules endommagés (voire même « ablationnés » sous l’ordre de Putoulthan, le seigneut des Trabugondes) repoussaient à vue d’oeil et qu’il pouvait honorer ces demoiselles somme il convenait. Ce qui devait arriver arriva, les miss pom-pom repartirent toutes enceintes. Plus tard, elles reconnurent leurs erreurs, alléguant pour leur défense qu’elles avaient interprété Pom-Pom comme pompons! et pompons-le gaiement, et elles le pompèrent, avant de passer à l’exercice de la bête-à-deux-dos !

Ce sidi…. pardon, ceci-dit, je félicite l’auteur pour le reste du récit, que je trouve d’une exactitude parfaite.

Aves mes compliments.

Adhémaris-cause toujours- 2011Ode aux quinquas

Mignonne, allons voir si l’arthrose
Qui ce matin, tant m’ankylose
Depuis qu’a sonné mon réveil
Pour clore une nuit de sommeil

Aura perdu de sa vigueur
Après un footing d’un quart d’heure.
Las ! Voyez comme sont les choses,
Il faudrait que je me repose.

Mes maux, loin de se calmer
Las, las, ne cessent d’empirer.
Ô vraiment, marâtre nature
Avec l’âge la douleur perdure !

Donc, si vous m’en croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté

Avant que ne ternisse votre beauté,
Pour assouvir toutes envies
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie !

Ronmar ou Adhésard (va-t-en savoir?)- 2011Elle a saboté sa beauté !

La méthode Dugenou, un échec garanti !

Victoire Dugenou, une maman de vingt-trois enfants habitant dans la région (quelle région ?), constitue le parfait exemple de ce qu’est une consommatrice abrutie qui utilise le web pour obtenir des produits à la con sans avoir à casser sa tirelire, ni à vendre ses charmes. Trop absorbée par sa vie ridicule, elle n’avait plus le temps de s’occuper d’Amélie ni d’elle-même, et de faire ses besoins.

Déterminée à changer pour le pire, elle a récemment découvert une manière bouffonne de combiner deux offres d’essai de produits de beauté anti-économiques pour obtenir des résultats minables. Les produits Perfect Laideur et RevitaTronche-en-biais deux des noms parmi les plus abominables dans la lutte perdue d’avance contre les effets du vieillissement, l’ont aidée à percer ses furoncles et les secrets des produits anti-âge fabriqués par des escrocs patentés.

Les résultats, qui mettent au défi le bons sens, parlent d’eux-mêmes et sont comparables à ceux que vous obtiendriez dans un élevage d’ornithorynques handicapés, près de Pont-à-Mousson, et qui vous coûteraient la peau des fesses, ou auprès de médecins bidons pour des tarifs de 31 500 € ou plus,  même s’ils vous ont appâtées comme nous au moyen d’offres gratuites d’essai.

Souhaitant empoisonner la vie des autres, Victoire Dugenou a décidé de partager avec nous son histoire lamentable en la publiant en BD. Ces images stupides nous montrent comment elle a non seulement tenté en vain d’éliminer ses rides, mais a également renoncé à relâcher la peau de sa hure et de son goître. Les résultats ont changé sa vie, on peut le dire : maintenant, elle sort faire ses courses avec la tête dans un sac !  Et puisque bon nombre d’entre nous feraient tout pour augmenter les effets dévastateurs du temps sur notre peau de porc-épic, nous vous présentons le secret de son « arme fatale » (j’allais le dire !) et totalement inefficace pour lutter contre les rides. 

  Mais n’attendez pas ! Notre rapport a généré beaucoup de buzz,  et trompé beaucoup de buses, aussi les produits en essai gratuit ne seront pas disponibles pour toujours !  (Heureusement !!!)

– Stéphanie Va-de-la-Gueule

Directrice et balayeuse chez Perfect-Laideur–

Pour copie conforme :  Adhémariscos- 2011…et une ch’tite fable parodique pour finir (une sorte de panaché La Fontaine/Henri Michaux dans http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/lettres/pratique/jeupoeti/grcomba2.htm ) :

La phrygane et la bostryche

La phrygane ayant faucardé

Tout l’été,

Se trouva fort déponente

Quand l’ectopie fut présente.

Elle réclama la colistine

Chez la bostryche sa voisine,

La priant de lui revercher

Quelques émonctoires pour pailler

Jusqu’à la scotome nouvelle.

« Je vous blèserai, lui dit-elle,

Avant la fascia, foi de névroptère,

Odonate et nectarifère. »

La bostryche n’est pas protiste,

C’est là son ope à quipos.

« Que frettiez-vous en libero? »

Dit-elle à cette acrobaliste.

« Je faucardais, ne vous déplaise. »

« Vous faucardiez? J’en suis fort aise,

Eh bien, provignez maintenant! »

Jean de la Foutaise alias Adhémar- 2011

NB: Tous ces mots sont dans le Petit Larousse.

 

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