Concours permanent : Apport personnel 19

Posted in Actualités & hors-série on juillet 10th, 2019 by gerard – 1 Comment

Chaque été, je fais revivre cette chère Dora. Elle aurait davantage de présence si certains d’entre vous voulaient un peu se décarcasser en faisant une production personnelle, mais bon… Je prêche dans le désert depuis si longtemps… Aujourd’hui, on va se foutre de la gueule des réseaux sociaux (facebook, instagram, twitter, etc…) dont nos ados raffolent :

Les contes de la semaine 06

Posted in Oulibouf on juillet 10th, 2019 by gerard – 1 Comment

Samedi

            Dans cette banque, lorsqu’on se retrouvait le matin, on se faisait amicalement la bise. Les femmes, comme toutes les femmes, faisaient un bisou aux oiseaux, sans toucher la peau de l’embrassé, afin d’éviter toute trace de rouge à lèvres. Les hommes faisaient quant à eux, le bisou qui convient, celui qui fait honneur à la peau satinée qu’on lui offre et que l’on honore, comme il se doit.
Ce matin là, Reine, la caissière, accueillit Yvan pour le bonjour matinal et, que se passa-t-il exactement, le baiser prit un tour particulier et les lèvres se frôlèrent à leurs commissures. Ce fut un baiser léger, différent de l’habituel bonjour, qui les fit sourire sans qu’ils se posent d’autres questions, d’ailleurs.
Reine et Yvan travaillaient de concert, ce dernier étant appelé à remplacer la caissière d’ici quelques semaines, car elle allait quitter la banque pour convoler en juste noce avec un riche banquier étranger.
Le lendemain matin, on réitéra tout naturellement le baiser frôlé à la satisfaction de chacun. Quelques jours plus tard, Reine en ayant pris l’heureuse initiative, on s’embrassa à pleine bouche et Yvan, pensa, qu’on pouvait espérer mieux, immisçant une langue amoureuse dans une bouche qui s’était naturellement ouverte pour la goûter passionnément. Dans la matinée, ils allèrent prendre un café dans une salle de repos et sans attendre s’embrassèrent amoureusement. Serrés l’un contre l’autre, ils appréciaient l’indicible sensation de bien être procurée par deux corps que s’étreignent. Le baiser dura, accompagné de légers effleurements, prélude à de plus intimes caresses que chacun sentait venir, tant il en avait un désir fou. L’arrivée d’un collègue mit fin à ces effusions et la journée se déroula normalement par la suite.
Lorsqu’il quitta la banque, Yvan trouva dans la poche de sa veste, une carte de visite au nom de « Reine Gratz » ; une adresse y figurait ainsi qu’une mention écrite à la main : diner à 20h30.

            Yvan se toiletta soigneusement, choisit un costume léger de couleur claire. Pour éviter tout retard il quitta son logis assez tôt afin de se donner le temps d’acheter quelques roses, en nombre impair comme il se doit. Il n’osa pas, faute de connaitre les goûts de Reine, acheter un bon vin mais, sur les conseils de son caviste, opta finalement pour un Prosecco italien d’excellente facture. Lorsqu’ils se retrouvèrent, dans le coquet appartement d’un beau quartier de la ville, ils se firent le bisou du matin, mais cette fois, au risque d’y laisser une marque, Reine déposa ses lèvres avec ferveur sur les joues parfaitement rasées de son visiteur.
– Comme tu le sais peut-être, Gratz est une cité autrichienne, ville près de laquelle je suis née ; je suis autrichienne et ce soir, je t’ai concocté des plats de mon pays accompagnés d’un Crüner, vin issu d’un cépage blanc.
Ce soir là, Reine fut la narratrice d’une étonnante histoire qu’Yvan émerveillé écouta avec grand intérêt.
Reine Gratz n’était qu’un nom d’emprunt, plus facile à décliner que Guda der Styrie-Voitberg, son véritable patronyme. Sa famille, issue d’une branche bâtarde des ducs de Styrie, descendait de l’Empereur Ferdinand Ier. Richement dotée à l’origine, nantie de terres et châteaux, ayant reçu un titre comtal, cette famille avait de quoi vivre confortablement. Malheureusement, les descendants ne surent pas entretenir les biens familiaux et le père de Guda hérita finalement d’un castel, tombant presque en ruine aujourd’hui.
Un riche banquier autrichien lui proposa contre une promesse de mariage avec sa fille, unique héritière, de subvenir à la restauration de l’édifice.
– Alors que je parcourais le monde tout en travaillant pour assurer ma subsistance, j’ai appris par courrier que j’étais fiancée.
– Fiancée ? Comment cela est-il possible ?
– Mon père, quasiment ruiné, m’a laissé entendre que cette proposition lui semblait raisonnable car elle était le moyen de redonner quelque lustre à notre patrimoine.
– Et lui permettre de vivre confortablement grâce au dévouement de sa fille.
– Sache bien que les femmes de la noblesse portent en elles ce chromosome de l’abnégation, qu’elles se transmettent de génération en génération.
– Mais enfin nous ne sommes au XXème siècle !
– En effet et heureusement, la femme a su évoluer par certains côtés.
Et après un court silence :
– J’ai envie de toi ; viens !
Ce « viens », ce doux impératif qui réjouit les sens de celui à qui il s’adresse, troubla délicieusement Yvan. Il y répondit en prenant dans ses bras cette délicieuse femme qu’il embrassa tendrement d’une bouche fébrile, un baiser qui se prolongea comme s’il devait durer une éternité.
Dans la chambre ils donnèrent libre cours à leurs désirs et leurs ébats furent emprunts d’une particulière douceur. Il prit plaisir à dégrafer avec toute la lenteur possible une robe légère, ne se lassant pas d’admirer un magnifique corps paré uniquement de sa lingerie. Longuement, il contempla cette femme, effleurant avec délicatesse une peau duveteuse qu’il couvrait de tendres baisers passionnés.
Entièrement nus, ils prirent le temps de se goûter, de se découvrir, de faire naitre l’envie sans précipitation, d’attendre dans la passion mais sans hâte l’éclosion du plaisir. La première, Reine ressentit le bonheur procuré par l’orgasme et à son tour Yvan se donna le droit d’accéder à la jouissance.
La nuit fut merveilleuse, bercée par de douces folies et d’échanges verbaux sur les aléas de la vie. Avant que le sommeil ne les submerge, Reine voulu affirmer son amour en offrant la caresse de sa bouche au membre qui ce soir là, lui avait apporté tant de bonheur.

Quelques jours plus tard, Reine quitta la France pour suivre le destin que sa famille avait tracé pour elle.

***

            Après son départ Yvan n’eut plus aucune nouvelle. Il ne l’oublia pas pour autant et son souvenir demeura profondément ancré dans son esprit et dans son cœur, malgré quelques aventures sans importance. Dix ans plus tard il reçu une lettre provenant d’Autriche qui contenait un dépliant touristique vantant les mérites d’un magnifique castel transformé en maison d’hôtes. Sur une cartelette blanche qui était jointe on avait écrit à la main :
Reine Gratz, à 20h30 quand tu voudras.

Raimondo – 2019

Blagues Juillet 2019

Posted in Actualités & hors-série on juillet 1st, 2019 by gerard – 2 Comments

Hors-série Mariages (pays divers) 06

Posted in Actualités & hors-série on juillet 1st, 2019 by gerard – 2 Comments

Raimondorama 41

Posted in Oulibouf on juin 20th, 2019 by gerard – 2 Comments

Joyeux quadrille
Tante Emma suçait Paul pendant que Sidonie
Masturbait tendrement son cousin Jérémie.

C’est en se promenant tout au fond du verger
Qu’ils eurent tout à coup cette très bonne idée,
De prendre du bon temps, et sur le vert gazon
De faire quelques folies dessous les frondaisons.
Très lentement Emma, dégrafa son pourpoint
Offrant à ses neveux ses voluptueux seins ;
Sidonie fit de même et très rapidement
On se précipita sur ces joyaux charmants,
Ces globes généreux qui attiraient les mains
Titillant tendrement les délicieux tétins.
Ces délicats touchers ces douces attentions
Mirent le feu aux poudres et firent explosion ;
Et ce fut le délire, l’assaut de volupté,
Le combat délicieux des amants empressés.
On se fit des baisers, de subtiles caresses
Créant de l’euphorie et une folle ivresse ;
On laissa divaguer les mains sur les peaux nues,
Tante Emma enseigna des gestes méconnus
Comme l’effleurement du petit doigt frondeur
Ou le doux chatouillis du vit envahisseur,
On flatta les minous, pelota les roupettes,
On sut avec plaisir pousser la chansonnette,
On gouta aux assauts de la belle espagnole
Ainsi qu’aux pitreries de la louve frivole.
On alla doucement en prenant tout son temps
Pour composer enfin le grand contentement :

Tante Emma suça Paul pendant que Sidonie
Masturbait tendrement son cousin Jérémie.
Raimondo – 2019

Emma la rêveuse
Emma ne dormait point mais elle rêvassait.

Elle avait cinquante ans ; comme le temps passait !
Malgré ce demi-siècle elle se sentait toujours
Apte aux douces folies et prête à faire l’amour.
Ses neveux, ses amis la trouvaient toujours belle
Avec sa peau nacrée, son corps de jouvencelle,
Ses appâts délicieux attirant les caresses
Sur ses seins ravissants et ses splendides fesses
Qu’elle offrait à tout va sans jamais rechigner
A tous ces amoureux souhaitant les honorer.
Ses mains restaient actives, ses lèvres également
Qui savaient réveiller les sexes indolents,
Quant à ses doigts frondeurs et toujours guillerets
Ils allaient et venaient vers les recoins secrets
Caressant tendrement d’un sublime toucher
Le sillon frémissant qui était à portée.
Elle avait maintes fois avec le beau Fernand
Mimé les pitreries du tapissier persan
Puis sans se faire prier se mettant en levrette
On partait au galop du cavalier helvète,
Et lorsque le plaisir la submergeait enfin
Elle chantait le grand air de l’émir abyssin.
A l’oncle Jérémie qui n’était plus fringant
Elle offrit la douceur de ses seins opulents
Qu’il cajola alors, de ses mains caressantes
Titillant les tétons d’une bouche gourmande.
Elle chevaucha Armand comme fit à Ithaque
Au glorieux Hector l’intrépide Andromaque
Et se montra aimable avec sa chambrière
La menant un instant aux rives de Cythère.
Ainsi songeait Emma, attendant que Morphée
Vers le pays des rêves s’en vienne la porter,
Souhaitant longtemps encor, offrir sa frénésie
Et donner du bonheur à ses petits amis.
Comme elle rêvassait, ses mains soudainement
Voguèrent en direction de son minou charmant
Produisant tout à coup un frisson sans pareil
Qui la plongea alors en un profond sommeil,
Durant lequel sans doute, vinrent la visiter,
Tous les nombreux amants qu’elle avait rencontrés.
Raimondo – 2019

Célestin
Le petit doigt curieux du gentil Célestin
Errait dans le sillon de deux très jolis seins,
Ceux que la Tante Emma laissait voir et toucher
A ses jeunes neveux aimant les honorer.
Célestin attiré par ces rondeurs exquises
Avait glissé sa main pleine de convoitise
Vers ces globes pulpeux qu’il souhait dénuder
Afin d’y déposer ses lèvres empressées.
Tante Emma ne refusant pas cette attention
Ouvrit très largement sa robe de coton
Afin de mettre à nu les charmantes beautés
Aux brunes aréoles et aux tétons dressés.
Célestin tout ému découvrant ces merveilles
Soudainement saisi d’une joie sans pareille
Prit en main ces joyaux et amoureusement
Très fort les étreignit avec ravissement.
Tante Emma s’enflamma à la tendre caresse,
Son sexe ressentit une très folle ivresse :
Elle ôta ses atours et sur un canapé
Elle offrit son corps nu au neveu chaviré
Qui découvrait ainsi pour la première fois
Cette splendide femme aux séduisants appâts.
Il resta médusé durant un court moment
Puis petit à petit se montra conquérant,
Ses mains firent merveille et la peau satinée
Fut l’objet de caresses et de fervents baisers.
Sur le bouton d’amour il musarda longtemps
Afin de provoquer par de doux frôlements
L’orgasme délicieux, ce souverain, plaisir
Qui réchauffe les cœurs et qui vous fait frémir.
En gémissant, Emma cria sa volupté
Puis prenant en sa main le vit énamouré,
A son tour elle offrit par de lents va et vient
Les bienheureux effets du plaisir vénérien.
Raimondo – 2019

L’oncle Léon
Tante Emma frémissait. Le grand oncle Léon,
Bien que d’âge avancé étant resté fripon
Il avait en ce jour jeté son dévolu
Sur sa nièce chérie et sur son joli cul.
Emma ne boudait points les envies du tonton
Acceptant qu’il passât la main sous son jupon
Et que ses doigts coquins s’en viennent à explorer
Tous les recoins secrets qui étaient à portée.
C’est ainsi qu’il trouva une gentille motte
Car Emma ce jour là n’avait pas de culotte,
Se doutant que Léon étant dans les parages,
Ce polisson, bientôt, viendrait lui rendre hommage
Et faire à son minou quelques douces caresses
De tendres frôlements et autres gentillesses.
Tout cela se passait en un coin isolé
Sous les pommiers en fleurs tout au fond du verger,
Ce lieu cher à Emma, qui en maintes occasions
Trouva pour ses envies, douce satisfaction.
L’oncle Léon sentant que sa nièce frivole
Etait prête à vouloir danser la farandole
Initia le tempo et furieusement
Tenta de se glisser dans cet antre brûlant,
Mais malheureusement son vit octogénaire
N’étant plus aujourd’hui comme il était naguère
L’oncle dut constater que sa flaccidité
Excluait désormais d’y pouvoir pénétrer.
Et Emma constata que son oncle Léon
Avait dorénavant trop grande prétention.
Aussi elle aboucha la bite réfractaire,
Et ses lèvres goulues se montrant tutélaires
Elle caresse longtemps le sexe ramolli
Afin de lui donner un tant soit peu de vie ;
Cela fut inutile, il arrive un moment
Ou malgré les efforts on demeure impuissant.
Raimondo- 2019

Actu-m’en diras tant Juin 2019

Posted in Actualités & hors-série on juin 10th, 2019 by gerard – 2 Comments

 

Hors-série Marseille 21

Posted in Actualités & hors-série on juin 10th, 2019 by gerard – 2 Comments

Notre maire est devenu de plus en plus égocentrique, il ne supporte plus la contradiction et laisse maintenant voir son vrai visage, celui d’un homme autoritaire qui considère que ce qui ne va pas dans la révérence due à sa personne est un crime de lèse-majesté qu’il faut fustiger. Rappelez-vous https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-sautes-humeur-jean-claude-gaudin-1497523.html Allez zou ! Celle-là en avant-première parce qu’elle n’est pas drôle du tout:

Revenons à quelque chose de plus sympathique sous notre beau soleil:

 

Blagues Juin 2019

Posted in Non classé on juin 1st, 2019 by gerard – 3 Comments

Comme promis le mois dernier, vous avez, en début de série, deux images de la vie de Tom; l’une dans sa prime jeunesse et l’autre fort récente:

Hors-série Rencontres parents-profs

Posted in Actualités & hors-série on juin 1st, 2019 by gerard – 5 Comments

Je subodore que ça va rappeler quelque chose à mes anciens collègues de l’Education Nationale !

Raimondorama 40

Posted in Oulibouf on mai 20th, 2019 by gerard – 2 Comments

(NB: Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Auguste
Tante Emma qui avait franchi la cinquantaine
Etait toujours alerte en matière de fredaine,
Toujours aussi jolie, et d’un œil égrillard
Elle savait enjôler encor quelques gaillards
Heureux de savourer  ses charmantes rondeurs
Qu’elle offrait sans compter à ses admirateurs.
Elle était toujours prête à donner de la bouche
Et pour le tête-à queue elle n’était point farouche
Quand au doux va et vient de l’ibère friponne
Il  ravissait les cœurs et les bites mignonnes,
Et son doigt ravageur  savait bien où trouver
Quelque recoin secret pour  pouvoir se nicher.

Auguste étant passé ce matin de juillet
Trouva Emma vêtue de très légers effets
Laissant apercevoir ses formes arrondies
Qu’il admira alors avec des yeux ravis.
Il ne put s’empêcher d’une tendre caresse
Sur ses seins qui  pointaient ainsi que sur ses fesses
Et Emma répondit d’une main empressée
Sur le vit indolent qu’elle souhaitait éveiller.
Auguste connaissait Emma depuis longtemps,
Tous deux avaient vécu de savoureux moments
Et ne négligeaient pas quand venait l’occasion
De se donner le temps d’une belle passion.
Avec des gestes lents Emma se dévêtit
Exhibant les trésors d’un corps toujours exquis
Que l’ami  extasié contempla à loisir
Et que ses douces mains palpaient avec plaisir.
On se  grisa alors de ces baisers fripons
Qui réchauffent  les sexes, amplifient la passion
Et conduisent à l’instant où les corps sont  unis
Rivés étroitement jouant la symphonie.
Et du maestoso jusqu’à l’allegretto
Du léger andante jusqu’au rinforzando
On atteignit soudain l’allégro vivace
Ce plaisir souverain qui vous fait exulter
Raimondo – 2018

Donatien
Seule dans son salon Tante Emma  rêvassait.
Songeant à Donatien elle se remémorait
Les moments délicieux de leur adolescence
Où, délaissant les jeux de leur petite enfance
Ils découvraient soudain de nouvelles pulsions
Créant d’autres plaisirs et d’autres émotions.
Ils aimaient se blottir en des coins isolés
Pour pouvoir à loisir, tout deux se caresser,
Et dans le bois voisin sous les chênes touffus
Ils avaient remarqué un petit coin moussu
Qui fut durant des jours, loin des regards curieux,
Le  refuge secret de leurs jeux glamoureux
Ils constatèrent  alors qu’avec l’adolescence
Leurs corps soudainement avaient pris consistance :
Emma avait des seins fermes et opulents
Couvert d’une aréole aux tétons frémissants
Qui attiraient les mains d’un Donatien charmé
De pouvoir mignoter de semblables beautés.
Soulevant son jupon, Emma offrait alors
Un minou odorant à la fourrure d’or
Et un exquis fessier aux troublantes rondeurs
Où venait musarder un petit doigt frondeur.
Certes, ce n’était pas le moment  des folies
Où les corps se mélangent et se fondent à l’envi ;
Non, mais c’était le temps heureux des découvertes,
Celui où le froment n’est encor qu’herbe verte
Et qui laisse augurer  l’avenir merveilleux
Promis, lorsque viendra l’âge d’être amoureux.

Pour l’heure on se grisait de petits jeux fripons
Attendant la venue d’une belle moisson.
Raimondo – 2018

Lucien
Te souviens-t-il Emma de ce jour de printemps
Où tous  deux isolés en  un recoin charmant
Nous nous sommes unis pour la première fois
Et avons éprouvé de savoureux émois.

Ainsi parlait Lucien un ami de  jeunesse
S’adressant à Emma, divine enchanteresse
Laquelle en d’autres temps l’avait dépucelé
Et qu’aux jeux de l’amour elle avait initié.
Emma sourit alors à ce propos galant
Et se remémora les fredaines d’antan
Ces moments de folie ou déjà sans compter
A tous les damoiseaux elle aimait se donner.
Elle ne repoussait point les  mains aventureuses
Qui venaient  s’égarer sur sa croupe pulpeuse
Et son décolleté objet de convoitise
Se prêtait volontiers aux tendres gaillardises.
Elle ne refusait pas, suprême gâterie,
De donner de la bouche à des sexes ravis
Et de nombreux amants connurent le plaisir
De ce tendre baiser qui comblait leur désir.
A cette époque là  Lucien très timoré
Etait assez timide et plutôt réservé
Et il n’osa jamais à cette jolie femme,
Et lui parler d’amour et déclarer sa flamme,
Mais il était poète et d’un luth amoureux
Déclara la passion de son cœur  langoureux.
Emma en fut touchée et un jour de printemps
Elle se donna à lui,  ils devinrent amants.
***
Ils se sont retrouvés et tout comme autrefois
Ils ont renouvelé  le bel hymne à la joie,
Et la  flamme d’amour qu’on croyait oubliée,
Durant toute une nuit s’est soudain ranimée.
Quand ils se sont quittés au tout petit matin,
Demeurée seule, Emma, sur ses draps de satin,
A versé une larme car son cœur éploré
Pour la première avait été touché.
Raimondo – 2019

Thomas

Le temps était fort chaud, on était en été,
Tante Emma se parait de vêtement légers
Qui mettaient en valeur ses courbes ravissantes
Donnant à ses neveux quelques pensées galantes,
Que leurs mains traduisaient par d’exquises caresses
Sur ses seins généreux et sur ses rondes fesses.
Elle acceptait toujours ces douces prévenances
Et elle y répondait avec sa bienveillance
Offrant sans hésiter ses lèvres empourprées
Au douillet  frôlement d’un succulent  baiser
Pendant qu’elle glissait une fervente main
Vers un vit enchanté qui se dressait soudain.
Et l’on se retrouvait en un coin isolé
Où pouvoir entonner la tendre mélopée.

Tante Emma ce jour là et Thomas son neveu
A l’abri des regards se mignotaient tous deux
Tout au fond du verger sous le grand marronnier
Où pour faire l’amour ils s’étaient retrouvés.
Emma avait ouvert largement son pourpoint
Et laissait entrevoir ses admirables  seins
Aux très gracieux tétons qui s’étaient redressés
Sous les titillements d’une bouche empressée,
Tandis que de sa main sublime, Tante Emma,
Au vit encor flacide elle donna de l’éclat.
Ces tendres griseries étaient de bonne augure
Et laissaient espérer de nouvelles figures ;
On varia le ton trouvant d’autres bonheurs
Comme le doigt curieux du pimpant sénateur
Ou bien le tête-à-queue du haleur javanais
Ainsi que galop du mandarin maltais,
Et l’on se régala d’une ardente levrette
Pour une belle fin à la joyeuse  fête.
Quelques instants plus tard une bouche suceuse
Sur le vit de Thomas se montra généreuse
Et le neveu ravit de cette privauté
A son tour se montra un fervent chevalier.
Raimondo – 2019