Les à-peu-près de Pierre

Posted in Oulibouf on septembre 20th, 2018 by gerard – Be the first to comment

Souvenez-vous, de Septembre 2013 à Mai 2015 vous avez eu droit à 5 séries d’une vingtaine d’à-peu-près de mon cru:

https://www.gigaproduction.fr/2013/09/20/des-a-peu-pres-triomphants/

https://www.gigaproduction.fr/2014/06/20/encore-des-a-peu-pres/

https://www.gigaproduction.fr/2016/05/20/vous-aimez-les-a-peu-pres-en-voila/

https://www.gigaproduction.fr/2016/11/20/bis-repetita-placent-pour-les-a-peu-pres/

https://www.gigaproduction.fr/2015/05/20/toujours-des-a-peu-pres/

Aujourd’hui, je vous propose les à-peu-près cogités par un ancien collègue. Par mails, il m’en envoie souvent. Certains sont super-capillotractés, d’autres franchement incompréhensibles. Mais ce n’est pas vraiment la faute de mon ami. Figurez-vous qu’il a de réels problèmes de vue et que ses doigts s’emberlificotent fréquemment sur le clavier. Il me faut alors plus deviner que déchiffrer ce qu’il a voulu dire. Bien entendu, pas question de distique ou de quatrain pour amener la « chute ». Je vous livre une première série dans la prose de l’auteur, juste un peu réaménagé par moi-même lorsque c’est indispensable à la compréhension. Merci Pierre, continue à m’envoyer tes calembours et tes fredaines pour le plus grand fun _ je l’espère _ de nos lecteurs !

En 1942, sur la dune du Pis las, un couple à poil copulait. Elle s’appelait Marthe et était toute à son affaire en pelotant dur, dur… Soudain, le monsieur voit arriver vers Marthe tout un peloton de la Vert-Marth. Il chuchote alors à sa partenaire: « Les schleus ! Les schleus ! » La Marthe répond alors: « J’peux pas chéri, il est plein de sable ! »

Tous ces industriels de la chaussures et ces marchands de godasses réunis ensemble, c’est le Bata-Clan.

Léo-Paul, ce dard sent fort ! Léopold Sédar Senghor alla un jour au bordel, la mère-maquerelle, impressionnée par ses performances, lui alloua alors gratis deux autres péripatéticiennes en lui chuchotant à l’oreille: « Allez hop Paul, ces garces encore ! » D’où le nom qui lui fut donné.

En Afrique noire, il y a une bande de rigolos qui se retrouvent au bistrot « Chez Kalach Nicole« . L’un est castré, on lui dit le négo sans trique, un autre est très mariole, c’est le négro spirituel, évidemment que le plus flemmard c’est Lézard-nègre, que celui qui a un blair conséquent c’est le « nez gros », quant au meilleur danseur de l’opéra de Dakar c’est « étoile des nègres »,  le bedonnant qui a un 4X4, on dit qu’il a les « pneus-nègres », le maigrelet n’échappe pas à l’appellation de « nègre fin », enfin il y a en a qui fait partie d’un club de supporters de l’OM, et tout le monde le nomme « le nègre plus-Ultra »… Voilà donc une vision aussi onctueuse que de l’huile: C’était donc l’année « Graisse » de ces vies nègres ! Alors, pour paraître moins adipeux, je suis allé à la casa mince; là où un Président queutard pratiquait tellement le coït que toutes les femmes craignaient ses coups tirés. Il habitait près d’un tas d’immondices gardées par un gros serpent puant et menteur comme pas un. Et si des curieux demandaient à ce reptile répugnant d’où venaient ces remugles pestilentiels, voici ce que l’immonde bête répondait: « Là où fouette, boa nie !

Déclencher une marée noire… ou pas ! Ce matin de Septembre, on vit dans toutes les gares de Burgondie des centaines de sénégalais, congolais, guinéens, etc… apeurés, hébétés et la main sur le sexe. En principe, ils étaient venus pour vendanger en grand nombre. Hélas ! Un panneau à l’entrée de chaque propriété viticole annonçait: « Demain, on coupe les pinots noirs ». Un prodigieux reflux s’ensuivit…

Un chef d’entreprise homo s’est écrié: « Puisque la France embauche, sachez que mon popaul emploie ! »

Regardez un bon et vieux film d’Yves Montand pour pouvoir apprécier les ans d’Yves. Profitez-en pour verser une écuelle de mauvais lait à votre carlin, et marrez-vous du sale air de lappeur.

A Damas, le pote âgé voisin du Président cultive des laitues. Pour les cueillir sans peine, ledit Président lui a offert de petits tanks-robots pour accomplir cette pénible besogne, on appelle ces robots les bas chars et la salade.

En se rendant de sa ferme à Pôle-Emploi avec son CV, ce gars faisait un large détour pour ne pas passer par la remise des chevaux, car c’est l’écurie que l’homme évitait (curriculum vitae).

A Nassau, les gens mettent tous leur argent dans des bas de laine car les bas amassent.

Je ne sais pourquoi, sous Mitterrand, au restaurant, lorsque j’avais vu sur le menu « noix de pétoncles », j’avais traduit aussitôt par « testicules de gaz-tonton ».

Ce brave berger kabyle nommé Hassen fait des fromages artisanaux grâce à ses biques.Tout le monde apprécie lait cru de l’Hassen

Ce que disait Dédé Tritu: « Les poubelles étant toujours jetées à la mer, des couillons continuaient à faire trempette et ils ne virent point, de la grève, des ordures, mais nagèrent« 

Voilà qui n’est pas hillarygolo: La pauvre miss Lewinsky a dû se réfugier à Saint Claude pour y exercer ses talents en matière de pipe, plus communément appelés « L‘art Monica« . Parfois, sur les pentes des jurassiennes maisons blanches, Monica lève un ski sans plus se faire de Bill. Elle qui trump hillarydiculisée et qui, il fut un temps, faillit recevoir reçut sa Bush de Noël. 

L’ancien Chancelier allemand Helmut avait ses habitudes: Kohl chique dans les prés. Il aimait trop le chou et la bière, c’est pourquoi on redoutait toujours ses entorses au « prout » au Kohl

Le célèbre western « Le con, la pute et le puant » faillit se tourner en Afrique. Mais le cheval serait venu de Ouatagadadougou et, devant la maternité, le bon canasson hennit aux moricauds nés

Un parachutiste égaré atterrit un jour dans le patio d’un BMC (Bordel Militaire de Campagne). Le gars se crut au Paradis en voyant tous ces seins. Au moment de « consommer », il prévint ses hôtesses que Dame Nature l’avait gratifié d’une double verge. L’une toujours érectile suite à un priapisme coupable, mais l’autre incroyablement feignasse et mollassonne. Il se mit en route et en rut auprès d’une belle de qualité, lui demandant au final si elle avait été satisfaite. Ce à quoi la professionnelle du sexe répondit, attristée: « Ben non, para c’est ta molle ! »

Un mioche avait perdu une dent de lait; au lieu du cadeau de la p’tite souris, c’est un affreux rat d’égout qui s’en vint sans présent. Alors, le gamin furieux s’écria: « Hé rat ! Ma dent ! » Variante: Adam & Eve se prélassaient sur une barque quand, sur la rive, ils aperçurent un Steaksorus Delicius. Eve pointa son doigt vers leur futur repas et intima cet ordre à son compagnon: « Hardi, rame Adam ! »

Dans le Doubs, c’est très dur de ne pas manger de la saucisse en Franche-Comté. En effet, dans ce coin on coupe les pénis des morts à l’aube, pour en faire des saucisses de morts tôt

Celui qui réussit à dormir sans ronflement, ni bruitages incongrus, nuitamment peut se dire: « J’endors mes sons ! »

Adieu à Popaul et attention à la bière, car le bock use !

Pour ses nonante et quelques printemps, papy a dormi avec une nonne inconnue; ce fut la soeur X sur le gâteux.

A Bastia, Jean-Pierre Coffe voulut acheter une bouteille de vieux Bourbon. Il débouchonna violemment ledit Scotch local, ce fut donc le viol du Bourbon qui devint par la suite Whisky corse à Coffe.

Nique holà ! Quand Dieu créa l’eau bénite, seul Nicolas eut l’eau.

Pour les Hallidayshérités: Peut-être que pour gagner du fric, il faut que Laura Smet à poil; quant à son retardé de frère, pourquoi ne pas lui achté un cheval qui deviendrait intelligent après avoir uriné car dada vide a l’idée!

Au Gabon, j’ai bâti un piano-bar. Cette construction dura longtemps, mais enfin un lent bar est né, et on y entend de chouettes airs à minuit

C’est l’histoire d’un manoeuvre proxénète et alcoolique qui pratique le coït quand il réintègre l’infâme cabane qui lui sert de tanière: Il s’agit du manuel mac rond entrant dans l’abri-gîte

Celui qui boit l’eau paiera : Entre Franz et Wolfgang, j’ai savouré « La vulve joyeuse », et j’en eut « La flûte enchantée ».

Quand gronde la colère des cheminots gays à la SNCF, on dit qu’on a alors la grève des trains arrière.

Pucelles en rafale : Je suis assailli par une harde de femelles en rut, mais vu mon grand âge, plus question qu’on m’harcèle d’assaut

Petit problème de Doigt Pénal : Un patron de bistrot a vendu son bar de forme circulaire à un boulanger, donc c’est l’histoire du transfert du bar rond en pains. Mais il y a pire, à la gare se trouve un vieil indien qui campe dans le grand hall, et que l’on surnomme « l’apache hall » (NB: Accent anglais et connaissance du parler marseillais requis) !

Et le meilleur pour cette fin (provisoire): Sourd comme un pet !

Actu-m’en diras tant Septembre 2018

Posted in Actualités & hors-série on septembre 10th, 2018 by gerard – 2 Comments

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

1/ La guéguerre des pitres : Cet été, parce qu’ils n’avaient sans doute pas d’autre os à ronger, on a vu s’offusquer nos pitoyables politiciens de l’opposition (Mélanchon inclus). C’est vrai qu’il y avait de quoi : les « accommodements » de Mme Nyssen, les drôles de privilèges de M.Benalla, le bon copain nommé Consul à Los Angeles, etc, etc… Toutes ces vierges effarouchées vociféraient au scandale en oubliant leurs gamelles (récentes, voire actuelles) qui leur pendent au derrière. Sarkozy et Hollande n’ont pas fait chorus, sachant que tout ce qu’ils auraient pu dire pouvait leur retourner dans la gueule… Ah ouiche, ça ne fait vraiment pas propre de la gauche à la droite !

2/ La palme de la désinformation : Cet été encore, sans doute pour vendre davantage de PQ, le magazine Gala a cru bon d’écrire un article sur une séance de signatures de François Hollande avec un ronflant « A Cassis, il provoque la cohue lors d’une séance de dédicaces… plus loin le chiffon-people parle même d’attroupement…. ». Photos et témoignages à l’appui, on ne peut que constater une misérable douzaine (allons, ne soyons pas rat, disons une quinzaine) de pégreleux dans une paisible librairie cassidaine.

3/ Macron Lagaffe : Depuis longtemps, tous les candidats aux présidentielles veulent secrètement le faire : Ponctionner davantage ces feignasses de retraités ! Mais tous jurent haut et fort avant lesdites élections qu’ils n’en feront rien. Emmanuel Macron était de ceux-là et vous n’aurez aucune difficulté à retrouver sur internet ses multiples serments sur ce sujet. Et voilà que notre réformateur en chef, reniant sa parole, tombe à bras raccourcis sur les avantages des pensionnés. A part cette grande gueule de Mélanchon, vous aurez constaté les très molles réactions des autres partis politiques

Nous ne sommes pas contre les réformes, nous ne sommes pas contre les efforts pécuniaires demandés. Mais nous souhaiterions une équitable répartition : Que le surnombre des élus et des fonctionnaires inutiles passent à la trappe, et que TOUS mettent la main au portefeuille !

Vous avez raison, monsieur le Président, il faut prendre l’argent là où il y en a encore ! Mais votre calcul est plus que risqué, il est franchement mauvais. Je m’explique : Votre mouvement est tout jeune et doit s’enraciner pour durer. La majorité des français, tenaillée par la méga gastro-entérite mélanchonesque que leur procure l’extrême gauche, toute barbouillée par d’infâmes spasmes nauséeux en évoquant la droite, avait cru voir en vous une voie, sinon nouvelle, au moins « différente ». Et là, il y a un facteur essentiel que vous n’avez pas pris en compte : la participation électorale et donc le grand nombre chronique d’abstentionnistes en France. Les jeunes ne s’intéressent guère à la politique, la grand majorité des actifs (non encartés à un quelconque parti) souvent ne se dérange pas ou préfère aller visiter la tata de province ou aller taquiner le goujon les jours d’élection. Ceux qui restent pour accomplir scrupuleusement leur devoir de citoyen sont justement les retraités ; ils votent en masse et, à part d’être sur leur lit de mort, ils sont assidus aux urnes. Oh ! Ils ne représentent pas une fraction décisive de votre électorat, mais, ma foi, chaque voix comptera aux échéances à venir… Et je peux vous garantir, monsieur le Président, qu’ils ne vous oublieront pas aux prochaines élections ! Vous leur avez chié dans les bottes, soit ! Mais ne comptez plus sur eux pour des bulletins en votre faveur, c’est fini F-I-N-I !!!

Les Contes de la semaine 01

Posted in Oulibouf on septembre 10th, 2018 by gerard – 1 Comment

Propos liminaire

           Notre belle littérature française regorge de titres débutant par  « Contes », les Contes du lundi, les Contes de ma mère l’oye, les Contes du samedi, les Contes du chat perché, les Contes de la bécasse, les Contes de Perrault, de Grimm ou d’Andersen … Il y a aussi : les contes à dormir debout (cf les mille et une nuits), les contes d’Hofmann… et d’autres encore au bout du conte !

            Voulant à mon tour m’essayer à la nouvelle, je propose aux lecteurs de Gigaproduction : Les Contes de la semaine, chaque historiette portant le nom d’un jour. C’est original et je ne sache pas que ce titre ait déjà été utilisé, car je crains les foudres de la Société des Auteurs.

            Il me parait utile de préciser que ces récits ne doivent en aucun cas être étudiés durant les cours de littérature aux couvents des Ursulines…

Raimondo.

Petit rajout de Gérard : Merci Raimondo de ne pas nous laisser en rade après les tonifiantes équipées de « Viviane ». Les Contes de la semaine (à ne pas mettre à la portée des enfants) paraitront donc au même rythme que ladite Viviane, c’est-à-dire tous les deux mois et toujours le 10 ! Pour les illustrations, je ne vais pas trop me casser la tête et utiliserai des images autopromotionnelles (comme pour Tante Emma) car j’en ai, je pense, suffisamment en réserve.

Lundi

            Ce lundi là; comme chaque matin, Gertrude, la bonne de Monsieur Charles apporta à son maitre la tasse de café qu’il avait coutume de prendre avant de se lever pour regagner la salle de bain.
Chaque matin, en servante stylée, Gertrude demandait :
–         Monsieur a-t-il bien dormi ?
Et comme chaque matin, Monsieur Charles répondait d’un air bougon :
–         A peu près.
Le ton de l’expression ne variait pas, d’un jour à l’autre, quelle que soit la qualité du sommeil nocturne ; on le constatera, Monsieur Charles avait le réveil plutôt laborieux.
Cependant, ce matin là, les choses allèrent autrement. A peine La bonne avait-elle franchi le seuil de la chambre, que le maitre, tout sourire annonça d’un ton joyeux :
–         Venez voir Gertrude, venez voir cette belle érection.
Depuis qu’elle était à son service, lorsque se produisait ce phénomène, le maitre tenait sa servante au courant de la bonne nouvelle puis repoussait le drap afin qu’elle se rende compte de la véracité du fait.
Les années passant, les érections devinrent espacées, puis rares et bientôt épisodiques. Monsieur Charles s’en désolait, Gertrude déplorait les effets de la fuite du temps sur ce maitre auquel elle était très attaché. Ce matin là, ce que Charles appelait une érection n’était en fait, qu’une modeste raideur ne nécessitant pas qu’on s’extasie à sa vue et Gertrude fut peinée de constater que le sexe de son maitre était toujours aussi indigent, ce qui à 75 ans pouvait aisément se comprendre.

***

            Née dans une modeste famille ouvrière du bordelais, ainée d’une nombreuse fratrie, Gertrude fit très vite  office de seconde maman et  apprit très tôt, le travail de la maison ; aussi   après avoir passé avec succès son Certificat d’Etudes, se dirigea-t-elle vers cette profession de domestique, comme on disait alors,  ces serviteurs des riches bourgeois, image moderne du servage médiéval. Elle peaufina sa façon de servir, s’adressant aux maitres avec le respect qu’il convient,  usant de ce langage particulier des milieux bourgeois, qui exclut le « vous » au bénéfice de la « troisième personne ». Elle porta désormais des robes noires assorties d’un tablier blanc impeccablement repassé, veilla à l’ordonnance de sa chevelure savamment enchignonnée. Elle fut confrontée aux mains baladeuses de ses maitres ravis faire une petite cajolerie à sa jolie poitrine qui ne donnait  pas dans l’opulence, mais dont la remarquable rondeur ravissait les yeux et suscitait les caresses. Elle se heurta aux fils de famille, souhaitant s’initier avec elle à d’intimes ébats amoureux. Généreuse, elle acceptait parfois les mains audacieuses d’un adolescent  s’égarant sous son jupon à la recherche d’un recoin de peau nue.
A la longue ces caresses lui donnèrent un peu de vague à l’âme et elle pensa qu’il était temps de mettre fin à une virginité encombrante en songeant à  d’autres horizons.  L’épisode resta dans la famille puisque  ce fut un vieil oncle libidineux qui eut le privilège de lui faire découvrir  le bonheur d’exulter : il recueillit son premier cri de jouissance. Cette mise en route faite, Gertrude put voler de ses propres ailes ; elle ne s’en priva pas, évitant toutefois de se soumettre aux désirs de ses patrons et même quelquefois à celui de ses patronnes.
La trentaine venue, elle eut l’occasion de quitter le Bordelais et de rejoindre la capitale ; c’est là qu’elle entra au service de Monsieur Charles, un  heureux célibataire, ayant hérité  d’une confortable fortune, le mettant à l’abri du besoin et même du travail.  Il  vivait dans en une banlieue cossue, dans un magnifique pavillon où  Gertrude fut chargée de tout faire : l’entretien, la cuisine, la recherche d’ouvrier pour assurer divers travaux, bref tout ce qui est nécessaire  et indispensable dans une maison  dont le maitre ne tient pas à s’encombrer de toutes ces servitudes. Infatigable dans ce rôle de maitresse de maison, elle sut cependant se réserver  quelques moments personnels  qu’elle consacrait aux petits bonheurs de la vie. Assez réfractaire au plaisir solitaire, sauf en cas d’absolue nécessité, elle préférait, bien sûr, les tendresses d’un beau ténébreux et les hôtels de charme de la région destinés aux amours clandestines, eurent droit de multiples fois à sa visite avec des compagnons différents, car elle détestait ces passions amoureuses qui durent par trop.

***

            En ce lundi, cela faisait 20 ans que Gertrude s’acquittait avec zèle de toutes ces tâches à la grande satisfaction de Monsieur Charles, qui menait joyeuse vie  par  ailleurs, mais  satisfait  de retrouver en son logis le chaleureux confort que son accorte servante savait entretenir.
Il s’était créé entre eux certaines habitudes et en particulier ce rituel  qui se déroulait chaque fois que se produisait une érection matinale. Certes ce matin là le phénomène n’était pas patent  mais néanmoins Gertrude  ne dérogea pas à l’habituel cérémonial. Lentement elle dégrafa sa robe, laissant entrevoir un magnifique buste paré d’une riche lingerie en dentelle, sortit des bonnets ses seins aux tétons turgescents et prenant en main le sexe de son maitre, commença une tendre masturbation. Cependant, malgré le doigté qu’elle montrait et l’ardeur qu’elle apportait à cette caresse, les résultats tardaient à se manifester. Aussi, ce matin là,  geste qu’elle ne s’était jamais permis jusqu’ici, elle se pencha et prit en sa bouche le sexe récalcitrant, pour réussir à l’éveiller. Sans être prodigieux, l’effet fut bénéfique et quelques instants plus tard, Gertrude sentit sourdre sur sa langue quelques gouttes d’une liqueur d’amour…

Raimondo – 2018

Blagues Septembre 2018

Posted in Actualités & hors-série on septembre 1st, 2018 by gerard – 2 Comments

Galerie d’Art 05

Posted in Actualités & hors-série on septembre 1st, 2018 by gerard – 2 Comments

Dans les tréfonds de ma bécane, j’ai retrouvé cette dizaine d’images dont deux sont du regretté Adhémar…

Raimondorama 33

Posted in Oulibouf on août 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

L’oncle Hector
Vraiment, ma chère Emma, il faut bien l’avouer
Ton cul est ravissant et il me fait bander.
Ainsi parlait Hector, oncle sexagénaire,
Soulevant le tissu de sa robe légère.
Hector était ainsi ; n’étant pas raffiné
Il n’avait pas toujours les mots appropriés,
Son verbe était médiocre et quelquefois trivial,
N’ayant évidemment rien de très magistral.
Ajoutez à cela que ses mains baladeuses
Se faisaient aisément assez aventureuses
Et s’en allaient chercher quelques rotondités
Qu’il tâtait longuement de ses mains empressées.
Hector avait ainsi dans toute la famille
Tripoté les appâts des femmes et des filles
Et bien souventes fois s’était fait rabroué
Pour avoir pratiqué ces gestes insensés.
Il reçut très souvent, pour calme ses ardeurs,
Quelques coups fustigeant ses roupettes en chaleur,
Mais il ne cessa point, malgré le temps qui passe,
De poursuivre toujours ses manières salaces.
Tant Emma cependant, en nièce généreuse
Ne repoussait jamais ses façons chaleureuses
Et même quelquefois se montrait complaisante
Caressant avec art une bite bandante
Afin de lui offrir cette félicité
Qu’une obligeante main pouvait lui apporter.
Elle ajoutait parfois pour varier les plaisirs
Le joyeux tête-à-queue de l’affable vizir,
Le doigt itinérant, la sublime lichette
Ou le galop furieux de la troyenne en fête.
Mais hélas ce jour-là, dans le grand corridor
Ou Emma se tenait avec son oncle Hector
Le petit Philémon vint alors à passer
Obligeant la Tantine à vite rabaisser
La robe de satin alors que le tonton
Remisa ses outils dans son grand caleçon.

Implacable destin, cruelle déception
Qui priva l’oncle Hector d’une masturbation.
Raimondo – 2017

Manon
Ce jour-là Tante Emma et sa nièce Manon
Dans le fond du jardin près des rhododendrons,
Devisaient toutes deux, de la pluie, du beau temps,
Des beautés de la vie, de ses désagréments,
Bref, de ces faits divers qui rythment l’existence,
Et donnent à la vie certaine consistance.
Tante Emma racontait ses dernières fredaines
Avec un jeune amant, de dix huit à peine,
Qui, aux jeux de l’amour lui avait apporté
De folles sensations qui, fort l’avaient troublée.
Que ce soit en levrette ou en d’autres postures
Tous deux avaient vécu une belle aventure
Et Tante Emma songeait qu’elle aimerait revoir
Ce délicieux amant qu’elle n’avait vu qu’un soir.
Il bandait comme un turc disait-elle à Manon,
Avec lui j’ai sauté maintes fois au plafond
Et pour le remercier, de ma bouche gourmande,
Je lui ai prodigué de très chaudes offrandes ;
Mes doigts ont parcouru quelques chemins secrets,
Ma paume a caressé ses charmants coussinets,
Durant de longs moments nous avons déliré
Echangeant des caresses et de brûlants baisers.

Mais Manon cependant à ce très chaud récit
Songeait avec tristesse à sa bien morne vie.
Son mari vieillissant devenu indolent
Se montrait au déduit pour le moins nonchalant
Il n’avait plus l’ardeur qu’il montrait autrefois
Et la pauvre Manon se demandait pourquoi.
Elle était toujours belle en sa maturité,
N’ayant point sur son corps d’effets non désirés
Et gardait au contraire un charme remarquable ;
Elle était ravissante et toujours désirable,
Mais hélas son époux, n’avait plus cette audace
Qu’il montrait autrefois et le rendait pugnace.
Auprès de Tante Emma, alors, évidemment,
Manon confia sa peine ainsi que son tourment,
Quêtant quelques conseils, la conduite à tenir,
Afin de recevoir un frisson de plaisir.
Tante Emma n’était pas, en pareille occurrence
De celles qui patientent et souffrent en silence,
Et conseilla plutôt d’agir très fermement
S’offrant pour exulter les faveurs d’un amant.
C’est ainsi que Manon, sagement conseillée
Se donna à Léon, son cousin préféré,
Qui sans tergiverser sut par maintes caresses
Ramener à ses sens, enfin, de l’allégresse.
Avec lui, ce fut bon, cela fut vraiment beau
Et Manon découvrit bien des gestes nouveaux :
Le joyeux tête-à-queue et le vol de l’aigrette,
Le doigt aventureux et la dive sucette ;
Elle apprit qu’en amour, il faut toujours donner
Afin de recevoir et mieux se régaler.

Et quand au vieux mari, en épouse parfaite,
Manon lui accordait parfois une branlette.
Raimondo – 2017

L’anniversaire de Léon
Tante Emma ce soir là, d’une main caressante,
De Léon cajolait la bite turgescente,
Et ce doux va et vient sur le membre affolé
Apportait grand bonheur à ce neveu comblé.
Emma avait promis, pour son anniversaire
De rester avec lui durant la nuit entière.
C’était là un cadeau, il faut bien l’avouer,
Qu’on ne refuse pas car il donne à rêver.
Donc, de sa douce main, Tante Emma caressait
Ce vit énamouré qui soudain s’érigeait.
Ce n’était qu’un début, et l’on imagina
Bien d’autres griseries et bien d’autres ébats,
Car après la branlette, Tante Emma lui offrit
Une étreinte sublime entre ses seins fournis,
En variant la pression ainsi que le tempo
Qui alla du lento jusqu’au fortissimo
En y mêlant parfois quelques pizzicati,
Un brin d’allegretto et de presto aussi.
Mais il fallu alors se modérer un peu,
Et ne point se presser pour achever le jeu,
Car il faut en amour savoir se ménager,
Si l’on veut aller loin avant que d’exulter.
Depuis longtemps Emma avait pour ses neveux
Fixé quelques mesures aux plaisirs amoureux :
Ne jamais se presser, et prendre tout son temps,
Pratiquer une pause, s’arrêter un instant,
Et durant ces repos dispenser des caresses
Dans le cou, sur les seins ou sur les rondes fesses,
Donner à ses envies le temps de s’exprimer
Pour reprendre à nouveau la tendre échauffourée.
On s’essaya ensuite au galop du zébu,
A la course effrénée du cavalier barbu,
A la feuille de rose, au charme trépident
De l’écuyer maltais et du barde flamand,
Enfin on se fondit en l’exquise levrette,
Sublime position de l’ostrogoth esthète
Et l’on parvint bientôt à l’étape dernière
Ou chaque combattant poussa son cri de guerre.
Et la nuit fut de feu ; ils ont même tenté
Le trémolo vibrant de l’arbalétrier,
Le brûlant tête-à-queue du mercenaire breton
Et l’index filant au milieu du buisson.

Lorsque vint le matin Emma vit que Léon,
Avait comme il se doit, une belle érection
Dont elle profita avec délectation.
Raimondo – 2017

Samson
Embrasse ma minette, caresse mon bouton
Suppliait Tante Emma à son neveu Samson ;
Depuis dix jours déjà, nul n’est venu me voir
Me laissant esseulée et dans le désespoir.
Oui, j’ai été privée d’une raide quéquette,
De ces câlineries qui vous mettent en fête,
Des va-et-vient hardis, des suaves frôlements,
Des baisers enfiévrés sur mes tétons brûlants ;
Je n’ai pas pu hélas, durant ces jours maudits
Laisser errer mes mains sur un délicieux vit,
Empalmer tendrement de rondes coucougnettes,
Régaler de ma bouche une verge en goguette,
Tout cela m’a manqué et je veux à présent
Rattraper avec toi, la perte de ce temps.
Calme je t’en supplie par tes tendres caresses
Un corps désespéré qui cherche l’allégresse,
Un minou délaissé qui souhaite la venue
D’un sexe conquérant, au charme bienvenu.

O chère Tante Emma, vous qui m’avez appris
Tous les jeux délirants des amants en folie,
Vous dont le corps exquis apaisa mes désirs,
Vous qui m’avez un jour éveillé au plaisir,
Laissez-moi aujourd’hui répondre à tous vos vœux
En calmant vos ardeurs de mes soins amoureux.
Laissez-moi dénuder ces deux seins ravissants,
Et de mes douces mains user d’effleurements
Pour qu’ils se réjouissent que naisse soudain
L’exquise griserie créée par ce câlin.
Laissez errer mes doigts sur votre intimité,
Qui se mouille et s’éveille à la lubricité
Afin de recevoir une bite flambante
Soulageant l’affliction d’une trop longue attente.
Laissez-moi aujourd’hui, vous combler de bonheur
Vous qui avez toujours, de vos doigts enchanteurs
Satisfait tous mes vœux et toutes les envies
Que créait votre corps à mes yeux éblouis.

Ils s’aimèrent alors sans jamais repousser
Les moindres volontés de leurs corps enflammés
Et lorsque Tante Emma cria sa jouissance
En un long lamento de la concupiscence,
Le neveu à son tour, la serrant dans ses bras,
D’une sève brûlante alors se libéra.
Raimondo – 2017

Edmond
Te souvient-il Emma, quand nous étions enfants
De ces jeux interdits qui nous amusaient tant ?

Ainsi parlait Edmond à sa cousine Emma
De ces amusements qu’ils avaient autrefois.
Ayant dix ans à peine, Emma n’hésitait point
A montrer son fessier à ce jeune cousin
Et même sans pudeur elle allait caresser
Un vit encor flaccide qu’elle aimait embrasser.
Emma avait déjà de l’imagination
Pour créer de la joie et quelques sensations
Qui fort les ravissaient sans jamais les lasser,
Echangées en secret en des coins isolés.
Ils se faisaient ainsi maintes câlineries,
Des baisers, des caresses et des cajoleries.
Mais hélas ces doux jeux ne perdurèrent point
Car Edmond la quitta pour des pays lointains,
Et il n’assista pas aux divers changements
Qui fit d’elle une femme et non plus une enfant.
Elle prit avec les ans, un buste épanoui
Que d’aucun caressait d’une main réjouie,
Et sous le fin jupon un minou enchanteur
Savait émerveiller les sexes en chaleur.
Edmond ne connu point cette transformation
Qui changea la chenille en gracieux papillon,
Et il n’eut jamais l’heur de connaitre avec elle
Ces intimes moments de fièvre passionnelle.
C’est pourquoi en ce jour il déposa ses mains
Sur toutes les rondeurs qu’il découvrait enfin.
Une telle attention ne choqua point Emma
Qui se souvint alors des beaux jeux d’autrefois
Et s’offrit sans détours à ces tendres caresses
Sur ses seins opulents ses tétons et ses fesses.
On joua du pipeau et de la turlurette
Et l’on se délecta à la tendre sucette
On s’offrit du bonheur et de la volupté,
On goutta aux bienfaits de la lascivité ;
Et lorsqu’on atteignit ce moment bienvenu
Ou l’on souhaitait enfin le plaisir éperdu,
Emma se retourna et lui laissa choisir
Quel antre délicieux il souhaitait envahir.
Raimondo – 2017

Blagues Août 2018

Posted in Actualités & hors-série on août 10th, 2018 by gerard – 2 Comments

Viviane 27

Posted in Oulibouf on août 10th, 2018 by gerard – 2 Comments

Et voilà braves gens ! Nous avons ci-après le dernier épisode de « Viviane ». Grand merci à celui qui a su entretenir de bout en bout notre intérêt pour cette sympathique héroïne, énormes félicitations aussi pour le style; c’est une écriture qu’on a plaisir à lire. Bravo Raimondo !

27e épisode

Chapitre 2 : Courriers divers

Ce matin là, une secrétaire de l’Etude vint remettre à Maitre Montillac un courrier qu’elle n’avait pas  décacheté : une grande enveloppe kraft, sur laquelle figurait la mention « Personnel » indiquant que ce pli particulier, contenait des documents qui, à priori ne devaient pas être traité par le secrétariat. Demeuré seul dans son bureau, le notaire ouvrit ce courrier assez pesant sur lequel ne figurait pas le nom de l’expéditeur. Il en tira d’abord, une lettre manuscrite, dont il prit aussitôt connaissance, avant de s’intéresser aux autres documents qui l’accompagnaient.

Maître,        

Des circonstances particulières me contraignent à prendre certaines décisions qui pourront vous paraitre singulières mais que j’ai prises après mures réflexions.

Lorsque vous recevrez ce courrier, j’aurai quitté Toulouse, et avant mon départ, pour une destination qui importe peu, je fais une fois encore appel à vous et aux services de votre Etude notariale afin de régler certaines affaires qui requièrent vos compétences.

Vous trouverez ici, outre cette présente lettre qui précise ce que j’attends de vous, des courriers sous enveloppe cachetées sur lesquelles figure le nom de divers destinataires. Vous voudrez bien remettre ces plis à qui de droit, les priant d’en prendre connaissance hors de votre présence ; vous voudrez bien  leur signaler la date d’un prochain rendez vous en votre Etude. Ce jour là vous prendrez connaissance, et en leur présence ferez lecture de la lettre incluse sous l’enveloppe verte ci-jointe, qui vous est spécialement destinée, mais dont vous ne découvrirez le contenu qu’en leur présence.

Votre cliente qui a tissé avec vous et vos enfants, des liens d’amitié,

Viviane Jacquet. 

Le notaire rangea dans son coffre fort l’enveloppe de couleur verte sur laquelle figuraient son nom et la mention : « A n’ouvrir que plus tard, en présence de témoins Il trouva  également  trois enveloppes portant le nom des destinataires : Dorothée Montillac, Marc Montillac,  Madame  Adeline Soubise, la gérante du commerce de lingerie, propriété de Viviane.

Dans les heures qui suivirent, Maître Montillac se chargea personnellement de remettre ces lettres à qui elles  étaient destinées, veillant scrupuleusement à ce qu’elles ne soient pas ouvertes en sa présence.

***

 Ma chère Dorothée,

Avant que de quitter définitivement Toulouse, pour des raisons personnelles, je tiens à te dire combien j’ai apprécié l’aide que tu m’as apportée, depuis que mes problèmes d’héritage m’ont amenée en cette belle cité.  Il s’est créé entre nous une très sincère amitié que je suis heureuse d’affirmer en ce pli, le dernier sans doute.

En me confiant le secret de ton attirance, de ton amour devrais-je dire, pour Jeanne, tu m’as montré que je comptais pour toi et que nos rapports dépassait le cadre des affaires pour confiner celui de l’amitié, d’une amitié sincère que j’ai appréciée plus que tu ne saurais le penser.

J’ai eu avec ton père, une conversation au sujet de ton avenir et donc du mariage qu’il envisage pour toi. De toute évidence, c’est un projet dans lequel l’argent apporté par le « futur » entre en ligne de compte, sans même que l’on ait jugé utile de solliciter ton avis. Et puisqu’il s’agit d’argent, sache que le problème financier est sur le point de se résoudre et j’en suis très heureuse. Ceci étant, c’est à toi désormais de prendre ton destin en main et de décider qui sera à tes côtés dans ta vie professionnelle. Je n’ai pas d’avis à te donner, je ne m’en sens ni le droit, ni la compétence ; seul ton bonheur me préoccupe, et c’est à toi de  définir quelle forme il doit prendre.

Ton amie Viviane, qui ne t’oublie pas et te souhaite un bel avenir heureux.

Dorothée relut cette lette à plusieurs reprises. Elle fut bien sûr touchée par son caractère intime mais demeura perplexe sur certaines assertions par trop sibyllines qu’elle contenait.  Elle décida de s’en ouvrir à Jeanne qui, comme elle, ne pu apporter une quelconque lumière, sinon le fait de songer à l’élimination d’un « futur » plutôt indésirable. Cette charmante perspective, poussa les amantes à des embrassades de contentement ; d’intimes baisers amoureux furent échangés, les mains s’égarèrent à la recherche des recoins secrets de leurs corps. Bientôt les robes furent ôtées, la lingerie voltigea à travers la pièce et les deux femmes se chérirent avec passion, serrées l’une contre l’autre pour atteindre le délirant orgasme qui les fit feuler de plaisir.

***

Marc, mon cher amour,

C’est la première fois que je m’adresse à toi avec cette tendresse, usant de ces mots qui d’ordinaire, ne sont pas courant entre amants. C’est à dessein que je les emploie,  t’avouant qu’après nos premières effusions où seul le plaisir prévalait, j’ai ressenti naitre en mon cœur le bienheureux sentiment d’une femme passionnée qui découvre le bonheur d’aimer. Pour moi, notre intimité devint toute autre et je me suis donnée à toi avec le sentiment que nous allions parcourir ensemble, un long et merveilleux chemin. Avec ravissement j’ai découvert que j’allais être mère. Très vite hélas, le ciel n’a pas voulu que ce bonheur me soit permis…

Tu découvriras bientôt d’autres secrets et en particulier celui qui met fin à une liaison amoureuse que je te demande de ne pas oublier ; garde en mémoire cette femme, qui à l’opposé de bien d’autres sans doute,  t’a aimé avec passion.

Lorsque cette lettre te parviendra, j’aurai quitté Toulouse emportant avec moi le magnifique souvenir d’une flamme qui, je le déplore, s’est trop rapidement éteinte.

Je t’embrasse tendrement avec toute ma passion.

C’est en pleurs que Marc tenta de joindre téléphoniquement Viviane. Il n’entendit qu’un perpétuel « bip, bip » qui retentissait continuellement de façon languissante.

***

Chère Madame Soubise,

Je suis satisfaite d’apprendre qu’il vous a été possible d’obtenir le prêt vous permettant d’acquérir mon commerce de lingerie dont vous détenez pour l’heure la gérance. Sur le point de quitter Toulouse, j’ai donné ordre à Maître Montillac d’assurer toutes les formalités de la vente qui feront de vous la légale propriétaire de ce magasin.

Nous n’aurons plus l’occasion de nous revoir mais je tiens à vous redire combien j’ai apprécié le soin et l’énergie  que vous avez apportés dans la conduite des affaires, afin que cette enseigne bénéficie d’une excellente réputation et  réponde aux désirs d’une clientèle de plus en plus importante.

***

Quelques jours plus tard  les trois bénéficiaires de ces courriers, se retrouvèrent dans le bureau de Maître Montillac, chacun ayant en l’esprit diverses pensées. Dorothée se demandait par quel miracle les choses pourraient s’arranger pour elle. Madame Soubise voyait l’avenir avec satisfaction. Quant à Marc depuis plusieurs jours, après avoir appris le départ de Viviane et la fin de  leur intime liaison, il restait sombre et muet, se demandant à quel moment il allait s’éveiller de ce mauvais rêve.

C’est avec une certaine solennité que le notaire décacheta l’enveloppe verte. Il en tira une  lettre manuscrite et constatant qu’elle ne portait pas en entête un nom de destinataire il commença à la lire à haute voix.

Après quelques années de bonheur, je vais quitter cette belle ville de Toulouse, dans laquelle j’ai eu l’occasion de  rencontrer des amis très chers qui  m’ont permis d’y vivre d’heureux moments. Malheureusement, il se produit parfois  des circonstances inattendues qui viennent perturber le déroulement des évènements et le destin, une fois de plus, a bouleversé le cours de ma vie,  m’amenant à prendre quelques dispositions concernant mes biens, dont Maitre Montillac voudra bien assurer légalement le devenir.

Madame Soubise souhaitant  acquérir mon magasin de lingerie dont elle assurait jusqu’ici la gérance remettra à Maitre Montillac le chèque d’un montant prévu pour cette transaction dans un accord écrit dont elle est dépositaire et qu’elle  remettra aujourd’hui.

Cette somme, déduction faite des frais notariés, sera remise à Marc; il  sera sans doute le premier étonné de ce legs qui évitera à Dorothée un mariage incongru avec un « futur » tombé du ciel chargé simplement de fournir la part d’héritage dévolue à Marc, a qui je lègue également ma maison.

Maitre Montillac éclaira ses auditeurs en leur faisant part des projets qu’il avait envisagés pour assurer sa succession à l’Etude. Puis il termina la lecture de la lettre de Viviane.

Je souhaite de tout cœur que Dorothée organise désormais sa vie comme elle l’entend et qu’elle ne soit pas soumise à des obligations qu’elle ne souhaite pas.

Quant à moi, je vais quitter Toulouse ainsi que la France.

Une visite auprès de mon gynécologue consécutif à une fausse couche, a détecté chez moi un mal que la science soigne encore difficilement, que pudiquement on nomme, à tort parfois, une longue maladie. Je ne me vois guère soumise à des soins pénibles et fastidieux et  je n’ai pas le courage de voir mon corps se dégrader jusqu’ à une inéluctable issue que les médecins prévoient dans un très proche avenir.

Puisque la France n’autorise pas l’euthanasie je me suis  tournée vers un pays  voisin où  la législation est plus compréhensive. J’ai donc  pris des dispositions pour qu’une association me vienne en aide pour mettre fin à mes jours. 

Mes chers amis ne cherchez pas à  retrouver ma trace ;  de tristes circonstances ont voulu que je naisse inconnue, mon souhait est de poursuivre cet anonymat dans l’au–delà. Gardez seulement le souvenir de cette Viviane à laquelle vous avez offert, en l’ultime partie de sa vie, bien des joies et des satisfactions.

Un grand silence se fit dans ce bureau notarial, souvent témoin de quelques luttes intestines ou échanges d’invective. En ce jour, après la lecture du  message de Viviane l’émotion prévalait et les larmes de chacun accompagnaient le profond silence.

On entoura Marc, à n’en pas douter, le plus touché de tous. Sans toutefois amoindrir sa peine la tendre attitude de son père, peu courante il est vrai, le réconforta quelque peu.

***

Papa,

C’est tout à fait par hasard que j’ai trouvé dans la maison de Viviane, au fond d’un tiroir, un petit journal intime, qu’elle avait peut-être caché là,  laissant aux circonstances le soin de le  faire surgir. J’ai hésité à lire cet opuscule ne voulant pas m’immiscer dans quelque secret intime qui ne m’appartenait pas,  puis je me suis persuadé que Viviane n’avait pas détruit ce journal pour que je puisse un jour en prendre connaissance. J’ai découvert alors un secret que tu lui avais confié, concernant mon origine : tu doutais être génétiquement mon père.

Il ne manque pas actuellement de moyens scientifiques pour s’en assurer, mais  je ne  vois pas l’utilité d’un tel recours. Si  des incertitudes ont pu t’assaillir, sache que pour moi,  tu restes mon Papa, celui qui m’a donné une enfance heureuse dans un climat serein. Je n’ai pas toujours été le garçon idéal que tu aurais aimé avoir et mon caractère frivole a dû souvent t’importuner. Tu restes cependant pour moi, le père que je suis heureux d’avoir eu.

Je voulais te dire tout cela avant de rejoindre  la  Grande-Bretagne où avec quelques amis nous allons monter un groupe musical, projet qui depuis longtemps me tient à cœur.

Ton fils, Marc. 

Heureux d’avoir transmis à son père son message d’amour  filial, Marc songe a son avenir. Peut-être aura-t-il un jour une fille, qu’il prénommera  Viviane et à laquelle il contera l’histoire de cette femme exceptionnelle qui a côtoyé sa vie durant quelques mois.

Mais ceci est une autre histoire.

FIN

Concours permanent Apport personnel 18

Posted in Actualités & hors-série on août 1st, 2018 by gerard – 2 Comments

Voilà, voilà, voilà… Peut-être à un de ces quatre, qui sait !?!?

Comic-strips (Blagues en « bandes ») Août 2018

Posted in Actualités & hors-série on août 1st, 2018 by gerard – 2 Comments

Les 2 premières bandes sont traduites du web:

Les 2 suivantes sont un mélange entre ce qui est visible sur internet et mon imagination:

Comme d’hab’, on conclut par ce qui est introuvable ailleurs qu’ici, car entièrement conçu par votre serviteur: