Pêle-mêle des à-peu-près de tiers

Posted in Oulibouf on mars 20th, 2019 by gerard – 2 Comments

Cela fait des années que je collecte des à-peu-près. Après vous avoir servi ceux de mon cru [Dans « search » (=recherche) faire le tag « à-peu-près » pour revoir les articles antérieurs], je me propose aujourd’hui de vider ce tiroir plein de joyeusetés faites par d’autres. Souvent, l’auteur est inconnu de moi et je compte sur son indulgence de le citer sans sa permission. De la même façon, vous trouverez à la fin un court texte drolatique que je trimbale depuis des décennies. Pardon de ne pas citer son créateur, mais je ne le connais point.

1/ Amas d’à-peu-près et de jeux de mots bancals trouvés sur le net ou ailleurs:

a/ Auteurs connus:  Pauvre France ! Où est l’Augias qui te guérira de ton incurie !  (Alphonse Allais)

D’vant un monceau d’radis, Adam v’nait de s’installer,
Quand, avec sa chèr’femme, on l’pria d’s’en aller :
Adam et Eve chassés du tas d’radis.
Eugène Rimbault (1880-1952)

Le convoi des pionniers passe dans la prairie ;
De ma hutte, je me vois cherchant des calories.
Le poêle à bois et la caravane passe (Léo Campion)

L’amant de Proust, je le dis tout net,
Est charmant, désuet et tapette. (GC)
Reynaldo Hahn a fait « Ciboulette »,
Avec son « Mozart », cela fait sept ! (Willy)

b/ Calembours en situation: -Tu te souviens quand t’as bu la tasse?
-Les thés derniers?
-Non, c’est théière…

N’oublions pas que les salles obscures sont nées grâce aux frères Lumière…ça m’a traversé la bobine comme çà !

Mon cordonnier dit qu’il n’est pas curieux, pourtant il semelle de tout…

Certains silences restent sans comment taire.

-Monsieur, il y a une plinthe contre vous. Vous allez être différé au parquet et vous risquez une peine plancher…
– J’en ai rien à cirer! On ne pourra m’avoir qu’à coups de latte ! Patin couffin…

Ce n’est pas parce que deux chauves complotent, qu’ils sont de mèche.

– T’es pâtissier ?    – Oui, ze k’ois que z’ai soppé une gast’o. Mais z’ai tiré la sasse !

La Croatie, c’est mieux qu’une Heineken debout. (ne sera comprise que par des amateurs de bière)

Les ampoules basse consommation, vu le temps qu’elles mettent à chauffer, on peut aisément appeler ça des préluminaires.

c/ Jeux de mots approximatifs: Constipation : Quand la matière fait cale
Chandail : Jardin plein de gousses
Saint Ignace : Fête des cheveux
Syntaxe : Fête des impôts
Fêtard : Il faut rentrer se coucher
Mercato : Maman pratiquante
Sismique : Salaire élevé car correspondant à six fois le salaire minimum en France
La moustache : Le ketchup aussi
Patois Nîmois : Mais c’est qui alors ?
Groupe sanguin : Les losers du Loto
Pomme dauphine : Pomme de terre arrivée deuxième à Miss Patate
Un skieur alpin : Le boulanger aussi
Considéré : Tellement il est con, il n’en revient pas lui-même
Chinchilla : Emplacement réservé aux chiens pour faire leurs besoins
Portail : Cochon Thaïlandais
Gabon : Mec vraiment trop sympa
Liban : Canapé clic-clac
Perroquet : Accord du paternel
La maîtresse d’école : L’institutrice prend l’avion
Les ciseaux à bois : Les chiens aussi
Les tôles ondulées : Les vaches aussi
La camisole : La drogue rend solitaire
Aventurier : Maintenant tu ne ris plus
Un enfoiré : Une année de perdue
Le mascara : Déguisement pour rongeurs
Chauffeur de corbillard : Pilote décès
Téquila : Interpellation d’un inconnu chez soi
Ingrid Betancourt : Femme qui ne comprenait rien à l’école
calamité : village du Var envahi par les mites
Toulouse : ce que fait le loser
vélo : cri d’un marseillais qui aperçoit la mer
scélérat : excuse d’un petit goinfre qui a mangé tout le fromage
perruche : flatulence d’un portugais à Moscou
baliverne : suite de Michel Strogoff qui se passe en Indonésie
colombes : abdomens partagés ou collectifs
bavardage : vieillards logorrhéiques du côté de Toulon
crémation : nom commercial d’une usine de laitages en Suisse
charcuterie : véhicule qui fait rigoler ton derrière
palefroi : mort exsangue et tout décoloré
abruti : un i très penché
mayonnaise : vêtement de bains porté à Eze (sur mer).
crocodile : sorte de saurien qui bouffe une dame
morfale : pénis décédé
glacier : sonnerie de cloches funèbre interrompue
authentique : c’est loin d’être du bas en toc, hottentote haute en tics
couloir :  partie du corps d’un petit rongeur
ambassade : lieu privé d’air où les gens se font plein de bises
calissons : ça ne risque plus rien, l’auto ne partira pas toute seule
Parthénon  : ordre de s’en aller et contrordre

2/ Petite amusette que je ne savais où caser:

Je ne me rappelle plus son prénom, mais c’était un lointain descendant du célèbre Cartouche, il venait d’Houilles dans le 78. Lors d’un séjour à Grenade il avait rencontré une troupe de Romanichels venue de la lointaine Tyr et était devenu leur homme obus, un soir où ils se produisaient à Vincennes, près de la cartoucherie, après qu’il eut crevé le ciel du chapiteau, en amorçant sa descente, il vit dans sa ligne de mire une superbe, mais vraiment superbe, femme belle à couper le souffle.
C’était la soeur d’un footballeur d’Arsenal, elle travaillait comme calibreuse à la manufacture d’armes et de cycles de Saint-Etienne, elle croyait au coup de foudre, aussi, lorsque elle eut entendu la détonation de départ qui sonnait comme un coup de tonnerre (de Brest), crac boum, son pouls s’emballa.
Lui amerrit dans son baquet, sentit que son coeur allait exploser, Bertha, car tel était son nom, voyant sa mine eut un mouvement de recul, mais se réarma de courage et vint vers lui, elle allait droit au but, aussitôt une relation s’amorçât, leurs âmes cognaient à l’unisson tel un barrage d’artillerie, ils prirent la poudre d’escampette, convolèrent à Navarone et eurent des enfants de tous les calibres qui furent le mortier éternel de leur relation.
L’un devint artilleur à Metz (qui vaut bien Paris) un autre fut nommé lieutenant-colonel de D.C.A. et la troisième, missionnaire en Terre de Feu où elle finit au fond d’une marmite ce qui lui valu d’être canonisée.
Ainsi finit l’histoire de l’Homme-Obus et de la Femme Canon.

 

Actu-m’en diras tant Mars 2019

Posted in Actualités & hors-série on mars 10th, 2019 by gerard – 2 Comments

Heureux hasard qui m’a fait redécouvrir sur mon ordi une image de ma composition de Décembre dernier (cf n°2), mais surtout une illustration, qui n’a pas pris une ride, du regretté Adhémar sur Manu Ier dit « le hautain »(cf n°1):

Les contes de la semaine 04

Posted in Oulibouf on mars 10th, 2019 by gerard – 2 Comments

Jeudi

             Alerte quadragénaire, Germaine, ce jeudi là, se fit toute belle. Elle avait rendez-vous avec « Prince charmant », un correspondant trouvé sur un site de rencontre, en ligne.

             Germaine était célibataire ; elle n’avait jamais trouvé utile de partager sa vie avec un homme dans un même espace et tenir lieu de bonne attitrée. Elle vivait donc seule dans un appartement de la capitale qu’elle avait acquis moyennant un prêt sur 20 ans dont elle était sur le point d’achever le remboursement.

             Sa vie sexuelle avait toujours été des plus confortables ; jeune et jolie, elle était très courtisée et les années passant, toujours aussi ravissante et dotée d’une belle expérience amoureuse, elle ne manquait pas de prétendants chargés d’éteindre son feu intérieur. Et puis, en cas de carence, elle savait se débrouiller seule, ce qui constituait pour elle un dérivatif ne manquant pas de saveur.

             Ayant fait le tour de ses amis et connaissances qui avaient partagés ses nuits d’amour, Germaine devint adepte de cette méthode nouvelle qui consiste à rechercher l’âme sœur sur internet. Elle fit quelques bonnes expériences, de moins bonnes également, mais ne dédaigna pas pour autant ce moyen moderne et pratique pour trouver les compagnons d’un moment.

             Et c’est ainsi qu’elle découvrit « Prince Charmant » avec lequel, ce jour là, elle avait rendez-vous.

             Elle se doucha, s’épila, créma son corps, mit quelques rouleaux dans ses cheveux afin de donner à sa coiffure un élégant gonflant. Elle réfléchit un long moment avant de décider de quelle lingerie elle se parerait, optant finalement pour un deux pièces en dentelle de couleur violette ayant pris le parti de ne point mettre de bas en ce mois de juin assez chaud. Une légère robe sans manche au décolleté laissant apparaitre l’élégant sillon situé entre ses seins compléta sa tenue. Elle se trouva à son goût pensant que « Prince Charmant » qui malheureusement ne lui avait pas transmis sa photo, n’aurait pas à rougir de l’avoir choisie.

             Ils s’étaient donné rendez-vous dans une brasserie proche de l’Hôtel de Ville, tous deux ayant en main une rose rouge en signe de reconnaissance. Germaine arriva la première, nul parmi les clients attablés n’arborait une rose.

             Soudain apparut devant elle, une femme à la mise élégante, au gracieux sourire.

– Je suis « Prince Charmant ».

             Et devant l’air étonné de Germaine, elle exhiba une magnifique rose rouge que momentanément elle avait cachée.

             Germaine s’était levée, déterminée à mettre fin à un quiproquo auquel elle n’avait pas songé, mais la jeune femme poursuivit d’une voix douce :

– Je vous en prie, ne partez pas. Déjeunons ensemble, faisons connaissance afin peut-être de devenir amies ; qu’en pensez-vous ?

             Pourquoi pas, après tout pensa Germaine. Cette femme avait un physique agréable, un phrasé impeccable au ton modulé et elle ne jugea pas opportun de l’éconduire.

             Elles s’installèrent donc et commandèrent le repas au cours duquel elles échangèrent des propos sur leurs vies, leurs professions et le tutoiement aidant, des pensées intimes, plus qu’elle ne l’avaient fait sur internet.

             Cette femme, « Prince Charmant », avouait sans ambages son homosexualité.

– Dès que j’ai reçu ta photo je suis tombée amoureuse de toi et j’ai eu l’envie folle de te rencontrer. Il m’est venu à l’esprit que nous pourrions devenir amies à défaut d’être amantes.

             Germaine fut touchée par cette déclaration d’une femme sensible et pleine de charme qui sut l’amuser en lui contant les aventures plus ou moins cocasses que ses recherches sur internet lui avaient procurées. A la fin du repas, comme il est de coutume pour les femmes, elles se rendirent aux toilettes afin de se refaire une beauté.

             Comme Germaine était penchée et que son buste se reflétait dans la glace, son amie entrevit sa généreuse poitrine et ne se gêna pas pour le lui dire :

– Tu as des seins magnifiques.

             Une remarque qui la fit presque rougir à laquelle s’ensuivit un amical frôlement de leurs lèvres ; ce n’était pas le baiser passionné de l’amour, mais ce fut un élan de tendresse que ces femmes avaient échangé spontanément et qu’elles apprécièrent.

             N’éprouvant pas le besoin de se quitter, elles se promenèrent longuement dans les rues adjacentes et bientôt remontèrent la rue du Roi de Sicile, bordée de ces immeubles du vieux Paris, qui malgré le temps gardent un certain attrait.

– J’habite ici, au deuxième côté cour. Je t’offre quelque chose ?

              Germaine se doutait bien que cette invite laissait supposer une autre suite. Elle cherchait une raison pour s’éclipser mais finalement la curiosité l’emporta ; sans se l’avouer, elle souhaitait découvrir comment se passaient les rapports entre femmes. Elle accepta.

***

             Après le thé, un long baiser au goût de bergamote unit les deux amies. Germaine se laissait emporter par des sensations, nouvelles pour elle, mais qu’elle ne repoussait pas. Elle sentait monter en elle un trouble délicieux que les douces mains de sa compagne faisaient éclore par les tendres attouchements sur sa peau. Elle se laissa dévêtir, accepta les lèvres gourmandes qui goûtaient ses seins, la langue coquine qui enflammait ses mamelons, le doigt curieux qui envahissait son intimité.

             Elle explosa et cria son bonheur accompagné de longs sanglots générés par l’extase, ne cherchant pas à savoir pourquoi son corps avait accepté ces caresses méconnues mais délicieuses. Elle songea alors que les amours lesbiennes pouvaient avoir leur charme. A son tour elle entoura son amie de toute sa tendresse, se délecta à embrasser la peau des cuisses que des bas laissaient nue, la mordillant avec ferveur.

             A son tour, Prince Charmant se régala de cette bouche caressante qui venait d’envahir son intimité.

Raimondo – 2019

Blagues Mars 2019

Posted in Actualités & hors-série on mars 1st, 2019 by gerard – 2 Comments

Hors-série Ciné & TV 02

Posted in Actualités & hors-série on mars 1st, 2019 by gerard – 2 Comments

Raimondorama 38

Posted in Oulibouf on février 20th, 2019 by gerard – 4 Comments

Aline
Tante Emma, dit Aline, laissez moi vous conter
Cette belle aventure qui vient de m’arriver.
Alors que je lisais dans mon petit salon
S’en vint me visiter ma cousine Manon.
Elle est vous le savez une ardente tribade
Qui avec ses amies aime la roucoulade,
Et s’il n’y eut jamais un homme a ses cotés
Les femmes de ses nuits ne sont plus à compter.
Cette façon d’aimer n’est pas selon les siens
La conduite à tenir et celle qui convient
Dans notre bourgeoisie pétrie de convenance
Qui n’a pas, tant s’en faut, la moindre tolérance.
Manon se moque bien de tous ces préjugés
Et poursuit une vie qui s’écoule à son gré,
Mais ne voilà-t-il point que pour d’âpres raisons
On veut la marier avec un beau garçon
A l’immense fortune, au riche devenir,
Intéressant parti pour un bel avenir.
Et la pauvre Manon à cette folle idée
Depuis de nombreux jours ne cesse de pleurer.
En me contant les faits, elle m’a prise en ses bras
Pour apaiser sa peine et calmer son émoi,
Et pour la consoler, d’une apaisante main,
J’ai dans ses cheveux blonds passé mes doigts câlins.
Je ne savais pas trop quels propos employer
Pour que cessent ses larmes et la réconforter,
Aussi j’ai poursuivi mes très tendres cajoles
Et d’un baiser d’amour je lui fis une obole,
Un chaste frôlement sur la peau satinée
D’une joue délicieuse où les pleurs ont coulés.

Et Manon répondit à la douce caresse,
Comme eut fait un amant auprès d’une maitresse,
Et j’ai senti alors tout au fond de ma bouche
Le tendre enroulement d’une langue farouche.
J’étais tout étourdie, car jamais une femme
Ne m’avait jusqu’ici montré autant de flamme.

Manon s’est dévêtue m’offrant ses jolis seins,
Et le sexe velu que caressaient ses mains,
Les rondeurs d’un fessier, les cuisses fuselées,
Et sur une ottomane, soudain m’a entrainée.
J’aurais voulu m’enfuir loin de ce sortilège
Mais j’ai cédé enfin à ce très tendre piège
J’ai senti en ce jour pour la première fois
L’orgasme qu’une femme avait fait naitre en moi.
Raimondo – 2018

Julien
Tante Emma lentement retirait ses atours ;
Elle se mettait à nu en prémices à l’amour
Et Julien contemplait avec admiration
Ce magnifique corps offert à sa passion.
Comme elle était jolie cette tantine là,
Avec ses grands yeux pers et ses troublants appâts :
Ses beaux seins pommelés dont les gracieux tétons
Attiraient les caresses, incitaient aux succions.
Que dire du fessier, rond et voluptueux
Que les hommes lorgnaient d’un regard luxurieux,
Et la pilosité laissant imaginer
Les brûlantes saveurs de la féminité.
Julien admiratif, face à tant de splendeur
Ne pouvait modérer ses battements de cœur,
Mais étant très timide et fort peu téméraire
En ce moment précis, ne savait trop que faire,
C’est pourquoi Tante Emma bonne fée de l’amour
Avec maestria s’en vint à son secours :
Elle le déshabilla, et de sa main experte
Eveilla les ardeurs d’un sexe trop inerte
Qui soudain se dressa sous l’heureux traitement
Tout prêt à investir quelque recoin charmant.
Tante Emma cependant en maitresse achevée
Sut calmer la fureur de l’amant trop pressé
Modérant ses assauts pour se donner le temps
De se bien mignoter durant de longs moment.
Et l’on se caressa avec délicatesse
Sur les cuisses et le dos et sur les rondes fesses
On titilla ici, on suçota ailleurs
On donna libre cours aux doigts inquisiteurs
On se laissa mener aux confins du désir
Avant de succomber au sublime plaisir.
Pour la première fois Julien connut alors
Le charme bienfaisant de la petite mort.
Il ne s’endormit point tant il bouillait d’envie
De ressentir encor la folle frénésie.

Et afin de répondre à ce vœu, Tante Emma
Prit son vit en sa bouche et elle le caressa.
Raimondo – 2018

Prosper
Il pleuvait ; Tante Emma derrière les carreaux
Avec curiosité regardait tomber l’eau.
Charmée par le spectacle et même subjuguée
Emma n’entendit point son neveu arriver,
Mais sentit tout à coup une main indiscrète
Se lover sous les plis d’une courte jupette,
Mettre à nue les rondeurs d’un ravissant fessier
Qu’une dextre effrontée se mit à caresser.
Emma se demandait quel était cet intrus
Qui osait tout à coup lui tripoter le cul.
Un reflexe premier, la poussait à chasser
Cette impudente main qui venait la tâter,
Ainsi qu’un doigt curieux s’égarant tout à coup
Dans les très chauds recoins de son petit minou,
Mais reconnu bientôt, à la façon de faire
Les gestes délicats de son neveu Prosper,
Un séduisant guerrier qui, aux jeux du déduit
Savait se comporter en jouteur accompli.
Elle avait avec lui à maintes occasions
Pratiqué en amour de jolies positions
Dont son esprit gardait toujours le souvenir
Tant elle en ressentait un savoureux plaisir.
Ils avaient tout tenté : le saut de l’éperlan,
La fière chevauchée du valeureux uhlan
Le tête-à-queue ardent du troubadour joyeux
Et le turlututu de la mésange bleue ;
Ils avaient même un soir, sur un épais gazon
Parodié les assauts du sémillant dragon
Après avoir gouté à la dive sucette
Et aux joyeusetés d’une exquise levrette,
Bref, ils avaient connu tous ces moments rêvés
Que les amants recherchent avec avidité.

Tante Emma ce jour-là ne se refusa point
Aux désirs avoués de ce jeune lutin
Dont elle sentit bientôt le sexe plein d’ardeur
Trouver enfin refuge en de chaudes moiteurs ;
Et lorsqu’elle ressentit les deux mains exaltées
Caressant les rondeurs de ses seins dénudés
Ce fut un grand plaisir et un déferlement
Qu’elle exprima alors en un cri déchirant.
Raimondo _ 2018

Victor
Je vous le dis Victor vous sucez à ravir
Et mon petit bouton que vous avez fait jouir
A vécu un moment de grand contentement
Par votre bouche active et vos doigte agissants ;
Laissez-moi à mon tour-vous rendre la pareille
Afin de contenter le cochon qui sommeille.
Tante Emma se mit nue en offrant les rondeurs
De ses seins généreux et d’un fessier charmeur,
Tous les appâts ardents de la féminité
Que les hommes apprécient et les font exulter.
Il n’en fallait pas plus et le vit fièrement
Se dressa aussitôt et s’enfla fortement.
Tante Emma s’empara de ce membre exalté
Et avec énergie se mit à le branler,
Alors que son neveu de ses mains baladeuses
Caressait tendrement les formes généreuses
Offertes à ses envies et sa convoitise
Que la tante exhibait d’une façon exquise ;
Et Victor se laissa mener vers le bonheur
Par cette walkyrie dispensant ses faveurs,
Dont les mains fureteuses et la bouche affamée
Parcouraient tout le corps de l’amant extasié.
Elle sut avec brio doser ses effusions
En menant le tempo avec pondération,
Modérant les effets ou forçant la caresse
Afin de contrôler la venue de l’ivresse,
Ce moment bienheureux qui, pour tous les amants,
Est source de plaisir et de ravissement.
Raimondo – 2018

Chloé II
Tante Emma ce jour là, seule dans son salon
Caressait tendrement son tout petit bouton ;
Aucun de ses amis, pas un de ses neveux
N’étant venus la voir et s’ennuyant un peu
Elle prenait du bon temps avec son doigt coquin,
Qui allait et venait dans son antre pubien.
Soudain vint à passer, la gentille Chloé
Qui, seule elle aussi, s’en vint la visiter.
On le sait, cette amie préférait aux garçons
Les corps plus potelé de quelque beau tendron
Et elle aimait plutôt caresser les minettes
Que de s’appesantir sur de douces roupettes.
A l’occasion parfois, Emma ne boudait point
Les petits à-côtés des passe-temps lesbiens.
La venue de Chloé fit naitre en son esprit
Quelques divagations, quelques tendres folies,
Car aux jeux de l’amour, en toutes occasions
Elle avait, c’est connu, de l’imagination.
Toutes nues sur un lit, Tante Emma et Chloé
Echangèrent alors de sulfureux baisers
Et leurs mains fureteuses allèrent mignoter
Tous les secrets recoins de leur féminité.
Elles s’aimèrent ainsi durant de longs moments,
Apprécièrent les joies du petit doigt errant
Et cette frénésie de leurs mains baladeuses
Qui allaient et venaient sur leurs formes pulpeuses.
Elles se complurent aussi aux intimes sucions
De leurs bouches goulues sur les tendres tétons,
Caresses merveilleuses instants chers aux amants
Qui va les éveiller aux spasmes délirants,
Aux feulements d’amour, aux voluptueux cris,
Au bonheur de jouir sur le gazon maudit.
Raimondo – 2018

 

Actu-m’en diras tant Février 2019

Posted in Actualités & hors-série on février 10th, 2019 by gerard – 1 Comment

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

1/ Grossièretés & irrespect généralisé: Avec les points 2 & 3 qui sont ci-après, je sais que je ne donne pas l’exemple. Mais quoi ? Notre blog n’a qu’une poignée de visiteurs par jour, je ne risque donc pas de révolutionner le pays. Je voudrais vous dire combien il m’insupporte de voir comment les français que nous dirons « anonymes » s’adressent aux français qui ont un peu plus de notoriété. C’est inadmissible, c’est plus qu’impoli, c’est ordurier, cela me met hors de moi ! On ne dit pas à un Président de la République démocratiquement élu « Dégage ! », et je vous passe d’autres appellations tout droit sorties des latrines des méninges d’untermenschen qui croient refaire le monde sur leurs ronds-points comme au Café du Commerce. Et son épouse n’est pas épargnée, Brigitte Macron est insultée à qui mieux-mieux sur les réseaux sociaux par des gens sous le couvert de noms bizarres, se cataloguant de facto dans la poubelle de l’humanité. Inadmissible aussi ces sapeurs-pompiers de Cholet tournant volontairement le dos au Préfet lors d’une manifestation, puis dégageant pour montrer des pancartes de revendications. Je dis haut et fort que c’est insulter la République, que c’est souiller la France et toutes ses symboliques (le Préfet, le Drapeau, la Patrie) ! Honte à eux, c’est cracher sur son pays que se comporter ainsi; j’espère qu’il y aura des sanctions sévères !…

Autre exemple récent, le candidat français au Concours de l’Eurovision 2019 s’appelle Bilal Hassani. J’ignore comment il chante et ce qu’il chante, n’ayant pas vu l’émission. Mais j’ai assisté à un déchaînement d’immondices sur les réseaux sociaux contre ce garçon. De virulentes et particulièrement ordurières insultes racistes et homophobes se sont multipliées, c’est indigne de gens éduqués. Notre langue est assez riche pour exprimer nos sentiments sans tomber dans l’extrême vulgarité… Et qui sommes-nous pour juger aussi partialement d’un gars dont on ignorait l’existence quelques heures auparavant ? Ecoeuré je suis, écoeuré je reste !

2/ Modes de scrutins : On dit souvent que ceux qui n’ont pas la mémoire du passé sont condamnés à le revivre. Il y a un grand battage actuellement pour un retour à la proportionnelle. JE NE SUIS ABSOLUMENT PAS D’ACCORD !!! Notre scrutin en place (uninominal majoritaire à 2 tours) n’est pas un modèle de Démocratie. C’est vrai ! Mais, entre nous, aucun système de vote n’est actuellement satisfaisant dans le monde entier. Et le mode que nous utilisons, sous la Vème République insufflée par Charles De Gaulle, a certainement beaucoup d’inconvénients, mais il a deux avantages considérables:

Primo: Il donne une prime, une sorte de bonus, au parti majoritaire (même de peu de voix).Ceci permet d’exagérer le fléau de la balance d’un côté mais de constituer une majorité parlementaire, ce faisant, la constitution d’un Gouvernement est davantage stable, et surtout plus pérenne dans la durée. Avec ça, on peut gouverner sans se soucier chaque jour d’être renversé par une motion de censure. Je sais, je le répète, ça fait beaucoup « godillots-à-la-botte » du pouvoir en place. Mais depuis 60 ans, nos institutions sont stables, et on peut aller de l’avant !

Secundo: Cet « écrémage » permet l’élimination de petits partis parasitaires. Il ne reste plus que des grandes formations, et c’est tant mieux. Nous avons ainsi pu échapper pendant des décennies à l’émergence des extrêmes (gauchistes et RN). Cependant, ces « Grands » se doivent d’avoir des projets en rapport avec leurs ambitions. La décrépitude des « bleus » (LR et ceux qui l’ont précédé) et du PS (Hollande, responsable de cette implosion qu’il a voulue) fait que ces partis se mordent en ce moment les doigts de n’avoir pas vu venir l’attente d’un changement de société par les français.

Rappelez-vous (pour les plus anciens) ou consultez les livres d’Histoire (pour les plus jeunes), la « valse » des ministères sous la IVème République: 24 gouvernements de 1947 à 1958 durant de 1 jour à 16 mois. De très nombreux petits partis putassiers s’alliaient tantôt d’un bord, tantôt de l’autre pour grignoter des avantages (un maroquin de Ministre, quelques subventions pour Bécon-les-Bruyères, Saint Jean de Cuculles, Roquefort la Bédoule ou Saint Cucufat, etc…). Des petits chefs à trois francs-six sous se voyaient investi du pouvoir de démolir un Gouvernement en allant à la retape de Pierre ou Paul. Et, en attendant, le pays stagnait dans l’immobilisme et l’impuissance. On se mettait aux ordres des yankees qui avaient le pognon, et on n’avait pas une politique claire de décolonisation, et le nombre de morts-pour-rien en Indochine ou en Algérie est dû, en partie, aux incohérences des directives qui variaient d’un Ministère de Jean-foutre à un autre de connards patentés. Le régime 100% parlementaire ? Non merci, j’en ai un trop mauvais souvenir !

Aujourd’hui, voilà que grenouillent non seulement ce demeuré de Mélanchon ou cette excitée de Le Pen, mais encore des nains de naguère (Bayrou, Dupont-Aignan, etc…) ou des lilliputiens d’aujourd’hui (Exemple: Au moins 3 mouvances dans les Gilets Jaunes et qui comptent bien se présenter aux européennes _ Ben tiens, mon con, ce sont des élections à la proportionnelle !_). Tout cela vous laisse imaginer le trop-plein de petits partis à la mords-moi-le-zgaï si on modifiait notre mode de scrutin. La multiplication des trous-du-cul amènera inéluctablement la multiplication des merdes. Et ça, vraiment, nous n’en avons pas besoin en ce moment !

3/ Hypocrisie: Absolument personne de renom dans le monde du sport, rigoureusement aucune personnalité de 1er plan du show business pour soutenir les gilets jaunes. Et après, tu auras une bande de pitoyables emmanchés qui viendra te jouer du violon pour que tu aboules du flouze au Gala annuel des Enfoirés avec, au final, une sorte de pythonisse, format « Dinky toy », qui te braillera aux oreilles: « On compte sur vous ! » Moi, je lui réponds: « C’est ça, ma poule, compte sur moi et bois de l’eau claire… ou plutôt: Mange bien ta soupe, ça fait grandir, fadade ! »

Hors-série Marseille 20

Posted in Actualités & hors-série on février 10th, 2019 by gerard – 1 Comment

SPECIAL  PARLER  MARSEILLAIS

 

Depuis le 6 Janvier 2003, Médéric Gasquet-Cyrus se décarcasse tous les matins sur France-Bleu-Provence pour illustrer, promouvoir et défendre le parler de chez nous.

En ce qui concerne le vocabulaire et les expressions, il n’y a pas trop de souci à se faire. Oui, car même les sujets modernes ou d’actualité sont adoptés, adaptés, reformatés et restitués dans des acceptions qui finissent par faire florès dans nos murs et bien au-delà. Rappelez-vous Lagaf’ dans son émission « Le juste prix » (2009-2015), il n’avait pas du tout renié ses deux ans de service national au Bataillon des Marins-Pompiers de Marseille en se souvenant des belles expressions marseillaises. C’est lui qui, lors d’une émission, lança pour décrire une personne attifée à la « n’importe comment », qu’elle était habillée « à la one again ». Alors limitée à nos murs, l’idiotisme de départ a été partagé par tous les français. Il en est de même pour un certain nombre de mots que tous les hexagonaux comprennent à ce jour: minot en est l’exemple le plus connu ! Et puis, les créations sont légions: Voici un exemple personnel, mais je parie que beaucoup de lecteurs pourraient y aller de leur vécu:

Nous étions en voiture avec ma fille C. qui avait à l’époque 6 ou 7 ans; devant nous, une camionnette à plateau ouvert était chargée de pommes de terre, un des sacs s’était sans doute ouvert et renversé, et donc quelques uns de ces tubercules roulaient allègrement hors du véhicule et venaient percuter notre auto qui suivait. En bonne marseillaise, elle s’exclama alors: « Non, mais tu l’as vu ce patatier ! » Elle venait de créer un hapax qui nous fit bien rire. Pour peu que plusieurs personnes acceptassent de diffuser le mot, on aurait eu un néologisme et, si le succès avait été au rendez-vous, pourquoi pas une entrée dans les néo-substantifs marseillais ?…

Personnellement, je pense que le danger vient surtout de l’accent. Le polissage, l’oralement-correct, la normalisation des intonations donnés par tous les médias entraînent un alignement sur un accent « standard », ni 100% tourangeau, ni 100% parigot, une sorte de gommage de tous les autres accents de notre beau pays et d’une neutralité affligeante. Ce serait demi-mal si ça s’arrêtait là. Mais non ! Il y a maintenant captation de l’accent de nos jeunes des banlieues par un accent typique de la ceinture parisienne: moyennement « slamé » et moyennement « rappé », bref franchement counas !

Petits tests si vous le voulez bien:

1/ Bon accent marseillais: Prononcez JAUNE & ROSE. Si tu dis « jeaun' » et « reause » (un chouïa pointu-pointu, t’vois !), tu n’est pas d’ici, si tu jactes « rôz(eu) » et « jôn(eu) », alors tu es de la Martiale (désolé Médéric, je ne maîtrise pas les figurations des phonèmes).

2/ Très bon accent marseillais: Pour LUNDI, si tu barjaques « l’hun-di », y’a des chances que tu sois du 93, mais si tu bagoules « lindi », ben t’es d’ici gari !

3/ Accent marseillais comme on n’en fait plus: Il se font très rares ceux qui esquintent encore des mots comme SCOUT, SLIP, STYLO, STOCK-FISH, etc et qui font perdurer la tradition des « escout(eu) », « eslip(eu) », « estilo » et « estoquefiche ». (Té, ça me rappelle quand j’étais minot et que je vidais, en la renversant à la verticale, jusqu’à la dernière goutte, ma topette de limonade Phénix. Ma mère me disait alors que je l’escoulais jusqu’à la gauche. Je suppose que ce curieux verbe vient de « couler » ou « écouler » et que, là encore, l’accent de Marseille avait placé en début de mot un « ess' » du plus bel effet !) Pagnol y avait également pensé dans « Fanny », lorsque, dans sa boutique, Panisse tire un coup de feu, César contemple la cible atteinte à ses pieds et s’écrie dramatiquement: « Tu as tué l’escaphandre ! »

Tout ça pour vous dire qu’il faut absolument que vous vous procuriez le dernier bouquin du Médé, il a tant de choses à nous apprendre… et aque le sourire en bada !!!

En bada, voici quelques calembours à la sauce marseillaise chantés par par Moussu T:  https://www.facebook.com/moussut/videos/702216233491441/

 

Blagues Février 2019

Posted in Actualités & hors-série on février 1st, 2019 by gerard – 3 Comments

Galerie d’Art 06

Posted in Actualités & hors-série on février 1st, 2019 by gerard – 2 Comments