Raimondorama 33

Posted in Oulibouf on août 20th, 2018 by gerard – 1 Comment

L’oncle Hector
Vraiment, ma chère Emma, il faut bien l’avouer
Ton cul est ravissant et il me fait bander.
Ainsi parlait Hector, oncle sexagénaire,
Soulevant le tissu de sa robe légère.
Hector était ainsi ; n’étant pas raffiné
Il n’avait pas toujours les mots appropriés,
Son verbe était médiocre et quelquefois trivial,
N’ayant évidemment rien de très magistral.
Ajoutez à cela que ses mains baladeuses
Se faisaient aisément assez aventureuses
Et s’en allaient chercher quelques rotondités
Qu’il tâtait longuement de ses mains empressées.
Hector avait ainsi dans toute la famille
Tripoté les appâts des femmes et des filles
Et bien souventes fois s’était fait rabroué
Pour avoir pratiqué ces gestes insensés.
Il reçut très souvent, pour calme ses ardeurs,
Quelques coups fustigeant ses roupettes en chaleur,
Mais il ne cessa point, malgré le temps qui passe,
De poursuivre toujours ses manières salaces.
Tant Emma cependant, en nièce généreuse
Ne repoussait jamais ses façons chaleureuses
Et même quelquefois se montrait complaisante
Caressant avec art une bite bandante
Afin de lui offrir cette félicité
Qu’une obligeante main pouvait lui apporter.
Elle ajoutait parfois pour varier les plaisirs
Le joyeux tête-à-queue de l’affable vizir,
Le doigt itinérant, la sublime lichette
Ou le galop furieux de la troyenne en fête.
Mais hélas ce jour-là, dans le grand corridor
Ou Emma se tenait avec son oncle Hector
Le petit Philémon vint alors à passer
Obligeant la Tantine à vite rabaisser
La robe de satin alors que le tonton
Remisa ses outils dans son grand caleçon.

Implacable destin, cruelle déception
Qui priva l’oncle Hector d’une masturbation.
Raimondo – 2017

Manon
Ce jour-là Tante Emma et sa nièce Manon
Dans le fond du jardin près des rhododendrons,
Devisaient toutes deux, de la pluie, du beau temps,
Des beautés de la vie, de ses désagréments,
Bref, de ces faits divers qui rythment l’existence,
Et donnent à la vie certaine consistance.
Tante Emma racontait ses dernières fredaines
Avec un jeune amant, de dix huit à peine,
Qui, aux jeux de l’amour lui avait apporté
De folles sensations qui, fort l’avaient troublée.
Que ce soit en levrette ou en d’autres postures
Tous deux avaient vécu une belle aventure
Et Tante Emma songeait qu’elle aimerait revoir
Ce délicieux amant qu’elle n’avait vu qu’un soir.
Il bandait comme un turc disait-elle à Manon,
Avec lui j’ai sauté maintes fois au plafond
Et pour le remercier, de ma bouche gourmande,
Je lui ai prodigué de très chaudes offrandes ;
Mes doigts ont parcouru quelques chemins secrets,
Ma paume a caressé ses charmants coussinets,
Durant de longs moments nous avons déliré
Echangeant des caresses et de brûlants baisers.

Mais Manon cependant à ce très chaud récit
Songeait avec tristesse à sa bien morne vie.
Son mari vieillissant devenu indolent
Se montrait au déduit pour le moins nonchalant
Il n’avait plus l’ardeur qu’il montrait autrefois
Et la pauvre Manon se demandait pourquoi.
Elle était toujours belle en sa maturité,
N’ayant point sur son corps d’effets non désirés
Et gardait au contraire un charme remarquable ;
Elle était ravissante et toujours désirable,
Mais hélas son époux, n’avait plus cette audace
Qu’il montrait autrefois et le rendait pugnace.
Auprès de Tante Emma, alors, évidemment,
Manon confia sa peine ainsi que son tourment,
Quêtant quelques conseils, la conduite à tenir,
Afin de recevoir un frisson de plaisir.
Tante Emma n’était pas, en pareille occurrence
De celles qui patientent et souffrent en silence,
Et conseilla plutôt d’agir très fermement
S’offrant pour exulter les faveurs d’un amant.
C’est ainsi que Manon, sagement conseillée
Se donna à Léon, son cousin préféré,
Qui sans tergiverser sut par maintes caresses
Ramener à ses sens, enfin, de l’allégresse.
Avec lui, ce fut bon, cela fut vraiment beau
Et Manon découvrit bien des gestes nouveaux :
Le joyeux tête-à-queue et le vol de l’aigrette,
Le doigt aventureux et la dive sucette ;
Elle apprit qu’en amour, il faut toujours donner
Afin de recevoir et mieux se régaler.

Et quand au vieux mari, en épouse parfaite,
Manon lui accordait parfois une branlette.
Raimondo – 2017

L’anniversaire de Léon
Tante Emma ce soir là, d’une main caressante,
De Léon cajolait la bite turgescente,
Et ce doux va et vient sur le membre affolé
Apportait grand bonheur à ce neveu comblé.
Emma avait promis, pour son anniversaire
De rester avec lui durant la nuit entière.
C’était là un cadeau, il faut bien l’avouer,
Qu’on ne refuse pas car il donne à rêver.
Donc, de sa douce main, Tante Emma caressait
Ce vit énamouré qui soudain s’érigeait.
Ce n’était qu’un début, et l’on imagina
Bien d’autres griseries et bien d’autres ébats,
Car après la branlette, Tante Emma lui offrit
Une étreinte sublime entre ses seins fournis,
En variant la pression ainsi que le tempo
Qui alla du lento jusqu’au fortissimo
En y mêlant parfois quelques pizzicati,
Un brin d’allegretto et de presto aussi.
Mais il fallu alors se modérer un peu,
Et ne point se presser pour achever le jeu,
Car il faut en amour savoir se ménager,
Si l’on veut aller loin avant que d’exulter.
Depuis longtemps Emma avait pour ses neveux
Fixé quelques mesures aux plaisirs amoureux :
Ne jamais se presser, et prendre tout son temps,
Pratiquer une pause, s’arrêter un instant,
Et durant ces repos dispenser des caresses
Dans le cou, sur les seins ou sur les rondes fesses,
Donner à ses envies le temps de s’exprimer
Pour reprendre à nouveau la tendre échauffourée.
On s’essaya ensuite au galop du zébu,
A la course effrénée du cavalier barbu,
A la feuille de rose, au charme trépident
De l’écuyer maltais et du barde flamand,
Enfin on se fondit en l’exquise levrette,
Sublime position de l’ostrogoth esthète
Et l’on parvint bientôt à l’étape dernière
Ou chaque combattant poussa son cri de guerre.
Et la nuit fut de feu ; ils ont même tenté
Le trémolo vibrant de l’arbalétrier,
Le brûlant tête-à-queue du mercenaire breton
Et l’index filant au milieu du buisson.

Lorsque vint le matin Emma vit que Léon,
Avait comme il se doit, une belle érection
Dont elle profita avec délectation.
Raimondo – 2017

Samson
Embrasse ma minette, caresse mon bouton
Suppliait Tante Emma à son neveu Samson ;
Depuis dix jours déjà, nul n’est venu me voir
Me laissant esseulée et dans le désespoir.
Oui, j’ai été privée d’une raide quéquette,
De ces câlineries qui vous mettent en fête,
Des va-et-vient hardis, des suaves frôlements,
Des baisers enfiévrés sur mes tétons brûlants ;
Je n’ai pas pu hélas, durant ces jours maudits
Laisser errer mes mains sur un délicieux vit,
Empalmer tendrement de rondes coucougnettes,
Régaler de ma bouche une verge en goguette,
Tout cela m’a manqué et je veux à présent
Rattraper avec toi, la perte de ce temps.
Calme je t’en supplie par tes tendres caresses
Un corps désespéré qui cherche l’allégresse,
Un minou délaissé qui souhaite la venue
D’un sexe conquérant, au charme bienvenu.

O chère Tante Emma, vous qui m’avez appris
Tous les jeux délirants des amants en folie,
Vous dont le corps exquis apaisa mes désirs,
Vous qui m’avez un jour éveillé au plaisir,
Laissez-moi aujourd’hui répondre à tous vos vœux
En calmant vos ardeurs de mes soins amoureux.
Laissez-moi dénuder ces deux seins ravissants,
Et de mes douces mains user d’effleurements
Pour qu’ils se réjouissent que naisse soudain
L’exquise griserie créée par ce câlin.
Laissez errer mes doigts sur votre intimité,
Qui se mouille et s’éveille à la lubricité
Afin de recevoir une bite flambante
Soulageant l’affliction d’une trop longue attente.
Laissez-moi aujourd’hui, vous combler de bonheur
Vous qui avez toujours, de vos doigts enchanteurs
Satisfait tous mes vœux et toutes les envies
Que créait votre corps à mes yeux éblouis.

Ils s’aimèrent alors sans jamais repousser
Les moindres volontés de leurs corps enflammés
Et lorsque Tante Emma cria sa jouissance
En un long lamento de la concupiscence,
Le neveu à son tour, la serrant dans ses bras,
D’une sève brûlante alors se libéra.
Raimondo – 2017

Edmond
Te souvient-il Emma, quand nous étions enfants
De ces jeux interdits qui nous amusaient tant ?

Ainsi parlait Edmond à sa cousine Emma
De ces amusements qu’ils avaient autrefois.
Ayant dix ans à peine, Emma n’hésitait point
A montrer son fessier à ce jeune cousin
Et même sans pudeur elle allait caresser
Un vit encor flaccide qu’elle aimait embrasser.
Emma avait déjà de l’imagination
Pour créer de la joie et quelques sensations
Qui fort les ravissaient sans jamais les lasser,
Echangées en secret en des coins isolés.
Ils se faisaient ainsi maintes câlineries,
Des baisers, des caresses et des cajoleries.
Mais hélas ces doux jeux ne perdurèrent point
Car Edmond la quitta pour des pays lointains,
Et il n’assista pas aux divers changements
Qui fit d’elle une femme et non plus une enfant.
Elle prit avec les ans, un buste épanoui
Que d’aucun caressait d’une main réjouie,
Et sous le fin jupon un minou enchanteur
Savait émerveiller les sexes en chaleur.
Edmond ne connu point cette transformation
Qui changea la chenille en gracieux papillon,
Et il n’eut jamais l’heur de connaitre avec elle
Ces intimes moments de fièvre passionnelle.
C’est pourquoi en ce jour il déposa ses mains
Sur toutes les rondeurs qu’il découvrait enfin.
Une telle attention ne choqua point Emma
Qui se souvint alors des beaux jeux d’autrefois
Et s’offrit sans détours à ces tendres caresses
Sur ses seins opulents ses tétons et ses fesses.
On joua du pipeau et de la turlurette
Et l’on se délecta à la tendre sucette
On s’offrit du bonheur et de la volupté,
On goutta aux bienfaits de la lascivité ;
Et lorsqu’on atteignit ce moment bienvenu
Ou l’on souhaitait enfin le plaisir éperdu,
Emma se retourna et lui laissa choisir
Quel antre délicieux il souhaitait envahir.
Raimondo – 2017

Blagues Août 2018

Posted in Actualités & hors-série on août 10th, 2018 by gerard – 2 Comments

Viviane 27

Posted in Oulibouf on août 10th, 2018 by gerard – 2 Comments

Et voilà braves gens ! Nous avons ci-après le dernier épisode de « Viviane ». Grand merci à celui qui a su entretenir de bout en bout notre intérêt pour cette sympathique héroïne, énormes félicitations aussi pour le style; c’est une écriture qu’on a plaisir à lire. Bravo Raimondo !

27e épisode

Chapitre 2 : Courriers divers

Ce matin là, une secrétaire de l’Etude vint remettre à Maitre Montillac un courrier qu’elle n’avait pas  décacheté : une grande enveloppe kraft, sur laquelle figurait la mention « Personnel » indiquant que ce pli particulier, contenait des documents qui, à priori ne devaient pas être traité par le secrétariat. Demeuré seul dans son bureau, le notaire ouvrit ce courrier assez pesant sur lequel ne figurait pas le nom de l’expéditeur. Il en tira d’abord, une lettre manuscrite, dont il prit aussitôt connaissance, avant de s’intéresser aux autres documents qui l’accompagnaient.

Maître,        

Des circonstances particulières me contraignent à prendre certaines décisions qui pourront vous paraitre singulières mais que j’ai prises après mures réflexions.

Lorsque vous recevrez ce courrier, j’aurai quitté Toulouse, et avant mon départ, pour une destination qui importe peu, je fais une fois encore appel à vous et aux services de votre Etude notariale afin de régler certaines affaires qui requièrent vos compétences.

Vous trouverez ici, outre cette présente lettre qui précise ce que j’attends de vous, des courriers sous enveloppe cachetées sur lesquelles figure le nom de divers destinataires. Vous voudrez bien remettre ces plis à qui de droit, les priant d’en prendre connaissance hors de votre présence ; vous voudrez bien  leur signaler la date d’un prochain rendez vous en votre Etude. Ce jour là vous prendrez connaissance, et en leur présence ferez lecture de la lettre incluse sous l’enveloppe verte ci-jointe, qui vous est spécialement destinée, mais dont vous ne découvrirez le contenu qu’en leur présence.

Votre cliente qui a tissé avec vous et vos enfants, des liens d’amitié,

Viviane Jacquet. 

Le notaire rangea dans son coffre fort l’enveloppe de couleur verte sur laquelle figuraient son nom et la mention : « A n’ouvrir que plus tard, en présence de témoins Il trouva  également  trois enveloppes portant le nom des destinataires : Dorothée Montillac, Marc Montillac,  Madame  Adeline Soubise, la gérante du commerce de lingerie, propriété de Viviane.

Dans les heures qui suivirent, Maître Montillac se chargea personnellement de remettre ces lettres à qui elles  étaient destinées, veillant scrupuleusement à ce qu’elles ne soient pas ouvertes en sa présence.

***

 Ma chère Dorothée,

Avant que de quitter définitivement Toulouse, pour des raisons personnelles, je tiens à te dire combien j’ai apprécié l’aide que tu m’as apportée, depuis que mes problèmes d’héritage m’ont amenée en cette belle cité.  Il s’est créé entre nous une très sincère amitié que je suis heureuse d’affirmer en ce pli, le dernier sans doute.

En me confiant le secret de ton attirance, de ton amour devrais-je dire, pour Jeanne, tu m’as montré que je comptais pour toi et que nos rapports dépassait le cadre des affaires pour confiner celui de l’amitié, d’une amitié sincère que j’ai appréciée plus que tu ne saurais le penser.

J’ai eu avec ton père, une conversation au sujet de ton avenir et donc du mariage qu’il envisage pour toi. De toute évidence, c’est un projet dans lequel l’argent apporté par le « futur » entre en ligne de compte, sans même que l’on ait jugé utile de solliciter ton avis. Et puisqu’il s’agit d’argent, sache que le problème financier est sur le point de se résoudre et j’en suis très heureuse. Ceci étant, c’est à toi désormais de prendre ton destin en main et de décider qui sera à tes côtés dans ta vie professionnelle. Je n’ai pas d’avis à te donner, je ne m’en sens ni le droit, ni la compétence ; seul ton bonheur me préoccupe, et c’est à toi de  définir quelle forme il doit prendre.

Ton amie Viviane, qui ne t’oublie pas et te souhaite un bel avenir heureux.

Dorothée relut cette lette à plusieurs reprises. Elle fut bien sûr touchée par son caractère intime mais demeura perplexe sur certaines assertions par trop sibyllines qu’elle contenait.  Elle décida de s’en ouvrir à Jeanne qui, comme elle, ne pu apporter une quelconque lumière, sinon le fait de songer à l’élimination d’un « futur » plutôt indésirable. Cette charmante perspective, poussa les amantes à des embrassades de contentement ; d’intimes baisers amoureux furent échangés, les mains s’égarèrent à la recherche des recoins secrets de leurs corps. Bientôt les robes furent ôtées, la lingerie voltigea à travers la pièce et les deux femmes se chérirent avec passion, serrées l’une contre l’autre pour atteindre le délirant orgasme qui les fit feuler de plaisir.

***

Marc, mon cher amour,

C’est la première fois que je m’adresse à toi avec cette tendresse, usant de ces mots qui d’ordinaire, ne sont pas courant entre amants. C’est à dessein que je les emploie,  t’avouant qu’après nos premières effusions où seul le plaisir prévalait, j’ai ressenti naitre en mon cœur le bienheureux sentiment d’une femme passionnée qui découvre le bonheur d’aimer. Pour moi, notre intimité devint toute autre et je me suis donnée à toi avec le sentiment que nous allions parcourir ensemble, un long et merveilleux chemin. Avec ravissement j’ai découvert que j’allais être mère. Très vite hélas, le ciel n’a pas voulu que ce bonheur me soit permis…

Tu découvriras bientôt d’autres secrets et en particulier celui qui met fin à une liaison amoureuse que je te demande de ne pas oublier ; garde en mémoire cette femme, qui à l’opposé de bien d’autres sans doute,  t’a aimé avec passion.

Lorsque cette lettre te parviendra, j’aurai quitté Toulouse emportant avec moi le magnifique souvenir d’une flamme qui, je le déplore, s’est trop rapidement éteinte.

Je t’embrasse tendrement avec toute ma passion.

C’est en pleurs que Marc tenta de joindre téléphoniquement Viviane. Il n’entendit qu’un perpétuel « bip, bip » qui retentissait continuellement de façon languissante.

***

Chère Madame Soubise,

Je suis satisfaite d’apprendre qu’il vous a été possible d’obtenir le prêt vous permettant d’acquérir mon commerce de lingerie dont vous détenez pour l’heure la gérance. Sur le point de quitter Toulouse, j’ai donné ordre à Maître Montillac d’assurer toutes les formalités de la vente qui feront de vous la légale propriétaire de ce magasin.

Nous n’aurons plus l’occasion de nous revoir mais je tiens à vous redire combien j’ai apprécié le soin et l’énergie  que vous avez apportés dans la conduite des affaires, afin que cette enseigne bénéficie d’une excellente réputation et  réponde aux désirs d’une clientèle de plus en plus importante.

***

Quelques jours plus tard  les trois bénéficiaires de ces courriers, se retrouvèrent dans le bureau de Maître Montillac, chacun ayant en l’esprit diverses pensées. Dorothée se demandait par quel miracle les choses pourraient s’arranger pour elle. Madame Soubise voyait l’avenir avec satisfaction. Quant à Marc depuis plusieurs jours, après avoir appris le départ de Viviane et la fin de  leur intime liaison, il restait sombre et muet, se demandant à quel moment il allait s’éveiller de ce mauvais rêve.

C’est avec une certaine solennité que le notaire décacheta l’enveloppe verte. Il en tira une  lettre manuscrite et constatant qu’elle ne portait pas en entête un nom de destinataire il commença à la lire à haute voix.

Après quelques années de bonheur, je vais quitter cette belle ville de Toulouse, dans laquelle j’ai eu l’occasion de  rencontrer des amis très chers qui  m’ont permis d’y vivre d’heureux moments. Malheureusement, il se produit parfois  des circonstances inattendues qui viennent perturber le déroulement des évènements et le destin, une fois de plus, a bouleversé le cours de ma vie,  m’amenant à prendre quelques dispositions concernant mes biens, dont Maitre Montillac voudra bien assurer légalement le devenir.

Madame Soubise souhaitant  acquérir mon magasin de lingerie dont elle assurait jusqu’ici la gérance remettra à Maitre Montillac le chèque d’un montant prévu pour cette transaction dans un accord écrit dont elle est dépositaire et qu’elle  remettra aujourd’hui.

Cette somme, déduction faite des frais notariés, sera remise à Marc; il  sera sans doute le premier étonné de ce legs qui évitera à Dorothée un mariage incongru avec un « futur » tombé du ciel chargé simplement de fournir la part d’héritage dévolue à Marc, a qui je lègue également ma maison.

Maitre Montillac éclaira ses auditeurs en leur faisant part des projets qu’il avait envisagés pour assurer sa succession à l’Etude. Puis il termina la lecture de la lettre de Viviane.

Je souhaite de tout cœur que Dorothée organise désormais sa vie comme elle l’entend et qu’elle ne soit pas soumise à des obligations qu’elle ne souhaite pas.

Quant à moi, je vais quitter Toulouse ainsi que la France.

Une visite auprès de mon gynécologue consécutif à une fausse couche, a détecté chez moi un mal que la science soigne encore difficilement, que pudiquement on nomme, à tort parfois, une longue maladie. Je ne me vois guère soumise à des soins pénibles et fastidieux et  je n’ai pas le courage de voir mon corps se dégrader jusqu’ à une inéluctable issue que les médecins prévoient dans un très proche avenir.

Puisque la France n’autorise pas l’euthanasie je me suis  tournée vers un pays  voisin où  la législation est plus compréhensive. J’ai donc  pris des dispositions pour qu’une association me vienne en aide pour mettre fin à mes jours. 

Mes chers amis ne cherchez pas à  retrouver ma trace ;  de tristes circonstances ont voulu que je naisse inconnue, mon souhait est de poursuivre cet anonymat dans l’au–delà. Gardez seulement le souvenir de cette Viviane à laquelle vous avez offert, en l’ultime partie de sa vie, bien des joies et des satisfactions.

Un grand silence se fit dans ce bureau notarial, souvent témoin de quelques luttes intestines ou échanges d’invective. En ce jour, après la lecture du  message de Viviane l’émotion prévalait et les larmes de chacun accompagnaient le profond silence.

On entoura Marc, à n’en pas douter, le plus touché de tous. Sans toutefois amoindrir sa peine la tendre attitude de son père, peu courante il est vrai, le réconforta quelque peu.

***

Papa,

C’est tout à fait par hasard que j’ai trouvé dans la maison de Viviane, au fond d’un tiroir, un petit journal intime, qu’elle avait peut-être caché là,  laissant aux circonstances le soin de le  faire surgir. J’ai hésité à lire cet opuscule ne voulant pas m’immiscer dans quelque secret intime qui ne m’appartenait pas,  puis je me suis persuadé que Viviane n’avait pas détruit ce journal pour que je puisse un jour en prendre connaissance. J’ai découvert alors un secret que tu lui avais confié, concernant mon origine : tu doutais être génétiquement mon père.

Il ne manque pas actuellement de moyens scientifiques pour s’en assurer, mais  je ne  vois pas l’utilité d’un tel recours. Si  des incertitudes ont pu t’assaillir, sache que pour moi,  tu restes mon Papa, celui qui m’a donné une enfance heureuse dans un climat serein. Je n’ai pas toujours été le garçon idéal que tu aurais aimé avoir et mon caractère frivole a dû souvent t’importuner. Tu restes cependant pour moi, le père que je suis heureux d’avoir eu.

Je voulais te dire tout cela avant de rejoindre  la  Grande-Bretagne où avec quelques amis nous allons monter un groupe musical, projet qui depuis longtemps me tient à cœur.

Ton fils, Marc. 

Heureux d’avoir transmis à son père son message d’amour  filial, Marc songe a son avenir. Peut-être aura-t-il un jour une fille, qu’il prénommera  Viviane et à laquelle il contera l’histoire de cette femme exceptionnelle qui a côtoyé sa vie durant quelques mois.

Mais ceci est une autre histoire.

FIN

Concours permanent Apport personnel 18

Posted in Actualités & hors-série on août 1st, 2018 by gerard – 2 Comments

Voilà, voilà, voilà… Peut-être à un de ces quatre, qui sait !?!?

Comic-strips (Blagues en « bandes ») Août 2018

Posted in Actualités & hors-série on août 1st, 2018 by gerard – 2 Comments

Les 2 premières bandes sont traduites du web:

Les 2 suivantes sont un mélange entre ce qui est visible sur internet et mon imagination:

Comme d’hab’, on conclut par ce qui est introuvable ailleurs qu’ici, car entièrement conçu par votre serviteur:

 

Raimondorama 32

Posted in Oulibouf on juillet 20th, 2018 by gerard – 2 Comments

Gaston
Elle était presque nue, sa robe était tombée
Ainsi que le jupon qui gisait à ses pieds ;
Tante Emma n’avait plus qu’une longue culotte
Masquant son beau fessier et sa gentille motte.
Gaston la regardait ; ses yeux émerveillés
Contemplaient les deux seins qui étaient dénudés.
Réservé, il n’osait frôler ces mignardises
Offertes à ses désirs et à sa convoitise
Qu’il découvrait ce jour pour la première fois
Gaston n’ayant jamais lutiné Tante Emma.
En ce jour, lui était venue une envie très soudaine
Et ma foi Tante Emma profita de l’aubaine ;
Elle trouvait ce neveu assez joli garçon
Bien bâti, très poli, ayant bonnes façons,
Aussi, elle répondit aux avances badines
En offrant la douceur de se lèvres mutines.
Tout commença ainsi et il ne restait plus
Qu’un linge de satin qui lui couvrait le cul.
La suite se devine, et cette lingerie
A son tour rejoignit tous les autres habits
Qui gisaient sur le sol, ça et là dispersés,
Tant grande était l’envie de pouvoir forniquer.
On y mit de l’ardeur et de l’exaltation
Tout était enthousiasme, folle l’excitation ;
Tante Emma découvrit que ce beau soupirant
Se révélait pour elle un merveilleux amant
Cherchant à éveiller par de tendres caresses
Chaque sensible point de son corps de déesse :
Les tétons érigés et le minou ardent
Ou le bouton caché dans l’antre pubescent.
Cet amant, ce lancier des joutes amoureuses
Sut par tous les élans d’une verge fougueuse
Apporter à Emma la suprême explosion
Qui la fit exulter et crier de passion.
Et pour remercier le valeureux guerrier
Elle prit en sa bouche le vit énamouré,
Et avec dilection le suça longuement
Afin d’en recueillir le foutre jaillissant.
Raimondo – 2016

Désiré
Tante Emma était nue sur un grand canapé
Avec un sien neveu, le galant Désiré.
Le jeune homme était nu, tout comme sa tantine,
Car tous deux s’amusaient à tripote ma pine,
Jeu connu des amants, depuis la nuit des temps,
Joyeux préliminaire à d’autres amusements.
Désiré appréciait ces très douces caresses
Qu’Emma accomplissait avec délicatesse,
A la jubilation d’une bite enchantée
Grossissant sous l’effet d’une dextre zélée.
Le neveu à son tour prit les choses en main
Pelotant avec art les deux plantureux seins
Mis à disposition de ses doigts polissons
Titillant doucement de très gracieux tétons.
Il faut le dire ici, toutes ces privautés
Eurent rapidement les effets escomptés
Poussant les deux amants à passer à l’assaut,
Désiré se coulant dans un antre tout chaud.
Et dès lors tout changea : le rythme et la cadence
Qui en s’accélérant les mirent alors en transe.
Ils souhaitaient surpasser les timides caresses
Par des gestes plus fous, par une hardiesse
Les poussant à donner ce jour à leur plaisir
Un tout nouvel élan qui les puisse étourdir.
On s’essaya, bien sûr à d’autres positions,
Comme la carmagnole, le saut de l’espadon,
La girouette en folie, le délirant soudard
Et le frotti-frotta du joyeux braquemart.
Tante Emma ressentit quelques douces prémices
Suivies tout aussitôt du grand feu d’artifice
Qui embrasa ses sens et la fit haleter
Avant que le plaisir vienne la submerger.
Alors elle enserra le corps de son jouteur
Qui connut à son tour le frisson du bonheur.
Raimondo – 2016

Solitude 3
Tante Emma ce soir-là reposait calmement
Sous les branches feuillues d’un grand marronnier blanc,
Et au lent va et vient de son escarpolette
Lui vint soudain l’envie de se faire branlette.
Il arrivait souvent que par les soirs d’été
Lui viennent à l’esprit de semblables idées
Et ne dérogeait pas à combler ses désirs
Destinés à créer des moments de plaisir.
La nuit était tombée, la pénombre régnait
Seul un rayon de lune faiblement éclairait
Ce petit coin charmant et plein d’intimité
Ou Tante Emma souvent venait se réfugier.
Elle souleva bien haut sa robe en taffetas
Mettant ses cuisses à nu qu’alors elle caressa
Et dénuda ensuite son petit abricot
Que des doigts besogneux câlinèrent aussitôt.
Tante Emma appréciait ces moments savoureux
Regrettant cependant de n’être pas à deux,
Aussi, elle fantasmait sur les amours passées
Avec tous les amants qu’elle avait côtoyés.
Elle repensa au soir où avec Céladon
Elle fut sodomisée dans le petit salon
Sous les yeux ébahis de son neveu Fernand
Qui lutinait Josette au fessier ravissant ;
Elle se revit pressant entre ses seins poupards
La bite redressée de son cousin Gaspard,
Elle vécu en esprit les moments délicieux
Où les corps se retrouvent en brûlant tête à queue,
Et elle n’oublia pas non plus, qu’avec Gertrude,
Afin de modifier parfois les habitudes
Elles se faisaient minette et se tâtaient les seins
Face au portrait en pied de l’oncle Célestin.

Ces profondes pensées, ces images d’antan
Eurent sur Tante Emma un effet saisissant.
Elle ressentit alors sur son petit minou
Une onde de plaisir qui survint tout à coup :
Tante Emma exulta et cria bruyamment
Sous les branches feuillues d’un grand marronnier blanc.
Raimondo – 2016

Solitude 4
Ce soir-là Tante Emma s’aperçut au coucher
Qu’elle n’avait point baisé de toute la journée.
D’ordinaire, il est vrai, elle voyait des amis
Diverses connaissances et des neveux aussi,
Et l’on prenait le temps de se faire un câlin,
Une tendre caresse, quelques baisers coquins.
Elle appréciait toujours un petit doigt frondeur
Qui s’allait promener en quelque profondeur,
Le tendre attouchement de ses seins généreux
Ou celui enchanteur de son fessier pulpeux.
L’orgasme n’était pas toujours au rendez-vous
Mais tous ces tendres jeux lui faisaient un bien fou.
Souvent, heureusement, on poussait les caresses
Jusqu’au bout des transports, et jusqu’à l’allégresse,
Ce doux moment sublime où le plaisir vous prend
Et vous fait frissonner d’un grand contentement.
Ce jour là Tante Emma n’avait donc pas baisé
Et elle s’en aperçut à l’heure du coucher.
Elle aurait pu bien sûr, comme elle faisait parfois
Se faire une branlette avec ses petits doigts,
Mais elle opta plutôt pour une rêverie
Songeant à des moments qu’elle avait en esprit.
Elle pensa à Robin, qui n’était pas de bois,
Toujours prêt à bondir sur la biche aux abois,
Un très fieffé jouteur, un roi de la levrette
Qu’il savait décliner en diverses facettes.
Elle songea à Clément dont la bouche insatiable
Faisait soudain surgir des frissons délectables
Sur son gentil minou ou ses seins plantureux
Et les belles rondeurs de son cul délicieux.
Elle revit Siméon, Albert ou Ferdinand
Qui tous à leur manière avec beaucoup d’allant,
De la maestria et un réel brio
La firent exploser et grimper aux rideaux.
Ces coquines images à la fin s’apaisèrent
Et Morphée l’accueillit dans ses très hautes sphères
Où elle rêva de stupre et de salacité
Et de tous les aspects de la lubricité.

Lorsqu’elle se réveilla le lendemain matin,
Tante Emma se para d’une robe en satin
Elle voulait être belle et prête à recevoir
Tout homme, quel qu’il soit, qu’elle pourrait entrevoir.
Raimondo – 2016

Jour de folie
Ce jour là Tante Emma avait fait des folies ;
Le matin, elle avait, avec l’oncle Rémi,
Joué au doigt coquin qui va et tournicote
Dans les recoins cachés de sa petite motte.
Cet oncle, un peu âgé était encor gaillard
Et savait au déduit se montrer égrillard.
Sa nièce l’appréciait et dans les escaliers
Elle vécut des moments assez particuliers.
Ma chère, disait-il, vos ravissantes fesses
Attirent de mes mains les plus tendres caresses
Et vos seins ravissants aux tétons érigés
Me procurent un effet que l’on peut constater :
Mon vit est le garant de la douce chaleur
Qui s’empare de moi découvrant ces splendeurs.
Ces mots, ces compliments, emplis de poésie
Eveillèrent en Emma, un brin de fantaisie
Et pour remercier ce charmant troubadour
Elle s’offrit en levrette aux doux jeux de l’amour.

Durant l’après-midi, après la méridienne,
Emma fut visitée par son neveu Etienne,
Un coquin garnement dépourvu de manières
Qui montrait un grand goût pour ses rondeurs fessières.
Certes, ce garçon là n’était pas très stylé
Mais Emma appréciait ses airs décontractés,
Et savait qu’avec lui ses savantes caresses
La mènerait très vite à une folle ivresse ;
Elle se laissa tenter et sous un chêne roux
Lui offrit la moiteur de son gentil minou.
Cela fut délicieux et le beau conquérant
Apporta plusieurs fois des plaisirs délirants
Et lorsqu’il repartit une larme coula
Sur la très blanche peau des joues de Tante Emma.

C’est ainsi que Gertrude, sa nièce préférée
Retrouva sa tantine quelque peu retournée ;
Fine mouche elle comprit que cette fois encor,
Son cœur était touché, aussi bien que son corps,
Et pour la consoler, très délicatement
En ses bras généreux l’étreignit tendrement.
Elles restèrent ainsi étroitement serrées
Partageant des caresses et d’amoureux baisers,
Puis en se dévêtant s’offrirent avec bonheur
De leurs corps généreux les sublimes rondeurs,
Laissant vaquer leurs mains sur ce petit bouton
Qui apporte aux amants une belle explosion

Cette nuit là Gertrude resta auprès d’Emma
Et leur nuit fut l’objet de très nombreux ébats.
Raimondo – 2017

Blagues Juillet 2018

Posted in Actualités & hors-série on juillet 10th, 2018 by gerard – 1 Comment

Cinéprovence 09 (en strips)

Posted in Actualités & hors-série on juillet 10th, 2018 by gerard – 1 Comment

Foin des images en solo ou en duo, voici 3 bandes inspirées des films de Berri et que j’avais du mal à placer auparavant. Mais, en été, avec tous ces « strips », on peut se le permettre s’pas ?

Concours permanent Apport personnel 17

Posted in Actualités & hors-série on juillet 1st, 2018 by gerard – 2 Comments

C’est toujours la même antienne estivale qui revient (Relire la page « Concours permanent »): Quel visiteur voudra bien nous pondre un petit quelque chose à propos de cette chère Dora. En attendant, c’est toujours bibi qui s’y colle. Question d’habitude quoi !

Comic-strips (Blagues en « bandes ») Juillet 2018

Posted in Actualités & hors-série on juillet 1st, 2018 by gerard – 2 Comments

J’espère que vous retrouverez sans déplaisir cette série typiquement estivale !

On commence avec 2 bandes qui sont quasiment des traductions littérales du web:

On continue avec 2 autres bandes qui constituent un panaché entre ce qui existe sur internet et une extension personnelle:
Enfin, pour finir, du 100% perso que vous ne trouverez qu’ici: