Raimondorama 38

Posted in Oulibouf on février 20th, 2019 by gerard – 4 Comments

Aline
Tante Emma, dit Aline, laissez moi vous conter
Cette belle aventure qui vient de m’arriver.
Alors que je lisais dans mon petit salon
S’en vint me visiter ma cousine Manon.
Elle est vous le savez une ardente tribade
Qui avec ses amies aime la roucoulade,
Et s’il n’y eut jamais un homme a ses cotés
Les femmes de ses nuits ne sont plus à compter.
Cette façon d’aimer n’est pas selon les siens
La conduite à tenir et celle qui convient
Dans notre bourgeoisie pétrie de convenance
Qui n’a pas, tant s’en faut, la moindre tolérance.
Manon se moque bien de tous ces préjugés
Et poursuit une vie qui s’écoule à son gré,
Mais ne voilà-t-il point que pour d’âpres raisons
On veut la marier avec un beau garçon
A l’immense fortune, au riche devenir,
Intéressant parti pour un bel avenir.
Et la pauvre Manon à cette folle idée
Depuis de nombreux jours ne cesse de pleurer.
En me contant les faits, elle m’a prise en ses bras
Pour apaiser sa peine et calmer son émoi,
Et pour la consoler, d’une apaisante main,
J’ai dans ses cheveux blonds passé mes doigts câlins.
Je ne savais pas trop quels propos employer
Pour que cessent ses larmes et la réconforter,
Aussi j’ai poursuivi mes très tendres cajoles
Et d’un baiser d’amour je lui fis une obole,
Un chaste frôlement sur la peau satinée
D’une joue délicieuse où les pleurs ont coulés.

Et Manon répondit à la douce caresse,
Comme eut fait un amant auprès d’une maitresse,
Et j’ai senti alors tout au fond de ma bouche
Le tendre enroulement d’une langue farouche.
J’étais tout étourdie, car jamais une femme
Ne m’avait jusqu’ici montré autant de flamme.

Manon s’est dévêtue m’offrant ses jolis seins,
Et le sexe velu que caressaient ses mains,
Les rondeurs d’un fessier, les cuisses fuselées,
Et sur une ottomane, soudain m’a entrainée.
J’aurais voulu m’enfuir loin de ce sortilège
Mais j’ai cédé enfin à ce très tendre piège
J’ai senti en ce jour pour la première fois
L’orgasme qu’une femme avait fait naitre en moi.
Raimondo – 2018

Julien
Tante Emma lentement retirait ses atours ;
Elle se mettait à nu en prémices à l’amour
Et Julien contemplait avec admiration
Ce magnifique corps offert à sa passion.
Comme elle était jolie cette tantine là,
Avec ses grands yeux pers et ses troublants appâts :
Ses beaux seins pommelés dont les gracieux tétons
Attiraient les caresses, incitaient aux succions.
Que dire du fessier, rond et voluptueux
Que les hommes lorgnaient d’un regard luxurieux,
Et la pilosité laissant imaginer
Les brûlantes saveurs de la féminité.
Julien admiratif, face à tant de splendeur
Ne pouvait modérer ses battements de cœur,
Mais étant très timide et fort peu téméraire
En ce moment précis, ne savait trop que faire,
C’est pourquoi Tante Emma bonne fée de l’amour
Avec maestria s’en vint à son secours :
Elle le déshabilla, et de sa main experte
Eveilla les ardeurs d’un sexe trop inerte
Qui soudain se dressa sous l’heureux traitement
Tout prêt à investir quelque recoin charmant.
Tante Emma cependant en maitresse achevée
Sut calmer la fureur de l’amant trop pressé
Modérant ses assauts pour se donner le temps
De se bien mignoter durant de longs moment.
Et l’on se caressa avec délicatesse
Sur les cuisses et le dos et sur les rondes fesses
On titilla ici, on suçota ailleurs
On donna libre cours aux doigts inquisiteurs
On se laissa mener aux confins du désir
Avant de succomber au sublime plaisir.
Pour la première fois Julien connut alors
Le charme bienfaisant de la petite mort.
Il ne s’endormit point tant il bouillait d’envie
De ressentir encor la folle frénésie.

Et afin de répondre à ce vœu, Tante Emma
Prit son vit en sa bouche et elle le caressa.
Raimondo – 2018

Prosper
Il pleuvait ; Tante Emma derrière les carreaux
Avec curiosité regardait tomber l’eau.
Charmée par le spectacle et même subjuguée
Emma n’entendit point son neveu arriver,
Mais sentit tout à coup une main indiscrète
Se lover sous les plis d’une courte jupette,
Mettre à nue les rondeurs d’un ravissant fessier
Qu’une dextre effrontée se mit à caresser.
Emma se demandait quel était cet intrus
Qui osait tout à coup lui tripoter le cul.
Un reflexe premier, la poussait à chasser
Cette impudente main qui venait la tâter,
Ainsi qu’un doigt curieux s’égarant tout à coup
Dans les très chauds recoins de son petit minou,
Mais reconnu bientôt, à la façon de faire
Les gestes délicats de son neveu Prosper,
Un séduisant guerrier qui, aux jeux du déduit
Savait se comporter en jouteur accompli.
Elle avait avec lui à maintes occasions
Pratiqué en amour de jolies positions
Dont son esprit gardait toujours le souvenir
Tant elle en ressentait un savoureux plaisir.
Ils avaient tout tenté : le saut de l’éperlan,
La fière chevauchée du valeureux uhlan
Le tête-à-queue ardent du troubadour joyeux
Et le turlututu de la mésange bleue ;
Ils avaient même un soir, sur un épais gazon
Parodié les assauts du sémillant dragon
Après avoir gouté à la dive sucette
Et aux joyeusetés d’une exquise levrette,
Bref, ils avaient connu tous ces moments rêvés
Que les amants recherchent avec avidité.

Tante Emma ce jour-là ne se refusa point
Aux désirs avoués de ce jeune lutin
Dont elle sentit bientôt le sexe plein d’ardeur
Trouver enfin refuge en de chaudes moiteurs ;
Et lorsqu’elle ressentit les deux mains exaltées
Caressant les rondeurs de ses seins dénudés
Ce fut un grand plaisir et un déferlement
Qu’elle exprima alors en un cri déchirant.
Raimondo _ 2018

Victor
Je vous le dis Victor vous sucez à ravir
Et mon petit bouton que vous avez fait jouir
A vécu un moment de grand contentement
Par votre bouche active et vos doigte agissants ;
Laissez-moi à mon tour-vous rendre la pareille
Afin de contenter le cochon qui sommeille.
Tante Emma se mit nue en offrant les rondeurs
De ses seins généreux et d’un fessier charmeur,
Tous les appâts ardents de la féminité
Que les hommes apprécient et les font exulter.
Il n’en fallait pas plus et le vit fièrement
Se dressa aussitôt et s’enfla fortement.
Tante Emma s’empara de ce membre exalté
Et avec énergie se mit à le branler,
Alors que son neveu de ses mains baladeuses
Caressait tendrement les formes généreuses
Offertes à ses envies et sa convoitise
Que la tante exhibait d’une façon exquise ;
Et Victor se laissa mener vers le bonheur
Par cette walkyrie dispensant ses faveurs,
Dont les mains fureteuses et la bouche affamée
Parcouraient tout le corps de l’amant extasié.
Elle sut avec brio doser ses effusions
En menant le tempo avec pondération,
Modérant les effets ou forçant la caresse
Afin de contrôler la venue de l’ivresse,
Ce moment bienheureux qui, pour tous les amants,
Est source de plaisir et de ravissement.
Raimondo – 2018

Chloé II
Tante Emma ce jour là, seule dans son salon
Caressait tendrement son tout petit bouton ;
Aucun de ses amis, pas un de ses neveux
N’étant venus la voir et s’ennuyant un peu
Elle prenait du bon temps avec son doigt coquin,
Qui allait et venait dans son antre pubien.
Soudain vint à passer, la gentille Chloé
Qui, seule elle aussi, s’en vint la visiter.
On le sait, cette amie préférait aux garçons
Les corps plus potelé de quelque beau tendron
Et elle aimait plutôt caresser les minettes
Que de s’appesantir sur de douces roupettes.
A l’occasion parfois, Emma ne boudait point
Les petits à-côtés des passe-temps lesbiens.
La venue de Chloé fit naitre en son esprit
Quelques divagations, quelques tendres folies,
Car aux jeux de l’amour, en toutes occasions
Elle avait, c’est connu, de l’imagination.
Toutes nues sur un lit, Tante Emma et Chloé
Echangèrent alors de sulfureux baisers
Et leurs mains fureteuses allèrent mignoter
Tous les secrets recoins de leur féminité.
Elles s’aimèrent ainsi durant de longs moments,
Apprécièrent les joies du petit doigt errant
Et cette frénésie de leurs mains baladeuses
Qui allaient et venaient sur leurs formes pulpeuses.
Elles se complurent aussi aux intimes sucions
De leurs bouches goulues sur les tendres tétons,
Caresses merveilleuses instants chers aux amants
Qui va les éveiller aux spasmes délirants,
Aux feulements d’amour, aux voluptueux cris,
Au bonheur de jouir sur le gazon maudit.
Raimondo – 2018

 

Actu-m’en diras tant Février 2019

Posted in Actualités & hors-série on février 10th, 2019 by gerard – 1 Comment

Les titres de l’Actualité auxquels vous avez échappé (« Personne n’obligera le pot de terre à taire ce que se permet le pot de fer de faire » Jean Brasier 1910-2003):

1/ Grossièretés & irrespect généralisé: Avec les points 2 & 3 qui sont ci-après, je sais que je ne donne pas l’exemple. Mais quoi ? Notre blog n’a qu’une poignée de visiteurs par jour, je ne risque donc pas de révolutionner le pays. Je voudrais vous dire combien il m’insupporte de voir comment les français que nous dirons « anonymes » s’adressent aux français qui ont un peu plus de notoriété. C’est inadmissible, c’est plus qu’impoli, c’est ordurier, cela me met hors de moi ! On ne dit pas à un Président de la République démocratiquement élu « Dégage ! », et je vous passe d’autres appellations tout droit sorties des latrines des méninges d’untermenschen qui croient refaire le monde sur leurs ronds-points comme au Café du Commerce. Et son épouse n’est pas épargnée, Brigitte Macron est insultée à qui mieux-mieux sur les réseaux sociaux par des gens sous le couvert de noms bizarres, se cataloguant de facto dans la poubelle de l’humanité. Inadmissible aussi ces sapeurs-pompiers de Cholet tournant volontairement le dos au Préfet lors d’une manifestation, puis dégageant pour montrer des pancartes de revendications. Je dis haut et fort que c’est insulter la République, que c’est souiller la France et toutes ses symboliques (le Préfet, le Drapeau, la Patrie) ! Honte à eux, c’est cracher sur son pays que se comporter ainsi; j’espère qu’il y aura des sanctions sévères !…

Autre exemple récent, le candidat français au Concours de l’Eurovision 2019 s’appelle Bilal Hassani. J’ignore comment il chante et ce qu’il chante, n’ayant pas vu l’émission. Mais j’ai assisté à un déchaînement d’immondices sur les réseaux sociaux contre ce garçon. De virulentes et particulièrement ordurières insultes racistes et homophobes se sont multipliées, c’est indigne de gens éduqués. Notre langue est assez riche pour exprimer nos sentiments sans tomber dans l’extrême vulgarité… Et qui sommes-nous pour juger aussi partialement d’un gars dont on ignorait l’existence quelques heures auparavant ? Ecoeuré je suis, écoeuré je reste !

2/ Modes de scrutins : On dit souvent que ceux qui n’ont pas la mémoire du passé sont condamnés à le revivre. Il y a un grand battage actuellement pour un retour à la proportionnelle. JE NE SUIS ABSOLUMENT PAS D’ACCORD !!! Notre scrutin en place (uninominal majoritaire à 2 tours) n’est pas un modèle de Démocratie. C’est vrai ! Mais, entre nous, aucun système de vote n’est actuellement satisfaisant dans le monde entier. Et le mode que nous utilisons, sous la Vème République insufflée par Charles De Gaulle, a certainement beaucoup d’inconvénients, mais il a deux avantages considérables:

Primo: Il donne une prime, une sorte de bonus, au parti majoritaire (même de peu de voix).Ceci permet d’exagérer le fléau de la balance d’un côté mais de constituer une majorité parlementaire, ce faisant, la constitution d’un Gouvernement est davantage stable, et surtout plus pérenne dans la durée. Avec ça, on peut gouverner sans se soucier chaque jour d’être renversé par une motion de censure. Je sais, je le répète, ça fait beaucoup « godillots-à-la-botte » du pouvoir en place. Mais depuis 60 ans, nos institutions sont stables, et on peut aller de l’avant !

Secundo: Cet « écrémage » permet l’élimination de petits partis parasitaires. Il ne reste plus que des grandes formations, et c’est tant mieux. Nous avons ainsi pu échapper pendant des décennies à l’émergence des extrêmes (gauchistes et RN). Cependant, ces « Grands » se doivent d’avoir des projets en rapport avec leurs ambitions. La décrépitude des « bleus » (LR et ceux qui l’ont précédé) et du PS (Hollande, responsable de cette implosion qu’il a voulue) fait que ces partis se mordent en ce moment les doigts de n’avoir pas vu venir l’attente d’un changement de société par les français.

Rappelez-vous (pour les plus anciens) ou consultez les livres d’Histoire (pour les plus jeunes), la « valse » des ministères sous la IVème République: 24 gouvernements de 1947 à 1958 durant de 1 jour à 16 mois. De très nombreux petits partis putassiers s’alliaient tantôt d’un bord, tantôt de l’autre pour grignoter des avantages (un maroquin de Ministre, quelques subventions pour Bécon-les-Bruyères, Saint Jean de Cuculles, Roquefort la Bédoule ou Saint Cucufat, etc…). Des petits chefs à trois francs-six sous se voyaient investi du pouvoir de démolir un Gouvernement en allant à la retape de Pierre ou Paul. Et, en attendant, le pays stagnait dans l’immobilisme et l’impuissance. On se mettait aux ordres des yankees qui avaient le pognon, et on n’avait pas une politique claire de décolonisation, et le nombre de morts-pour-rien en Indochine ou en Algérie est dû, en partie, aux incohérences des directives qui variaient d’un Ministère de Jean-foutre à un autre de connards patentés. Le régime 100% parlementaire ? Non merci, j’en ai un trop mauvais souvenir !

Aujourd’hui, voilà que grenouillent non seulement ce demeuré de Mélanchon ou cette excitée de Le Pen, mais encore des nains de naguère (Bayrou, Dupont-Aignan, etc…) ou des lilliputiens d’aujourd’hui (Exemple: Au moins 3 mouvances dans les Gilets Jaunes et qui comptent bien se présenter aux européennes _ Ben tiens, mon con, ce sont des élections à la proportionnelle !_). Tout cela vous laisse imaginer le trop-plein de petits partis à la mords-moi-le-zgaï si on modifiait notre mode de scrutin. La multiplication des trous-du-cul amènera inéluctablement la multiplication des merdes. Et ça, vraiment, nous n’en avons pas besoin en ce moment !

3/ Hypocrisie: Absolument personne de renom dans le monde du sport, rigoureusement aucune personnalité de 1er plan du show business pour soutenir les gilets jaunes. Et après, tu auras une bande de pitoyables emmanchés qui viendra te jouer du violon pour que tu aboules du flouze au Gala annuel des Enfoirés avec, au final, une sorte de pythonisse, format « Dinky toy », qui te braillera aux oreilles: « On compte sur vous ! » Moi, je lui réponds: « C’est ça, ma poule, compte sur moi et bois de l’eau claire… ou plutôt: Mange bien ta soupe, ça fait grandir, connasse ! »

Hors-série Marseille 20

Posted in Actualités & hors-série on février 10th, 2019 by gerard – 1 Comment

SPECIAL  PARLER  MARSEILLAIS

 

Depuis le 6 Janvier 2003, Médéric Gasquet-Cyrus se décarcasse tous les matins sur France-Bleu-Provence pour illustrer, promouvoir et défendre le parler de chez nous.

En ce qui concerne le vocabulaire et les expressions, il n’y a pas trop de souci à se faire. Oui, car même les sujets modernes ou d’actualité sont adoptés, adaptés, reformatés et restitués dans des acceptions qui finissent par faire florès dans nos murs et bien au-delà. Rappelez-vous Lagaf’ dans son émission « Le juste prix » (2009-2015), il n’avait pas du tout renié ses deux ans de service national au Bataillon des Marins-Pompiers de Marseille en se souvenant des belles expressions marseillaises. C’est lui qui, lors d’une émission, lança pour décrire une personne attifée à la « n’importe comment », qu’elle était habillée « à la one again ». Alors limitée à nos murs, l’idiotisme de départ a été partagé par tous les français. Il en est de même pour un certain nombre de mots que tous les hexagonaux comprennent à ce jour: minot en est l’exemple le plus connu ! Et puis, les créations sont légions: Voici un exemple personnel, mais je parie que beaucoup de lecteurs pourraient y aller de leur vécu:

Nous étions en voiture avec ma fille C. qui avait à l’époque 6 ou 7 ans; devant nous, une camionnette à plateau ouvert était chargée de pommes de terre, un des sacs s’était sans doute ouvert et renversé, et donc quelques uns de ces tubercules roulaient allègrement hors du véhicule et venaient percuter notre auto qui suivait. En bonne marseillaise, elle s’exclama alors: « Non, mais tu l’as vu ce patatier ! » Elle venait de créer un hapax qui nous fit bien rire. Pour peu que plusieurs personnes acceptassent de diffuser le mot, on aurait eu un néologisme et, si le succès avait été au rendez-vous, pourquoi pas une entrée dans les néo-substantifs marseillais ?…

Personnellement, je pense que le danger vient surtout de l’accent. Le polissage, l’oralement-correct, la normalisation des intonations donnés par tous les médias entraînent un alignement sur un accent « standard », ni 100% tourangeau, ni 100% parigot, une sorte de gommage de tous les autres accents de notre beau pays et d’une neutralité affligeante. Ce serait demi-mal si ça s’arrêtait là. Mais non ! Il y a maintenant captation de l’accent de nos jeunes des banlieues par un accent typique de la ceinture parisienne: moyennement « slamé » et moyennement « rappé », bref franchement counas !

Petits tests si vous le voulez bien:

1/ Bon accent marseillais: Prononcez JAUNE & ROSE. Si tu dis « jeaun' » et « reause » (un chouïa pointu-pointu, t’vois !), tu n’est pas d’ici, si tu jactes « rôz(eu) » et « jôn(eu) », alors tu es de la Martiale (désolé Médéric, je ne maîtrise pas les figurations des phonèmes).

2/ Très bon accent marseillais: Pour LUNDI, si tu barjaques « l’hun-di », y’a des chances que tu sois du 93, mais si tu bagoules « lindi », ben t’es d’ici gari !

3/ Accent marseillais comme on n’en fait plus: Il se font très rares ceux qui esquintent encore des mots comme SCOUT, SLIP, STYLO, STOCK-FISH, etc et qui font perdurer la tradition des « escout(eu) », « eslip(eu) », « estilo » et « estoquefiche ». (Té, ça me rappelle quand j’étais minot et que je vidais, en la renversant à la verticale, jusqu’à la dernière goutte, ma topette de limonade Phénix. Ma mère me disait alors que je l’escoulais jusqu’à la gauche. Je suppose que ce curieux verbe vient de « couler » ou « écouler » et que, là encore, l’accent de Marseille avait placé en début de mot un « ess' » du plus bel effet !) Pagnol y avait également pensé dans « Fanny », lorsque, dans sa boutique, Panisse tire un coup de feu, César contemple la cible atteinte à ses pieds et s’écrie dramatiquement: « Tu as tué l’escaphandre ! »

Tout ça pour vous dire qu’il faut absolument que vous vous procuriez le dernier bouquin du Médé, il a tant de choses à nous apprendre… et aque le sourire en bada !!!

En bada, voici quelques calembours à la sauce marseillaise chantés par par Moussu T:  https://www.facebook.com/moussut/videos/702216233491441/

 

Blagues Février 2019

Posted in Actualités & hors-série on février 1st, 2019 by gerard – 3 Comments

Galerie d’Art 06

Posted in Actualités & hors-série on février 1st, 2019 by gerard – 2 Comments

Raimondorama 37

Posted in Oulibouf on janvier 20th, 2019 by gerard – 3 Comments

L’entremetteuse
Il se disait souvent au sein de la famille,
Que Tante Emma, vraiment, était drôle de fille
On entendait par drôle, une dévergondée
Menant joyeuse vie trop souvent débridée.
Ses cousins, ses neveux, ses oncles quelquefois,
Avaient bénéficié de ses troublants appâts,
Ils avaient dégusté la saveur veloutée
De son superbe corps à la peau satinée,
Aux splendides rondeurs et au sexe accueillant
Qu’elle offrait sans compter et généreusement.
Les femmes disaient d’elle, d’un ton très méprisant,
Que cette Emma était un suppôt de Satan
Qui, le moment venu, durant l’éternité
Brûlerait aux Enfers pour purger ses péchés.
Mais il est vrai aussi, que des femmes moins sages,
Un peu trop réservées, mais manquant de courage,
Eussent très apprécié quelques câlineries
Qu’elles ne recevaient plus d’un impotent mari.
Emma organisait pour ces dames esseulées
Quelque réjouissance qui puisse les combler.
C’est ainsi que Léa et son oncle Fernand
Firent maintes folies un beau soir de printemps ;
Anna, Elisabeth et la jolie Iseut
Trouvèrent de la joie dans les bras chaleureux
Des amis, des cousins, des oncles bienveillants,
Apportant du bonheur à leur minou ardent.
Mais le plus beau fleuron de cette entremetteuse
Fut celui qui rendit Mathilde très heureuse,
Quand avec Siméon son cousin bien aimé,
Avec délicatesse elle fut dépucelée.
Par la suite elle apprit avec l’oncle Gaston
Diverses fantaisies et d’autres positions :
Et elle devint ainsi dans l’art de la levrette,
Femme très accomplie et véritable esthète.
Le vieil oncle Elysée très coquin et paillard
Lui montra la façon de bien sucer les dards ;
Alors que Jérémie un ami malicieux
Sut lui faire apprécier les joies du tête-à-queue.
C’est avec grand plaisir que son voisin Victor
L’initia au galop de la femme d’Hector,
Sans oublier bien sûr un doux geste coquin :
Le doigt au trou du cul du chaleureux bédouin.
Mathilde imagina, un soir de carnaval
Les joyeuses folies du baron médiéval
Suivi du saut carpé du petit ménestrel
Qui sidéra alors le cousin Gabriel.

Et l’on a même dit, est-ce bien avéré ?
Qu’elle passa du bon temps dans le lit de Chloé…
Raimondo – 2018

L’oncle Firmin
Tante Emma rabrouait son vieil oncle Firmin :
Cessez je vous en prie de tripoter mes seins,
De palper mon fessier, de pincer mes rondeurs
En laissant s’égarer vos doigts inquisiteurs ;
Cela n’est point sérieux ; désormais à votre âge
Il convient d’adopter une attitude sage,
Ne pas vous comporter comme ces galopins
Aux gestes déplacés de leurs perfides mains.
Et cachez s’il vous plait cette bite pendante
Qui ne m’inspire plus et qui n’est plus fringante.
Certes, il y a bien longtemps, vous étiez mon idole
Et nous fîmes tous deux d’exquises cabrioles ;
Je vous dois le plaisir de quelques positions
Qui nous ravissaient tant et que nous adorions,
Tel le vol du gerfaut hors du charnier natal
Ou la course effrénée du brillant amiral,
Toutes ces fantaisies, ces élans débridés
Que nous réitérions sans jamais nous lasser.
Nous étions fous alors, nous moquant des propos
Qui se disaient, bien sûr, derrière notre dos ;
Nous allions jusqu’au bout de toutes nos envies
Vivant avec passion des moments de folie.
Mais c’était autrefois, les années ont passé,
Il vous faut désormais être plus réservé,
Ne point vous comporter de façon incongrue
En pelotant mes seins ou en tâtant mon cul.

Le vieil oncle Firmin, avait toujours gardé
Le souvenir heureux de ces moments passés
Qu’autrefois il vécut avec la belle Emma
Quand elle n’hésitait point à offrir ses appâts.
La voyant en ce jour quelques trente ans plus tard,
Il avait oublié que devenu vieillard
Les attraits d’autrefois, sont œuvre du passé
Et qu’il faut désormais savoir les oublier.
Raimondo – 2018

Anicet
Elle avait dégrafé sa robe de satin
Offrant à Anicet ses magnifiques seins.
Pour la première fois, le neveu découvrait
Les joyaux délicieux que la Tante exhibait.
En voyant ces rondeurs et ces tétons dorés
Anicet aussitôt s’était mis à bander ;
Comment se pourrait-il qu’il en soit autrement
Quand on a sous les yeux semblables ornements.
Il resta médusé, quelque peu ébaubi
Et même stupéfié tant il était surpris.
Il ne savait point trop comment se comporter
Quand on a devant soi ces splendides beautés ;
Mais fort heureusement la bonne Tante Emma
Sut délicatement le tirer d’embarras
Et Anicet apprit le plaisir souverain
De pouvoir titiller de magnifiques seins,
D’exciter des tétins de les faire exulter
Par les doigts caressants ou la bouche empressée.
Ce n’était qu’un prélude, on sentait le besoin
D’aller vers d’autres lieux, d’aller encor plus loin :
Le neveu ressentit l’indicible chaleur
De l’antre merveilleux offert pour son bonheur ;
Après les aléas de ses ternes branlettes
Et les rêves impurs qu’il avait en la tête
Il éprouva soudain la montée d’un plaisir
Que jamais il n’imaginait dans ses désirs,
Un fulgurant frisson, le sursaut bienfaisant
Qui libère la sève en un flot jaillissant.
Emma accompagna ce délicieux moment,
Criant sa volupté par un long feulement.

Ils restèrent ainsi, étroitement serrés
Prolongeant le plaisir par un très long baiser,
Et chacun apprécia ce savoureux moment
Initiant à l’amour un jeune adolescent.
Raimondo – 2018

Sylvain II
Tante Emma haletait car elle sentait venir
Le délicieux moment où naitrait le plaisir ;
Sylvain la mignotait de si tendre façon
Qu’elle allait très bientôt éprouver le frisson
Qui la ferait gémir et calmer ses envies
Apportant dans le jeu une brève accalmie.
Elle aimait ces moments où après un orgasme
Il vous vient à l’esprit quelques nouveaux fantasmes
De très folles idées qui viennent provoquer
D’autres friponneries et d’autres privautés.
Et Tante Emma songeait alors en cet instant
Aux gestes délicieux qui vous ravissent tant :
A l’heureuse levrette, au galop d’Andromaque
A ces minauderies qu’on faisait à Ithaque,
Aux doigts qui vont et viennent, à la bouche gourmande,
Toutes ces fantaisies, dont elle était friande,
Et qu’elle voulait alors offrir à son neveu
Pour qu’il éprouve aussi le plaisir amoureux.
Tante Emma régala de sa très douce main
Le vit émerveillé que lui offrait Sylvain,
Chatouilla d’une paume œuvrant avec tendresse
Une housse friponne avide de caresse.
Et baisa tendrement ces fruits de la passion,
D’une langue goulue, avec vénération.
Tous ces longs va-et-vient ces torrides caresses
Firent naitre bientôt une folle allégresse
Et Sylvain déversa la très chaude liqueur
D’un sexe énamouré par ces gestes flatteurs.

Ils restèrent tous deux silencieux, détendus,
Rêvant à un après, à d’autres attendus :
De nouvelles douceurs, des gestes plus osés
De doux effleurements et des frivolités
Qui viendraient éveiller les sexes désireux
D’éprouver à nouveaux un spasme savoureux.

Après le grand galop de l’onagre hennissant
Le saut de l’esturgeon, le vol du cormoran,
Ils firent demi-tour et optèrent joyeux
Pour les douces folies d’un brûlant tête-à-queue.
Raimondo – 2018

 

Actu-m’en diras tant Janvier 2019

Posted in Actualités & hors-série on janvier 10th, 2019 by gerard – 2 Comments

Les contes de la semaine 03

Posted in Oulibouf on janvier 10th, 2019 by gerard – 1 Comment

Mercredi 

  • _ Je vous en prie Hector, cessez de laissez errer vos doigts n’importe où.
  • _ Mais enfin marquise, cette caresse entre vos jolies fesses vous agrée bien d’ordinaire.
  • _Certes, mais pas aujourd’hui.

Aux jeux de l’amour, la marquise montrait parfois quelques réticences, mais en fait cela n’était qu’un jeu, un de ces préludes qui bientôt cesserait pour faire place aux choses sérieuses.

  • _Et puis, cessez de m’appeler « marquise », j’ai un prénom tout de même.
  • _Parlons-en de votre prénom. Croyez-vous que Cunégonde soit un vocable tellement séant.
  • _Vous savez pertinemment que c’était celui ma marraine qui m’a faite sa légataire universelle et qui nous permet de vivre décemment aujourd’hui.

Ainsi donc, le Marquis Hector de Trouadec et son épouse Cunégonde devisaient  et comme à l’accoutumée se chamaillaient avant de faire l’amour. La suite fut délirante : les époux s’embrassèrent, se léchèrent, se pourléchèrent, se mignotèrent, se titillèrent, se firent mille amabilités. Ils avaient dépassé la cinquantaine mais leur ferveur au déduit ne faiblissait pas et ce jour là encore, ils vécurent des somptueux moments, au cours d’une sieste crapuleuse.

Cunégonde hurla, le marquis brama, le plaisir les submergea.

Parfois, après un petit repos, on s’octroyait une redite, une resucée. Ce ne fut pas le cas, ce jour là, la marquise attendant sa couturière pour l’essayage de quelques robes dont elle avait prévu la confection, à l’occasion du mariage de son neveu.

***

Le Baron Antoine de Fressange mariant son fils Antonin, avait convié sa sœur Cunégonde et son mari pour cette cérémonie familiale. Antonin était beau garçon certes, mais timide et quelque peu timoré ; la famille avait arrangé son mariage avec une roturière à la dot confortable, à défaut d’un physique remarquable.  En bon fils il avait sans rechigner accepté le marché favorable à sa famille, quasiment ruinée à la suite de placements hasardeux, donc malheureux.

Antonin aimait bien sa tante Cunégonde, dont il admirait la beauté, la perpétuelle bonne humeur et l’exceptionnel optimisme. Il la savait bonne conseillère et à la veille de convoler s’adressa à elle pour solliciter quelques conseils, car en matière de sexualité il ne connaissait rien ; d’ailleurs à 26 ans, il était toujours puceau et n’avait guère connu que des pollutions nocturnes qui ne sont pas, on en conviendra, le meilleur moyen de découvrir les arcanes du plaisir.

Cunégonde, constata que son neveu pouvait avoir quelques notions sur le mécanisme de l’amour, mais hélas il était loin d’imaginer tout le piquant que l’on peu trouver dans une relation sexuelle. Elle s’en ouvrit à son époux qui, prenant la chose à la plaisanterie, lui conseilla de jouer les initiatrices. Malgré son ouverture d’esprit, elle rejeta à priori cette solution, qui lui paraissait déraisonnable. Puis à la réflexion, la nuit portant conseil, elle en vint à trouver l’idée intéressante,  d’autant  qu’elle ne semblait pas déranger son époux, lui-même l’ayant  préconisée.

C’est ainsi qu’Antonin, perdit son pucelage, grâce aux bons soins de sa tante Cunégonde. Elle n’était pas la première dans la famille à jouer les initiatrices car il se disait qu’autrefois, quelques siècles auparavant, une certaine tante Emma avait été, en matière de sexualité la providence de ses nombreux neveux.

Antonin découvrit avec ravissement la beauté du corps féminin et ses duveteuses rondeurs séduisantes qui appellent la caresse ;  il s’étonna en voyant s’ériger des tétons affolés par les baisers qu’on leur prodigue, s’émerveilla au vu de ce sexe tapi sous sa toison duveteuse et de la tiédeur qu’il recélait. Il fut fasciné par ce bouton d’amour qu’il titilla sur les conseils de cette femme  attendant de lui qu’il réussisse à la faire jouir. En cadeau il reçu cette délicieuse gâterie qui réjouit les hommes et dont il semblait n’avoir jamais eu la moindre idée.

Cunégonde eut quelques remords d’avoir pour la première fois succombé à l’adultère ; c’était finalement pour une bonne cause, ce  qui ne faisait pas d’elle une pècheresse, vouée au châtiment éternel.

De son côté, le marquis, songeant que Lise, la fiancée, devait être une oie blanche, prit contact avec elle pour mieux la connaitre et l’entretenir au sujet de son futur mari. Elle était du genre enrobé, mais n’était en rien repoussante et son perpétuel sourire avenant lui conférait un certain charme qui faisait oublier ses rondeurs parfois  disgracieuses. Hector prit quelques précautions pour évoquer le cas  de son timide neveu, mais elle prit rapidement les devants :

  • _Inutile de me décrire Antonin ; nous étions au lycée ensemble et à l’époque déjà, on l’appelait couilles molles. Quand à moi, c’était grassouillette, et de ce fait les garçons aimaient bien me peloter les seins ou me caresser le cul.

L’expression ne manquait ni de piment, ni de pittoresque..

  • _Cela ne vous importunait point ?
  • _Pourquoi donc ? Croyez-moi, ce n’est pas désagréable, et c’est un excellent préliminaire à une agréable suite.
  • _Vous entendez par là que…
  • _….que je n’ai plus mon pucelage ?  Mais cela reste entre vous et moi et une petite dizaine d’amants.
  • _Et vous acceptez une union qui risque de ne pas vous apporter le bonheur que vous pourriez souhaiter.
  • _Mais, cher Tonton marquis, ce mariage va m’apporter un titre de baronne ; cela peut paraitre stupide, mais j’en suis ravie. Quand à mon Antonin, j’en fais mon affaire ; il est timoré mais malléable et j’ai de quoi éveiller sa mollesse et susciter sa curiosité, côté pile ou face.

***

Cunégonde ne dévoila jamais à son époux ce qui s’était passé avec son neveu, comment elle lui avait inculqué quelques rudiments de l’amour. Ce silence lui ôta la culpabilité qu’elle pouvait ressentir.   De son côté Hector ne fit point part de son entretien  avec Lise mais il  garda en lui l’image de cette jeune femme bien dans sa peau, un peu grassouillette peut-être, mais au charme ravageur, ayant l’enthousiasme chevillé au corps. Il regretta de n’avoir pas eu l’audace de lui faire un brin de cour, pour vivre avec elle   quelques  sympathiques moments  de privautés : son buste rebondi le faisait rêver, mais il eut la sagesse de résister à la tentation ; ce qu’il regretta longtemps.

***

Hector eut souvent l’occasion de revoir Lise. Au cours d’une réunion de famille, il se décida à effleurer d’une main insistante le ravissant fessier qui passait à portée.

Lise se retourna et avec un sourire coquin susurra :

  • _Enfin !!!

Raimondo – 2018

Blagues Janvier 2019

Posted in Actualités & hors-série on janvier 1st, 2019 by gerard – 1 Comment

Nous profitons de ce 1er de l’an pour vous réitérer tous nos bons voeux en 2019.

Raimondo & Gérard

Hors-série Bollywood 01

Posted in Actualités & hors-série on janvier 1st, 2019 by gerard – 1 Comment

Pendant des années, nous avons été redevables aux productions « bollywoodiennes ». Hélas, vous ne l’ignorez point, la faisabilité et surtout l’enregistrement de ces clips ne sont plus possibles. Nous gardons tout de même un sentiment de reconnaissance à ce qui fut notre inspiration et notre matière d’oeuvre pendant si longtemps. Un petit clin d’oeil à nos amis indiens est donc tout à fait de circonstance: